Péninsule Valdès – Gaiman et Punta Tumbo

Manchots de Magellan, dauphins de Commerson et tea time gallois !

Date du séjour : 23 septembre 2014

Après mon excursion matinale sur la plage protégée de El Doradillo où j’ai pu admirer des baleines et baleineaux à quelques mètres du bord de l’eau, une nouvelle escapade m’attendait à 175 km au sud de Puerto Madryn : direction Punta Tombo. Cette plage accueille la plus grande colonie au monde de manchots de Magellan. Ils viennent tous les ans préparer leur nid en prévision de l’arrivée de leurs rejetons qui naissent en novembre.

Dauphins de Commerson et éléphants de mer

Mais avant cela, partons à la découverte des dauphins de Commerson qui valent aussi le coup d’oeil ! Ce dauphin de petite taille revêt un beau smoking : sa tête et ses nageoires sont noires, alors que sa gorge et le reste de son corps sont blancs. Il paraît que ce cétacé est également connu sous le nom de dauphin panda. Son nom provient du naturaliste et explorateur français Philippe Commerson qui a découvert pour la première fois ce dauphin en 1767 dans le détroit de Magellan.

Il aime faire la course avec les bateaux rapides et bondir hors de l’eau. J’ai eu du mal à les prendre en photo tellement ils étaient rapides et actifs !  Ils étaient en petit groupe de trois ou quatre. J’ai pu également observer de multiples éléphants de mer avant de découvrir les dauphins.

Aperçu en images :

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Je comprends pourquoi on les appelle éléphants (de mer) !

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Dauphins de Commerson

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Punta Tombo : la plus grande colonie de manchots de Magellan au monde

Voici tout d’abord quelques informations intéressantes trouvées sur Wikipedia :

Punta Tombo est une étroite frange rocheuse de 3 km de long pour 600 m de large qui pénètre dans l’Océan Atlantique. On trouve de vastes zones de sable fin mais compacté qui constituent un terrain idéal pour que les manchots puissent creuser leur nid. De vastes zones du sol sont littéralement minées de cavités de faible profondeur, où les manchots déposent chaque année leurs œufs et élèvent leurs poussins. Les manchots mâles arrivent sur la plage à la fin du mois d’août et reconditionnent le même nid (cavités) qu’a utilisé la famille année après année. Au début du mois d’octobre, les femelles font une ponte de deux œufs, qu’elles couvent pendant quarante jours. Pendant cette période le couple se relaie pour s’alimenter et surveiller le nid. Toute inattention est utilisée par des goélands et autres oiseaux pour s’alimenter aux dépens des œufs. À la fin du mois d’avril, les poussins ont appris à nager et à s’alimenter par eux-mêmes, et entreprennent avec leurs parents leur périple annuel dans l’Atlantique sud.

L’entrée de la réserve commence par la visite d’un musée et des consignes sont données pour que les touristes perturbent le moins possible les manchots, qui représenteraient une colonie d’un million. Des passerelles ont été construites dans la réserve afin d’éviter les préjudices aux animaux, et notamment l’effondrement des cavités. De petits panneaux indiquent que les manchots sont prioritaires s’ils décident de traverser la passerelle utilisée par les « humains » et qu’il faut conserver une certaine distance pour ne pas les perturber.

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Manchots Magellan

Au sein du musée, on découvre les différentes espèces de « pingouins » autour du monde, ou plutôt de manchots… Le mot « pinguim » est utilisé en espagnol, ce qui peut créer une confusion. Les pingouins sont en fait des oiseaux qui volent. On ne les trouve que dans l’hémisphère nord. Les manchots sont également des oiseaux… mais ils ne volent pas et sont présents dans l’hémisphère sud. Leurs ailes ne leur servent qu’à nager.

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Punta Tombo

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Punta Tombo – Argentina – Patagonia

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Les différentes espèces de pingouins autour du monde

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Les différentes espèces de manchots autour du monde

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Le guide nous laisse deux heures dans la réserve, ce qui n’est pas si long que cela, étant donné la superficie du lieu et le plaisir à observer ces « drôles d’oiseaux » se dandiner ! On en découvre au départ un, deux, trois puis des dizaines voire des centaines. Voulez-vous les découvrir avec moi ? C’est parti !

