Péninsule Valdès – Playa El Doradillo

Comment observer des baleines à 20 mètres de vous, les pieds dans le sable ?…

Date du séjour : 23 septembre 2014

J’en avais pris plein les yeux à Puerto Madryn et Puerto Pyramides, admirant pendant quelques heures des baleines par dizaines qui nous offraient pirouettes, jets d’eau et clins d’oeil à quelques centimètres du bateau. J’ai même eu droit à une maman très sociale qui nous présentait fièrement son rejeton albinos. Je n’étais cependant pas rassasiée et voulais profiter pleinement de mon temps dans la péninsule Valdès pour vivre ces moments exceptionnels à la rencontre de la faune patagonienne. J’avais donc réservé un autre tour avec mon auberge de jeunesse : une demi-journée en direction du sud vers Punta Tombo, à 175 km de Puerto Madryn, pour aller observer la plus grande colonie au monde de manchots de Magellan. L’excursion comprenait aussi l’observation des dauphins de Commerson et un tea time dans la ville galloise de Gaiman.

A ma grande joie, j’ai également réussi in extremis, après avoir contacté plusieurs agences, à caser une sortie très matinale (au soleil levant) dans la zone naturelle protégée de El Doradillo, à 15 km seulement de Puerto Madryn. C’est un très bel endroit avec des plages sauvages protégées et des baleines à quelques mètres seulement de vous alors que vous les observez depuis la plage. Vos yeux scintillent autant que la mer tant vous en prenez plein les mirettes ! C’est une sensation incroyable d’être au bord de l’eau et de pouvoir quasiment toucher les baleines. C’est un sentiment différent de la veille où j’ai pu observer des baleines également de très près depuis un bateau. Sur la plage d’El Doradillo, il y a peu de touristes si vous venez à l’aube. On a l’impression d’être encore plus proche de la nature et l’on se sent émerveillé et privilégié de pouvoir assister à un tel spectacle. Mon bridge Panasonic est malheureusement tombé en rade après la prise de vue de quelques vidéos. Du coup, je me suis rabattue sur mon appareil compact qui m’avait déjà dépannée au tout début de mon séjour en Amérique Latine mais qui avait malheureusement « gobé » un grain de sable à Huacachina au Pérou, faisant apparaître sur toutes mes photos un point noir intrusif.

Alors faîtes abstraction du « point noir » pour regarder ces quelques clichés :

Mais pour vraiment vous rendre compte de ces instants exceptionnels, le mieux est sûrement de découvrir ce qui a été capturé en vidéos :

Ces deux baleines rivalisent de facéties… saviez-vous que les baleines sont contorsionnistes et peuvent jouer du tam tam ? De vraies artistes !

Sourire radieux à l’occasion de ce moment exceptionnel… voyez comme les baleines sont près du bord de l’eau !

Vous n’avez pas bien vu ? Voici une autre vidéo avec deux créatures qui font de l’oeil à la caméra pendant que je leur tourne le dos…

Festival de jets d’eau à gogo sur fond urbain…

Et pour finir, des dorsales et nageoires de compétition… toujours à quelques mètres du bord de l’eau !

Péninsule Valdès – Puerto Madryn et Puerto Pyramides

Au coeur de la maternité des baleines franches australes

Dates du séjour : du 20 au 22 septembre 2014

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L’un de mes plus poignants souvenirs de voyages date de 2007 en Australie, lorsque j’ai assisté ébahie à un véritable ballet « grandeur nature » de baleines à bosses à Hervey Bay près de Fraser Island. C’était tellement extraordinaire qu’une équipe de recherche scientifique est venue rejoindre notre bateau pour faire des films et capturer ces instants magiques dont j’étais le témoin privilégié. Tirant les leçons d’une précédente expérience décevante quelques années auparavant, à Tadoussac au Québec, où je n’avais aperçu des baleines que de très loin depuis un énorme bateau de touristes, j’ai décidé lors de mon périple australien de partir avant même le lever du soleil, dans une petite embarcation, pour maximiser les chances de voir des baleines avant que les gros bateaux de touristes ne débarquent. Je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti lorsque j’ai découvert ces êtres incroyables qui frôlaient le bateau et se dressaient à la verticale tout autour de nous, semblant aussi curieux que nous l’étions.

Flashback août 2007 – Hervey Bay, Australie

Ballet magique des baleines à bosses :

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Alors que je préparais mon « tour du monde » et imaginais ce qui me ferait vibrer, l’un de mes rêves était donc de revoir des baleines. L’Argentine m’offrait cette chance : la péninsule Valdès, située à 1300 km au sud de Buenos Aires, sur la côte Est de l’Argentine, est l’endroit de la planète où l’on peut admirer la plus grande concentration de baleines franches australes, avec un pic de densité d’août à septembre. Ce sanctuaire de faune de plus de 4000 km2, déclaré patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1999, attire des touristes du monde entier. Ils viennent dans cette région de la Patagonie pour observer principalement les baleines, mais aussi des orques, éléphants de mer, lions de mer, dauphins et manchots de Magellan. Les baleines franches australes sont présentes de juin à fin décembre. Les meilleurs moments pour les observer en très grand nombre sont a priori les mois d’août, septembre et octobre.

