Pékin et la Grande Muraille

Merveille du Monde, Hutong, Cité interdite, Palais d’été, Temple du ciel, Canard Laqué

Dates du séjour : du 7 au 12 mai 2014

Pékin et la Muraille de Chine marquaient la dernière étape chinoise et asiatique de mon « tour du monde » 2014.

J’étais curieuse de découvrir Pékin et bien entendu la Grande Muraille. On m’avait conseillé de regarder la météo et de réserver mon excursion en fonction des prévisions. C’est ce que je fis et je suis donc partie pour la Grande Muraille dès le second jour de mon arrivée. Le temps était idéal, avec un soleil radieux et une petite brise qui faisait du bien étant donné que j’ai tout grimpé et descendu à pied, avec un retour au pas de course afin de retrouver mon groupe à l’heure pour le déjeuner.

J’avais réservé le tour depuis « La Lanterne Rouge », la guesthouse dans laquelle je logeais et qui m’avait été recommandée par une amie très proche qui avait fait 4 mois de voyages Europe-TransSibérie-Asie avec son mari et ses 3 enfants, ce que je trouve admirable (merci Karine pour le conseil !). The Red Lantern House est une pension familiale chaleureuse située dans les hutongs, les ruelles traditionnelles de Pékin qui ont un charme fou. J’ai cru comprendre qu’il est question de les raser pour construire de nouveaux bâtiments à des fins de spéculation immobilière et j’espère de tout coeur que ce ne sera pas le cas car ces quartiers anciens, pleins de vie, donnent une âme à Pékin, ville par ailleurs très grise, un peu triste avec ses gratte-ciels bétonnés, sans âme justement.

The Red Lantern House : convivial, coloré, bien placé et en plus on y mange bien !

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Le beau quartier autour de la guesthouse : ruelles traditionnelles, parc, lac Houhai et animation nocturne avec la Lotus Lane

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Durant l’excursion vers la Grande Muraille, j’étais en compagnie d’une famille sino-américaine fort aimable. C’était assez touchant de les voir tous ensemble : la petite fille de 10 ans parfaitement bilingue, vive et très dégourdie, ses parents, ses grands-parents américains et sa grand-mère chinoise. Ils ont pris le téléphérique pour monter. J’ai préféré tout faire à pied, non seulement pour l’exercice et le plaisir de découvrir ce lieu mythique mais aussi pour éviter d’avoir le vertige ! Du coup j’étais toute seule pour découvrir cette merveille du monde… enfin, pas si seule que ça, avec pas mal d’autres touristes. Je me suis rendue en effet dans l’une des parties restaurées du mur, assez proche de Pékin, Mutianyu, qui est populaire auprès des familles en raison de son accessibilité et également d’un toboggan géant qui plaît aux enfants (petits et grands…).

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On a beau avoir vu plusieurs images de la Grande Muraille, la découvrir de ses propres yeux est un moment unique. Je ne m’attendais pas du tout à voir un paysage d’une telle beauté ni à ce que cela soit aussi élevé. C’est spectaculaire et impressionnant. Quelques clichés pour vous donner une idée :

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Mon séjour à Pékin s’est poursuivi par la visite d’autres sites incontournables :

La Cité Interdite, un ensemble immense de palais, tombeaux et jardins au nord de la place Tian’anmen, qui mérite une demi-journée de découverte. On peut également y voir des collections d’objets intéressants : bijoux, pendules et horloges exceptionnels d’Asie e d’Europe, parures royales, céramiques, etc.

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La Palais d’été, qui m’a tellement enchantée par sa sérénité et la beauté de ses parcs et de ses ponts que je m’y suis promenée pendant 5 bonnes heures :

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Comme souvent lors de mon séjour en Chine, des touristes locaux m’interpellaient pour me demander s’ils pouvaient me prendre en photo avec eux. J’acceptais bien volontiers en leur demandant la m^me faveur en retour.P1190052P1190067P1190132

Près du magnifique « long corridor » du Palais d’été, aux peintures colorées, se rassemblent des Chinois qui jouent aux jeux de société… ou bien parfois se reposent !

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Le Temple du Ciel est un cadre propice aux amoureux qui se font mitrailler sous tous les angles (y compris par moi…).