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Et comme toujours en Patagonie, le site est sauvage et superbe :

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Gaiman et ses traditions galloises

Les premiers migrants de cette région de Patagonie étaient des gallois et ils ont su conserver certaines de leurs traditions. La plupart des tours opérateurs font un petit détour au charmant village de Gaiman pour proposer un tea time assez délirant à leurs clients… Vous aurez droit à un goûter avec pâtisseries et kitscheries à profusion, dans un joli cadre verdoyant avec des théières géantes dans le jardin. Même Lady Diana est venu prendre son thé ici !

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Gaiman

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Gaiman Patagonie

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Péninsule Valdès – Playa El Doradillo

Comment observer des baleines à 20 mètres de vous, les pieds dans le sable ?…

Date du séjour : 23 septembre 2014

J’en avais pris plein les yeux à Puerto Madryn et Puerto Pyramides, admirant pendant quelques heures des baleines par dizaines qui nous offraient pirouettes, jets d’eau et clins d’oeil à quelques centimètres du bateau. J’ai même eu droit à une maman très sociale qui nous présentait fièrement son rejeton albinos. Je n’étais cependant pas rassasiée et voulais profiter pleinement de mon temps dans la péninsule Valdès pour vivre ces moments exceptionnels à la rencontre de la faune patagonienne. J’avais donc réservé un autre tour avec mon auberge de jeunesse : une demi-journée en direction du sud vers Punta Tombo, à 175 km de Puerto Madryn, pour aller observer la plus grande colonie au monde de manchots de Magellan. L’excursion comprenait aussi l’observation des dauphins de Commerson et un tea time dans la ville galloise de Gaiman.

A ma grande joie, j’ai également réussi in extremis, après avoir contacté plusieurs agences, à caser une sortie très matinale (au soleil levant) dans la zone naturelle protégée de El Doradillo, à 15 km seulement de Puerto Madryn. C’est un très bel endroit avec des plages sauvages protégées et des baleines à quelques mètres seulement de vous alors que vous les observez depuis la plage. Vos yeux scintillent autant que la mer tant vous en prenez plein les mirettes ! C’est une sensation incroyable d’être au bord de l’eau et de pouvoir quasiment toucher les baleines. C’est un sentiment différent de la veille où j’ai pu observer des baleines également de très près depuis un bateau. Sur la plage d’El Doradillo, il y a peu de touristes si vous venez à l’aube. On a l’impression d’être encore plus proche de la nature et l’on se sent émerveillé et privilégié de pouvoir assister à un tel spectacle. Mon bridge Panasonic est malheureusement tombé en rade après la prise de vue de quelques vidéos. Du coup, je me suis rabattue sur mon appareil compact qui m’avait déjà dépannée au tout début de mon séjour en Amérique Latine mais qui avait malheureusement « gobé » un grain de sable à Huacachina au Pérou, faisant apparaître sur toutes mes photos un point noir intrusif.

Alors faîtes abstraction du « point noir » pour regarder ces quelques clichés :

Mais pour vraiment vous rendre compte de ces instants exceptionnels, le mieux est sûrement de découvrir ce qui a été capturé en vidéos :

Ces deux baleines rivalisent de facéties… saviez-vous que les baleines sont contorsionnistes et peuvent jouer du tam tam ? De vraies artistes !

Sourire radieux à l’occasion de ce moment exceptionnel… voyez comme les baleines sont près du bord de l’eau !

Vous n’avez pas bien vu ? Voici une autre vidéo avec deux créatures qui font de l’oeil à la caméra pendant que je leur tourne le dos…

Festival de jets d’eau à gogo sur fond urbain…

Et pour finir, des dorsales et nageoires de compétition… toujours à quelques mètres du bord de l’eau !

