Uruguay : Montevideo

Un petit tour et puis s’en va (au pays de la samba)

Date du séjour : 11 et 12 août 2014

En parlant avec le chauffeur de taxi qui m’a emmenée à l’hôtel depuis la station de bus, j’ai découvert que c’était un ancien marin qui avait fait escale à Brest. C’était l’un de mes premiers échanges avec un Uruguayen durant ce périple (à part deux vacanciers de passage dans mon auberge à Santiago) et cela m’a tout de suite donné une impression sympathique et accueillante de ce pays où je ne suis restée qu’un jour et demi…

Je suis arrivée assez tard la nuit dans un hôtel en plein centre-ville que j’avais réservé via booking.com car il y avait une bonne promo de dernière minute et il me semblait bien placé. Contrairement aux hébergements que je réservais habituellement (principalement guesthouses et auberges), il s’agissait d’un grand hôtel, à l’ambiance impersonnelle et presque glauque. J’ai même dû ramener la serviette de bain à la réception : je pouvais tolérer qu’elle fasse la taille d’un torchon, mais pas qu’elle ressemble à un lambeau troué, rapiécé et tâché, le genre de morceau de tissu que l’on utilise au mieux pour faire sa poussière (et encore…). Le réceptionniste a semblé aussi choqué que moi et m’a remis une serviette décente. Les vrais routards pourraient me dire que je suis chochotte et que j’aurais pu utiliser ma serviette micro-fibre mais j’avoue que je ne l’utilisais qu’en cas de nécessité (ou en serviette de plage) préférant les serviettes éponge ! Donc oui, j’assume mon besoin d’un minimum de confort et mon côté « chochotte » ! Je ne restais de toutes façons que quelques heures dans cet hôtel pour y passer la nuit, repartant dès le lendemain soir dans un bus de nuit direction Porte Alegre au Brésil.

Ayant une journée pour visiter Montevideo, j’ai voulu de nouveau tenter un « free walking tour » mais cette fois j’ai raté le rendez-vous et n’ai pas réussi à retrouver le groupe. J’ai marché un petit moment jusqu’à un parc du centre-ville près du quartier piéton puis me suis assise sur un banc. J’ai regardé dans mon Lonely Planet « Amérique du Sud » où je me trouvais et quels étaient les sites clés à proximité. J’ai repéré une auberge de jeunesse conseillée par le guide et m’y suis rendue. A l’accueil j’ai expliqué que je n’étais de passage que pour la journée et leur ai demandé s’ils offraient des tours ou visites de la ville. La jeune femme qui m’a accueillie m’a dit qu’ils n’offraient pas spécialement de tours dans l’auberge à part les bus touristiques qui parcourent la ville et qui ne m’intéressaient pas. Mais elle avait un ami qui en organisait régulièrement dans un format beaucoup plus « intime » que les bus remplis de touristes. Elle m’a proposé de l’appeler et 30 minutes plus tard je me greffais à une visite de la ville et de la baie avec Sebastian, un jeune guide local à l’allure chaleureuse et décontractée, et un autre client américain Mike, qui était en repérage à Montevideo pour monter un business dans la restauration.

Sebastian nous a emmenés dans les marchés locaux, nous montrant que la viande et le foot sont aussi sacrés à Montevideo qu’à Buenos Aires (ce qui m’a un peu surpris car je pensais que l’on mangeait davantage de poissons dans ces villes portuaires) et nous a expliqué les grandes étapes historiques du pays, en particulier l’ère révolutionnaire portée par le Général Artigas contre les colonies portugaises. La statue de ce héros national trône fièrement sur la place de l’Indépendance de Montevideo et il y a de quoi lorsqu’on apprend ce qu’Artigas a fait pour ce pays.

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Les « velib » de Montevideo !

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Tour de la ville avec Mike et Sebastian

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Une scène renversante !

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Deux passions communes avec l’Argentine : la viande et le foot !

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Dédidace à Gonzalo, un ami péruvien… (cf séjour à Lima et à Cusco)

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P1260641 P1260643 P1260645 P1260646 P1260660 P1260664 P1260670 P1260672Sebastian nous a ensuite emmenés en voiture à l’extérieur de la ville sur la côte. J’ai pu découvrir non seulement une belle vue panoramique et les quartiers chics de la baie mais également la manière dont les Uruguayens boivent leur « maté », cette boisson proche du thé, également célèbre en Argentine, qui est servie selon tout un rituel de préparation et de partage, et transportée dans des thermos avec une sorte de paille en fer.

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Sebastian me fait goûter son « maté »…

P1260707J’ai finalement passé une très belle journée avec un guide local fort sympathique et un américain loquace. Je recommande Trip Uruguay, la société de Sebastian si vous souhaitez visiter Montevideo car il est sympathique, patient, intéressant et s’adapte aux envies de ses clients. C’était pour moi une répétition d’une belle leçon apprise durant mon voyage : savoir s’adapter à l’imprévu et apprécier des moments non planifiés qui nous offrent de belles surprises et de belles rencontres.

Dans la lignée « improvisation » j’ai également rencontré en fin de journée, avant de prendre mon bus, l’associé en charge du bureau uruguayen de la société pour laquelle je travaille, découvrant que le bureau de Montevideo était à deux pas de mon hôtel… Il m’a très aimablement accueillie malgré ma tenue incongrue (look de baroudeuse plutôt que d’employée modèle !) et le rendez-vous quasi impromptu.

J’ai beaucoup apprécié l’accueil chaleureux des Uruguayens et la ville de Montevideo, à taille humaine, qui semble être une ville agréable à vivre.

J’aimerais y retourner un jour pour découvrir plus amplement ce « petit pays » souvent négligé par les touristes.

C’est désormais le Brésil qui m’attendait et j’avoue que j’étais impatiente de découvrir ce « grand pays ».

 

 

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