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Le temple du ciel inspire également les danseurs. J’aime bien leur côté peace & love. La petite touriste indienne a fait sensation en rejoignant les professionnels sur la piste :

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Enfin, le Temple du Ciel m’a réservé deux très belles surprises. La première, ce sont des cyprès de plusieurs centaines d’années, aux troncs sculptés par la vie, les saisons, les rires, les pleurs, les chuchotements, les cris, les combats, les victoires, les déchirements, les joies. Je trouve ces arbres absolument magnifiques. Ils dégagent un côté presque sacré et inspirent le respect.

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La seconde surprise m’a beaucoup émue. C’était un instant à la fois très simple et très beau. Je m’apprêtais à quitter le parc lorsque j’ai entendu des chants. Je pensais qu’il s’agissait d’un enregistrement musical diffusé dans le parc et j’ai découvert en m’approchant que c’était ‘une chorale. Une cinquantaine de personnes, plutôt âgées, chantaient à l’unisson. Je me suis glissée parmi elles. C’était tellement mélodieux et puissant que cela m’a mis la larme à l’oeil. La force et la beauté qui se dégage des chants  »humains’ m’émeut beaucoup. Cela me fait penser à ma soeur qui chante merveilleusement bien. Et cela me fascine aussi car je chante moi-même comme un canard ! Je suis restée ainsi près de 30 minutes à savourer ce moment, un cadeau de voyage inattendu. Je voudrais pouvoir vous faire écouter la beauté de ces chants mais les videos sont trop lourdes sur ce blog et difficiles à télécharger avec ma wifi limitée.

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Enfin, mon séjour à Pékin m’a permis de retrouver deux compagnons rencontrés à Xian : Markus avec qui j’ai savouré le fameux canard laqué, et Pedro qui m’a fait découvrir son université (immense), le resto U (ce qui m’a ramenée pas mal d’années en arrière !), et fait passer une très belle soirée en m’invitant voir un ballet russe.

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Ainsi s’achève mes 3.5 mois en Asie. Une expérience fabuleuse, pleine de surprises, de découvertes, de rencontres enrichissantes et touchantes. J’ai très rarement été déçue, certes parfois énervée ou un peu angoissée, notamment par les transports et les arnaques (bus Laos-Cambodge), parfois interloquée par les différences culturelles et les contrastes notamment en Chine, mais dans tous les cas constamment émerveillée avec le sentiment de vivre à 300% et d’être en phase avec mon rythme, ma soif d’échanges interculturels, mes passions, mon rêve de voyages indépendants et de photos.

C’est maintenant l’Amérique Latine qui m’attend. C’est un continent que je ne connais quasiment pas malgré mes nombreux voyages précédents. Je n’y suis allée que deux fois lors de déplacements professionnels « éclairs » à Santiago et São Paulo. J’ai été frappée par la lumière, la chaleur des gens et aussi par un sentiment d’insécurité que je n’ai quasiment jamais ressenti en Asie. J’ai hâte de cette nouvelle aventure. Ce sera un challenge encore plus grand car je ne connais pas le continent, je ne maîtrise pas aussi bien l’espagnol que l’anglais et suis consciente qu’il faut redoubler de vigilence dans certains pays, a fortiori lorsqu’on est une femme voyageant seule.

Estoy lista para una nueva aventura ! Hasta luego !

 

 

 

 

 

 

 

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Hangzhou, Xitan et Suzhou

Les belles villes d’eau près de Shanghai

Dates du séjour : 28-30 avril (Hangzhou), 1er mai (Xitan), 4 et 5 mai (Suzhou)

Basée à Shanghai pour quelques jours, j’en ai profité pour visiter les belles villes d’eau qui entourent la mégapole et offrent une ambiance tout à fait différente : apaisante à Hangzhou avec son magnifique lac, pittoresque mais extrêmement bondée à Xitan en compagnie de Béatrice et d’une de ses amies, et enfin Suzhou, « la petite Venise » chinoise prisée pour ses magnifiques jardins.

Une des révélations de mon tour du monde : j’apprécie énormément me promener dans les parcs ou à la campagne et observer les animaux (oiseaux, papillons, tortues, libellules, chiens cabotins, canards, poissons, cochons, etc.). Il faut croire que mes années citadines m’avaient fait oublier les plaisirs simples de la nature.

Et j’apprécie toujours autant circuler à vélo !