Péninsule Valdès – Puerto Madryn et Puerto Pyramides

Au coeur de la maternité des baleines franches australes

Dates du séjour : du 20 au 22 septembre 2014

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L’un de mes plus poignants souvenirs de voyages date de 2007 en Australie, lorsque j’ai assisté ébahie à un véritable ballet « grandeur nature » de baleines à bosses à Hervey Bay près de Fraser Island. C’était tellement extraordinaire qu’une équipe de recherche scientifique est venue rejoindre notre bateau pour faire des films et capturer ces instants magiques dont j’étais le témoin privilégié. Tirant les leçons d’une précédente expérience décevante quelques années auparavant, à Tadoussac au Québec, où je n’avais aperçu des baleines que de très loin depuis un énorme bateau de touristes, j’ai décidé lors de mon périple australien de partir avant même le lever du soleil, dans une petite embarcation, pour maximiser les chances de voir des baleines avant que les gros bateaux de touristes ne débarquent. Je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti lorsque j’ai découvert ces êtres incroyables qui frôlaient le bateau et se dressaient à la verticale tout autour de nous, semblant aussi curieux que nous l’étions.

Flashback août 2007 – Hervey Bay, Australie

Ballet magique des baleines à bosses :

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Alors que je préparais mon « tour du monde » et imaginais ce qui me ferait vibrer, l’un de mes rêves était donc de revoir des baleines. L’Argentine m’offrait cette chance : la péninsule Valdès, située à 1300 km au sud de Buenos Aires, sur la côte Est de l’Argentine, est l’endroit de la planète où l’on peut admirer la plus grande concentration de baleines franches australes, avec un pic de densité d’août à septembre. Ce sanctuaire de faune de plus de 4000 km2, déclaré patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1999, attire des touristes du monde entier. Ils viennent dans cette région de la Patagonie pour observer principalement les baleines, mais aussi des orques, éléphants de mer, lions de mer, dauphins et manchots de Magellan. Les baleines franches australes sont présentes de juin à fin décembre. Les meilleurs moments pour les observer en très grand nombre sont a priori les mois d’août, septembre et octobre.

Les baleines franches australes fuient les eaux glaciales de l’antarctique en juin et se dirigent vers cette presqu’île de la Patagonie argentine car le plancton y est abondant et les conditions climatiques idéales pour leur cycle reproduction. C’est là qu’elles s’accouplent, mettent bas et s’occupent des jeunes baleineaux lors des premiers mois de leur vie.

Elles peuvent atteindre 17 m de longueur et 50 tonnes.

La plupart des voyageurs passent par la ville de Puerto Madryn où ils peuvent se renseigner sur diverses excursions et visiter l’Ecocentro, tout au Sud de la ville. Puerto Madryn a été fondée par les gallois en 1865. Je précise qu’il m’a fallu plus de 18h de bus depuis Buenos Aires pour atteindre Puerto Madryn… mais peux vous confirmer que la qualité des bus argentins est exceptionnelle. Si vous prenez l’option la plus confortable où le siège s’incline entièrement pour se transformer en lit (digne d’une belle classe affaire d’avion !), le trajet se déroule bien malgré sa longueur. L’option appelée « cama » (versus les « semi cama » où le siège ne s’incline pas complètement) offre également des services très agréables tels que des repas et boissons servis à bord, un accès wifi, un choix de films avec écran individuel, des toilettes accessibles dans le bus. Enfin, les arrêts sont peu fréquents ce qui permet de dormir plusieurs heures d’affilée sans être dérangé. Cela n’était pas le cas du bus longue distance que j’ai pris au Brésil entre Florianapolis et Iguazu, celui-ci s’arrêtant toutes les heures avec des transferts incessants de voyageurs. Bref, les bus argentins ne sont pas un mythe (cf envie N°11 de ma Bucket list) : ils sont vraiment d’une grande qualité et ils permettent de faire de très longs trajets à des tarifs raisonnables.

Le dépaysement est total lorsqu’on arrive depuis Buenos Aires à Puerto Madryn, après avoir traversé durant des heures la « pampa » et roulé le long de routes rectilignes presque irréelles. On peut déjà observer quelques baleines depuis le front de mer de Puerto Madryn. La principale attraction lors de mon court séjour à Puerto Madryn était la visite de la frégate « Libertad ». Je suis allée la voir amarrée au ponton mais n’ai pas eu le courage de faire la queue pour la découvrir de plus près. Je préférais consacrer mon temps à la découverte de la faune locale.

