Salvador de Bahia

Une explosion de sons et de couleurs

Dates du séjour : 2 et 3 septembre 2014

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Cette ancienne capitale du Brésil (de 1549 à 1763) véhicule avec son nom chantant un certain nombre de symboles forts : une culture africaine marquée, un carnaval mythique et coloré, le musicien Gilberto Gil dont c’est la ville natale, et les fitas de Bonfim, des bracelets de tissu aux couleurs variées qui ont envahi la planète mode…

Emblématiques du Brésil, les fitas de Bonfim sont en effet originaires de Salvador. Autrefois signes religieux spécifiques à Bahia, elles sont aujourd’hui arborées comme bijoux de mode dans le monde entier.


Apparues au début du XIXème siècle à Salvador, les bandelettes de tissu – d’abord faite en soie, puis en coton – mesuraient 47 centimètres, correspondant à la longueur du bras droit de la statue de Jésus Christ  entreposée dans l’église Nosso Senhor do Bonfim à Salvador (le seigneur des « bonnes fins » n’étant autre que Jésus pour les Bahianais).
Les croyants déposaient dans la salle des ex-votos une photo ou une petite statue représentant la partie de leur corps qui avait été soignée, afin de faire une offrande au saint ayant accompli le miracle. En souvenir, ils repartaient avec l’une de ses fitas qui leur faisait office de collier auquel ils pouvaient accrocher des médailles. A l’origine, le nom des saints ainsi que les dessins étaient tracés à la main.
Depuis la tradition a quelque peu évolué : dans les années 60, la population hippie découvre le Nordeste du Brésil et se met à nouer les fitas autour du poignet – gauche de préférence – ou de la cheville. L’objet se transforme davantage en accessoire de mode, mais une forme de spiritualité y reste liée. Le rituel est d’attacher la fita de trois nœuds, et de faire un vœu pour chacun d’entre eux. Lorsque le bracelet se rompra naturellement, les vœux se réaliseront. Le premier dimanche de l’année, les habitants de Salvador viennent toujours nouer quelques fitas autour des grilles de Nosso Senhor do Bonfim afin de leur assurer la prospérité pour l’année à venir.
A chaque couleur est associée une signification, ainsi que l’une des divinités du candomblé (les orixas), la religion afro-brésilienne fondée par les esclaves.

Bleu – Amour – Iémanja, déesse de la mer
Rose – Amitié – Oba, le dieu des vents
Jaune – Succès – Oxum, déesse de la beauté
Vert – Santé – Oxóssi, dieu des animaux et de la nourriture
Orange – Bonheur – Inhasa, déesse du vent et du feu
Violet – Spiritualité – Nana Buruku, la femme d’Oxala
Rouge – Passion – Exu, le dieu de chemins
Blanc – Paix – Oxala, dieu le plus ancien qui a donné la vie aux hommes
Source: http://www.lepetitjournal.com/sao-paulo/a-voir-a-faire/109363-culture-sao-paulo-rio

J’ai hésité à inclure Salvador da Bahia dans mon parcours brésilien car la ville a une certaine réputation d’insécurité. Les bons échos d’un ami voyageur et le fait que cela soit un point de départ aisé pour visiter la superbe région de Chapada Diamentina, ont fini de me convaincre.

J’y ai cependant fait un séjour record d’à peine plus de 24 heures… je suis arrivée de Rio le mardi en début d’après-midi avec un vol d’environ 2 heures et suis repartie le lendemain à 23h par une navette qui me conduisait en six-sept heures de trajet à Lençois, au coeur du parc naturel de Chapada Diamentina.

J’ai choisi une pousada tenue par deux françaises, la Villa Française, située dans le quartier sûr et animé de Barra, près de la plage (je n’y ai en fait pas mis les pieds vu mon temps limité !). Les deux hôtes m’ont aidée à profiter au maximum de mon court séjour à Salvador et à organiser mon séjour à Chapada Diamentina tout en acceptant que je prenne une douche après mon check out. Je recommande cette adresse pour son bon rapport qualité-prix,  excellent et copieux petit déjeuner et accueil très sympathique des deux gérantes, Nathalie et Stéphanie.