Hangzhou

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Xitan : P1170822 P1170829 P1170842 P1170844 P1170845 P1170847 P1170850 P1170853 P1170856 P1170868 P1170870 P1170873 P1170878 P1170879 P1170882 P1170894 P1170895

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Elu à l’unanimité l’un des pires restos de la Chine pour son cadre (et sa nappe en plastique pleine de graisse), son service lent et exécrable et sa nourriture au glucamate !

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Suzhou :

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Shanghai – une mégapole bouillonnante

Dates du séjour : 27-28 avril, 2 mai et 5 mai 2014 (les autres jours visites de Hangzhou, Xitan et Suzhou en rayonnant depuis Shanghai)
La ville de Shanghai m’a plu, pour ses nombreuses facettes et l’énergie qu’elle dégage. J’ai eu également le plaisir d’y retrouver Adri, le Français rencontré lors de mes tous premiers jours de mon périple en Thaïlande et de rencontrer Pierre, le cousin d’une amie française qui a développé avec succès des bars à vins en Chine et m’a généreusement offert plusieurs verres et des tapas (un privilège dans ce voyage en Asie où le vin était rare !).
Restant plus d’une semaine à Shanghai pour visiter également les villes d’eau alentours, j’ai décidé de loger en plein coeur de la concession française, à 5 minutes de deux lignes de métro, dans un bel appartement dans lequel vit une expatriée française, Béatrice, amie d’une collègue. Elle loue une chambre et salle de bain indépendante via AirBnB.  Cela m’a fait du bien de retrouver le confort d’un appartement spacieux et de rencontrer une personne sympathique qui connaît bien la ville et m’a offert un aperçu de sa vie quotidienne d’expat, me faisant même découvrir des clubs branchés et une boîte de nuit chinoise typique !
Je trouve que Shanghai a un petit air de Chicago (le Bund), d’Hong Kong (la skyline vue de la rivière), de Bangkok (les gargotes au pied de rues commerçantes ultra modernes), de New York (pour l’énergie qu’elle dégage) et de Paris avec ses nombreuses boutiques chics et ses grandes avenues dans l’ancienne concession française. Mais la ville a bel et bien son propre caractère et de quoi être fière.
La ville nouvelle de Pudong en est l’un des symboles de Shanghai. J’ai ressenti une étrange sensation à Pudong, l’impression d’être dans une ville de science fiction à la Blade Runner, un peu comme si la vie n’existait pas vraiment, que les gens étaient des robots. Etait-ce parce que ces gratte-ciels démentiels et centres commerciaux aseptisés n’ont que quelques années ? Je n’ai pas du tout eu la même impression de l’autre côté de la berge sur le Bund, qui n ‘est pourtant qu’à quelques dizaines mètres. Les immeubles sont immenses à Pudong, non par manque de terrain, qui est plat et étendu, mais parce qu’il faut forer le sol très profondément pour trouver un sous-sol de roche stable : tout de même 60 m de limons et alluvions fluviaux ! Et seules les hautes constructions peuvent amortir le coût de tels forages, dixit le Guide du Routard. La ville de Shanghai est également la vitrine des innovations chinoises, avec une gare gigantesque très moderne (Hongqiao) qui accueille le réseau ferroviaire le plus dense du monde avec des TGV qui dépassent les 350 km. Il faut s’accrocher pour acheter son billet de train, se faufiler parmi les milliers de passagers et trouver le hall de départ… tout est écrit en Chinois !
Comme je l’ai déjà écrit dans un précédent billet, j’ai été surprise par la barrière de la langue et le fait qu’encore peu de Chinois parlent anglais. Puis j’ai appris que l’écriture chinoise est née il y a 60 siècles et a été unifiée depuis le premier empereur Qin Shi Huangdi, qu’elle est toujours en usage et concerne un quart de l’humanité… Cela fait réfléchir. L’écriture chinoise est en fait un modèle unique de continuité parmi toutes les écritures des grandes civilisations de notre planète. Peut-être est-ce à nous d’apprendre le Chinois ? En 1958 le pinyin a été adopté comme un système de transcription alphabétique unifié pour le mandarin, qui est la prononciation officielle du chinois. Le pinyin est la transcription phonétique du chinois dans l’alphabet latin. Quoi qu’il en soit les Chinois parlant anglais et les non Chinois parlant chinois ont une longueur d’avance sur le reste de la population et de sacrés atouts commerciaux. J’espère d’ailleurs que mon petit frère va poursuivre l’apprentissage du Mandarin.
Tout le long de mon séjour en Chine, j’ai été frappée par les nombreux contrastes, entre traditions et modernité, ruralité et urbanisme extrêmes. Plusieurs images resteront ancrées en moi : les jeunes couples mariés se faisant prendre en photo devant le pont Waibaidu versus les jeunes femmes des communautés ethniques qui sont pliées en deux sous le poids de hottes de pierres qu’elles portent sur leur dos, les boutiques de luxe des grandes villes v. les taudis sanitaires de certains lieux, la démesure des gratte-ciels démentiels de Pudong v. le côté rural des cochons et buffles qui se prélassent dans la boue, les barres d’immeubles inhabitées dans l’agglomération de Shanghai v. les toujours vivantes et fascinantes rizières en terrasses millénaires du Yunnan, le Tai Chi gracieux et les séances d’aérobic dans la rue v. la rudesse de certains comportements (se faire passer devant pour attraper des taxis, se faire refuser par certains chauffeurs de taxis, se faire refuser dans certains restos locaux, parcours du combattant pour acheter une carte sim…), la date de production des produits mais pas la date d’expiration, le réhausseur de goût pas du tout à mon goût (et qui plus est, mauvais pour la santé – les scandales alimentaires n’étant malheureusement pas un mythe) et les odeurs de fritures (notamment le tofu frit) à faire tomber les mouches, la sérénité des parcs et des lacs v. les amas de personnes dans les villes (je n’ai jamais vu une telle densité de personnes dans d’autres pays, même à Tokyo !) et bien d’autres images fortes, parfois très belles, parfois très crues, toujours surprenantes.
Ces contrastes sont parfois le fruit même de la politique. C’est le cas du Hukou, un passeport créé dans les années 1950 par Mao, qui limite la mobilité des Chinois d’une province à l’autre et empêche surtout l’émigration des paysans vers les villes. Les gens des campagnes ont moins accès à la scolarité, à l’emploi et à l’éducation. Pour la première fois, 13 quotidiens ont demandé, en 2010, la suppression de cet abus (source: Guide du Routard).
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30 min de queue pour acheter un ticket de metro ! Le 1er mai est l’une des périodes les plus bondées de l’année…

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Des rues qui grouillent d’individus !

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La poterie appartient à l’humanité entière, mais la porcelaine est une invention de la Chine.
Un jésuite français, le père d’Entrecolles, fit de l’espionnage industriel à Jingdezhen, ville qui ne comptait pas moins de 1 million d’artisans et 3000 fours. Il dévoila à l’Europe du XVIII ème siècle la technique et les secrets de la porcelaine chinoise : emploi du kaolin et de fours spéciaux pour obtenir une température très élevée, nécessaire à la fusion de cet argile. De là naquirent les fameuses porcelaines de Limoges, puis de Saxe (source : Guide du Routard).
J’ai été subjuguée par la salle des céramiques et porcelaines du musée de Shanghai et ai beaucoup apprécié ce musée de manière générale pour ses calligraphies, peintures, sculptures anciennes, mobilier des dynasties Ming et Qing (on comprend mieux comment elles ont inspiré l’art nouveau), costumes et masques des nombreuses et si variées ethnies chinoises (56 !).
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Xian et la dynastie des Qin

Tchin Chine !

Dates du séjour : du 24 au 26 avril 2014

Rendons tout d’abord à César ce qui lui appartient, ou plutôt au Routard. Le jeu de mot « Tchin Chine » et la plupart des informations historiques de ce billet sont en effet extraites du Guide du Routard sur la Chine. J’ai souvent du mal à me plonger dans les pages historiques des manuels de voyages mais cette fois je l’ai fait avec envie et curiosité, intriguée par ce pays-continent et cette civilisation millénaire qui m’a surprise chaque jour durant mes trois grosses semaines de découvertes de la Chine.

Alors plongeons-nous dans un peu d’Histoire… Saviez-vous par exemple que l’armée de terre de Xian et la Grande Muraille, les deux sites touristiques les plus importants du pays, émanent tous les deux du premier empereur de Chine ?

