Tectonique des plaques

Pata-trac

Je ne parle ni du séisme d’il y a quelques années qui a secoué le pays ni du typhon qui a ravagé, entre autres, les maisons de bambous de Dala près de Yangon où j’ai vu les plus beaux sourires d’enfants.

Mais de MES plaques. J’en ai eu sur tout le corps pendant 48 heures avec des démangeaisons à me faire sauter au plafond, sans savoir d’où cela venait, et ce, au fin fond de la Birmanie, « chez l’habitant » dans un village sans électricité ni eau courante. Trek chaudement recommandé par tous les guides de voyages. 2 jours / 1 nuit « chez l’habitant ». L’éruption a commencé environ 10 minutes après que tout le monde se soit endormi, alors que je me demandais ce que je faisais sur ce matelas sans drap, à même le sol, après une journée de trek dans la poussière et la sueur. Et, eau-rreur, sans même pouvoir se laver. Ah si, dans un réservoir d’eau stagnante situé dans une autre partie du village « chez les voisins » de pilotis et dans lequel les vaches buvaient au son des poules qui coquetaient, des coqs qui chantaient à tue tête (et à toute heure) et des enfants de 3 ans qui taillaient des ustensiles avec des couteaux aussi gros qu’eux. Le réservoir est à gauche de la vache sur la photo ci-dessous. C’est le bac bleu-grisâtre.

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Myanmar - Kalaw > Inle trek

Première vision dans notre maison d’accueil : ce petit garçon de 3 ans à peine qui taillait un bout de bois avec un énorme couteau devant un feu à l’intérieur de la maison !

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Nuit blanche. J’étais la seule à me gratter frénétiquement. Je me suis badigeonnée de tout mon tube de crème anti-démangeaisons que j’utilisais jusqu’à présent pour mes boutons de moustiques. Cela a calmé les démangeaisons mais j’étais inquiète, je ne savais pas ce que j’avais et j’ai pensé aux tant redoutées puces de lit dont tous les voyageurs m’ont parlé. Il n’en était rien. Le lendemain, mes trois voisines « de chambre » se  portaient comme un charme. Il faut dire que Valérie, Aurélie et notre guide locale étaient beaucoup moins chochottes que moi. Mes plaques avaient miraculeusement disparu au réveil… Et sont reparties de plus belles dès que l’on a attaqué la rando du matin. Après une heure de trek, j’ai dû stopper l’équipée le temps de me déchausser et de mettre le fond du fond de pommade sous et sur mes pieds tellement cela me piquait. La guide du trek m’a alors proposé de prendre un taxi moto afin d’éviter les trois-quatre dernières heures de trek en plein cagnard. Quand j’ai su que je pouvais aussi prendre un bateau privé pour rejoindre ma guesthouse au lac Inle, j’ai accepté l’offre.

Le médecin que j’ai vu quelques heures après pense que c’était une allergie alimentaire. Je crois plutôt que c’était dû au cocktail poussière + chaleur + sueur  (+ no shower) + une grosse lichette de stress… Heureusement tout est rentré dans l’ordre 48 heures après, peut-être grâce aux médocs anti-allergie, peut-être grâce au fait d’avoir retrouvé la civilisation, tout simplement. Douche avec pression et wifi presque correcte. Le bonheur.

D’ailleurs mes derniers jours au lac Inle n’ont été que du bonheur (voir les photos dans l’article « Mingalaba Burma ! »). Le genre d’endroit où le temps s’arrête. Où les incroyables pêcheurs équilibristes naviguent en offrant des ballets de mollets musclés. Où ces mêmes pêcheurs danseurs se transforment parfois en musiciens « batteurs » pour effrayer les poissons et les attirer dans les filets. Où les travailleurs acharnés, à la machette aiguisée, vous offrent la canne à sucre qu’ils ont en train de couper.

Où les employés de la distillerie vous offrent du thé et de la mélasse fumante qui sort du bidon. Où les tomates se cueillent sur les jardins flottants. Où les ados vous conduisent en canoés dans leur village de pêcheurs et vous invitent à déjeuner dans leur maison (en bambou, sur pilotis également). Où les canaux bordés de mangrove, aux écluses en bambou, débouchent sur un lac immense, fascinant, bordés de montagnes et de pagodes. Où les rizières offrent leur plus beau vert (surprenant dans cette saison sèche où tout n’est que poussière et terre battue dans une grande partie du pays). Et où d’autres rencontres sympathiques agrémentent d’autant plus le séjour (Gaël, Jennifer, Simon et ce japonais qui sillonne les pays à la recherche d’insectes comestibles, pour son travail…).

Et puis ce trek n’était pas si mal que ça, et même très beau, si ces plaques ne m’avaient pas donné un tel coup de trac… D’ailleurs, voici les photos (anti-chronologiques) du trek, pas des plaques…

Myanmar - Kalaw > Inle trek

Myanmar – Kalaw > Inle trek

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Vive le taxi-moto ! C’est le cuisinier du trek qui m’a emmenée en urgence au lac Inle le second jour du trek…

Myanmar - Kalaw > Inle trek

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Myanmar - Kalaw > Inle trek

Nos charmants hôtes chez qui nous avons passé la nuit

Myanmar - Kalaw > Inle trek

Myanmar – Kalaw > Inle trek

Myanmar - Kalaw > Inle trek

Que tient la petite fille dans son dos ? Un bébé !…

Myanmar - Kalaw > Inle trek

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Myanmar – Kalaw > Inle trek

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Myanmar - Kalaw > Inle trek

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Myanmar - Kalaw > Inle trek

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Myanmar - Marché de Kalaw

Myanmar – Marché de Kalaw

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