Si tu vas à Rio, ne rate pas le métro…

Corcovado, Centro, Ipanema, Copacabana, Lapa et quelques airs de Samba

Dates du séjour: 1er et 2 septembre 2014

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Je repars d’Ilha Grande avec un pincement au coeur, tant cette île a été une belle surprise. Elle fait partie des endroits dans lesquels j’espère revenir un jour. J’ai repris les services de la navette EasyTransferBrazil, aussi pratique et confortable qu’à l’aller : après le voyage en bateau depuis Ilha Grande, un minivan nous récupère et nous emmène dans Rio à l’hôtel que l’on a indiqué, le tout en 4 heures de voyage environ.

J’ai décidé cette fois d’éviter les acariens de mon auberge d’Ipanema et de me rendre dans le quartier populaire et agréable de Laranjeiras (metro Largo do Machago) au Refugio Hostel qui m’avait été conseillé entretemps par Anne-Marie, une compagne de route québécoise rencontrée à Florianopolis.

Je suis en effet rassurée quand je vois que les lits du dortoir sont propres et confortables, avec des matelas récents recouverts d’un épais caoutchouc et évidemment de housses et draps propres.

Je retrouve Anne-Marie un peu plus tard et nous allons marcher sur la plage de Flamengo, beaucoup moins glamour que celle de Copabana ou d’Ipanema, et encore sous la grisaille ce jour-là, mais néanmoins remplie de nombreux sportifs qui courent ou jouent au volley sur la plage.

Le lendemain matin, je me rends à Ipanema en métro (c’est rapide, seulement quelques stations). Je me rends compte que je me balade en tongs comme la plupart des cariocas. C’est assez rare d’être aussi décontracté dans une grande ville, y compris dans le métro et je trouve cela plutôt sympa !

Chaque dimanche matin a lieu le marché hippie d’Ipanema. Ce marché ne me paraît en fait pas du tout hippie mais très bobo… Je suis tentée par plein de stands et craque pour un bracelet. J’ai en effet décidé de m’acheter un bracelet dans chaque pays visité lors de mon tour du monde. Certains optent pour des écussons qui décorent leur sac à dos, moi c’est plutôt l’arbre de Noël autour du poignet…

Je me rends ensuite sur la plage d’Ipanema et suis impressionnée. Bien qu’ayant déjà vu des films ou photos, découvrir de ses propres yeux cette plage sublime en plein cœur d’une ville ne peut pas laisser indifférent. D’autant plus que le beau temps est enfin revenu et je découvre donc pour la première fois Rio sous un soleil radieux.

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Le temps file et je dois me dépêcher de retourner à station de métro pour être à l’heure pour une excursion que j’ai réservée avec l’auberge. C’est là que je réalise que je me suis trompée de lieu pour la station et que celle-ci est beaucoup plus loin que je ne l’avais anticipé. J’appelle alors l’auberge pour les prévenir de mon retard, a priori 5 à 10 minutes. La jeune femme de l’accueil me rassure et me dit qu’il n’y a pas de problème. Quand j’arrive à l’auberge avec 5 minutes de retard, elle est dans ses petits souliers (ou plutôt dans ses petites havaianas…) : le tour operateur est arrivé avec 15 minutes d’avance et n’a pas voulu m’attendre !

Je suis énervée et m’en veux d’avoir raté l’excursion à 5 minutes près parce que j’ai mal géré mon temps. Comme la première étape de l’excursion est le Corcovado qui est à 20 minutes à pied de l’auberge, je m’arrange avec le tour operateur pour retrouver le groupe directement sur place. En fait, j’ai poireauté 2 bonnes heures là-bas pour rien : je n’ai jamais réussi à voir le groupe. Quiproquo sur le lieu de rendez-vous ou mauvaise foi du guide ? Je ne le saurai jamais. J’ai donc pris toute seule mes billets pour le Corcovado et ai fait la connaissance en faisant la queue de Thomas, un allemand qui était en voyage d’affaires.

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Il y avait beaucoup d’attente, beaucoup de monde (c’est super touristique) mais le lieu est à couper le souffle, la statue du Chris rédempteur impressionnante et j’avais une vue superbe et dégagée avec ce beau soleil. Ayant perdu une bonne partie de la journée, je n’ai pas pu aller au pain de sucre mais mon acolyte allemand me rassure en me disant que la vue est plus belle depuis le Corcovado. Après une pause à mon auberge, je retrouve le soir Thomas pour un bon dîner dans un resto chic de Copacabana.

