Atins – Lençois Maranhenses II

3 jours entourée de sable, lagons, singes malicieux, ibis rouges, libellules et guaravira

Dates du séjour : du 13 au 16 septembre 2014

P1300940

Après une première découverte des dunes de Maranhanses près de Barreininhas, une nouvelle escapade m’attendait dans une partie plus sauvage du parc naturel : direction plein Nord à Atins !

Pour arriver à Atins, j’ai fait une balade en « bateau volant » appelé vooadeiras sur le Rio Preguiças, « fleuve paresse »… Le circuit, qui débute de bon matin jusqu’en fin d’après-midi, nous fait traverser la zone protégée des Petits Lençois, bordée de mangrove et de bancs de sable. Nous avons fait un premier arrêt à Vassouras où des singes capucins rivalisent de facéties pour chaparder de quoi manger auprès des nombreux touristes :

P1300795 P1300803 P1300807 P1300810 P1300827 P1300828 P1300832 P1300844 P1300849 P1300853 P1300854

Nous avons poursuivi la navigation vers le Farol/phare de Preguiças qui offre un beau point de vue du haut de ses 160 marches :

P1300855

P1300861 P1300863 P1300864 P1300868 P1300870 P1300872

Puis nous nous sommes arrêtés déjeuner à Caburé, une langue de sable coincée entre le fleuve et l’océan Atlantique où les quads détonnent un peu au sein de ce magnifique paysage sauvage :

P1300882 P1300883 P1300884 P1300890 P1300891

En remontant sur le bateau qui nous a amenés à Atins, nous n’étions plus qu’une poignée de visiteurs, laissant derrière nous des centaines de touristes qui avaient fait la balade allez-retour sur le Rio Preguiças depuis Barreirinhas. Je n’étais pas mécontente de retrouver plus de calme et d’authenticité. Je ne m’attendais toutefois pas à ce que tout le village soit entièrement construit sur du sable.  Trois jours à marcher non stop dans du sable, rien de tel pour muscler les mollets ! J’ai été très agréablement surprise par la pousada que l’agence de voyage de Saõ Luis m’avait réservée ; la pousada Irmaõ était bien située, spacieuse et joliment décorée avec de grands bungalows individuels qui comprenaient une ravissante salle de bain en galets et coquillages, un hamac individuel, ainsi que de grand espaces communs pour les repas. J’ai donc savouré ce soir-là la quiétude du lieu en bouquinant et contemplant une jolie libellule rouge depuis mon hamac… Il semble que l’observation des libellules me détende beaucoup depuis ma découverte de cette activité au Vietnam ! 😉

P1300892 P1300893 P1300895 P1300898

Le lendemain j’ai eu droit à un moment extrêmement privilégié : la visite privée du parc naturel avec un guide, en fin d’après-midi avec coucher de soleil à la clé puis dîner dans l’un des meilleurs restaurants de crevettes de la région. Je vous laisse « m’accompagner »… quel luxe de vivre un moment pareil entourée de lagons qui scintillent et de dunes qui semblent être vivantes tant le vent les façonne… Cette video vous donnera une meilleure idée de ce que j’ai pu ressentir…

P1300899 P1300902 P1300904 P1300907 P1300911 P1300914 P1300918 P1300919 P1300922 P1300926 P1300930 P1300932 P1300935 P1300936 P1300943 P1300945 P1300946 P1300947 P1300948 P1300951 P1300953 P1300954 P1300957 P1300958 P1300960 P1300962mfc

P1300965 P1300968 P1300968b P1300969

Le lendemain , outre une pause massage fort agréable dans le village, je suis partie avec un pêcheur à la rencontre des ibis rouges qui semblent aller tous se coucher à la même heure dans une mangrove caressée par les rayons du soleil couchant…

P1300974 P1300976 P1300979 P1300980 P1300985 P1300992 P1300997 P1300998 P1300999 P1310003 P1310010 P1310016 P1310024

Je m’étais bien habituée à ces moments privilégiés de quasi solitude mais un invité surprise a fait son entrée… alors que le pêcheur me ramenait tranquillement à Atins, j’ai senti soudain un truc bizarre dans mon dos… il s’agissait d’un grand et long poisson luisant, aux dents acérées, complètement paniqué, qui ressemblait à une anguille… et venait bêtement de sauter dans notre bateau ! Il paraît que ce poisson, le guaravira, n’est pas mauvais du tout… Le pêcheur a donc fait d’une pierre deux coups ce soir là : une balade en bateau avec une touriste et une pêche fortuite !

P1310036 P1310039

Ce séjour à Atins marquait ma dernière visite au Brésil, pays qui m’a enchantée et dans lequel j’espère revenir. Je suis repartie ensuite via divers véhicules (bateau, mini bus, navette) direction Barreirinhas puis Saõ Luis où un vol nocturne m’attendait pour retrouver un pays dans lequel j’étais passée rapidement et que je comptais bien explorer au maximum durant mes trois dernières semaines du périple sud-américain : l’Argentine !

En dernière anecdocte, je vous confierai que le Brésil m’a ravie jusqu’à mes toutes dernières minutes avec une belle rencontre dans la navette m’emmenant à l’aéroport : celle d’un jeune pilote d’avion brésilien qui venait de finir sa saison dans les Lençois Marenhenses. Son job consistait à faire voler les touristes au-dessus des dunes… Nous avons passé quelques heures ensemble à l’aéroport à papoter et partager des photos. Les vues ariennes qu’il m’a montrées étaient sublimes. Ces « draps » de dunes et lagons sont encore plus beaux vus du ciel. Muito legal jusqu’à la fin !

 

 

Publicités

Barreirinhas – Lençois Maranhenses

Mirage brésilien… 

Dates du séjour : du 11 au 13 septembre 2014

Imaginez un immense désert de dunes parsemées de lagons turquoises… Un mirage me direz-vous !

P1300935P1300709

En mai 2014, lors d’une escale en France entre mon périple asiatique et celui de l’Amérique du Sud, je suis tombée sur le magazine National Geographic dont la couverture titrait « Spécial Brésil ». Plongeant dans les lagons qui se trouvaient sur la couverture du magazine, je me suis faite happer par une dizaine de pages présentant les incroyables « draps de Maranhenses », nom brésilien donné à cet écosystème unique au monde où un immense désert de dunes se voit chaque année arroser par des litres de pluie, offrant un paysage extraordinaire et unique au monde. J’ai refermé le magazine et souri : je venais de décider sur le champ que je m’y rendrai.  Cela n’avait pas l’air simple d’accès mais tudo é possível, surtout lorsqu’on a la chance d’avoir quatre mois devant soi.

