Premier saut à Rio… quasi fiasco !

Allergie, Mosquitos & Amigos

Dates du séjour : du 26 au 27 août 201

Il n’est pas toujours évident de trouver un endroit où dormir dans les grandes villes que l’on ne connaît pas, surtout quand elles ont la réputation d’avoir des quartiers mal famés et que les tarifs sont élevés. J’ai donc demandé des conseils à d’autres voyageurs et amis brésiliens et ai choisi la Pousada Bonita Ipanema, Ipanema me semblant le quartier le plus adapté pour profiter de Rio et me sentir en sécurité (mais certainement pas le plus adapté pour les budgets serrés !).

A mon arrivée à l’aéroport, j’ai opté pour la compagnie de taxi « officielle », 30% plus chère que d’autres compagnies. Je préférais en effet ne pas lésiner sur le budget dès que cela concernait ma sécurité, d’autant plus que j’arrivais tard la nuit. On m’a relaté que plusieurs « faux taxis » emmènent parfois leurs passagers dans des favelas pour les détrousser. Ce n’était pas vraiment le type d’expérience que je recherchais… Mon trajet s’est bien déroulé. Ma première surprise a été de voir que la pousada se trouvait dans une rue en pleine construction, avec des travaux à quelques mètres de l’entrée. L’hostel était à première vue classe et design, avec une jolie piscine dans un patio intérieur en teck, des transats avec des coussins colorés… bref, une belle première impression !

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J’ai quelque peu déchanté quand je suis arrivée dans le dortoir après avoir traversé un escalier étroit et raide. L’état des matelas laissait à désirer et ne m’inspirait pas. Il faisait chaud dans la chambre et il y avait deux autres occupants qui étaient déjà installés et prêts à s’endormir, du coup je me suis faufilée dans le lit après un discret « hello and good night » en essayant de faire le moins de bruit possible. Ils avaient laissé la fenêtre ouverte. Je n’ai pas osé la fermer et mettre la clim malgré la chaleur, d’autant plus que je suis moi-même peu adepte de l’air conditionné durant la nuit.  Très rapidement, j’ai commencé à me faire attaquer par des moustiques. J’avais beau m’être recouverte au maximum avec le drap et avoir mis une lotion, les « mosquitos » de Rio étaient déchaînés : ils avaient visiblement décidé de faire de mon visage un lieu de carnaval pour me souhaiter la bienvenue !

Au bout de quelques temps, j’ai commencé à avoir du mal à respirer et à me sentir gonfler. Je ne sais pas si c’était dû au stress ou aux moustiques mais je reconnaissais en tout cas des symptômes déjà ressentis lors de mes séjours en Birmanie et au Cambodge dans lesquels j’avais eu mes premières crises d’allergie… Je me suis extraite de mon lit et ai récupéré dans ma trousse de secours des anti-histaminiques que j’ai avalés illico presto. J’étais mal en point, avec du mal à respirer, et ai décidé de prendre l’air dans le patio. Il m’a fallu pas mal de temps pour récupérer et retrouver un souffle normal. J’ai en fait passé une nuit quasi blanche. Heureusement qu’une amie française était en chat avec moi à l’autre bout du globe pour me changer les idées !

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Cette pousada avait pourtant l’air sympa ! Les chambres au-dessus de la piscine étaient sûrement plus agréables que le dortoir plein d’acariens…

Le lendemain matin, j’ai croisé mes « colocs » de dortoir et ai découvert après avoir commencé à leur parler en anglais, qu’il s’agissait en fait d’un couple de Français ! Guillaume et Laura étaient en vacances au Brésil pour 3 semaines. J’ai partagé avec eux mes désagréments nocturnes et ai appris que Laura avait eu également des difficultés à respirer. Sachant qu’elle était allergique aux acariens, cela m’a donné une piste pour identifier la nature de ma propre allergie… Le temps était vraiment maussade et la météo des prochains jours peu encourageante avec du temps gris et des averses annoncées. Pour moi, Rio était synonyme de plages magnifiques et d’une baie ensoleillée à perte de vue… j’avais oublié que la météo peut nous jouer des tours et que certaines villes perdent énormément de leur attrait dans ces conditions. Cela m’a aussi fait réaliser de nouveau à quel point j’avais eu de la chance jusque-là côté météo depuis le début de mon périple 7 mois plus tôt !