On peut se rendre dans la vieille ville en 20 minutes de bus, ce que j’ai fait peu de temps après avoir déposé mes affaires dans la pousada, surtout lorsque j’ai appris que chaque mardi soir avaient lieu des spectacles de percussion dans les rues et qu’il était ok de se rendre seule dans le quartier historique de la ville. Il est vrai qu’il y avait tellement de policiers à chaque coin de rue que je ne me suis pas sentie en insécurité. J’ai cependant pris un taxi officiel pour rentrer à la pousada un peu plus tard dans la soirée, préférant éviter les transports en commun la nuit.

La ville est divisée entre sa partie haute, avec notamment le Pelourinho et sa partie basse la cidade baixa où se trouvent la cathédrale (la première au Brésil) et les immeubles administratifs. Dans les années 1990, le quartier historique du Pelourinho (« petit pilori » car c’est là que les esclaves étaient punis) a été nettoyé et restauré. Il est aujourd’hui inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité sous la dénomination « Centre historique de Salvador de Bahia ».

J’ai pu prendre quelques repères en arrivant car la nuit n’était pas encore tombée. J’ai aussi repéré un restaurant familial dans une ruelle du Pelourinho qui semblait peu touristique et me suis régalée lors du dîner.

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Mais le clou de la soirée a été la découverte des concerts dans les rues. J’avais déjà été séduite par les soirées samba dans les rues de Rio mais les sons et la vitalité des troupes locales à Salvador m’ont encore plus emballée, notamment cette incroyable troupe de femmes dont chacun des corps vibrait frénétiquement aux sons des percussions en transmettant aux passants une énergie quasi magique… On ne s’en rend malheureusement pas très bien compte avec la vidéo prise avec l’appareil photo compact que j’avais pris ce soir là mais j’espère que cela vous donnera une petite idée…

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Le lendemain je suis retournée dans la vieille ville et j’ai eu un plaisir fou à mitrailler les ruelles historiques sous tous les angles possibles. Salvador de Bahia représente pour moi l’un des plus plaisants moments de photographies urbaines avec Trinidad à Cuba et Valparaiso au Chili. Je trouve d’ailleurs qu’elles ont des points communs : on dirait des villes « cousines » par leurs lumières, leurs maisons et rues colorées, leur population aux multiples origines, l’ambiance bohème et artistique si marquée.

Je vous laisse donc déambuler avec moi…

Bienvenue dans le Pelourinho

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Une vie de chien ?

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Une ville carte-postale P1290500 P1290503 P1290504P1290514P1290700 P1290704 P1290705 P1290709

Les fitas de Bonfim ne virevoltent pas qu’aux poignets…

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Salvador ou la magie des couleurs…

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I feel seau good…

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Un air très artsy

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Chat alors… le gardien des romans à l’eau de rose !

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Petits rats… de l’opéra de Bahia P1290644P1290647 P1290648 P1290649

Comme chien et chat…

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Café au lait ?

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Vroum vroum

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Encore des couleurs belles comme des tableaux…

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Concentrée sur les cours de capoeira… (portes ouvertes)

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La superbe église et le couvent de Saint François / Igreja São Francisco… préférez-vous le style baroque de l’église ou les azulejos du couvent ?

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3 réflexions sur “Salvador de Bahia

  1. A1h 30 du matin je découvre cet article et une fois encore les émotions sont fortes ! Les couleurs magiques de l’extase encore de l’extase . Merci Marie d’avoir partagé avec nous tant de belles choses de notre planète !

    Envoyé de mon iPhone

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  2. Et oui, les émotions d’un tel voyage restent si fortes et si positivement ancrées que l’on peut écrire des articles plus d’un an après… Merci pour ton commentaire qui m’encourage à poursuivre mon blog pour vous raconter la fin de mon périple : d’autres merveilles à découvrir au Brésil avant de vous convier au pays du tango et du Malbec !

  3. Ouahhh Salvador a l’air vraiment magnifique! J’ai aussi prévu d’y passer quelques jours et je pense que je ne vais pas le regretter quand je lis ton article. Superbes photos!

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