Quatre mois plus tard, je me retrouvais donc à l’aéroport de São Luis, le plus proche du parc naturel de Lençois Maranhenses. Je n’ai fait qu’une courte escale dans cette ville coloniale, capitale de l’état du Maranhão… et des adeptes du reggae ! São Luis est par ailleurs la seule capitale d’État du Brésil qui n’a pas été fondée par les Portugais et dont le nom est d’origine française (« Saint-Louis de Maragnan »). Je garde le souvenir de beaux azulejos, de jolies ruelles pavées, de quartiers dans lesquels il ne fallait pas s’aventurer seule (comme dans pas mal de grandes villes brésiliennes), de restaurants en plein air animés par des groupes de musique tonitruants, et aussi de l’agence de voyage Terra Nordeste, créée par un français.

J’ai fait appel à cette agence pour organiser mon circuit dans les Lençois Maranhenses. Je m’y suis initialement rendue pour prendre des renseignements mais le professionnalisme, l’accueil et le tarif attractif proposé par l’un des agents m’ont convaincue de me laisser entièrement guider. J’avoue que j’appréhendais l’expérience : cela faisait désormais sept mois que je voyageais de manière totalement indépendante et je redoutais de me retrouver dans des groupes de touristes comme cela l’avait été dans le triangle d’or… L’agent m’a promis que je serai dans de petits groupes, des pousadas accueillantes et confortables et mon programme incluait même une sortie en tête à tête avec un guide en fin de journée au coucher de soleil. Je n’ai pas été déçue et ai même apprécié de ne pas avoir à réfléchir à l’endroit où j’allais dormir, aux horaires de navettes et bus, aux transferts entre les sites, aux options touristiques qui s’offraient à moi. Je me suis donc laisser porter et me suis glissée dans de bien beaux draps…

Barreirinhas est la principale porte d’entrée du parc national brésilien Lençois Maranhenses. Il faut compter environ 4 heures 30 de trajet en bus pour faire São Luis – Barreirinhas.

P1300570

Découverte de Barreirinhas… première dune !

J’ai découvert le parc et l’étendue de ses dunes somptueuses lors d’une première excursion en 4×4. Le trajet était assez chaotique avec parfois des traversées avec l’aide de « bacs » pour passer des cours d’eau.

P1300577 P1300583

Les jeeps nous ont laissés au pied d’une pente particulièrement raide, avec une montée qui me rappelait celle de la dune du Pyla… Le chemin était cependant entouré d’arbustes et ce n’est qu’une fois arrivée en haut que j’ai pu me rendre compte du paysage somptueux qui nous surplombait.

P1300586

P1300741P1300594

Pour le reste du récit, je vous laisse m’accompagner à travers ces photos et imaginer fouler un sable infiniment doux, tiède, aux reflets ivoires et mordorés, changeant selon l’humeur du soleil, puis vous prélasser dans des lagunes transparentes, n’entendant que le souffle du vent et les conversations de quelques touristes qui vous accompagnent… des draps qui vous transportent dans un rêve fabuleux et pourtant bien réel ! P1300618 P1300620 P1300626 P1300629 P1300633 P1300634 P1300650 P1300654 P1300656 P1300657 P1300662 P1300669 P1300670 P1300673 P1300675 P1300678 P1300679 P1300682 P1300683 P1300685 P1300689 P1300692 P1300694 P1300698 P1300699 P1300705 P1300706 P1300707 P1300709 P1300727 P1300729 P1300733 P1300737 P1300738 P1300742 P1300744 P1300746 P1300747 P1300748 P1300750b

Rentrée à Barreirinhas, j’ai fini cette incroyable journée dans un restaurant au bord de la rivière avec des enfants qui répétaient un spectacle et m’ont offert un mini carnaval de Rio !P1300756 P1300758

Le rêve ne s’est pourtant pas arrêté là… le lendemain je partais en bateau pour le village de pêcheurs d’Atins, beaucoup moins touristique, un lieu qui restera l’un de mes plus beaux moments de détente dans cette incroyable découverte du Brésil… Etes-vous prêts à replonger dans les draps de Maranhenses et à faire de beaux rêves éveillés ? A suivre dans le prochain article de Pics and Trips !

 

Recife & Olinda

Pluie, hibernation, artistes et ouistitis

Dates du séjour : du 7 au 10 septembre 2014

P1300454

Après un très beau séjour « nature » dans la Chapada Diamentina, j’ai pris une navette de nuit pour arriver aux aurores à l’aéroport de Salvador et enchaîner avec un vol direction Recife. J’avais réservé trois nuits dans la très pittoresque et carnavalesque Pousada Alto Astral située dans la charmante ville d’Olinda, proche voisine de Recife.

P1300486

Je n’ai en fait quasiment rien vu de Recife à part les panneaux le long de la plage qui incitaient vivement les téméraires à éviter toute baignade :

IMG_8068

J’ai passé mes trois jours à Olinda… quasiment en hibernation ! J’ai en effet eu droit à quasiment trois jours de pluie non stop et en ai profité pour me consacrer à un projet de video que je voulais réaliser pour la fête d’anniversaire de deux amies à laquelle je ne pouvais pas assister, afin de leur dire que je pensais à elles malgré la distance.

J’ai tout de même pu me balader dans les ruelles colorées d’Olinda, tout en me faisant happer régulièrement par les averses :

P1300427 P1300428 P1300429 P1300430 P1300433 P1300434 P1300435 P1300436 P1300438 P1300439 P1300440 P1300443 P1300444 P1300445 P1300446 P1300448 P1300450 P1300451 P1300452 P1300453 P1300454 P1300455 P1300456 P1300457 P1300458

Ah, tiens, un petit rayon de soleil :

P1300460

Rayon furtif…

P1300461 P1300463 P1300464

En arrière plan, on aperçoit les gratte-ciels de Recife :

P1300465 P1300466 P1300468 P1300469 P1300472 P1300473 P1300474 P1300476 P1300477 P1300478 P1300482 P1300483

Au bout de 48 heures, ne tenant plus en place, j’ai décidé de faire une sortie culturelle et d’aller voir le musée de Francisco Brennand. J’ignorais tout de cet artiste avant que les habitants locaux ne m’en parlent et ne me recommandent cette visite. Francisco Brennand est considéré comme le plus grand sculpteur et céramiste brésilien contemporain. Les oeuvres étaient exposées à la fois en plein air dans un beau parc et en intérieur dans une ancienne usine de céramique.