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Le lendemain, j’attaque la journée par un « free walking tour » qui part du Centro (station Carioca). Nous commençons la balade matinale de 3 heures par un arrêt café et pâtisserie dans le superbe salon de thé Colombo puis déambulons dans le quartier qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable à l’exception de la cathédrale contemporaine (Catedral Metropolitana), une pyramide en béton gris de 86m de hauteur, 96m de diamètre interne et pouvant accueillir 20 000 personnes. Je trouve personnellement l’extérieur de l’église hideux mais suis déstabilisée lorsque je pénètre à l’intérieur. L’architecture, les 4 immenses fenêtres de vitraux multicolores et les jeux de lumière sont assez fascinants. L’intérieur me plaît plus que l’extérieur.

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Nous poursuivons notre promenade dans le quartier de Lapa, réputé pour ses arches blanches (Arcos da Lapa – l’ancien aqueduc de Carioca) et son escalier couvert de céramique (Escadaria Selaron). L’escalier est l’œuvre d’un artiste actuel qui a utilisé des centaines de céramiques venus des quatre coins du monde.  Il parait que l’artiste demande à ses visiteurs de lui envoyer des céramiques afin de poursuivre son œuvre et ainsi d’y participer.

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J’aurais pu rester une heure de plus à admirer ces céramiques et à faire des photos mais la foule n’est pas agréable et nous devons de toutes manières reprendre la route pour terminer le tour dans un quartier de ruelles animées.

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Tout comme à La Paz, Santiago, Val Paraiso et Buenos Aires, j’ai beaucoup apprécié cette balade organisée par des locaux souvent drôles et pleins d’énergie, qui permet de découvrir des quartiers de la ville tout en rencontrant d’autres voyageurs. C’est vraiment une formule que je recommande à tous les baroudeurs débarquant dans des grandes villes. C’est un excellent moyen de prendre ses marques, de repérer des endroits sympas où l’on peut revenir après en se sentant davantage en sécurité et de rencontrer d’autres voyageurs, le tout pour un budget minime, basé sur des pourboires. J’ai acheté au passage des Havaianas qui complètent la paire déjà gentiment offerte il y a 3 ans par mes collègues de São Paulo.

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Le soleil étant radieux, je décide de passer l’après-midi à Copacabana puis de me poser sur la plage d’Ipanema où je découvre le mythique coucher de soleil.

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Il ne me reste plus que quelques heures à Rio et j’ai très envie d’avoir un aperçu de l’incroyable atmosphère musicale de cette ville unique, d’autant plus que ce soir-là se retrouvent des joueurs de samba dans un quartier de la ville. Je réussis à convaincre Anne-Marie et un autre compagnon brésilien du Refugio et nous commandons un taxi pour nous rendre à Lapa, un ancien quartier colonial réhabilité il y a une quinzaine d’années et facilement identifiable par les arches de son ancien aqueduc.

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C’est le quartier samba de Rio en opposition à Ipanema, plutôt lié à la Bossa Nova. Les rues débordent d’un flot permanent de Cariocas qui se rassemblent dans les bars, restos, clubs de samba mais dansent aussi parfois dans la rue.

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Je vous invite maintenant à découvrir ces rythmes entraînants avec le son et les gestes vifs et agiles des percussionnistes… c’est la première fois que j’importe des videos de mon périple sur ce blog ! J’ai hâte de vous montrer aussi les baleines de Patagonie…) :

Cette première escapade dans les vibrations brésiliennes nocturnes m’a bien plu. Je ne savais pas encore que c’était un avant-goût des meilleurs sons de rue brésiliens qui m’attendaient à Salvador de Bahia dès le lendemain soir…

Buenos Aires – premiers pas

Premiers pas… Palermo, Retiro, Recoleta

Dates du séjour : du 9 au 10 août 2014

Ayant décidé quelques jours plus tôt que je rejoindrai le Brésil par voie terrestre via l’Argentine, j’ai quitté Mendoza après trois journées agréables et festives entre retrouvailles amicales et dégustations de Malbec, en prenant un bus de nuit direction Buenos Aires. J’ai pu très vite me rendre compte que les bus argentins sont vraiment parmi les meilleurs du monde en terme de confort et de service (cf Liste de mes envies N°11) : bus direct avec quasiment pas d’arrêt (ce qui permet de dormir plus tranquillement et d’arriver plus vite à destination), fauteuil en cuir inclinable à 180 degrés (service « cama »), oreiller et couverture fournis, steward à bord qui sert repas et boissons (y compris apéritif et digestif pour les plus aventureux qui n’auraient pas eu suffisamment leur dose dans les vignobles de Mendoza !), films, rideau individuel permettant de créer une séparation avec son voisin… bref, un service et confort dignes d’une classe business en avion !