La dynastie des Qin (se prononce « Tchin », 221-207 av J.-C) aurait donné son nom à l’empire qui sera la Chine. Yin Zeng, roi de Qin décide en 231 av J.-C. de conquérir les royaumes qui jouxtent le sien. Il y parvient et devient le premier empereur de Chine. Après 20 ans de luttes et de divisions, le premier empereur réussit ainsi à imposer l’unité territoriale et met en oeuvre des réformes politiques, sociales et culturelles dont l’unification de l’écriture, des lois, poids, mesures et essieux des chars. Dans l’espoir de protéger son royaume des incursions turco-mongoles venues du Nord, il réunit différents tronçons de murailles préexistant. En 215 av J.-C est créée la Grande Muraille. Mégalo, il voulait un tombeau grandiose… C’est ce qui a été révélé en 1974 par un paysan qui creusait son puits et qui a découvert les premiers vestiges d’un archer de la désormais légendaire armée de terracotta. Ce paysan a obtenu à l’époque 10 yuan du gouvernement et aujourd’hui, à l’âge de 80 ans, il signe et dédicace les livres du musée…

A ce jour, près de 1000 statues ont été découvertes dans la fosse nº1 qui en renfermerait 5000 supplémentaires. Elles mesurent de 1,75 à 1,96 m et frappent par leur grande taille et leur faciès expressif, chaque guerrier ayant un visage différent. Le site archéologique est immense : une surface de 230 m de long et 62 m de large, 11 tranchées de soldats ordonnés par rangs de quatre et regardant l’Est barbare… J’ai juste regretté de l’avoir visité au pas de course, dépendant d’un groupe de touristes.

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P1160992 P1160994Un autre musée bien moins connu et bien moins fréquenté (très appréciable !) m’a également beaucoup plu : le tombeau de l’empereur Jengdi. Le musée est très bien mis en scène tout en respectant les fouilles qui perdurent et perdureront durant des décennies tant il y a encore à découvrir. Le musée enterré Han Yangling permet en effet d’observer via une paroi de verre 10 des 81 fosses et mausolée de Han Yangling, dernière demeure de Hingdi, quatrième empereur de la dynastie Han (157-141 av J.-C.). Les 1500 figurines d’animaux domestiques dans l’une des fosses ne m’ont pas laissée indifférente. Là encore, la découverte est récente et surprenante : le site a été révélé en 1990 par un ouvrier travaillant à la construction de l’autoroute vers l’aéroport… Il semble que cette région chinoise réserve encore bien des surprises et merveilles archéologiques. Encore des décennies de découvertes à venir ! Il faudra que je revienne lors de ma retraite… Je ferai un crochet depuis Luang Prabang !

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Guilin et Yangshuo

Les rizières en terrasses de l’échine du Dragon et les splendides formations karstiques de Yangshuo

Dates du séjour : du 21 au 23 avril 2014 – Chine

Toujours pas lassée par l’exploration des rizières, j’ai choisi d’aller voir la région de Guilin, bien plus connue que Yuanyang pour ses rizières en terrasses, et bien plus touristique également.  La région est également renommée pour les superbes paysages de montagnes karstiques et rivières sinueuses qui entourent la ville de Yangshuo, à une heure de Guilin. La ville de Guilin m’a déçue, mais il faut dire que je n’ suis pas restée bien longtemps. Je me suis inscrite dès mon arrivée à l’auberge de jeunesse pour une excursion dans les « rizières en terrasses de l’échine du Dragon » à 2h30 de route de Guilin. Je suis partie tôt le lendemain matin avec quelques autres backpackers sous des trompes d’eau. Il a plu des cordes durant tout le trajet en mini-bus. Nous avons eu beaucoup de chance car cela s’est bien calmé à notre arrivée.  Le nom des sentiers était aussi poétique que celui des rizières : « Music from Paradise » et « Thousand layers to the heaven »… La grande différence avec les rizières de Sapa au Vietnam et celles du Yunnan était l’architecture des villages avec un style qui n’était pas sans rappeler celui de nos stations alpines. P1160004 P1160005 P1160011 P1160015 P1160016 P1160018 P1160024 P1160026 P1160027 P1160034 P1160038 P1160039 P1160043 P1160045 P1160054bis P1160070 P1160071 P1160073 P1160081 P1160088 P1160097 P1160101 P1160120 P1160121 La ville de Guilin : P1160129 P1160131 P1160135 P1160136Dès mon arrivée près de la ville de Yangshuo, où je me suis rendue le lendemain, j’ai été impressionnée par le paysage étrange et magnifique : des pics karstiques qui entouraient les routes verdoyantes. Pas étonnant que la rivière Li et ses formations karstiques aient été choisies pour illustrer le billet de banque de 20 yuans comme un symbole de fierté de la Chine. Arrivée en fin d’après-midi, j’ai pris un billet pour un spectacle en plein air supposé grandiose réalisé par Sanjie Liu qui avait chorégraphié les J.O. de Pékin. Le spectacle se nomme « Impression » et se passe en plein air sur la rivière avec les montagnes en toile de fond. Cela vaut le coup rien que pour le cade mais le spectacle en lui-même est également très réussi, avec d‘impressionnants effets de sons et lumières. Il pleuvait au moment où j’y suis allée ce qui n’a pas empêché la programmation et même donné au spectacle un côté un peu mystique avec les brumes naturelles. Chaque spectateur s’est vu remettre un poncho de pluie transparent, c’était assez drôle à voir.