On m’avait dit que je pourrais m’y rendre en une heure de trajet en transports en commun. Il m’a en fait fallu 2h30 pour me rendre dans ce site isolé situé dans les alentours de Recife, en souffrant de la chaleur, des bouchons et de la pollution, dans des bus bondés qui avançaient à vitesse d’escargot. Je suis arrivée 30 minutes avant la fermeture du musée, me faisant arnaquer en clou final sur les derniers kilomètres du trajet par un chauffeur de taxi, qui m’a fait faire un détour évident pour rallonger la course et le tarif.

A mon humeur froissée par ce trajet stressant, s’est ajoutée ma déception : je n’ai pas vraiment été emballée par le site et les oeuvres dont on m’avait tant parlé… Je n’y étais pas indifférente et certaines me faisaient penser à Gaudi ou Botero que j’apprécie beaucoup, mais j’estimais que cela ne valait pas 2h30 de trajet ! J’ai négocié mon retour avec un autre chauffeur, recommandé cette fois par le personnel du musée qui était sympathique. C’était une sage décision car la nuit tombait et le trafic était toujours dense mais j’ai pu rentrer à la pousada en une heure.

P1300488 P1300490 P1300492 P1300502 P1300505 P1300506 P1300508 P1300513

Malgré cette sortie décevante, je garde deux beaux souvenirs de mon séjour pluvieux à Olinda.

Le premier, ce sont ces singes minuscules et ébouriffés qui se joignaient aux hôtes de la pousada lors du petit déjeuner et venaient déguster des bouts de banane offertes par la maîtresse de maison. Je vous invite à regarder la fin de la video pour vous rendre compte de leur toute petite taille.

P1300535 P1300543 P1300546 P1300552 P1300555 P1300562 P1300566

Le second souvenir est un moment à la fois simple et marquant de mon périple en Amérique Latine. Je déambulais un soir dans le village en quête d’un dîner et mon regard est tombé sur un atelier d’artiste dans lequel une pancarte indiquait que des plats du jour pouvaient être servis sur demande. Je suis rentrée et j’ai été accueillie par un petit Monsieur moustachu au regard espiègle qui m’a invitée à m’asseoir sur une grande table, la seule table présente dans la galerie. Il était discret et souriant. J’ai choisi mon plat parmi les 2-3 choix proposés sans que nous échangions beaucoup de paroles mais je me sentais bien, j’aimais l’atmosphère qui se dégageait de cette galerie et avais l’impression d’être dans une maison d’hôte davantage que dans un restaurant. J’étais la seule cliente, entourée de tableaux.

Un de ses amis est arrivé. Il avait une face joviale et une moustache digne d’Astérix. Il m’a demandé s’il pouvait également s’asseoir, vu qu’il n’y avait qu’une seule table, et j’ai bien entendu accepté. Il a commandé une bière. Il était plus volubile que son comparse, que j’ai découvert plus tard être son associé. Le fait que je voyage seule avec un accent étranger déclenchait souvent des questions de la part des personnes que j’ai pu croiser sur ma route. Et c’est ainsi tout naturellement que nous avons commencé la conversation.

Nous avons parlé cependant plus d’une heure je crois, en espagnol. « Astérix » était un ancien ingénieur chimique uruguayien venu s’installer à Olinda au Brésil pour rejoindre son ami qui tenait une galerie de peinture et changer complètement de vie. Certaines rencontres restent ancrées en nous. On peut oublier le fond de la conversation mais retenir toute l’humanité et la bienveillance de l’échange. J’ai senti que c’était un moment unique et leur ai demandé si je pouvais les prendre en photo pour « fixer » ce moment, comme j’aime souvent le faire. J’aime beaucoup cette photo car j’y entraperçois la complicité furtive qui s’était établie entre nous trois, malgré nos âges, nos vies, nos cultures, nos aspirations différentes.

Je n’ai finalement pas vu grand chose de la région de Recife mais n’oublierai pas cette belle rencontre. C’est sûrement cela la magie du voyage. Ce que l’on trouve sur notre chemin, en accueillant ce que nous offre le destin, des moments parfois simples et profonds. Celui-ci a en tout cas fait scintiller Olinda malgré la grisaille.

P1300524

Chapada Diamentina, natureza lindissima !

Cascades, ruisseaux, roches multicolores, grottes et plateaux comme joyaux

Dates du séjour : du 4 au 6 septembre 2014

P1290919

A la poursuite du diamant vert…

Chapada Diamentina, encore un nom plein de rythmes, de mystères, de promesses…

« La Chapada Diamantina tire son nom de la forme des morros, ces montagnes aux contours circulaires qui forment comme des plaques (« chapa » en brésilien) en leurs sommets. Elle fait aussi référence aux diamants, principale ressource économique des garimpeiros, ces chercheurs – d’or à la base – qui ont jadis considérablement défiguré les montagnes à coups d’explosifs. Depuis 1996, cette méthode d’extraction du diamant est interdite (70 % des ressources en diamants sont encore sous la roche, inaccessibles) et les descendants des garimpeirosse sont reconvertis en guides touristiques. » (source : lemonde.fr – 23.10. 2013)

P1300148

Car le nouveau diamant de la région est bel et bien « vert » : bien qu’initialement connue pour ses mines de diamants, la région jouit en effet d’une nature exceptionnelle. Elle a pour joyaux ses 300 chutes d’eau, ses paysages préservés et variés, ses canyons parés de cascades d’eau pure, ses rivières cristallines où se reflètent des pierres multicolores, ses formations géologiques extraordinaires, ses grottes préhistoriques fascinantes parsemées de lagons turquoises…

Des rivières cristallines parées de roches multicolores

Des rivières cristallines parées de roches multicolores

A 400 km à l’ouest de Salvador de Bahia, l’ancienne région diamantifère attire aujourd’hui des milliers d’amateurs de randonnées et amoureux de la nature.

La région s’étend sur près de 38 000 km2, le parc national de la Chapada Diamantina couvrant 1 520 km2. L’Etat a déclaré la région parc national dans les années 1990, interdisant toute extraction de diamant et protégeant ainsi la nature. Cette oasis est nichée au coeur de la Dry Sertao, immense zone du Nordeste au climat semi-aride.