Les baleines franches australes fuient les eaux glaciales de l’antarctique en juin et se dirigent vers cette presqu’île de la Patagonie argentine car le plancton y est abondant et les conditions climatiques idéales pour leur cycle reproduction. C’est là qu’elles s’accouplent, mettent bas et s’occupent des jeunes baleineaux lors des premiers mois de leur vie.

Elles peuvent atteindre 17 m de longueur et 50 tonnes.

La plupart des voyageurs passent par la ville de Puerto Madryn où ils peuvent se renseigner sur diverses excursions et visiter l’Ecocentro, tout au Sud de la ville. Puerto Madryn a été fondée par les gallois en 1865. Je précise qu’il m’a fallu plus de 18h de bus depuis Buenos Aires pour atteindre Puerto Madryn… mais peux vous confirmer que la qualité des bus argentins est exceptionnelle. Si vous prenez l’option la plus confortable où le siège s’incline entièrement pour se transformer en lit (digne d’une belle classe affaire d’avion !), le trajet se déroule bien malgré sa longueur. L’option appelée « cama » (versus les « semi cama » où le siège ne s’incline pas complètement) offre également des services très agréables tels que des repas et boissons servis à bord, un accès wifi, un choix de films avec écran individuel, des toilettes accessibles dans le bus. Enfin, les arrêts sont peu fréquents ce qui permet de dormir plusieurs heures d’affilée sans être dérangé. Cela n’était pas le cas du bus longue distance que j’ai pris au Brésil entre Florianapolis et Iguazu, celui-ci s’arrêtant toutes les heures avec des transferts incessants de voyageurs. Bref, les bus argentins ne sont pas un mythe (cf envie N°11 de ma Bucket list) : ils sont vraiment d’une grande qualité et ils permettent de faire de très longs trajets à des tarifs raisonnables.

Le dépaysement est total lorsqu’on arrive depuis Buenos Aires à Puerto Madryn, après avoir traversé durant des heures la « pampa » et roulé le long de routes rectilignes presque irréelles. On peut déjà observer quelques baleines depuis le front de mer de Puerto Madryn. La principale attraction lors de mon court séjour à Puerto Madryn était la visite de la frégate « Libertad ». Je suis allée la voir amarrée au ponton mais n’ai pas eu le courage de faire la queue pour la découvrir de plus près. Je préférais consacrer mon temps à la découverte de la faune locale.

Puerto Madryn :

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L’escale de la frégate « Libertad » à Puerto Madryn attirait la foule :

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L’option qui permet le contact le plus proche avec les cétacés est l’excursion en bateau à partir de Puerto Pyramides, village de 600 habitants situé à l’entrée de la Péninsule Valdès. Plusieurs sorties en bateau sont proposées depuis ce très beau site sauvage. Vous pouvez en réserver facilement grâce à plusieurs créneaux dans la journée mais mieux vaut ne pas tarder à bloquer un créneau car les réservations sont vite prises d’assaut. Il y a pas mal de touristes mais également une sensibilité à la protection de la nature avec des règles strictes de respect de l’envionnement et un quota de « visites » étalé sur plusieurs tranches horaires.

Je vous recommande vivement ces excursions qui vous offriront un véritable festival de rencontres avec les baleines si vous êtes dans la bonne saison pour les observer. On en aperçoit régulièrement plusieurs dizaines à la fois. Elles rivalisent de prouesses et de facéties : du saut olympique au fameux souffle et jet d’eau qui leur permettent de respirer, jusqu’aux gracieux mouvements dorsaux, voire même les « salutations » de cette incroyable maman et de son bébé albinos qui frôlent le bateau.

J’ai pris un nombre considérable de photos et de films, enthousiasmée par ces rencontres fascinantes qui se concrétisaient de nouveau, sept ans après mon expérience en Australie. J’en partage avec vous quelques-unes et vous invite à découvrir davantage de films sur ma chaîne YouTube si, comme moi,  vous êtes fasciné(e) par ces animaux.

Puerto Pyramides :

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J’ai tellement aimé revivre l’expérience de l’observation des baleines que j’ai fait deux sorties en bateau dans la même journée. Entre ces deux sorties, j’ai déjeuné dans un restaurant du port qui donnait sur la mer… La magie était omniprésente : imaginez-vous manger de délicieux calamars tout en observant des baleines faire des sauts magnifiques…Visualisez mon film pour voir à quoi cela ressemble :

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Deuxième sortie bateau, avec le soleil couchant qui se reflétait sur l’eau…

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L’un de mes moments les plus forts fut quand ce baleineau albinos passa gracieusement à quelques centimètres de moi :

Egalement des photos « up close and personal » où il est accompagné de sa maman :

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Dans mon prochain billet, vous découvrirez le site de Doradillo, où l’on peut observer des baleines depuis la plage et les voir onduler à quelques mètres de nous ; puis les sites de Punta Tombo où l’on peut observer des phoques, les dauphins de Commerson et les manchots de Magellan… sans oublier de savourer le tea time « à la galloise » dans la ville de Gaiman.

