Good moooooorning Vietnam!

Ou plutôt good evening…

Dates du séjour : 4-5 Avril 2014

J’ai décidé de prendre un avion de Siem Reap à Danang afin de gagner du temps, car sinon il aurait fallu que je supprime complètement le Vietnam ou la Chine étant donné ma contrainte de date retour en mai. Or j’ai très envie de découvrir un peu ces deux pays, même s’il ne s’agira que d’un petit aperçu vu leur étendue, en particulier la Chine.

Je regrette cependant de ne pas avoir pu passer à Ho Chi Minh Ville comme je pensais le faire initialement, car je connais quelques personnes là-bas que j’aurais eu plaisir à revoir.

Je n’étais pas très rassurée dans le petit ATR de Vietnam Airlines d’autant plus qu’il y a eu quelques perturbations et que l’atterrissage était interminable. Mais je dois dire que deux heures d’avion par rapport à 24 heures de bus foireux avec des passages aux frontières souvent folkloriques apporte un certain confort bien appréciable !

Arrivée à Danang, j’ai été surprise. Routes modernes, voiture récente avec clim, ponts éclairés qui m’ont rappelé Cleveland voire même Singapour by night… J’étais pourtant déjà venue au Vietnam mais je n’avais pas réalisé que le contraste serait aussi fort avec ses pays voisins le Laos et le Cambodge, qui sont il est vrai classés parmi les pays les plus pauvres du monde. Et le Vietnam change vite. En automne dernier j’avais à peine reconnu Saigon dans laquelle je m’étais rendue 2 ans auparavant dans le cadre de déplacements professionnels.

Il m’a fallu une grosse demi-heure pour atteindre Hoi An depuis l’aéroport (transfert organisé par l’hôtel vu l’heure tardive de mon arrivée) soit moins de temps que je l’imaginais.

Je me suis réveillée sous des trompes d’eau qui ont duré jusqu’en milieu de matinée. J’ai donc pris mon temps pour savourer un délicieux pancake banane miel et avancer sur mon tri de photos et mon blog.

L’averse s’étant calmée, je suis partie visiter la vieille ville avec un immense parapluie sous le bras et l’agréable sensation d’air frais et d’odeur de pluie. Depuis mon départ de Paris le 30 janvier, je n’avais en effet vu de la pluie qu’au Cambodge, seulement via un orage et une micro-averse. Cela ne me manquait pas spécialement car il est plus agréable de pouvoir faire des visites — presque toutes en plein air — non trempée ! En revanche j’ai fort apprécié les 25 degrés celsius au lieu de 40 à l’ombre que j’ai eu tout le mois de mars en Birmanie, Laos, Cambodge.

Dès mes premiers pas dans Hoi An, j’ai dégainé l’appareil photo. Il y avait foison de détails pittoresques : la rivière et son ciel post averse, les ponts « carte postale », notamment le pont couvert japonais, les petites mamies aux chapeaux coniques qui vendent des fruits, de très belles maisons coloniales jaunes ôcres, des lanternes de toutes les couleurs accrochées aux arbres, les temples et halls communs chinois, pagodes et maisons d’époque, dont certaines que l’on peut visiter, le marché de rue où l’on peut humer la coriandre, le look traditionnel des habitants. Même les murs délabrés sont pleins de charme. J’adore les murs des villes, enfin ceux qui ont une âme, avec des pierres qui semblent raconter une histoire ou des tags qui leur donnent vie. J’ai d’ailleurs un album qui leur est dédié dans mon compte Flicker.

Et puis Hoi An c’est aussi la Mecca du sur-mesure : plus de 500 tailleurs pour vous façonner en temps record le costume, la robe ou le duffle coat de vos rêves. Enfin, prévoyez tout de même un peu de marge pour les retouches et vérifier que vous avez bien le tissu que vous avez choisi. J’ai eu quelques déboires avec un tailleur qui a dû me refaire entièrement un pantalon car le tissu n’était pas du tout celui qu’il m’avait montré. Vos pieds ne seront pas en reste : on peut également vous fabriquer des chaussures sur mesure. Et si vous n’avez pas encore craqué, peut-être succomberez-vous aux lanternes chinoises en soie, que vous pouvez plier dans vos bagages, aux céramiques peintes ou laquées ou à un beau tableau suspendu dans une gallerie d’art.

Si tout ceci vous laisse indifférent, posez vous dans une terrasse au bord de la rivière et goutez les spécialités locales qui fondent dans le palais. Mes préférées : les « White Rose », des ravioles vapeur aux crevettes recouvertes d’ail frit et servis avec une sauce un peu aigre, un délice. Le nom a été donné apparemment par les Français en raison de leur apparence délicate, comme des pétales de roses, et j’ai lu sur des blogs que la recette serait secrètement gardée par une seule famille qui approvisionnerait tous les restaurants de la ville.

Mais derrière cette image d’épinal, tout n’est pas si « Rose ». Le rabatteurs vous accostent toutes les 3 minutes, les commerçants sont parfois désagréables… Bref, les désagréments d’une ville ultra-touristique que je n’étais finalement pas mécontente de quitter.

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