Trois bus partent quotidiennement de Salvador direction Lençois, une ville de 10 000 habitants qui constitue la porte d’entrée idéale de la Chapada Diamantina. J’ai pris le bus de nuit qui part à 23h00 et arrive vers 5h00 du matin pour optimiser le temps de trajet et le budget (= une nuit d’hébergement en moins, les baroudeurs utilisent souvent cette option…). Une personne de la pousada que j’avais réservée est venue me chercher sur le parking du bus, ce qui était rassurant à cette heure-là dans un village inconnu.

A mon arrivée dans l’auberge qui se trouvait en haut du village, on m’a offert un hamac pour me reposer et j’ai obtenu une chambre très tôt le matin sans avoir eu à payer un jour supplémentaire ce qui était très appréciable. La chambre était charmante et confortable, avec un balcon et une salle de bain privée. Je me suis allongée quelques heures le matin pour récupérer de ma courte nuit dans le bus frigorifié… heureusement on m’avait prévenue que la climatisation est très forte et je m’étais bien couverte ! Le petit déjeuner n’était pas mal du tout et servi sur des grandes tables en bois dans le jardin. Je recommande cette auberge accueillante qui offre par ailleurs des excursions: Pousada Dos Duendes.

Le village de Lençois :

P1290990 P1290992

Serrano/Ribeirão do Meio : thalasso 100% nature !

Les excursions étant déjà complètes ce jour-là et n’ayant rien réservé au préalable, j’ai décidé de faire une balade facile l’après-midi, au Serrano, à la sortie du village, accompagnée d’un guide local. J’ai pu ainsi expérimenter une séance de « thalasso » en pleine nature sous les jets puissants des belles cascades du rio Lençois et dans les « jacuzzis » des merveilleuses pentes rocheuses du Ribeirão do Meio, l’une des rivières argileuses !

P1290850 P1290870 P1290881 P1290886 P1290896 P1290903 P1290905 P1290906 P1290910

Le guide m’a montré que l’argile est une fantastique peinture naturelle et j’ai ainsi arboré un nouveau maquillage pour empourprer mes joues… et profiter d’un super masque naturel plein d’oligo-éléments qui n’était pas sans me rappeler le Thanaka de Birmanie !

Découvrez la démo du guide dans cette video ainsi que l’écrin naturel de cette rivière qui se faufile entre de grands rochers roses (la couleur était beaucoup plus vive dans la réalité que sur cette video) :

P1290917 P1290921 P1290930 P1290934 P1290977 P1290983 P1290984 P1290995 P1300009 P1300010 P1300015

Grottes et plateaux

Le lendemain, cap au nord pour un circuit au départ de Lençois, accompagné d’un guide local et de deux vétérinaires brésiliennes originaires de São Paulo qui travaillent pour la santé publique et la prévention des maladies tropicales conjointement avec des médecins.

Au programme de cette journée :

  • Poço do Diabo
  • Morre do Pai Inácio
  • Gruta da Pratinha
  • Gruta Azul
  • Gruta Lapa Doce

Le temps étant capricieux et pluvieux, le guide décide d’inverser l’ordre des visites et de commencer par la grotte de Lapa Doce. Après avoir fait quelques pas dans un chemin digne d’un conte fantastique, au sol ocre rouge parsemé d’arbustes squelettiques, nous entr’apercevons les excavations extravagantes de la grotte qui ressemblent à un château ou une cathédrale encore plus irréelle que le chemin. Avec 35 m de haut et 90 de large, elle se traverse en 20 minutes de marche environ… à la lampe torche !

P1300030 P1300026 P1300024 P1300023

Etant parfois claustrophobe, j’avoue avoir hésité à tenter l’expérience. Mais une nouvelle fois, la bienveillance des personnes qui m’accompagnaient et la prise de conscience de vivre une expérience unique que je ne revivrais sûrement jamais, m’ont décidée à franchir le pas.

P1300047 P1300051 P1300052

Outre les incroyables sculptures naturelles façonnées durant des millions d’années et le plaisir de découvrir une grotte de cette envergure non « emménagée » pour des centaines de touristes (aucun éclairage à part nos lampes torches qui passaient furtivement sur des concrétions aux formes étonnantes), je n’oublierai pas l’expérience proposée par le guide : tout éteindre pendant une minute et « savourer le silence ». C’est peut-être la seule fois de ma vie où je me suis retrouvée dans un noir total et silence intégral. C’était une sensation très forte, apaisante, presque primitive…

Des stalactites et des stalagmites aux formes étonnantes :

Rasta-lagmites !

P1300058

Dingo :

P1300062

« Médusée » par les stalagmites…

P1300073

P1300100

La grotte Pratinha, que nous rejoignons un peu plus tard, abrite un lac aux eaux en principe turquoises mais malheureusement non lumineuses en ce jour gris. Nous laissons tomber l’option baignade et nous rendons directement à la Gruta Azul qui se trouve tout près. L’eau est limpide, d’un bleu « piscine » et nous pouvons apercevoir de nombreux petits poissons à l’œil nu.

P1300113 P1300115 P1300116 P1300118 P1300122 P1300126 P1300134

P1300138

P1300127

Nous poursuivons nos découvertes par l’ascension du plateau Morre do Pai Inácio. Le paysage superbe avec des plateaux parsemés de verdure, telles les marches d’un escalier pour géants, me fait encore plus comprendre pourquoi cette région est prisée des amateurs de treks. Il paraît qu’il existe des randonnées fantastiques de 3 à 4 jours au cœur de ce parc naturel.

P1300139 P1300148 P1300149 P1300153 P1300158 P1300160 P1300171 P1300185 P1300189

P1300196 P1300143 P1300202

Nous terminons enfin la journée par une nouvelle balade qui nous emmène au Poço do Diabo, la piscine du diable… Sur le site planent de nombreuses légendes de sacrifices ou accidents humains. Cette fois, nous nous laissons tentés par une baignade rafraîchissante au pied des chutes, même si l’eau est cette fois beaucoup plus sombre en raison des oligo-éléments qui la colorent ainsi.