Hasta luego !

De regreso a Buenos Aires

Premiers cours de Tango !

Dates du séjour : du 17 au 19 septembre 2014

Après 5 semaines fabuleuses passées au Brésil, j’avoue avoir eu un pincement au coeur lors de mon atterrissage à Buenos Aires. Il faut dire que j’étais aussi pas mal secouée par mes 4 700 km de voyage depuis Barreirinhas au Nord du Brésil : 5 heures de navette en mini bus,  5 heures d’attente à l’aéroport, décollage à 2:50 du matin depuis l’aéroport de São Luis, atterrissage à 10h50 du matin à Buenos Aires avec une escale de 2 heures à São Paulo… L’Amérique du Sud est un continent immense.

Immense en belles émotions également car l’Argentine me réservait de sacrées belles surprises !

Mon jour d’arrivée a été consacré à me reposer, faire des lessives et « potasser » mes prochaines activités et destinations. J’avais peu d’hésitations : je voulais profiter d’une courte escale à Buenos Aires pour prendre un cours de tango et me diriger ensuite plein sud vers la péninsule Valdès pour aller observer les baleines.

Le lendemain, je me suis baladée dans Palermo, le quartier qui m’avait tant plu lors de ma première visite éclair dans la capitale argentine. Surprise de voir des poignées de chiens accrochées ensemble à des poteaux, j’ai appris qu’ils attendaient leur « promeneur », une personne rémunérée pour garder et sortir les chiens. Je ne connaissais pas ce job.

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En début de soirée, je me suis rendue à un cours de tango suivi d’un spectacle. C’était une soirée clairement orientée « touristes ». Je n’ai évidemment pas acquis les rudiments du tango avec ce tout premier cours étant donné la complexité et la subtilité de cette danse, ainsi que le niveau hétéroclite des touristes-danseurs, mais j’ai passé un bon moment. J’ai même eu droit à un instant de frime à la fin du cours avec le prof qui m’a fait poser devant tous les élèves en mode « show off ». Mes baskets de baroudeuse détonnaient quelque peu avec le look « tiré à quatre épingles » de mon cavalier et le boa et le chapeau que l’on m’avait prêtés pour la pose !

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Après cette remise en jambes et nouvel ancrage sur le sol argentin, j’étais fin prête pour découvrir la faune sauvage de la côte Est… Revoir des baleines faisait partie de ma « bucket list » dans ce tour du monde et j’avoue que j’avais hâte de retrouver les grands espaces naturels et ne pas m’éterniser dans l’ambiance citadine !

Iguazu – côté argentin

Sous les flots… en compagnie des oiseaux, Alice, Lulu et Hugo

Date du séjour : 18 août 2014

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Il est très fortement conseillé de visiter les chutes d’Iguaçu (orthographe brésilienne) à la fois côté brésilien et argentin lorsqu’on en a la possibilité car les deux parcs nationaux sont magnifiques et offrent chacun une perspective et une atmosphère différente, complémentaire.

Je me suis organisée avec ma pousada (hôtel familial) pour réserver un mini-van qui m’emmènerait avec quelques autres clients jusqu’au côté argentin, tout en nous faisant passer à la frontière pour les formalités douanières, puis viendrait nous chercher à l’heure dont nous conviendrions ensemble pour le retour à l’hôtel. Après un petit déjeuner délicieux et copieux, je me suis rendue à la réception à l’heure du rendez-vous et ai fait la connaissance de trois clients qui allaient partager le mini-van avec moi. Il s’agissait d’une jeune femme française nommée Alice, accompagnée de son ancienne nounou brésilienne, Lulu, et du compagnon de celle-ci, Hugo, d’origine asiatique. Au départ j’avais du mal à savoir de quelles nationalités ils étaient car ils mélangeaient le français et le portugais et étaient tous les trois typés différemment ! J’ai mieux compris pourquoi quand Alice m’a expliqué qu’elle voyageait donc avec son ancienne nounou dont elle était restée très proche des années après, les trois vivant dans le même quartier en région parisienne. Je les ai trouvés immédiatement sympathiques et ouverts. Un autre couple s’est joint à nous pour partager le mini-van. Les formalités aux douanes se sont bien passées, c’était simple et rapide, avec un formulaire à remplir et le passeport à tamponner.