J’ai réservé une auberge à Palermo, quartier sûr et agréable qui m’a été recommandé par plusieurs amis qui connaissent bien la capitale argentine. J’ai tout de suite aimé ce quartier à l’ambiance bohème et branchée, qui n’était pas sans me rappeler le quartier bobo des Batignolles à Paris que j’affectionne particulièrement.

Ayant décidé de tracer rapidement vers le Brésil, je ne suis restée que 24h à Buenos Aires mais je savais que j’allais revenir plus longtemps, d’autant que mon billet retour pour la France partait de Buenos Aires le 9 octobre.

J’avais cependant envie de découvrir la ville malgré mon escale vraiment express. J’ai donc englouti un petit déjeuner à l’auberge (j’avais en effet besoin d’un grand café après ma nuit dans le bus certes tout confort mais avec une arrivée à l’aube dans la capitale…), laissé mon gros sac à dos dans une salle réservée à cet effet — la chambre n’étant disponible qu’à partir de 14h — puis je me suis rendue au point de rendez-vous d’un « free walking tour« . Je suis en effet devenue adepte de ce concept découvert à La Paz. Le point de départ était près du Teatro Colón avec ensuite une visite du quartier Retiro jusqu’au cimetière de Ricoleta, pour une balade totale de 2h30 environ. J’ai de nouveau apprécié le concept qui m’a permis de rencontrer des gens de tous pays bien sympathiques, une guide locale pleine d’énergie, des lieux phares de la ville ainsi que des informations historiques sur le pays et sur les porteños, les fiers habitants de Buenos Aires.

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Parmi les sites intéressants se trouve l’immeuble Kavanagh, le premier gratte-ciel du pays. Il a été commandé par Corina Kavanagh, une héritière de 39 ans qui a eu le rêve de construire une tour luxueuse de 120 mètres de haut. La construction est contemporaine du Rockefeller Center à New York. C’était à l’époque une véritable audace architecturale à la fois par sa taille et sa structure en béton armé. La légende raconte qu’il y avait une rivalité entre Corina Kavanagh et Mercedes Castellanos Anchorena, propriétaire de Anchorena Palace (Palacio San Martín actuellement), également situé en face de la Plaza San Martin. Mercedes se serait farouchement opposée au mariage de son fils avec Corina. Par vengeance, Corina aurait dressé le gratte-ciel pour empêcher Mercedes de voir la Basilique qu’elle pouvait auparavant admirer depuis son majestueux palais. J’ai cependant lu sur internet que cette version serait fausse parce que Mercedes est morte en 1920, 14 ans avant le début des travaux…

L'immeuble Kavanagh, premier gratte-ciel en Amérique Latine

L’immeuble Kavanagh, premier gratte-ciel en Amérique Latine

La Basilique juste derrière l'immeuble Kavanagh

La Basilique juste derrière l’immeuble Kavanagh

Quelques découvertes lors de la balade du « free walking tour » :

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Avez-vous remarqué quelque chose de spécial?.... les fenêtres sont en fait un trompe l'oeil !

Avez-vous remarqué quelque chose de spécial?…. les fenêtres sont en fait un trompe l’oeil !

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Ce lieu est un mémorial pour l’ancienne ambassade d’Israël en Argentine : le 17 mars 1992, une bombe a explosé à l’ambassade, faisant 29 morts et 242 blessés.

La visite s’est achevée devant le cimetière de Recoleta, l’un des sites incontournables de la ville, dans le quartier du même nom. Ce cimetière a été inauguré en 1822 et accueille plusieurs personnages emblématiques de l’Histoire Argentine, en particulier Eva Perón, seconde épouse du président Juan Pero, adulée par une grande partie du peuple argentin pour son engagement aux côtés des plus déshérités.