En discutant avec Laura et Guillaume, j’ai appris qu’ils partaient le lendemain pour Ilha Grande, une île située à 4 heures environ de Rio, et que l’on m’avait recommandée. Voyant que les prévisions météo étaient plus clémentes pour Ilha Grande que pour Rio, et ayant quelques jours de flexibilité avant mon avion pour Salvador de Bahia déjà réservé, j’ai décidé de changer mes plans et de les suivre à Ilha Grande, d’autant plus qu’ils étaient bien sympas. Je n’avais de toutes façons pas envie de rester à Rio dans ces conditions.

J’ai passé la journée à me reposer (ce qui est rare si vous suivez mon blog et le rythme de mon voyage !) et à organiser mon court séjour à Ilha Grande en réservant la navette qui pouvait m’y conduire et deux nuits sur l’île, prévoyant de revenir le dimanche et le lundi à Rio pour donner une nouvelle chance à cette ville mythique… J’ai quand même eu un souvenir très agréable de ce premier « sAut à Rio » en retrouvant à dîner Sergio, un ami brésilien que j’avais rencontré à Paris quelques années auparavant et qui habite Rio ainsi que Laura et John, un couple d’anglais rencontrés au nord du Chili à San Pedro de Atacama et qui étaient à Rio en même temps que moi.

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Et de deux. (Urticaire le retour)

Jeudi 20 mars 2014

Je reconnais maintenant ces petites plaques blanches qui manifestent immédiatement leur présence par une démangeaison qui crie « Coucou je suis là ! Je suis là pour te démanger ! Tralalalala !  » Calamity Mary s’enduit de Calamine, la lotion remise par le médecin en Birmanie, tout en en renversant sur son pantalon. Ce n’est pas grave, je comptais justement faire une grosse lessive demain… Je regarde au passage sur internet ce qu’est la Calamine mais la wifi s’est couchée et dort à poings fermés. A moins qu’elle n’ait fait le mur et s’éclate en boîte malgré le couvre-feu gouvernemental (minuit au Laos…). En tout cas, une chose est sûre, elle n’est pas dans la chambre 1 de la Syri Guesthouse 1 de Vientiane. A défaut de wifi et de moutons, il ne me reste plus qu’à compter les vaches et buffalos, nombreux, qui ont croisé mes routes ces derniers jours.

Ce que je reconnais moins au réveil, ce sont mes yeux. J’entraperçois depuis leur fente de 2 mm que mes paupières ont quintuplé de volume. Je me sens à ce moment là proche parente d’Elephant Man. Et ceci n’a bien sûr rien à voir avec mon trek sur le sympathique pachiderme de Luang Prabang. N’insistez pas, je ne partagerai pas cette fois-ci de photo. Bon, au moins cette fois je ne suis pas au fin fond de nulle part, sur un matelas dans une cabane en bambou dans un village sans eau courante ni électricité. Le seul hic c’est que je n’ai pas d’antihistaminique. Bien que ma trousse à pharmacie représente un bon cinquième du poids de mon sac à dos, j’ai « zappé » ces medocs dans ma liste longue comme le bras. J’appelle mon assurance santé (la MAIF que je recommande pour la qualité de leur suivi) et leur demande les meilleures endroits pour consulter un médecin à Vientiane : centre médical de Ambassade de France ou hôpital international de Mahosot en alternative. Bonne nouvelle, les deux sont accessibles à pied depuis mon hostel. J’appelle le centre médical qui me dit de venir à 13h30, heure d’ouverture, sans rendez-vous, et je me rends au Banneton, le café/boulangerie français que j’avais déjà testé à Luang Prabang car mon estomac commence à crier famine avec toutes ces émotions. J’ai testé la veille au soir un plat typiquement laotien, l’áw lám, une soupe de boeuf et d’herbes, mais je me demande si mon allergie ne vient pas d’un ingrédient asiatique et avoue avoir plaisir à retrouver une quiche saumon épinards après 50 jours de nouilles et de riz (bon ok, à part les boulangeries de Luang Prabang et le Burger King de l’aéroport de Bangkok). Il y a plusieurs speci-men séduisants dans ce café (je ne parle pas des croissants) et au moment où je me dis ça, je réalise que j’ai ôté mes lunettes de soleil. Donc non seulement j’ai les yeux complètement bouffis, mais en plus un petit souvenir de ma quiche, comme je le constate quelques minutes après en me souriant bêtement devant le miroir des toilettes. La Juliette en herbe (vous noterez mon jeu de mot) s’éclipse alors le plus discrètement possible devant ces Romeos qui n’ont cure (dent) de ma présence…