Alice, Hugo et Lulu m’ont proposés de visiter les chutes avec eux en me précisant qu’ils comptaient prendre leur temps, marcher, observer les oiseaux et prendre beaucoup de photos. J’ai accepté avec plaisir. C’était tout à fait mon état d’esprit également et j’étais contente de pouvoir partager cette nouvelle visite en bonne compagnie, sachant que j’avais découvert le côté brésilien en solo la veille et que je suis bien souvent heureuse de pouvoir socialiser.

Tout comme le côté brésilien, j’étais subjuguée par le site environnant, en pleine jungle, habité par des oiseaux malicieux et des papillons bariolés peu farouches qui parfois se posaient même sur les touristes. J’ai vite découvert que Hugo et Lulu étaient passionnés de nature et d’oiseaux et ils repéraient systématiquement les oiseaux cachés dans les feuillages. C’était très agréable d’être avec des personnes respectueuses du calme, de la nature et qui m’aidaient à repérer les habitants discrets de ces lieux devenus pourtant touristiques.

Ils aimaient également prendre des photos et du coup je ne me suis pas faite prier pour prendre mon temps et dégainer régulièrement l’appareil photo à l’affût de ces top modèles de la jungle « iguaçuienne ». Outre les oiseaux et les papillons, nous avons aperçu lézards, coatis, araignées et fourmis géantes. On ne s’en rend pas compte en photo mais elles faisaient environ 4 cm de long… Voici un aperçu de la faune locale :

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P1270242 P1270251 P1270297 P1270285 P1270144Alice qui était pleine d’énergie m’a convaincue de m’inscrire avec elle au « tour en bateau » qui nous emmène au pied des chutes dans une sorte de gros zodiac. Je n’aurais franchement jamais fait cela si j’avais été seule et c’est poussé par son entrain que je me suis justement laissée « entraîner »…

On m’avait prévenue qu’on allait être trempée et qu’il fallait mieux être en maillot de bain et avoir des affaires de rechange. J’étais honnêtement morte de trouille quand le bateau a commencé à démarrer et à foncer vers les chutes. Mais j’ai trouvé cela finalement totalement grisant et excitant (d’ailleurs je n’arrêtais pas de crier à la fois de peur et de joie !). J’étais consciente que c’était un moment unique et ne regrette pas du tout de l’avoir fait. C’était vraiment impressionnant. Le débit des chutes est phénoménal.

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L’autre challenge pour moi est celui que j’ai affronté régulièrement durant mon périple en Asie et Amérique Latine: le vertige… Les passerelles sont rassurantes et bien construites mais surplombent parfois des à-pics impressionnants juste au-dessus des chutes. Sourire figé sur ces deux photos : pour masquer mon inquiétude… ou pour montrer que je suis fière d’arriver à vaincre ma peur ?…

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Malgré ces petits moments d’inquiétude, j’ai énormément apprécié ma journée, non seulement parce que le site est une merveille, mais aussi parce que la compagnie d’Alice, Hugo et Lulu était vraiment agréable. Le clou du spectacle : lorsque l’arc-en-ciel surgit et fait rayonner cet endroit exceptionnel de toute sa splendeur !!

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Buenos Aires – premiers pas

Premiers pas… Palermo, Retiro, Recoleta

Dates du séjour : du 9 au 10 août 2014

Ayant décidé quelques jours plus tôt que je rejoindrai le Brésil par voie terrestre via l’Argentine, j’ai quitté Mendoza après trois journées agréables et festives entre retrouvailles amicales et dégustations de Malbec, en prenant un bus de nuit direction Buenos Aires. J’ai pu très vite me rendre compte que les bus argentins sont vraiment parmi les meilleurs du monde en terme de confort et de service (cf Liste de mes envies N°11) : bus direct avec quasiment pas d’arrêt (ce qui permet de dormir plus tranquillement et d’arriver plus vite à destination), fauteuil en cuir inclinable à 180 degrés (service « cama »), oreiller et couverture fournis, steward à bord qui sert repas et boissons (y compris apéritif et digestif pour les plus aventureux qui n’auraient pas eu suffisamment leur dose dans les vignobles de Mendoza !), films, rideau individuel permettant de créer une séparation avec son voisin… bref, un service et confort dignes d’une classe business en avion !

J’ai réservé une auberge à Palermo, quartier sûr et agréable qui m’a été recommandé par plusieurs amis qui connaissent bien la capitale argentine. J’ai tout de suite aimé ce quartier à l’ambiance bohème et branchée, qui n’était pas sans me rappeler le quartier bobo des Batignolles à Paris que j’affectionne particulièrement.

Ayant décidé de tracer rapidement vers le Brésil, je ne suis restée que 24h à Buenos Aires mais je savais que j’allais revenir plus longtemps, d’autant que mon billet retour pour la France partait de Buenos Aires le 9 octobre.