P1300208 P1300215 P1300225 P1300229 P1300230 P1300237 P1300239 P1300240

Cachoeira do Sossego

Pour mon dernier jour au pays des diamants, je rejoins une excursion proposée par ma pousada pour découvrir les chutes de Sossego. Le soleil est de la partie aujourd’hui. Après une heure de rando dans la forêt, c’est une nouvelle heure de marche et escalade sur des rochers qui nous attend. Je ne m’attendais pas à cela… Je n’aime pas marcher sur les rochers, ce n’est pas du tout ma tasse de thé ! Mais encore une fois, la magie du voyage opère et je me laisse entraîner par mes nouveaux compagnons de route qui m’encouragent. La découverte de la belle cascade de Sossego mais peut-être plus encore, celle des incroyables formations géologiques tout au long du chemin m’ont beaucoup marquée et resteront un beau souvenir, empreint de nature à l’état brut mais aussi de dépassement de soi, un sentiment qui s’ancre de plus en plus positivement et fortement au cours de mon long périple. Toutes ces petites victoires face à mes phobies sont finalement ma rivière de diamants…

Je n’oublierai pas non plus la grande décontraction d’une de mes compagnes de rando ce jour-là, brésilienne de Rio qui a décidé de ne pas remette son short lors du trajet retour et s’est baladée en string les fesses en l’air de rocher en rocher ! Ah les mythes brésiliens…

P1300264 P1300247 P1300265 P1300266 P1300316 P1300324 P1300325 P1300327 P1300335 P1300336 P1300338 P1300345 P1300279 P1300281 P1300289 P1300290 P1300291 P1300302 P1300304 P1300311 P1300312 P1300314 P1300315 P1300350 P1300354 P1300358 P1300361 P1300371

Un magnifique petit oiseau bleu, le Saira Azul... très vif et très difficile à photographier !

Un magnifique petit oiseau bleu, le Saira Azul… très vif et très difficile à photographier !

Après cette belle journée et avant de reprendre le bus de nuit, je me laisse bercer à mon retour par le charme du village de Lençois avec ses maisons colorées, ses enfants rieurs, ses ruelles pavées et ses nombreux restaurants en plein air.

P1300401 P1300402 P1300403 P1300406 P1300407 P1300409 P1300410 P1300411 P1300412 P1300414 P1300415 P1300416

 

Salvador de Bahia

Une explosion de sons et de couleurs

Dates du séjour : 2 et 3 septembre 2014

P1290527

Cette ancienne capitale du Brésil (de 1549 à 1763) véhicule avec son nom chantant un certain nombre de symboles forts : une culture africaine marquée, un carnaval mythique et coloré, le musicien Gilberto Gil dont c’est la ville natale, et les fitas de Bonfim, des bracelets de tissu aux couleurs variées qui ont envahi la planète mode…

Emblématiques du Brésil, les fitas de Bonfim sont en effet originaires de Salvador. Autrefois signes religieux spécifiques à Bahia, elles sont aujourd’hui arborées comme bijoux de mode dans le monde entier.


Apparues au début du XIXème siècle à Salvador, les bandelettes de tissu – d’abord faite en soie, puis en coton – mesuraient 47 centimètres, correspondant à la longueur du bras droit de la statue de Jésus Christ  entreposée dans l’église Nosso Senhor do Bonfim à Salvador (le seigneur des « bonnes fins » n’étant autre que Jésus pour les Bahianais).
Les croyants déposaient dans la salle des ex-votos une photo ou une petite statue représentant la partie de leur corps qui avait été soignée, afin de faire une offrande au saint ayant accompli le miracle. En souvenir, ils repartaient avec l’une de ses fitas qui leur faisait office de collier auquel ils pouvaient accrocher des médailles. A l’origine, le nom des saints ainsi que les dessins étaient tracés à la main.
Depuis la tradition a quelque peu évolué : dans les années 60, la population hippie découvre le Nordeste du Brésil et se met à nouer les fitas autour du poignet – gauche de préférence – ou de la cheville. L’objet se transforme davantage en accessoire de mode, mais une forme de spiritualité y reste liée. Le rituel est d’attacher la fita de trois nœuds, et de faire un vœu pour chacun d’entre eux. Lorsque le bracelet se rompra naturellement, les vœux se réaliseront. Le premier dimanche de l’année, les habitants de Salvador viennent toujours nouer quelques fitas autour des grilles de Nosso Senhor do Bonfim afin de leur assurer la prospérité pour l’année à venir.
A chaque couleur est associée une signification, ainsi que l’une des divinités du candomblé (les orixas), la religion afro-brésilienne fondée par les esclaves.

Bleu – Amour – Iémanja, déesse de la mer
Rose – Amitié – Oba, le dieu des vents
Jaune – Succès – Oxum, déesse de la beauté
Vert – Santé – Oxóssi, dieu des animaux et de la nourriture
Orange – Bonheur – Inhasa, déesse du vent et du feu
Violet – Spiritualité – Nana Buruku, la femme d’Oxala
Rouge – Passion – Exu, le dieu de chemins
Blanc – Paix – Oxala, dieu le plus ancien qui a donné la vie aux hommes
Source: http://www.lepetitjournal.com/sao-paulo/a-voir-a-faire/109363-culture-sao-paulo-rio

J’ai hésité à inclure Salvador da Bahia dans mon parcours brésilien car la ville a une certaine réputation d’insécurité. Les bons échos d’un ami voyageur et le fait que cela soit un point de départ aisé pour visiter la superbe région de Chapada Diamentina, ont fini de me convaincre.

J’y ai cependant fait un séjour record d’à peine plus de 24 heures… je suis arrivée de Rio le mardi en début d’après-midi avec un vol d’environ 2 heures et suis repartie le lendemain à 23h par une navette qui me conduisait en six-sept heures de trajet à Lençois, au coeur du parc naturel de Chapada Diamentina.

J’ai choisi une pousada tenue par deux françaises, la Villa Française, située dans le quartier sûr et animé de Barra, près de la plage (je n’y ai en fait pas mis les pieds vu mon temps limité !). Les deux hôtes m’ont aidée à profiter au maximum de mon court séjour à Salvador et à organiser mon séjour à Chapada Diamentina tout en acceptant que je prenne une douche après mon check out. Je recommande cette adresse pour son bon rapport qualité-prix,  excellent et copieux petit déjeuner et accueil très sympathique des deux gérantes, Nathalie et Stéphanie.

On peut se rendre dans la vieille ville en 20 minutes de bus, ce que j’ai fait peu de temps après avoir déposé mes affaires dans la pousada, surtout lorsque j’ai appris que chaque mardi soir avaient lieu des spectacles de percussion dans les rues et qu’il était ok de se rendre seule dans le quartier historique de la ville. Il est vrai qu’il y avait tellement de policiers à chaque coin de rue que je ne me suis pas sentie en insécurité. J’ai cependant pris un taxi officiel pour rentrer à la pousada un peu plus tard dans la soirée, préférant éviter les transports en commun la nuit.