P1160141 P1160148 P1160149 P1160177 P1160180 P1160184 P1160188 P1160198 P1160208 P1160209 P1160213 P1160220 P1160222 P1160230 P1160243 P1160245 P1160257 Le lendemain je n’avais qu’une grosse demi-journée, bien trop peu de temps pour bien profiter de ce cadre magnifique. L’auberge m’a conseillé un circuit qui alliait vélo et raft bambou. J’ai été honnêtement déçue par le trajet en vélo qui passait essentiellement sur des routes alors que je m’attendais à être dans la nature. L’heure et demi de « bamboo raft » était en revanche relaxante et amusante, encore un nouveau moyen de transport que j’ignorais. Un cousin du bamboo train en quelque sorte. J’ai par ailleurs de nouveau eu un pneu à plat (cf à Bagan en Birmanie), ce qui n’a pas facilité ma course en vélo, d’autant plus que j’étais contrainte par le temps. Je devais attraper un mini-van en début d’après-midi qui m’emmenait à l’aéroport de Guilin direction Xian. J’avais déjà pris mes billets et le regrettais un peu car je serai bien restée deux jours de plus à Yangshuo. Je conseille d’ailleurs aux personnes souhaitant visiter cette région d’être basées à Yangshuo plutôt qu’à Guilin.
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Pêcheur aux cormorans

Pêcheur aux cormorans

Bataille d'eau entre étudiants

Bataille d’eau entre étudiants

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Une journée à Kunming – Chine

Date du séjour : 20 avril 2014

J’ai pris un bus de nuit, avec une véritable couchette, depuis Duoyishu dans le sud du Yunnan afin de rejoindre la capitale de la province, Kunming. Je suis arrivée de bon matin et j’avais la journée entière avant de prendre un avion pour Guilin.

J’en ai profité pour visiter un temple, me promener dans le quartier commerçant, un quartier trendy et autour du parc. J’ai essayé d’acheter, en vain, une carte sim. Cela semble être le parcours du combattant entre les difficultés de converser et le fait qu’ils semblent demander systématiquement un carte d’identité chinoise.

Kunming me paraît être une ville agréable à vivre, avec des quartiers variés et des espaces verts, située par ailleurs dans une région où il y a beaucoup de sites à découvrir. La prochaine fois que j’en aurais l’occasion, je pense passer plus de temps dans le Yunnan afin d’explorer la région. Les rizières de Yuanyang m’ont éblouie. Je suis contente d’être arrivée par voie terrestre via la frontière terrestre et d’avoir pu inclure cette découverte dans mon périple.

Quelques clichés de Kunming :

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Yunnan – Premières impressions chinoises

De sublimes rizières en terrasses… qui se méritent !