J’avais cependant envie de découvrir la ville malgré mon escale vraiment express. J’ai donc englouti un petit déjeuner à l’auberge (j’avais en effet besoin d’un grand café après ma nuit dans le bus certes tout confort mais avec une arrivée à l’aube dans la capitale…), laissé mon gros sac à dos dans une salle réservée à cet effet — la chambre n’étant disponible qu’à partir de 14h — puis je me suis rendue au point de rendez-vous d’un « free walking tour« . Je suis en effet devenue adepte de ce concept découvert à La Paz. Le point de départ était près du Teatro Colón avec ensuite une visite du quartier Retiro jusqu’au cimetière de Ricoleta, pour une balade totale de 2h30 environ. J’ai de nouveau apprécié le concept qui m’a permis de rencontrer des gens de tous pays bien sympathiques, une guide locale pleine d’énergie, des lieux phares de la ville ainsi que des informations historiques sur le pays et sur les porteños, les fiers habitants de Buenos Aires.

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Parmi les sites intéressants se trouve l’immeuble Kavanagh, le premier gratte-ciel du pays. Il a été commandé par Corina Kavanagh, une héritière de 39 ans qui a eu le rêve de construire une tour luxueuse de 120 mètres de haut. La construction est contemporaine du Rockefeller Center à New York. C’était à l’époque une véritable audace architecturale à la fois par sa taille et sa structure en béton armé. La légende raconte qu’il y avait une rivalité entre Corina Kavanagh et Mercedes Castellanos Anchorena, propriétaire de Anchorena Palace (Palacio San Martín actuellement), également situé en face de la Plaza San Martin. Mercedes se serait farouchement opposée au mariage de son fils avec Corina. Par vengeance, Corina aurait dressé le gratte-ciel pour empêcher Mercedes de voir la Basilique qu’elle pouvait auparavant admirer depuis son majestueux palais. J’ai cependant lu sur internet que cette version serait fausse parce que Mercedes est morte en 1920, 14 ans avant le début des travaux…

L'immeuble Kavanagh, premier gratte-ciel en Amérique Latine

L’immeuble Kavanagh, premier gratte-ciel en Amérique Latine

La Basilique juste derrière l'immeuble Kavanagh

La Basilique juste derrière l’immeuble Kavanagh

Quelques découvertes lors de la balade du « free walking tour » :

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Avez-vous remarqué quelque chose de spécial?.... les fenêtres sont en fait un trompe l'oeil !

Avez-vous remarqué quelque chose de spécial?…. les fenêtres sont en fait un trompe l’oeil !

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Ce lieu est un mémorial pour l’ancienne ambassade d’Israël en Argentine : le 17 mars 1992, une bombe a explosé à l’ambassade, faisant 29 morts et 242 blessés.

La visite s’est achevée devant le cimetière de Recoleta, l’un des sites incontournables de la ville, dans le quartier du même nom. Ce cimetière a été inauguré en 1822 et accueille plusieurs personnages emblématiques de l’Histoire Argentine, en particulier Eva Perón, seconde épouse du président Juan Pero, adulée par une grande partie du peuple argentin pour son engagement aux côtés des plus déshérités.

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Tout comme le cimetière général de Santiago qui vaut le détour bien que beaucoup moins célèbre que le Père Lachaise parisien, il se dégage une atmosphère particulière de ces visites, bien plus fascinantes que morbides, et l’on peut difficilement rester insensible à la beauté et à la particularité des mausolées qui forment un véritable labyrinthe. Les caveaux sont parfois magnifiquement sculptés et « chargés » d’histoire. Certains sont laissés à l’abandon et accueillent poussière et toiles d’araignée, une ambiance qui ne déplairait pas à Tim Burton.

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Le caveau qui m’a le plus marqué est celui de Rufina Cambaceres, une jeune femme née en 1883 qui a été enterrée avant ses 19 printemps. Un gardien a découvert quelques jours après la cérémonie que le cercueil était abîmé par de nombreuses marques. La jeune fille souffrait en fait de catalepsie et avait été enterrée vivante, grattant son cercueil de toutes ses forces et mourant ensuite d’asphyxie. La sculpture de cette jeune femme « sortant » du caveau est d’une remarquable beauté, nous laissant pantois et songeurs lorsque l’on apprend cette histoire tragique.

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Après avoir déjeuné et déambulé dans le centre, j’ai rejoint mon auberge, fait mon « check-in » puis j’ai rencontré Alexandra, une charmante colombienne qui vit à Buenos Aires. Alex m’a été présentée via Facebook quelques mois auparavant par mon amie Marion, qui avait sympathisé avec plusieurs étudiants lors de son séjour ERASMUS en Argentine il y a quelques années. J’ai exploré avec Alexandra le quartier animé de Palermo, découvert grâce à elle une place et un bar sympa, puis nous sommes allées dîner dans un restaurant italien délicieux fréquenté par des locaux… aucun touriste à la ronde, tout à fait le genre d’adresse que j’affectionne ! Ensuite nous nous sommes rendues dans un bar alternatif-lieu culturel appelé La Boussole qui avait été ouvert quelques mois auparavant par Dan, l’ancien prof « innovation » d’Alexandra et de Marion. L’endroit et l’accueil étaient fort sympathiques mais la fatigue a eu raison de moi et je me suis rapidement éclipsée pour rejoindre Morphée.

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Le lendemain matin j’ai de nouveau englouti un petit déjeuner, fait mon « check-out », repris toutes mes affaires puis me suis dirigée vers le port à l’autre bout de la ville pour embarquer sur un ferry Buquebus. Après un contrôle d’immigration comparable à un enregistrement d’avion, le ferry m’a emmenée à Colonia de Sacramento en Uruguay après une traversée agréable de 2h15.

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Malgré le peu de temps passé à Buenos Aires, mes premiers pas ont été vraiment concluants : j’ai eu un véritable coup de coeur pour cette ville à l’ambiance très européenne, voire parisienne dans certains quartiers, le tout avec la décontraction et la chaleur latines propres aux habitants d’Amérique du Sud. J’étais au fond de moi très contente d’avoir pris mon billet retour depuis Buenos Aires et savais que j’allais faire de nouvelles découvertes au sein de la capitale argentine d’ici quelques semaines. On ne peut tout de même pas venir à Buenos Aires sans faire quelques pas… de tango et découvrir une Milonga ! C’était mon pacte semi-secret avec la capitale argentine pour ma future visite. En attendant, c’est un nouveau pays qui m’attendait, avec une nouvelle escale express en Uruguay, avant un grand saut au pays de la samba et du forro !

Le Sel de la Terre

Un photographe est quelqu’un qui écrit avec la lumière, dessine le monde avec des lumières et des ombres.

Je suis allée voir hier « le Sel de la Terre », le film documentaire de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado qui rend hommage à la vie, à la carrière et à l’engagement social du photographe brésilien Sebastião Salgado.

Ce film m’a profondément bouleversée, dès les toutes premières secondes.

J’ai jusqu’alors narré dans ce blog mes récits de voyages en Asie et en Amérique Latine réalisés cette année pendant huit mois, avec une volonté initiale de partager mon regard sur ce monde si riche et si divers, essentiellement à travers la photographie. J’ai réalisé au fur et à mesure de mes pérégrinations que j’avais également envie d’éclairer mes clichés avec mon ressenti et avec des témoignages sur ce que je vivais, sur ce qui m’interpellait.

Mon périple s’est achevé il y a plus d’un mois et j’ai replongé depuis dans l’univers citadin parisien. C’est vraiment un plongeon. On passe d’un environnement à un autre, de façon quasi-immédiate, avec peu de répit pour reprendre son souffle mais aussi une troublante et finalement rassurante capacité de ré-adaptation, comme si notre corps et notre esprit nous aidaient constamment à naviguer dans les différents fleuves de la vie, parfois tranquilles, parfois déchaînés, parfois limpides, parfois embourbés, parfois exaltants, parfois pesants. C’est peut-être la définition du mot vitalité, cet incroyable pouvoir de « résilience », qui nous pousse à avancer où que l’on soit et quelques que soient les aléas de la vie, avec ses joies et ses désarrois.

Ce film est justement un hommage à la vie et à la photographie. Alors que je suis très sensible aux couleurs, aussi bien en peinture que lorsque je prends des photos, toute l’oeuvre de Salgano est en noir et blanc. Cela m’a beaucoup frappée. La lumière transcende et sublime tous ses clichés, c’est du grand art.

 Je crois qu’on peut mettre beaucoup de photographes différents dans le même endroit, ils verront toujours des photos différentes. Ils forment leur manière de voir. Chacun en fonction de son histoire.

Sebastião Salgado, par son œuvre extraordinaire et son engagement humaniste, superbement mis en « lumière » par Wim Wenders et le fils de Sebastião, nous offre une véritable odyssée au cœur de l’Homme et de la Nature, au cœur de la « Comédie Humaine », souvent tragique mais également pleine de beauté et d’espoir.

Je savais déjà une chose de ce Sebastião Salgado : il aimait vraiment les êtres humains. Après tout, les hommes sont le Sel de la Terre. –Wim Wenders

Sebastião Salgado est né au Brésil en 1944 dans l’Etat du Minas Gerais. En 1973, après des études d’économie, il décida, avec le soutien de son épouse Lélia Wanick Salgado qui l’a épaulé durant toute sa carrière, de changer radicalement de métier et de se consacrer à la photographie.

Il va parcourir la planète et témoigner durant de nombreuses années des souffrances et des périls humains, que ce soit les risques quotidiens encourus par des milliers de chercheurs d’or brésiliens dans la plus grande mine à ciel ouvert du monde (Serra Pelada), les ravages de la famine en Ethiopie, le courage des pompiers tentant d’éteindre les incendies des champs pétrolifères au Koweit, les horreurs de la guerre en ex-Yougoslavie ou les atrocités du génocide Rwandais.