La ville est divisée entre sa partie haute, avec notamment le Pelourinho et sa partie basse la cidade baixa où se trouvent la cathédrale (la première au Brésil) et les immeubles administratifs. Dans les années 1990, le quartier historique du Pelourinho (« petit pilori » car c’est là que les esclaves étaient punis) a été nettoyé et restauré. Il est aujourd’hui inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité sous la dénomination « Centre historique de Salvador de Bahia ».

J’ai pu prendre quelques repères en arrivant car la nuit n’était pas encore tombée. J’ai aussi repéré un restaurant familial dans une ruelle du Pelourinho qui semblait peu touristique et me suis régalée lors du dîner.

P1100757

Mais le clou de la soirée a été la découverte des concerts dans les rues. J’avais déjà été séduite par les soirées samba dans les rues de Rio mais les sons et la vitalité des troupes locales à Salvador m’ont encore plus emballée, notamment cette incroyable troupe de femmes dont chacun des corps vibrait frénétiquement aux sons des percussions en transmettant aux passants une énergie quasi magique… On ne s’en rend malheureusement pas très bien compte avec la vidéo prise avec l’appareil photo compact que j’avais pris ce soir là mais j’espère que cela vous donnera une petite idée…

P1100795

Le lendemain je suis retournée dans la vieille ville et j’ai eu un plaisir fou à mitrailler les ruelles historiques sous tous les angles possibles. Salvador de Bahia représente pour moi l’un des plus plaisants moments de photographies urbaines avec Trinidad à Cuba et Valparaiso au Chili. Je trouve d’ailleurs qu’elles ont des points communs : on dirait des villes « cousines » par leurs lumières, leurs maisons et rues colorées, leur population aux multiples origines, l’ambiance bohème et artistique si marquée.

Je vous laisse donc déambuler avec moi…

Bienvenue dans le Pelourinho

P1290475 P1290477 P1290481 P1290482

Une vie de chien ?

P1290486

P1290487 P1290491 P1290492 P1290497

Une ville carte-postale P1290500 P1290503 P1290504P1290514P1290700 P1290704 P1290705 P1290709

Les fitas de Bonfim ne virevoltent pas qu’aux poignets…

P1290507 P1290511 P1290513 P1290515 P1290519 P1290520 P1290522 P1290527 P1290541 P1290544

Salvador ou la magie des couleurs…

P1290542P1290537 P1290548 P1290551 P1290553 P1290556

I feel seau good…

P1290558

Un air très artsy

P1290561 P1290564P1290555 P1290567 P1290576 P1290577 P1290584 P1290586 P1290590 P1290591 P1290592 P1290595 P1290598 P1290605

Chat alors… le gardien des romans à l’eau de rose !

P1290608 P1290609 P1290610

P1290613 P1290617 P1290619 P1290620 P1290621 P1290624 P1290626 P1290629 P1290632 P1290633 P1290634 P1290639 P1290643

Petits rats… de l’opéra de Bahia P1290644P1290647 P1290648 P1290649

Comme chien et chat…

P1290672 P1290673 P1290676 P1290677P1290651

Café au lait ?

P1290678 P1290682

Vroum vroum

P1290688 P1290689 P1290692 P1290696 P1290697

Encore des couleurs belles comme des tableaux…

P1290707 P1290709 P1290712 P1290713 P1290714 P1290716 P1290725 P1290726 P1290729 P1290731 P1290741 P1290745 P1290746 P1290749 P1290751 P1290753 P1290755

Concentrée sur les cours de capoeira… (portes ouvertes)

P1290750

La superbe église et le couvent de Saint François / Igreja São Francisco… préférez-vous le style baroque de l’église ou les azulejos du couvent ?

P1290756 P1290758 P1290761 P1290762 P1290764 P1290781 P1290782 P1290786 P1290788 P1290794 P1290799 P1290802 P1290809 P1290811 P1290814 P1290822 P1290824 P1290827Adeus Salvador… je ne suis pas prête d’oublier ta beauté et ta magie…

P1290832 P1290833 P1290837 P1290840 P1290842

Si tu vas à Rio, ne rate pas le métro…

Corcovado, Centro, Ipanema, Copacabana, Lapa et quelques airs de Samba

Dates du séjour: 1er et 2 septembre 2014

P1290274

Je repars d’Ilha Grande avec un pincement au coeur, tant cette île a été une belle surprise. Elle fait partie des endroits dans lesquels j’espère revenir un jour. J’ai repris les services de la navette EasyTransferBrazil, aussi pratique et confortable qu’à l’aller : après le voyage en bateau depuis Ilha Grande, un minivan nous récupère et nous emmène dans Rio à l’hôtel que l’on a indiqué, le tout en 4 heures de voyage environ.

J’ai décidé cette fois d’éviter les acariens de mon auberge d’Ipanema et de me rendre dans le quartier populaire et agréable de Laranjeiras (metro Largo do Machago) au Refugio Hostel qui m’avait été conseillé entretemps par Anne-Marie, une compagne de route québécoise rencontrée à Florianopolis.

Je suis en effet rassurée quand je vois que les lits du dortoir sont propres et confortables, avec des matelas récents recouverts d’un épais caoutchouc et évidemment de housses et draps propres.

Je retrouve Anne-Marie un peu plus tard et nous allons marcher sur la plage de Flamengo, beaucoup moins glamour que celle de Copabana ou d’Ipanema, et encore sous la grisaille ce jour-là, mais néanmoins remplie de nombreux sportifs qui courent ou jouent au volley sur la plage.

Le lendemain matin, je me rends à Ipanema en métro (c’est rapide, seulement quelques stations). Je me rends compte que je me balade en tongs comme la plupart des cariocas. C’est assez rare d’être aussi décontracté dans une grande ville, y compris dans le métro et je trouve cela plutôt sympa !

Chaque dimanche matin a lieu le marché hippie d’Ipanema. Ce marché ne me paraît en fait pas du tout hippie mais très bobo… Je suis tentée par plein de stands et craque pour un bracelet. J’ai en effet décidé de m’acheter un bracelet dans chaque pays visité lors de mon tour du monde. Certains optent pour des écussons qui décorent leur sac à dos, moi c’est plutôt l’arbre de Noël autour du poignet…

Je me rends ensuite sur la plage d’Ipanema et suis impressionnée. Bien qu’ayant déjà vu des films ou photos, découvrir de ses propres yeux cette plage sublime en plein cœur d’une ville ne peut pas laisser indifférent. D’autant plus que le beau temps est enfin revenu et je découvre donc pour la première fois Rio sous un soleil radieux.