Dates su séjour : du 16 au 19 avril 2014

Dès mes premiers pas en Chine, j’ai senti que mon périple prenait un sacré tournant et que le choc culturel allait être grand. Après une première soirée mémorable à Hékou, à 3 km seulement  du Vietnam, j’étais fin prête pour rejoindre les mythiques rizières de Yuanyang à environ trois heures de route. Déjà séduite par celles de Sapa, j’étais curieuse de savoir si elles allaient être comparables ou non. Quelques handicaps de départ néanmoins : absolument personne ne parlait anglais à part la charmante guide touristique rencontrée la veille dans le hall de l’hôtel et j’avais des infos très floues sur les horaires du bus censé m’emmener à Duoyishu où j’avais réservé ma guesthouse. Aucune indication dans le Lonely Planet ou sur internet. Un guide de Hanoi m’avait indiqué que le bus partait à 7h, celui de Sapa m’avait dit 9h et je ne savais toujours pas où se trouvait la station de bus malgré mes tentatives de renseignements auprès des locaux. La guide touristique de la veille m’avait donné rendez-vous dans le hall à 8h et avait dit qu’elle m’aiderait. J’étais soulagée quand je l’ai vue arriver pile à l’heure. Elle a hêlé un taxi et m’a déposée près de quelques individus qui stationnaient à côté de 2 mini vans.

La plupart des hommes avaient relevé leur t-shirt ou chemise au niveau de leur poitrine laissant ressortir leurs bidons grassouillets. Ils crachaient fréquemment et se mouchaient, sans mouchoir, en éjectant leur morve sur le trottoir. J’avais entendu parler des crachats mais pas de la manière de se « moucher »… c’était perturbant pour ne pas dire écoeurant. J’ai appris plus tard qu’il ne faut pas garder les impuretés en soi dans la culture chinoise, d’où cette pratique. Il parait qu’ils trouvent dégoûtant de leur côté que l’on souffle dans des mouchoirs. Je sais que cela choque aussi les Japonais, qui eux font preuve d’une discrétion absolue en se cachant dès qu’ils doivent se moucher, y compris au niveau sonore. Bref, de sacrées différences culturelles !

Après des altercations entre deux chauffeurs qui me revendiquaient chacun comme future cliente, du moins c’est ce que j’ai supposé, la guide m’a indiqué lequel des deux rejoindre et le tarif à régler, qui était peu élevé. Elle m’a ensuite dit au revoir car elle devait rejoindre son travail. Je l’ai remerciée chaleureusement pour toute son aide. Je ne sais pas trop où j’aurais passé la nuit sans elle… Il était environ 8h15. Le chauffeur m’a dit de monter à l’avant du véhicule, ce que j’ai fait. Mais de son côté, il restait debout à l’extérieur en arpentant le trottoir avec 3-4 autres personnes autour de lui. En bonne citadine impatiente, je regardais ma montre toutes les 5 minutes sans comprendre pourquoi on ne démarrait pas. Au bout de 15 min je suis ressortie du véhicule. J’ai essayé de demander au chauffeur et autres individus qui semblaient attendre comme moi, à quelle heure on partait en leur montrant ma montre, mais je ne comprenais rien à ce qu’ils me répondaient… Du chinois au sens propre et figuré ! Au bout d’environ une heure d’attente, j’ai enfin compris qu’on attendait que le minivan se remplisse pour démarrer… J’ai attendu 45 minutes de plus avant qu’on ne le fasse, en réalisant combien ce type d’expérience mettait à mal (à moins que ce ne soit à bien ?) mon impatience. C’est un sentiment curieux surtout lorsqu’on ne comprend absolument rien autour de soi. Nous avons roulé une heure sur une belle autoroute. J’étais surprise de la qualité de la route surtout en comparaison avec les routes défoncées du Laos, Cambodge et Birmanie.

Arrivés dans un village, le minivan s’est arrêté et tous les passagers sont descendus. Cette fois il ne m’a fallu que deux minutes pour comprendre que c’était reparti pour un long tour de poireautage à attendre d’autres passagers. J’ai également réalisé à ce moment là que le trajet allait être beaucoup plus long que les 3 heures auxquelles je m’attendais… Du coup j’ai sorti mon PC pour trier mes photos, ce qui m’occupe bien en général, étant donné la quantité phénoménale de mes clichés. J’avais à peine trié 100 photos que le chauffeur m’a criée dessus tout en sortant mon sac à dos du coffre et en pointant du doigt un bus local en piètre état qui venait de s’arrêter. J’ai refusé de changer de véhicule en lui disant que j’avais payé pour le minivan et non pour le bus mais il a jeté mon sac dans le couloir du bus sur un amoncellement d’autres bagages, ne me laissant pas d’autre choix que de sauter et de me frayer un chemin pour trouver une place assise entre la mamie et les poules qu’elle essayait de calmer sous son siège et pas mal de gars qui fumaient tous comme des pompiers, le bide à l’air. Et voilà, c’était donc ça… l’aventure routarde à son comble, narrée par moult voyageurs !