On est un animal très féroce, on est un animal terrible, nous les humains. Notre histoire c’est l’histoire des guerres, c’est une histoire sans fin, une histoire folle. – Sebastião Salgado

Ce qui frappe dans chacun de ses témoignages poignants, c’est l’immense dignité qui se dégage dans l’approche du photo-reporter. Il cherche la pleine immersion, à s’adapter et comprendre les communautés qu’il rejoint, le tout avec un grand respect, une certaine pudeur, ce qui peut paraître complètement paradoxal lorsqu’on découvre les clichés qui immortalisent l’horreur et la cruauté, tels ces parterres de corps mutilés dans des églises ou des écoles.

Plus que jamais, je sens que la race humaine est une. Au-delà des différences de couleur, de langue, de culture et de possibilités, les sentiments et les réactions de chacun sont identiques. Les gens fuient les guerres pour échapper à la mort ; ils émigrent pour améliorer leur sort ; ils se forgent de nouvelles existences dans des pays étrangers : ils s’adaptent aux pires situations. – Sebastião Salgado

Et pourtant, c’est l’espoir qui ressort de ce film, de ce chemin.

Le choc du génocide rwandais avait fait perdre le goût des photos à Sebastião Salgado.

Il est retourné en famille sur les terres de son enfance dans le Minas Gerais. Les terres de ses parents étaient passées en quelques décennies de paysage de forêt verdoyante à un désert sans âme. Sous l’impulsion de sa femme, les Salgado ont replanté des arbres pendant 10 ans. Deux millions et demi d’arbres plus tard, la forêt a retrouvé vie, un formidable message d’espoir, un hommage à la vie. Et elle a redonné le goût de la photographie à Sebastião.

Il va cesser de mettre en image les misères du monde pour en figurer les beautés et consacrer huit ans de sa vie et une trentaine de voyages pour nous révéler la nature de la planète dans toute sa splendeur. L’œuvre, intitulée « Genesis », fait l’objet d’une tournée mondiale depuis l’an dernier.

Genesis est la quête du monde des origines, celui qui a évolué pendant des millénaires avant d’être confronté au rythme de la vie actuelle, avant d’oublier ce qui fait de nous des êtres humains. Cette exposition nous présente des paysages, des animaux et des peuples qui ont su échapper au monde contemporain. Elle met à l’honneur ces régions vastes et lointaines où, intacte et silencieuse, la nature règne encore dans toute sa majesté.

On peut s’abreuver à la splendeur des régions polaires, des forêts tropicales, des savanes, des déserts torrides, des montagnes dominées par des glaciers et des îles solitaires. Si certains climats sont trop froids ou arides pour la plupart des formes de vie, on trouvera dans d’autres régions des animaux et des peuples qui ne pourraient survivre sans cet isolement. Ils forment ensemble une incroyable mosaïque où la nature peut s’exprimer dans toute sa grandeur.

Les photographies de Genesis aspirent à révéler cette beauté.

L’exposition constitue un hommage à la fragilité d’une planète que nous avons tous le devoir de protéger.

Lélia Wanick Salgado

Je n’ai pour ma part pas exploré des confins entièrement reculés ni rencontré la surprenante tribu isolée des Zoé au fin fond de la jungle amazonienne mais j’ai eu la chance de découvrir pléthore de splendeurs, y compris certaines qui figurent dans cette œuvre : les baleines que l’on peut toucher tellement elles sont près de nous, les tribus de manchots et les lions de mer, les oiseaux du Pantanal, les alligators, la forêt Atlantique du Brésil (mata atlântica en portugais), les icebergs, les déserts, la Cordillère des Andes, les si attachantes communautés péruviennes et boliviennes…

J’ai ressenti beaucoup d’émerveillement et d’humilité face à cette révélation de la Nature, qu’il s’agisse des espèces animales ou des paysages sublimes, naturels ou façonnés par la main de l’homme. Le titre même du film me renvoit aussi à des images inoubliables lors de mon périple : les Salines de Maras au Pérou et les majestueuses rizières de Sapa, du Yunnan et de la région de Guilin en Chine, façonnées à la main par les Hommes depuis des milliers d’années. « La Main de l’Homme » est d’ailleurs un autre projet monumental de Sebastião Salgado, réalisé entre 1986 et 1992, un livre et une exposition qui documentent le travail manuel dans le monde.

Salines de Maras - Pérou

Salines de Maras – Pérou

« Le Sel de la Terre » m’a bouleversée car il est au cœur de l’humain et nous rappelle ce qui est essentiel.

Si vous ne l’avez pas encore vu, courez voir ce documentaire magistral. C’est une véritable leçon d’humanité, un hommage à la Vie, la la Photographie, à la Nature et à l’Espoir.