P1100746IMG_7890

IMG_7983 IMG_7985

Le temps file et je dois me dépêcher de retourner à station de métro pour être à l’heure pour une excursion que j’ai réservée avec l’auberge. C’est là que je réalise que je me suis trompée de lieu pour la station et que celle-ci est beaucoup plus loin que je ne l’avais anticipé. J’appelle alors l’auberge pour les prévenir de mon retard, a priori 5 à 10 minutes. La jeune femme de l’accueil me rassure et me dit qu’il n’y a pas de problème. Quand j’arrive à l’auberge avec 5 minutes de retard, elle est dans ses petits souliers (ou plutôt dans ses petites havaianas…) : le tour operateur est arrivé avec 15 minutes d’avance et n’a pas voulu m’attendre !

Je suis énervée et m’en veux d’avoir raté l’excursion à 5 minutes près parce que j’ai mal géré mon temps. Comme la première étape de l’excursion est le Corcovado qui est à 20 minutes à pied de l’auberge, je m’arrange avec le tour operateur pour retrouver le groupe directement sur place. En fait, j’ai poireauté 2 bonnes heures là-bas pour rien : je n’ai jamais réussi à voir le groupe. Quiproquo sur le lieu de rendez-vous ou mauvaise foi du guide ? Je ne le saurai jamais. J’ai donc pris toute seule mes billets pour le Corcovado et ai fait la connaissance en faisant la queue de Thomas, un allemand qui était en voyage d’affaires.

P1290291

Il y avait beaucoup d’attente, beaucoup de monde (c’est super touristique) mais le lieu est à couper le souffle, la statue du Chris rédempteur impressionnante et j’avais une vue superbe et dégagée avec ce beau soleil. Ayant perdu une bonne partie de la journée, je n’ai pas pu aller au pain de sucre mais mon acolyte allemand me rassure en me disant que la vue est plus belle depuis le Corcovado. Après une pause à mon auberge, je retrouve le soir Thomas pour un bon dîner dans un resto chic de Copacabana.

P1290213 P1290229 P1290232 P1290236 P1290241 P1290245 P1290246 P1290247 P1290248 P1290249 P1290252 P1290257 P1290261 P1290266 P1290269 P1290287 P1290294 P1290298 P1290299 P1290305

IMG_7980 IMG_7981 IMG_7982 IMG_7984 P1290322 P1290331

Le lendemain, j’attaque la journée par un « free walking tour » qui part du Centro (station Carioca). Nous commençons la balade matinale de 3 heures par un arrêt café et pâtisserie dans le superbe salon de thé Colombo puis déambulons dans le quartier qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable à l’exception de la cathédrale contemporaine (Catedral Metropolitana), une pyramide en béton gris de 86m de hauteur, 96m de diamètre interne et pouvant accueillir 20 000 personnes. Je trouve personnellement l’extérieur de l’église hideux mais suis déstabilisée lorsque je pénètre à l’intérieur. L’architecture, les 4 immenses fenêtres de vitraux multicolores et les jeux de lumière sont assez fascinants. L’intérieur me plaît plus que l’extérieur.

P1290341 P1290345 P1290346 P1290349 P1290360

Nous poursuivons notre promenade dans le quartier de Lapa, réputé pour ses arches blanches (Arcos da Lapa – l’ancien aqueduc de Carioca) et son escalier couvert de céramique (Escadaria Selaron). L’escalier est l’œuvre d’un artiste actuel qui a utilisé des centaines de céramiques venus des quatre coins du monde.  Il parait que l’artiste demande à ses visiteurs de lui envoyer des céramiques afin de poursuivre son œuvre et ainsi d’y participer.

P1290364 P1290367 P1290369 P1290370 P1290371 P1290372 P1290374 P1290375 P1290378 P1290384 P1290385 P1290386 P1290391 P1290392

IMG_7979 IMG_7977

J’aurais pu rester une heure de plus à admirer ces céramiques et à faire des photos mais la foule n’est pas agréable et nous devons de toutes manières reprendre la route pour terminer le tour dans un quartier de ruelles animées.

P1290393 P1290405 P1290406 P1290408 P1290410

Tout comme à La Paz, Santiago, Val Paraiso et Buenos Aires, j’ai beaucoup apprécié cette balade organisée par des locaux souvent drôles et pleins d’énergie, qui permet de découvrir des quartiers de la ville tout en rencontrant d’autres voyageurs. C’est vraiment une formule que je recommande à tous les baroudeurs débarquant dans des grandes villes. C’est un excellent moyen de prendre ses marques, de repérer des endroits sympas où l’on peut revenir après en se sentant davantage en sécurité et de rencontrer d’autres voyageurs, le tout pour un budget minime, basé sur des pourboires. J’ai acheté au passage des Havaianas qui complètent la paire déjà gentiment offerte il y a 3 ans par mes collègues de São Paulo.

IMG_7974

IMG_7975

Le soleil étant radieux, je décide de passer l’après-midi à Copacabana puis de me poser sur la plage d’Ipanema où je découvre le mythique coucher de soleil.

P1290443 P1290467 P1290463 P1290430 P1290440 P1290441 P1290468 P1290473 IMG_7970 IMG_7971 IMG_7976

Il ne me reste plus que quelques heures à Rio et j’ai très envie d’avoir un aperçu de l’incroyable atmosphère musicale de cette ville unique, d’autant plus que ce soir-là se retrouvent des joueurs de samba dans un quartier de la ville. Je réussis à convaincre Anne-Marie et un autre compagnon brésilien du Refugio et nous commandons un taxi pour nous rendre à Lapa, un ancien quartier colonial réhabilité il y a une quinzaine d’années et facilement identifiable par les arches de son ancien aqueduc.

IMG_7992

C’est le quartier samba de Rio en opposition à Ipanema, plutôt lié à la Bossa Nova. Les rues débordent d’un flot permanent de Cariocas qui se rassemblent dans les bars, restos, clubs de samba mais dansent aussi parfois dans la rue.