Le trajet en bus a duré jusqu’à 4h de l’après-midi. On s’arrêtait dans tous les villages sans que je sache où l’on était ni combien de temps on s’arrêtait. Je n’osais pas sortir de peur que le bus ne reparte avec mon sac et me laisse en plan. C’est l’un des inconvénients lorsqu’on voyage seul : personne ne peut vous garder votre sac. Je me suis quand même ruée aux toilettes lorsque le chauffeur a fait le plein d’essence, en expérimentant des WC qui restent dans le top 3 des pires de mon voyage : pas de porte individuelle, une tranchée en béton avec une fosse d’un mètre jamais nettoyée, une odeur forcément abominable et évidemment ni papier ni savon ni robinet. J’ai vite réalisé qu’en Chine, à part dans les hébergements où les toilettes étaient en général correctes, il faut TOUJOURS avoir sur soi un rouleau de papier et du gel antibactérien. Même dans des musées de renommée internationale comme celui de l’armée de Terracotta à Xian, les toilettes étaient nauséabondes… Expérience de transport totalement inoubliable et éreintante à laquelle s’ajoutait le stress de ne pas savoir où j’étais ni quand j’allais arriver et un estomac qui était ronchon car le petit paquet de chips acheté lors d’un court arrêt ne lui suffisait pas, sans compter la saturation de graisse avec le fast food miracle de la veille.

Je suis finalement arrivée à Xinjie vers 16h, ai négocié un transport direct avec un taxi privé pour les 45 dernières minutes. La route avait complètement changé : rien à voir avec l’autoroute du matin. Nous étions sur une petite route de montagne surplombant une majestueuse vallée où j’apercevais déjà de belles rizières. J’étais fatiguée mais émue, émue d’être dans ce drôle de pays qui éveillait ma curiosité depuis quelques années et dans lequel je n’étais jamais allée auparavant, à part à Hong Kong, qui est à des années lumières de ce paysage du Yunnan… J’avais fortement insisté auprès du chauffeur pour qu’il me laisse juste devant la guesthouse que j’avais réservée dans le Lonely : Jacky’s Guesthouse. Or il insistait pour que je descende sur un parking. Alors que je râlais, un couple de Français est passé devant nous en confirmant que le chauffeur ne pouvait pas descendre plus bas dans le village et qu’eux mêmes cherchaient Jacky’s guesthouse. Du coup, j’ai extrait mon sac du coffre et les ai rejoints.

Nous avons traversé le village en long, en large et en travers pendant 20 bonnes minutes avant de trouver la guesthouse. J’étais soulagée d’être tombée sur ces deux compatriotes d’autant plus qu’ils avaient l’air sympas et beaucoup plus détendus que moi… 9 heures de transport au lieu de 3, cela m’avait pas mal secoué ! Ma fatigue s’est presque envolée quand je suis arrivée sur la terrasse de la guesthouse, avec une vue époustouflante sur les rizières dans lequel le village était niché. Les deux morceaux de saucisson offerts par une famille de Français et le bon repas du soir ont fini de me revigorer.  Quelle récompense après cette laborieuse journée de transport ! Et ce n’était que le début. Le lendemain m’attendait l’une des plus belles surprises de mon périple : l’un des plus beaux levers de soleil de ma vie, un marché local extra-ordinnaire (quasiment aucun touriste, communautés ethniques revêtant leurs plus beaux habits et marchandant poulets, bidasse, légumes et tofu), et une rando fabuleuse à longer villages et vallées avec rizières en terrasses multicolores, le tout avec Anne et Foucault dont j’ai grandement apprécié la bonne humeur constante et leur sens de l’orientation bien plus développé que le mien ! L’une des plus belles journées de mon périple ainsi que la suivante où nous nous sommes cette fois aventurés SUR les rizières. Et j’ai quitté le village avec l’aide d’un autre français fort aimable, Benjamin, qui parlait chinois et a négocié pour moi un taxi jusqu’à  Xinjie, ville où j’allais prendre un bus de nuit « couchette » pour Kunming.

Lever de soleil depuis Jacky’s guesthouse :

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Le marché local dans un village voisin de Duoyishu :

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