Puerto Madryn :

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L’escale de la frégate « Libertad » à Puerto Madryn attirait la foule :

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L’option qui permet le contact le plus proche avec les cétacés est l’excursion en bateau à partir de Puerto Pyramides, village de 600 habitants situé à l’entrée de la Péninsule Valdès. Plusieurs sorties en bateau sont proposées depuis ce très beau site sauvage. Vous pouvez en réserver facilement grâce à plusieurs créneaux dans la journée mais mieux vaut ne pas tarder à bloquer un créneau car les réservations sont vite prises d’assaut. Il y a pas mal de touristes mais également une sensibilité à la protection de la nature avec des règles strictes de respect de l’envionnement et un quota de « visites » étalé sur plusieurs tranches horaires.

Je vous recommande vivement ces excursions qui vous offriront un véritable festival de rencontres avec les baleines si vous êtes dans la bonne saison pour les observer. On en aperçoit régulièrement plusieurs dizaines à la fois. Elles rivalisent de prouesses et de facéties : du saut olympique au fameux souffle et jet d’eau qui leur permettent de respirer, jusqu’aux gracieux mouvements dorsaux, voire même les « salutations » de cette incroyable maman et de son bébé albinos qui frôlent le bateau.

J’ai pris un nombre considérable de photos et de films, enthousiasmée par ces rencontres fascinantes qui se concrétisaient de nouveau, sept ans après mon expérience en Australie. J’en partage avec vous quelques-unes et vous invite à découvrir davantage de films sur ma chaîne YouTube si, comme moi,  vous êtes fasciné(e) par ces animaux.

Puerto Pyramides :

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J’ai tellement aimé revivre l’expérience de l’observation des baleines que j’ai fait deux sorties en bateau dans la même journée. Entre ces deux sorties, j’ai déjeuné dans un restaurant du port qui donnait sur la mer… La magie était omniprésente : imaginez-vous manger de délicieux calamars tout en observant des baleines faire des sauts magnifiques…Visualisez mon film pour voir à quoi cela ressemble :

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Deuxième sortie bateau, avec le soleil couchant qui se reflétait sur l’eau…

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L’un de mes moments les plus forts fut quand ce baleineau albinos passa gracieusement à quelques centimètres de moi :

Egalement des photos « up close and personal » où il est accompagné de sa maman :

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Dans mon prochain billet, vous découvrirez le site de Doradillo, où l’on peut observer des baleines depuis la plage et les voir onduler à quelques mètres de nous ; puis les sites de Punta Tombo où l’on peut observer des phoques, les dauphins de Commerson et les manchots de Magellan… sans oublier de savourer le tea time « à la galloise » dans la ville de Gaiman.

Hasta luego !

De regreso a Buenos Aires

Premiers cours de Tango !

Dates du séjour : du 17 au 19 septembre 2014

Après 5 semaines fabuleuses passées au Brésil, j’avoue avoir eu un pincement au coeur lors de mon atterrissage à Buenos Aires. Il faut dire que j’étais aussi pas mal secouée par mes 4 700 km de voyage depuis Barreirinhas au Nord du Brésil : 5 heures de navette en mini bus,  5 heures d’attente à l’aéroport, décollage à 2:50 du matin depuis l’aéroport de São Luis, atterrissage à 10h50 du matin à Buenos Aires avec une escale de 2 heures à São Paulo… L’Amérique du Sud est un continent immense.

Immense en belles émotions également car l’Argentine me réservait de sacrées belles surprises !

Mon jour d’arrivée a été consacré à me reposer, faire des lessives et « potasser » mes prochaines activités et destinations. J’avais peu d’hésitations : je voulais profiter d’une courte escale à Buenos Aires pour prendre un cours de tango et me diriger ensuite plein sud vers la péninsule Valdès pour aller observer les baleines.

Le lendemain, je me suis baladée dans Palermo, le quartier qui m’avait tant plu lors de ma première visite éclair dans la capitale argentine. Surprise de voir des poignées de chiens accrochées ensemble à des poteaux, j’ai appris qu’ils attendaient leur « promeneur », une personne rémunérée pour garder et sortir les chiens. Je ne connaissais pas ce job.