Le médecin ne peut se prononcer sur la cause des crises urticaires tant ce type de diagnostic est compliqué et mériterait une batterie de tests. Cela peut être une allergie alimentaire ou déclenché par les acariens ou l’air ou la chaleur ou un ver que j’aurais pu récupérer dans les aliments. Et la Malarone peut aussi m’avoir fragilisée. Je vais d’ailleurs l’arrêter et la conserver uniquement en mode curatif sur les conseils du médecin. Je repars avec une belle facture ainsi que des antihistaminiques, de la cortisone en cas de crise sévère durant mon voyage, une pommade pour soulager les démangeaisons (a priori plus efficace que la Calamine que l’on donne apparemment aux bébés) et autre un médoc pour éliminer tout ver potentiel. Je précise que je n’ai jamais eu d’allergie auparavant, il fallait que cela se déclenche pendant mon tour du monde… La bonne nouvelle, c’est que la balance du docteur affiche moins deux kilos au compteur. Je pense que l’élimination fromages, pain, vin doit y être pour quelque chose. Pour fêter cela, et parce que j’ai marché 7 heures d’affilée dans l’après-midi, je m’offre un nouveau met bien européen : une pizza « charcutière » saucisse, salami, coppa, chorizo, mozzarella, tomates confites. Succulente, au feu de bois, pâte et garniture parfaites et relevées juste comme il faut avec de l’origan et du basilic. J’ai longuement lorgné sur la crème caramel mais je n’avais vraiment plus faim. Peut-être vais-je revenir demain…

Quand l’appétit va, tout va, allergie ou pas.

A défaut des photos d’Elephant Woman, en voici quelques unes de Vang Vieng et de Vientiane.

Vang Vieng

J’ai passé une belle journée de balade à vélo (malgré les chemins rocailleux qui secouaient mon vélo de ville et le fait que je sois partie en plein cagnard…), en croisant au passage un groupe de sympathiques étudiants en médecine espagnols. Nous sommes allés ensemble au Lagon Bleu nous rafraîchir dans cette belle piscine naturelle puis j’ai dîné avec eux et leurs autres compagnons de route, car ils étaient 11 au total, dont 7 à être restés à l’hostel pour cause de gastro. Le lendemain matin, je les ai rejoints pour l’incontournable sortie de « tubing », légendaire à Vang Vieng. On descend la rivière dans des chambres à air. C’était drôle et bien agréable avec la chaleur qu’il faisait. Des bars longent la rivière et la plupart des « tubers » font en fait la tournée des bars, d’où certains accidents malheureux, notamment à la saison sèche lorsque la rivière est très basse et les rochers bien pointus. J’ai dû à regrets abandonner la clique pour attraper le bus de Vientiane du début d’après-midi. Tant pis pour la tournée des bars… En parlant de bars, j’ai évité autant que possible ceux où l’on apercevait divers zombies qui « fixaient » la série Friends, en train de planer avec je ne sais trop quelle substance. Quel dommage de rester plantés comme des légumes dans un endroit aussi idyllique…

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos - Lagon Bleu

Vang Vieng – Laos – Lagon Bleu

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Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos - Car wash !

Vang Vieng – Laos – Car wash !

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

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Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

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Le Tubing – l’activité phare de Vang Vieng

Vientiane 

Je n’ai pas vraiment visité Vientiane, seulement marché dans la ville et profité d’être dans la capitale pour aller voir le médecin, poster un colis, recharger les batteries et me goinfrer (cf ci-dessus).

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

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Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos