Wahou, me voilà au Machu Picchu !

Jungle trek vers la plus belle cité inca du Pérou

Dates du séjour : du 28 au 30 juin 2014

Pour mon « reportage » complet sur le Pérou, veuillez lire cet article

Rien qu’en prononçant le nom « Machu Picchu », je me sens transportée vers un univers extraordinaire, avec la promesse d’une véritable aventure. Je trouve que ce son a quelque chose de magique, même si ce n’est pas le nom d’origine de ce site inca mythique mais celui que lui a donné l’historien américain Hiram Bingham qui a fait découvrir au monde entier cette cité perdue  en 1911.

Le véritable nom d’origine est Piqcho. Il s’agirait d’une ancienne retraite royale pour le roi inca Yupanqui-Pachacuti (1438-1471). Le premier « étranger » qui aurait visité ce site serait Diego Rodriguez en mai 1565. Hiram Bingham était le premier étranger de l’époque post coloniale à se rendre sur le site, conduit par un paysan de la région, le 24 juillet 1911.  Quoi qu’il en soit, c’est une sacrée découverte…

On n’aperçoit pas la cité depuis le bas de la vallée dans la ville d’Agua Calientes. Il faut une bonne heure de grimpe ardue par des escaliers bien raides pour atteindre le site, ou bien prendre le bus. J’ai opté pour la première option afin de limiter au maximum mes soucis de vertige. Et comme cet endroit est mythique, je me suis levée à 3h45 du matin pour retrouver le reste du groupe de mon trek dans une autre auberge un peu plus tard et atteindre le sommet à temps pour le lever du soleil. J’en ai franchement bavé car cela grimpait sérieusement et nous étions censés retrouver le guide sur le site à une heure précise, ce qui me laissait peu de temps de répit.

Avant cela, j’ai expérimenté avec pas mal d’effroi un « jungle trek », soit 3 jours de randos et activités sportives depuis Ollantaytambo jusqu’à Agua Calientes. J’avais bien précisé à l’agence de tourisme que j’avais une peur bleu des précipices et voulais éviter à tout prix les sensations de vertiges capables de me paralyser et de freiner le groupe avec qui je ferai le trek. L’agent m’a indiqué qu’il n’y aurait pas de problème, que la route était large et patati et patata (j’en profite pour faire un aparté et indiquer qu’il existe plus de 300 variétés de pommes de terres au Pérou…). Mais le résultat a plutôt été un trek pata-trac.

Cela a mal commencé dès le début du trek : j’ai poireauté quasiment deux heures sur la place du village avant que le bus ne vienne me chercher. Bienvenue en Amérique Latine ! J’ai commencé à avoir peur dès la montée en bus sur les routes de montagnes en épingles. Cela s’est corsé quand il a fallu enfourcher des VTT pour descendre ces mêmes routes de montagne, fréquentées qui plus est par des voitures, camions et bus. J’ai décliné cet épisode aventurier et me suis farcie deux heures de plus dans le bus avec un mal de tête grandissant, inhérent aux nombreux virages. Heureusement le bus suivait les VTTistes et allait lentement. Mais je n’étais pas au bout de mes peines…

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Après un déjeuner à 16h de l’après-midi dans le village de Santa Maria, le guide a demandé au groupe de le suivre pour rejoindre les auberges. Puis il s’est tourné vers moi en me disant que j’allais devoir prendre un « collectivo » (taxi partagé) pour me rendre à Santa Teresa, à une heure de route de Santa Maria. Je l’ai regardé en écarquillant les yeux car on ne m’avait évidemment pas précisé que je devais prendre un collectivo, tous mes transports étant censés être en bus et encore moins que j’allais changer de groupe en cours de route. Je n’avais pas le choix car le groupe allait faire le lendemain la randonnée la plus difficile du trek, celle que j’avais volontairement supprimée, sachant qu’il y avait des endroits vertigineux.

Je me suis donc retrouvée dans une vieille voiture sale et pleine de poussière qui ne m’inspirait pas du tout confiance, avec un chauffeur qui ne m’en inspirait pas davantage, et trois autres passagers : un monsieur et deux enfants péruviens. Je ne sais pas où était « Santa Maria » ce jour-là mais j’ai bien cru que c’était le dernier trajet de ma vie et qu’à chaque instant la voiture allait basculer des centaines de mètres plus bas dans le ravin. Le trajet a duré un peu moins d’une heure. Je suis arrivée dans un état second, pétrifiée, ruminant contre l’agent qui m’avait promis que je n’aurais pas le vertige. J’ai de nouveau râlé quand on m’a emmenée dans un dortoir rudimentaire alors que j’avais spécifiquement demandé des chambres individuelles en payant un peu plus que le prix standard. Voyant que mes nerfs commençaient à lâcher, mon nouveau guide a cédé et j’ai finalement eu gain de cause avec mon hébergement. Le soir j’ai retrouvé pour le dîner un nouveau groupe « jungle trek » d’une quinzaine de personnes. Et Sainte-Marie est revenue.

Ils étaient très accueillants et cela m’a fait du bien. Ils ont d’ailleurs été très patients et vraiment sympas tout le long des deux jours suivants et jusqu’au train retour vers Cusco. Ces rencontres chaleureuses et bienveillantes m’ont largement aidée à avaler la « pilule » du trek qui m’avait été vendu « garanti sans vertige » . Il y a eu d’autres couacs, et pas seulement à mon niveau. Plusieurs personnes du groupe avaient payé pour réserver le Zip Line qui était optionnel (option que j’avais pour ma part déclinée). Or une personne n’a pas pu le faire alors qu’elle était persuadée avoir réservé l’option au préalable. Idem pour la montée du Wayna Picchu qu’il faut réserver en avance et que plusieurs personnes n’ont pas pu faire malgré leur pré-réservation auprès d’agences peu sérieuses. Et pour finir en beauté, nous avons attendu plus d’une heure le guide qui devait nous faire la visite du Machu Picchu au lever du soleil sans savoir où il était…

Bon, maintenant que j’ai dressé le cahier des doléances, le Machu Picchu restera un souvenir inoubliable dans le bon sens du terme. Le lieu est tout simplement incroyable. L’architecture est vraiment impressionnante et l’écrin naturel dans lequel se trouve la cité à couper le souffle. Il est difficile d’imaginer comment ont été construits les temples, les maisons, les ruelles, comment ont été transportées les pierres, énormes. C’est l’un des endroits les plus abrupts que j’ai pu voir. Une fois les quelques nuages du matin dispersés, le soleil irradie le site. Le climat est quasiment tropical. Il fait d’ailleurs doux à Agua Calientes en bas de la vallée, même le soir, un changement radical et agréable par rapport à Cusco. Il y a beaucoup de végétation et c’est ce qui m’a permis de grimper le flanc abrupt de la montagne sans avoir peur, puis de de prendre le sentier qui mène au Sun Gate en 40 minutes environ (Intipuku). Il est relativement facile et suffisamment large pour les personnes souffrant comme moi de vertige. La vue depuis la porte du Soleil est magnifique. Ce sentier est par ailleurs gratuit et ne nécessite aucune réservation, ce qui n’est pas le cas du Wayna Picchu et de la Machu Picchu Mountain, eux bien difficiles à appréhender pour les poules mouillées de la hauteur. J’ai croisé sur ce sentier un Roumain bien sympa qui habite Toronto et cela a rendu la balade encore plus agréable.

J’ai redescendu le flanc de la montagne par le même sentier et j’avais les jambes qui flageolaient de fatigue à la fin de la journée, comme pour les 1200 et quelques marches du temple bouddhiste à Krabi en Thaïlande…

Je n’ai pas pu prendre de douche en rentrant car toutes les chambres de l’hôtel étaient soi-disant louées. Mon train était à 21h avec une arrivée à Cusco à 1h du matin… le retour a été éprouvant, je me sentais comme une clocharde, mais j’avais des étoiles pleins les yeux…

Quand je revois les photos, je suis encore impressionnée, j’ai presque des frissons. C’est un endroit qui me subjuguait et que je redoutais en raison de sa hauteur. Je suis heureuse et fière de l’avoir fait. Je confirme que ce site vaut le déplacement au Pérou et en Amérique Latine tout comme la Muraille de Chine ou la Baie d’Along en Asie. Une nouvelle merveille du monde à mon actif ! J’ai vraiment bien fait de déterminer mon itinéraire en fonction de ces merveilles que je voulais voir avant de ne plus avoir l’énergie de le faire. On n’a qu’une vie…

Le trek en images :

Le second jour du trek, j’ai fait une randonnée de 4 heures le matin, et 3 heures l’après-midi en partant depuis Santa Maria en passant par Hydroelectrica jusqu’à Agua Calientes. J’étais accompagnée de touristes espagnols, croates, néo-zélandais, suisses, anglais, hollandais et américains, un groupe très sympathique qui m’a aidée à franchir les voies ferrées élevées au dessus des rivières.

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Arrivée à Agua Calientes, au pied de la montagne du Machu Picchu :

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Levée à 3h45 du matin pour atteindre le Machu Picchu avant le lever du soleil…

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Et découvrir un site exceptionnel…

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Repérez la rivière au fond de la vallée.

Repérez la rivière au fond de la vallée.

Le pont de la voie ferrée que j'ai traversé la veille à pied.

Le pont de la voie ferrée que j’ai traversé la veille à pied.

C'est tout de même très très raide...

C’est tout de même très très raide…

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Hola, qué tal?

Hola, qué tal?

T’as d’beaux yeux tu sais.

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Il faut croire qu'ils ont l'habitude de fixer l'objectif avec tous ces touristes !

Il faut croire qu’ils ont l’habitude de fixer l’objectif avec tous ces touristes !

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Et c'est parti pour le lama-sutra !

Et c’est parti pour le lama-sutra !

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Câlinou avec sa maman ! (ou son papa ?)

Bébé câlin…

Ah oui, le bisou de la précédente photo devait être avec son papa étant donné celle-là...

Lama-sutra suite

Lama-sutra suite

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Reprenons notre visite du site sans la distraction lama-ique :

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En route pour la porte du soleil...

En route pour la porte du soleil…

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Parfois je préfère raser les murs...

Parfois je préfère raser les murs…

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Vue depuis le Sun Gate

Vue depuis le Sun Gate

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Avec Andrei, un compagnon de route roumain

Avec Andrei, un compagnon de route roumain

Quelle lumière...

Quelle lumière…

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The Machu Picchu rocks!

The Machu Picchu rocks!

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C'est vraiment vraiment à pic...

C’est vraiment vraiment à pic…

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Bisous bisous avec maman cette fois

Bisous bisous avec maman

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