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En début de soirée, je me suis rendue à un cours de tango suivi d’un spectacle. C’était une soirée clairement orientée « touristes ». Je n’ai évidemment pas acquis les rudiments du tango avec ce tout premier cours étant donné la complexité et la subtilité de cette danse, ainsi que le niveau hétéroclite des touristes-danseurs, mais j’ai passé un bon moment. J’ai même eu droit à un instant de frime à la fin du cours avec le prof qui m’a fait poser devant tous les élèves en mode « show off ». Mes baskets de baroudeuse détonnaient quelque peu avec le look « tiré à quatre épingles » de mon cavalier et le boa et le chapeau que l’on m’avait prêtés pour la pose !

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Après cette remise en jambes et nouvel ancrage sur le sol argentin, j’étais fin prête pour découvrir la faune sauvage de la côte Est… Revoir des baleines faisait partie de ma « bucket list » dans ce tour du monde et j’avoue que j’avais hâte de retrouver les grands espaces naturels et ne pas m’éterniser dans l’ambiance citadine !

Atins – Lençois Maranhenses II

3 jours entourée de sable, lagons, singes malicieux, ibis rouges, libellules et guaravira

Dates du séjour : du 13 au 16 septembre 2014

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Après une première découverte des dunes de Maranhanses près de Barreininhas, une nouvelle escapade m’attendait dans une partie plus sauvage du parc naturel : direction plein Nord à Atins !

Pour arriver à Atins, j’ai fait une balade en « bateau volant » appelé vooadeiras sur le Rio Preguiças, « fleuve paresse »… Le circuit, qui débute de bon matin jusqu’en fin d’après-midi, nous fait traverser la zone protégée des Petits Lençois, bordée de mangrove et de bancs de sable. Nous avons fait un premier arrêt à Vassouras où des singes capucins rivalisent de facéties pour chaparder de quoi manger auprès des nombreux touristes :

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Nous avons poursuivi la navigation vers le Farol/phare de Preguiças qui offre un beau point de vue du haut de ses 160 marches :

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Puis nous nous sommes arrêtés déjeuner à Caburé, une langue de sable coincée entre le fleuve et l’océan Atlantique où les quads détonnent un peu au sein de ce magnifique paysage sauvage :

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En remontant sur le bateau qui nous a amenés à Atins, nous n’étions plus qu’une poignée de visiteurs, laissant derrière nous des centaines de touristes qui avaient fait la balade allez-retour sur le Rio Preguiças depuis Barreirinhas. Je n’étais pas mécontente de retrouver plus de calme et d’authenticité. Je ne m’attendais toutefois pas à ce que tout le village soit entièrement construit sur du sable.  Trois jours à marcher non stop dans du sable, rien de tel pour muscler les mollets ! J’ai été très agréablement surprise par la pousada que l’agence de voyage de Saõ Luis m’avait réservée ; la pousada Irmaõ était bien située, spacieuse et joliment décorée avec de grands bungalows individuels qui comprenaient une ravissante salle de bain en galets et coquillages, un hamac individuel, ainsi que de grand espaces communs pour les repas. J’ai donc savouré ce soir-là la quiétude du lieu en bouquinant et contemplant une jolie libellule rouge depuis mon hamac… Il semble que l’observation des libellules me détende beaucoup depuis ma découverte de cette activité au Vietnam ! 😉

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Le lendemain j’ai eu droit à un moment extrêmement privilégié : la visite privée du parc naturel avec un guide, en fin d’après-midi avec coucher de soleil à la clé puis dîner dans l’un des meilleurs restaurants de crevettes de la région. Je vous laisse « m’accompagner »… quel luxe de vivre un moment pareil entourée de lagons qui scintillent et de dunes qui semblent être vivantes tant le vent les façonne… Cette video vous donnera une meilleure idée de ce que j’ai pu ressentir…

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Le lendemain , outre une pause massage fort agréable dans le village, je suis partie avec un pêcheur à la rencontre des ibis rouges qui semblent aller tous se coucher à la même heure dans une mangrove caressée par les rayons du soleil couchant…

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Je m’étais bien habituée à ces moments privilégiés de quasi solitude mais un invité surprise a fait son entrée… alors que le pêcheur me ramenait tranquillement à Atins, j’ai senti soudain un truc bizarre dans mon dos… il s’agissait d’un grand et long poisson luisant, aux dents acérées, complètement paniqué, qui ressemblait à une anguille… et venait bêtement de sauter dans notre bateau ! Il paraît que ce poisson, le guaravira, n’est pas mauvais du tout… Le pêcheur a donc fait d’une pierre deux coups ce soir là : une balade en bateau avec une touriste et une pêche fortuite !