IMG_7998 IMG_8001 IMG_8004 IMG_8007

Je vous invite maintenant à découvrir ces rythmes entraînants avec le son et les gestes vifs et agiles des percussionnistes… c’est la première fois que j’importe des videos de mon périple sur ce blog ! J’ai hâte de vous montrer aussi les baleines de Patagonie…) :

Cette première escapade dans les vibrations brésiliennes nocturnes m’a bien plu. Je ne savais pas encore que c’était un avant-goût des meilleurs sons de rue brésiliens qui m’attendaient à Salvador de Bahia dès le lendemain soir…

Ilha Grande, une île écrin

Lagons, éco-système préservé (mata atlantica), plages sublimes

Dates du séjour : du 28 au 30 août 2015

P1290155

La magnifique forêt tropicale humide d’Ilha Grande : la mata atlantica

Ilha Grande fait partie des très belles surprises de mon voyage. Tout comme Bonito, je ne connaissais pas Ilha Grande avant d’être arrivée au Brésil et c’est sur les recommandations de locaux et d’autres voyageurs que son nom a attiré mon attention. Ilha Grande est la plus grande île de l’Etat de Rio de Janeiro et la troisième plus grande île du Brésil. Elle mesure 29 km de long pour 11,8 km de large et se trouve à 150 km de Rio, soit environ quatre heures de trajet (route et bateau). L’île bénéficie de très belles plages, dont celle de Lopes Mendes, ainsi que de cascades et lagons. S’agissant du dernier bastion de forêt tropicale humide (mata atlantica) de l’État de Rio, l’île entière est une zone protégée : la plupart de son territoire est inclus dans le Parc national d’Ilha Grande et le reste soumis à des restrictions de développement rigoureuses. L’île est dépourvue de distributeur d’argent (prévoir des espèces avant de débarquer) mais aussi dépourvue de routes et inaccessible pour les voitures : c’est un véritable havre de paix qui propose plus de 150 kilomètres de sentiers de randonnée reliant la poignée de villages et hameaux côtiers.

C’est un endroit magique pour décompresser : calme, nature luxuriante, magnifiques plages au sable si fin qu’il crisse sous les pieds, forêts tropicales offrant de beaux sentiers de marche, village à taille humaine offrant des bars et restaurants agréables en bord de plage si l’on veut socialiser, éco-lodges confortables où il fait bon se reposer. Ilha Grande fait partie des endroits dans lesquels je ne suis pas restée assez longtemps et dans lequel j’ai très envie de revenir. J’y suis allée dans une période relativement calme. Or il paraît que cela devient assez festif lors des périodes touristiques.

P1290090

Le sable de Lopes Mendes est si fin qu’il fait crisser les pieds et façonne des motifs éphémères emportés par les vagues…

Guillaume et Laura, rencontrés à l’auberge Bonita d’Ipanema, m’ont recommandé une société de transport qui s’occupe des transferts entre Rio et Ilha Grande : EasyTransferBrazil offre un service porte à porte entre votre hôtel et le village principal d’Ilha Grande, d’abord dans un minivan confortable puis via bateau. Le trajet dure environ quatre heures avec des départs tôt le matin pour pouvoir arriver à l’heure du déjeuner sur l’île.

IMG_7836

Je suis partie avec eux jeudi 28 août de bon matin et le trajet s’est très bien déroulé, c’était vraiment pratique et le prix correct. Nous avons eu sur la route pas mal de pluie mais les prévisions météo étaient encore pires à Rio.

IMG_7840 IMG_7841

Une fois débarquée dans le village principal, je me suis rendue à la pousada dans laquelle j’avais fait une réservation la veille : la Pousada D’Pillel. J’ai été très agréablement surprise par la chambre que j’avais réservée et par la pousada dans son ensemble, bien placée, au centre du village d’Abraão (environ 3000 habitants) à 10 minutes de la plage, pour un prix très raisonnable. Ma chambre, qui comprenait une petite salle de bain privée, était très confortable, avec un petit balcon en bois qui comprenait une table, chaise et hamac avec vue sur le jardin dans lequel étaient servis les petits déjeuners copieux. Le personnel était accueillant et m’a expliqué les principales options que j’avais dans mon temps très limité sur l’île ainsi que des conseils de restos pas trop touristiques.

Je passais seulement 2 nuits sur l’île avec un départ prévu dès le surlendemain matin de bonne heure. J’ai fait principalement deux balades, l’une facile très proche du village et une autre le lendemain, avec deux bonnes heures de marche (aller – retour en bateau) qui emmenait à Lopes Mendes, considérée comme l’une des plus belles plages du monde. J’ai rejoint Laura et Guillaume pour cette seconde balade.

J’ai adoré l’ambiance paisible et sauvage de l’île combinée à celle d’un petit village « animé » et agréable, la beauté de la nature et des sentiers, dans une végétation qui était nouvelle pour moi, avec des arbres de toute beauté qui côtoyaient des plages et ruisseaux également superbes. Je regrette juste de ne pas être restée plus longtemps : j’avais déjà réservé mon billet d’avion pour Salvador de Bahia et voulais voir Rio avant de remonter vers le nord du Brésil. Le temps s’est dégagé la deuxième journée, offrant une très belle journée. Je compte revenir un jour pour faire les autres randonnées qui permettent de découvrir cascades et lagons !

Premier jour : balade près du village dans l’après-midi et retrouvailles le soir avec Laura et Guillaume pour un verre sur la plage

P1280820

Le petit chaperon rouge… en fait j’ai très peu porté ce poncho de pluie durant mes 8 mois de voyages !

P1280841

La pousada m’avait aussi prêté un parapluie !

P1280805 P1280807 P1280810 P1280814 P1280830 P1280843 P1280857 IMG_7852

Deuxième jour : le soleil est au rendez-vous et cela change tout !

Superbe randonnée, accompagnés d’un petit chien qui nous a suivis tout le long et que nous avons prénommé « Lopes Mendes », le nom d’une des plus belles plages de l’île !

P1280863 P1280864 P1280870 P1280873 P1280874 P1280878 P1280880 P1280886 P1280891 P1280895 P1280903 P1280907 P1280909 P1280910 P1280915 P1280922 P1280939 P1280941 P1280943 P1280952 P1280955 P1280960 IMG_7881 IMG_7882 P1280973 P1290055 IMG_7883 IMG_7884 P1290012 P1290028 P1290039 P1290049 P1290060 P1290069 P1290071 P1290086 P1290091 P1290106 P1290115 P1290135 P1290141 P1290144 P1290148 P1290151 P1290153 P1290160 P1290178 P1290181 P1290187