Valparaiso, novia del oceano…

Poésie et graffitis

Dates du séjour : 24 et 25 juillet 2014

Val-pa-ra-i-so… A prononcer lentement, en se laissant porter par ses flots et ses cerros (nombreuses collines autour du port)… Le nom seul de cette ville est une promesse. C’est un nom qui chante, qui vous transporte. Valparaiso, fiancée de l’océan, a vraiment une âme bohème, c’est une ville pleine de poésie et de couleurs. Chaque mur raconte une histoire, a sa propre couleur, son graffiti. C’est un paradis (paraiso…) pour les photographes.

Il faut toutefois faire attention à son appareil photo car les risques de vol sont importants. C’est une ville qui vaut vraiment le détour si vous êtes à Santiago, d’autant plus qu’elle est à moins de deux heures de route et que des bus partent très fréquemment de la capitale chilienne.

J’ai passé deux jours et une nuit à Valparaiso, logeant dans une accueillante chambre d’hôte familiale qui s’appelle La Nona. J’ai de nouveau expérimenté un Free Walking Tour, avec le même organisme que le tour de Santiago. La guide locale était un spectacle à elle toute seule, déployant une tonne d’énergie et beaucoup d’humour, tout en nous dévoilant pas mal d’anecdotes historiques sur la ville. Elle avait beaucoup de mérite car nous étions un groupe de 25 personnes et elle est parvenue à nous tenir en haleine pendant trois heures d’affilée.

J’ai également visité la maison de Pablo Neruda, « La Sebastiana », que j’ai adorée, tant pour son architecture que pour la décoration intérieure, pleine d’objets qui racontent une histoire.

La Sebastiana

La Sebastiana

J’ai aussi lu quelques poèmes que j’ai trouvés très beau et je vais d’ailleurs en partager un avec vous, dans sa langue d’origine, avant de partager mes photos.

AMO, Valparaíso, cuanto encierras,
y cuanto irradias, novia del océano,
hasta más lejos de tu nimbo sordo.
Amo la luz violeta con que acudes
al marinero en la noche del mar,
y entonces eres -rosa de azahares-
luminosa y desnuda, fuego y niebla.
Que nadie venga con un martillo turbio
a golpear lo que amo, a defenderte:
nadie sino mi ser por tus secretos:
nadie sino mi voz por tus abiertas
hileras de rocío, por tus escalones
en donde la maternidad salobre
del mar te besa, nadie sino mis labios
en tu corona fría de sirena,
elevada en el aire de la altura,
oceánico amor, Valparaíso,
reina de todas las costas del mundo,
verdadera central de olas y barcos,
eres en mí como la luna o como
la dirección del aire en la arboleda.
Amo tus criminales callejones,
tu luna de puñal sobre los cerros,
y entre tus plazas la marinería
revistiendo de azul la primavera.

Que se entienda, te pido, puerto mío,
que yo tengo derecho
a escribirte lo bueno y lo malvado
y soy como las lámparas amargas
cuando iluminan las botellas rotas.

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