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Ce séjour à Atins marquait ma dernière visite au Brésil, pays qui m’a enchantée et dans lequel j’espère revenir. Je suis repartie ensuite via divers véhicules (bateau, mini bus, navette) direction Barreirinhas puis Saõ Luis où un vol nocturne m’attendait pour retrouver un pays dans lequel j’étais passée rapidement et que je comptais bien explorer au maximum durant mes trois dernières semaines du périple sud-américain : l’Argentine !

En dernière anecdocte, je vous confierai que le Brésil m’a ravie jusqu’à mes toutes dernières minutes avec une belle rencontre dans la navette m’emmenant à l’aéroport : celle d’un jeune pilote d’avion brésilien qui venait de finir sa saison dans les Lençois Marenhenses. Son job consistait à faire voler les touristes au-dessus des dunes… Nous avons passé quelques heures ensemble à l’aéroport à papoter et partager des photos. Les vues ariennes qu’il m’a montrées étaient sublimes. Ces « draps » de dunes et lagons sont encore plus beaux vus du ciel. Muito legal jusqu’à la fin !

 

 

Barreirinhas – Lençois Maranhenses

Mirage brésilien… 

Dates du séjour : du 11 au 13 septembre 2014

Imaginez un immense désert de dunes parsemées de lagons turquoises… Un mirage me direz-vous !

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En mai 2014, lors d’une escale en France entre mon périple asiatique et celui de l’Amérique du Sud, je suis tombée sur le magazine National Geographic dont la couverture titrait « Spécial Brésil ». Plongeant dans les lagons qui se trouvaient sur la couverture du magazine, je me suis faite happer par une dizaine de pages présentant les incroyables « draps de Maranhenses », nom brésilien donné à cet écosystème unique au monde où un immense désert de dunes se voit chaque année arroser par des litres de pluie, offrant un paysage extraordinaire et unique au monde. J’ai refermé le magazine et souri : je venais de décider sur le champ que je m’y rendrai.  Cela n’avait pas l’air simple d’accès mais tudo é possível, surtout lorsqu’on a la chance d’avoir quatre mois devant soi.

Quatre mois plus tard, je me retrouvais donc à l’aéroport de São Luis, le plus proche du parc naturel de Lençois Maranhenses. Je n’ai fait qu’une courte escale dans cette ville coloniale, capitale de l’état du Maranhão… et des adeptes du reggae ! São Luis est par ailleurs la seule capitale d’État du Brésil qui n’a pas été fondée par les Portugais et dont le nom est d’origine française (« Saint-Louis de Maragnan »). Je garde le souvenir de beaux azulejos, de jolies ruelles pavées, de quartiers dans lesquels il ne fallait pas s’aventurer seule (comme dans pas mal de grandes villes brésiliennes), de restaurants en plein air animés par des groupes de musique tonitruants, et aussi de l’agence de voyage Terra Nordeste, créée par un français.

J’ai fait appel à cette agence pour organiser mon circuit dans les Lençois Maranhenses. Je m’y suis initialement rendue pour prendre des renseignements mais le professionnalisme, l’accueil et le tarif attractif proposé par l’un des agents m’ont convaincue de me laisser entièrement guider. J’avoue que j’appréhendais l’expérience : cela faisait désormais sept mois que je voyageais de manière totalement indépendante et je redoutais de me retrouver dans des groupes de touristes comme cela l’avait été dans le triangle d’or… L’agent m’a promis que je serai dans de petits groupes, des pousadas accueillantes et confortables et mon programme incluait même une sortie en tête à tête avec un guide en fin de journée au coucher de soleil. Je n’ai pas été déçue et ai même apprécié de ne pas avoir à réfléchir à l’endroit où j’allais dormir, aux horaires de navettes et bus, aux transferts entre les sites, aux options touristiques qui s’offraient à moi. Je me suis donc laisser porter et me suis glissée dans de bien beaux draps…

Barreirinhas est la principale porte d’entrée du parc national brésilien Lençois Maranhenses. Il faut compter environ 4 heures 30 de trajet en bus pour faire São Luis – Barreirinhas.

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Découverte de Barreirinhas… première dune !

J’ai découvert le parc et l’étendue de ses dunes somptueuses lors d’une première excursion en 4×4. Le trajet était assez chaotique avec parfois des traversées avec l’aide de « bacs » pour passer des cours d’eau.

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Les jeeps nous ont laissés au pied d’une pente particulièrement raide, avec une montée qui me rappelait celle de la dune du Pyla… Le chemin était cependant entouré d’arbustes et ce n’est qu’une fois arrivée en haut que j’ai pu me rendre compte du paysage somptueux qui nous surplombait.

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Pour le reste du récit, je vous laisse m’accompagner à travers ces photos et imaginer fouler un sable infiniment doux, tiède, aux reflets ivoires et mordorés, changeant selon l’humeur du soleil, puis vous prélasser dans des lagunes transparentes, n’entendant que le souffle du vent et les conversations de quelques touristes qui vous accompagnent… des draps qui vous transportent dans un rêve fabuleux et pourtant bien réel ! P1300618 P1300620 P1300626 P1300629 P1300633 P1300634 P1300650 P1300654 P1300656 P1300657 P1300662 P1300669 P1300670 P1300673 P1300675 P1300678 P1300679 P1300682 P1300683 P1300685 P1300689 P1300692 P1300694 P1300698 P1300699 P1300705 P1300706 P1300707 P1300709 P1300727 P1300729 P1300733 P1300737 P1300738 P1300742 P1300744 P1300746 P1300747 P1300748 P1300750b

Rentrée à Barreirinhas, j’ai fini cette incroyable journée dans un restaurant au bord de la rivière avec des enfants qui répétaient un spectacle et m’ont offert un mini carnaval de Rio !P1300756 P1300758

Le rêve ne s’est pourtant pas arrêté là… le lendemain je partais en bateau pour le village de pêcheurs d’Atins, beaucoup moins touristique, un lieu qui restera l’un de mes plus beaux moments de détente dans cette incroyable découverte du Brésil… Etes-vous prêts à replonger dans les draps de Maranhenses et à faire de beaux rêves éveillés ? A suivre dans le prochain article de Pics and Trips !

 

Recife & Olinda

Pluie, hibernation, artistes et ouistitis

Dates du séjour : du 7 au 10 septembre 2014

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Après un très beau séjour « nature » dans la Chapada Diamentina, j’ai pris une navette de nuit pour arriver aux aurores à l’aéroport de Salvador et enchaîner avec un vol direction Recife. J’avais réservé trois nuits dans la très pittoresque et carnavalesque Pousada Alto Astral située dans la charmante ville d’Olinda, proche voisine de Recife.

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Je n’ai en fait quasiment rien vu de Recife à part les panneaux le long de la plage qui incitaient vivement les téméraires à éviter toute baignade :

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J’ai passé mes trois jours à Olinda… quasiment en hibernation ! J’ai en effet eu droit à quasiment trois jours de pluie non stop et en ai profité pour me consacrer à un projet de video que je voulais réaliser pour la fête d’anniversaire de deux amies à laquelle je ne pouvais pas assister, afin de leur dire que je pensais à elles malgré la distance.

J’ai tout de même pu me balader dans les ruelles colorées d’Olinda, tout en me faisant happer régulièrement par les averses :

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Ah, tiens, un petit rayon de soleil :

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Rayon furtif…

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En arrière plan, on aperçoit les gratte-ciels de Recife :

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Au bout de 48 heures, ne tenant plus en place, j’ai décidé de faire une sortie culturelle et d’aller voir le musée de Francisco Brennand. J’ignorais tout de cet artiste avant que les habitants locaux ne m’en parlent et ne me recommandent cette visite. Francisco Brennand est considéré comme le plus grand sculpteur et céramiste brésilien contemporain. Les oeuvres étaient exposées à la fois en plein air dans un beau parc et en intérieur dans une ancienne usine de céramique.

On m’avait dit que je pourrais m’y rendre en une heure de trajet en transports en commun. Il m’a en fait fallu 2h30 pour me rendre dans ce site isolé situé dans les alentours de Recife, en souffrant de la chaleur, des bouchons et de la pollution, dans des bus bondés qui avançaient à vitesse d’escargot. Je suis arrivée 30 minutes avant la fermeture du musée, me faisant arnaquer en clou final sur les derniers kilomètres du trajet par un chauffeur de taxi, qui m’a fait faire un détour évident pour rallonger la course et le tarif.

A mon humeur froissée par ce trajet stressant, s’est ajoutée ma déception : je n’ai pas vraiment été emballée par le site et les oeuvres dont on m’avait tant parlé… Je n’y étais pas indifférente et certaines me faisaient penser à Gaudi ou Botero que j’apprécie beaucoup, mais j’estimais que cela ne valait pas 2h30 de trajet ! J’ai négocié mon retour avec un autre chauffeur, recommandé cette fois par le personnel du musée qui était sympathique. C’était une sage décision car la nuit tombait et le trafic était toujours dense mais j’ai pu rentrer à la pousada en une heure.

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Malgré cette sortie décevante, je garde deux beaux souvenirs de mon séjour pluvieux à Olinda.

Le premier, ce sont ces singes minuscules et ébouriffés qui se joignaient aux hôtes de la pousada lors du petit déjeuner et venaient déguster des bouts de banane offertes par la maîtresse de maison. Je vous invite à regarder la fin de la video pour vous rendre compte de leur toute petite taille.

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Le second souvenir est un moment à la fois simple et marquant de mon périple en Amérique Latine. Je déambulais un soir dans le village en quête d’un dîner et mon regard est tombé sur un atelier d’artiste dans lequel une pancarte indiquait que des plats du jour pouvaient être servis sur demande. Je suis rentrée et j’ai été accueillie par un petit Monsieur moustachu au regard espiègle qui m’a invitée à m’asseoir sur une grande table, la seule table présente dans la galerie. Il était discret et souriant. J’ai choisi mon plat parmi les 2-3 choix proposés sans que nous échangions beaucoup de paroles mais je me sentais bien, j’aimais l’atmosphère qui se dégageait de cette galerie et avais l’impression d’être dans une maison d’hôte davantage que dans un restaurant. J’étais la seule cliente, entourée de tableaux.

Un de ses amis est arrivé. Il avait une face joviale et une moustache digne d’Astérix. Il m’a demandé s’il pouvait également s’asseoir, vu qu’il n’y avait qu’une seule table, et j’ai bien entendu accepté. Il a commandé une bière. Il était plus volubile que son comparse, que j’ai découvert plus tard être son associé. Le fait que je voyage seule avec un accent étranger déclenchait souvent des questions de la part des personnes que j’ai pu croiser sur ma route. Et c’est ainsi tout naturellement que nous avons commencé la conversation.

Nous avons parlé cependant plus d’une heure je crois, en espagnol. « Astérix » était un ancien ingénieur chimique uruguayien venu s’installer à Olinda au Brésil pour rejoindre son ami qui tenait une galerie de peinture et changer complètement de vie. Certaines rencontres restent ancrées en nous. On peut oublier le fond de la conversation mais retenir toute l’humanité et la bienveillance de l’échange. J’ai senti que c’était un moment unique et leur ai demandé si je pouvais les prendre en photo pour « fixer » ce moment, comme j’aime souvent le faire. J’aime beaucoup cette photo car j’y entraperçois la complicité furtive qui s’était établie entre nous trois, malgré nos âges, nos vies, nos cultures, nos aspirations différentes.

Je n’ai finalement pas vu grand chose de la région de Recife mais n’oublierai pas cette belle rencontre. C’est sûrement cela la magie du voyage. Ce que l’on trouve sur notre chemin, en accueillant ce que nous offre le destin, des moments parfois simples et profonds. Celui-ci a en tout cas fait scintiller Olinda malgré la grisaille.

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