Bande-annonce « Le sel de la Terre » – Sortie le 15 octobre 2014 – Un film de Wim Wenders, Juliano Ribeiro Salgado

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mendoza – hola Argentina !

Vinos & Amigos

Dates du séjour : du 5 au 8 août 2014

De retour de l’Ile de Pâques, j’ai passé quelques jours supplémentaires à Santiago avec mes amis de Casa Mosaico, une auberge de jeunesse dans laquelle j’ai beaucoup apprécié l’accueil. J’ai réfléchi à la meilleure manière d’aller au Brésil. Soit je prenais un pass aérien brésilien (à acheter avant d’arriver au Brésil) soit je m’y rendais en bus en passant par l’Argentine et l’Uruguay, sachant que je voulais rendre visite à une amie qui habite Porte Alegre. La première option avait l’avantage de faire des économies sur les billets d’avion, ce qui est non négligeable vu la taille du Brésil, mais cela me contraignait à planifier entièrement mon séjour au pays de la samba en choisissant les sites que je voulais visiter et en déterminant des dates.

Or, je n’avais honnêtement pas d’idées précises sur les sites que j’allais visiter et encore moins sur le temps qu’il fallait que je passe dans chaque site. Je trouvais l’exercice d’autant plus contraignant que cela faisait désormais 6 mois que je voyageais au fur et à mesure en achetant mes billets de bus ou d’avion quelques jours en avance seulement (à l’exception de la Chine où j »ai davantage planifié mes billets d’avion et de train). Ayant reçu entretemps la confirmation que je pouvais me rendre à Porte Alegre facilement en bus depuis Montevideo, j’ai décidé d’opter pour la seconde option et de continuer à me laisser porter par les recommandations des voyageurs, mon rythme et mon humeur du jour.

J’ai donc prévu de quitter Santiago pour Mendoza, d’y passer 3 jours, puis de me rendre à Buenos Aires pour une journée et enfin de prendre le ferry pour aller à Colonia puis Montevideo en Uruguay. J’étais finalement assez soulagée de cette décision, de ne pas avoir à passer des heures à éplucher le guide de voyage et à planifier en détails tout mon séjour au Brésil. Les personnes qui me connaissent bien savent combien ce choix démontre à quel point j’ai évolué depuis le départ de mon grand périple, moi qui planifiait tout six mois à l’avance, même les sorties entre amis…

La route entre  Santiago et Mendoza est superbe, elle traverse la cordillère des Andes et on peut même apercevoir le plus haut sommet d’Amérique Latine, le mont Aconcagua.

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J’étais d’autant plus heureuse d’avoir choisi l’option « laisse toi porter » que j’ai appris l’avant-veille de mon départ que mon amie Julia, que j’avais rencontrée à Isla del Sol et avec qui j’avais passé de merveilleux moments à Uyuni et San Pedro de Atacama, arrivait à Mendoza le même jour que moi ! C’était le hasard total, nous ne nous étions pas consultées. Décidemment, qu’il est bon parfois de ne pas planifier et de laisser le hasard opérer, comme je le relatais dans mon précédent billet. Nous avons convenu de nous retrouver dans la même auberge et de partager une chambre.

Quand je suis arrivée dans la chambre, Julia m’avait laissé un gentil petit mot d’accueil accompagné d’Alfarojes, de délicieux et fameux biscuits argentins au Dulche de Leche, une sorte de caramel crémeux qu’ils mangent du matin au soir.

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J’ai retrouvé Julia peu de temps après mon arrivée. C’est un beau moment de retrouver une personne familière dans un long voyage solo. Nous somme parties dîner en invitant un autre hôte de l’auberge de jeunesse, Corey, un américain de Seattle qui venait également d’arriver.

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Photo courtesy of Julia – http://klisch.net/julia/

Le lendemain le petit groupe s’est agrandi avec la présence de Jonas, un allemand dont nous avons célébré le vingtième anniversaire le soir même dans un très bon restaurant italien, ainsi que deux hollandais et une anglaise. Nous avons découvert ce soir là, un excellent Malbec qui s’appelait… Santa Julia (cela ne s’invente pas).

Nous avons décidé d’aller tous ensemble faire une dégustation de vins tout en parcourant les vignobles en vélo, pratique très répandue à Mendoza.

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Photo courtesy of Julia – http://klisch.net/julia/

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A Mendoza, boire ou conduire… pas besoin de choisir ! Si vous êtes en vélo, la police locale vous raccompagnera en longeant la voie réservée aux cyclistes. C’était assez incroyable et rassurant !

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J’ai finalement passé mes 3 journées à Mendoza à déguster des vins, découvrir les fameux steaks argentins et passer de bons moments festifs avec Julia, Corey, Jonas et nos autres compagnons de route. Des premiers pas en Argentine bien agréables ! Salud y hasta luego !