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Tout comme le cimetière général de Santiago qui vaut le détour bien que beaucoup moins célèbre que le Père Lachaise parisien, il se dégage une atmosphère particulière de ces visites, bien plus fascinantes que morbides, et l’on peut difficilement rester insensible à la beauté et à la particularité des mausolées qui forment un véritable labyrinthe. Les caveaux sont parfois magnifiquement sculptés et « chargés » d’histoire. Certains sont laissés à l’abandon et accueillent poussière et toiles d’araignée, une ambiance qui ne déplairait pas à Tim Burton.

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Le caveau qui m’a le plus marqué est celui de Rufina Cambaceres, une jeune femme née en 1883 qui a été enterrée avant ses 19 printemps. Un gardien a découvert quelques jours après la cérémonie que le cercueil était abîmé par de nombreuses marques. La jeune fille souffrait en fait de catalepsie et avait été enterrée vivante, grattant son cercueil de toutes ses forces et mourant ensuite d’asphyxie. La sculpture de cette jeune femme « sortant » du caveau est d’une remarquable beauté, nous laissant pantois et songeurs lorsque l’on apprend cette histoire tragique.

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Après avoir déjeuné et déambulé dans le centre, j’ai rejoint mon auberge, fait mon « check-in » puis j’ai rencontré Alexandra, une charmante colombienne qui vit à Buenos Aires. Alex m’a été présentée via Facebook quelques mois auparavant par mon amie Marion, qui avait sympathisé avec plusieurs étudiants lors de son séjour ERASMUS en Argentine il y a quelques années. J’ai exploré avec Alexandra le quartier animé de Palermo, découvert grâce à elle une place et un bar sympa, puis nous sommes allées dîner dans un restaurant italien délicieux fréquenté par des locaux… aucun touriste à la ronde, tout à fait le genre d’adresse que j’affectionne ! Ensuite nous nous sommes rendues dans un bar alternatif-lieu culturel appelé La Boussole qui avait été ouvert quelques mois auparavant par Dan, l’ancien prof « innovation » d’Alexandra et de Marion. L’endroit et l’accueil étaient fort sympathiques mais la fatigue a eu raison de moi et je me suis rapidement éclipsée pour rejoindre Morphée.

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Le lendemain matin j’ai de nouveau englouti un petit déjeuner, fait mon « check-out », repris toutes mes affaires puis me suis dirigée vers le port à l’autre bout de la ville pour embarquer sur un ferry Buquebus. Après un contrôle d’immigration comparable à un enregistrement d’avion, le ferry m’a emmenée à Colonia de Sacramento en Uruguay après une traversée agréable de 2h15.

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Malgré le peu de temps passé à Buenos Aires, mes premiers pas ont été vraiment concluants : j’ai eu un véritable coup de coeur pour cette ville à l’ambiance très européenne, voire parisienne dans certains quartiers, le tout avec la décontraction et la chaleur latines propres aux habitants d’Amérique du Sud. J’étais au fond de moi très contente d’avoir pris mon billet retour depuis Buenos Aires et savais que j’allais faire de nouvelles découvertes au sein de la capitale argentine d’ici quelques semaines. On ne peut tout de même pas venir à Buenos Aires sans faire quelques pas… de tango et découvrir une Milonga ! C’était mon pacte semi-secret avec la capitale argentine pour ma future visite. En attendant, c’est un nouveau pays qui m’attendait, avec une nouvelle escale express en Uruguay, avant un grand saut au pays de la samba et du forro !

Valparaiso, novia del oceano…

Poésie et graffitis

Dates du séjour : 24 et 25 juillet 2014

Val-pa-ra-i-so… A prononcer lentement, en se laissant porter par ses flots et ses cerros (nombreuses collines autour du port)… Le nom seul de cette ville est une promesse. C’est un nom qui chante, qui vous transporte. Valparaiso, fiancée de l’océan, a vraiment une âme bohème, c’est une ville pleine de poésie et de couleurs. Chaque mur raconte une histoire, a sa propre couleur, son graffiti. C’est un paradis (paraiso…) pour les photographes.

Il faut toutefois faire attention à son appareil photo car les risques de vol sont importants. C’est une ville qui vaut vraiment le détour si vous êtes à Santiago, d’autant plus qu’elle est à moins de deux heures de route et que des bus partent très fréquemment de la capitale chilienne.

J’ai passé deux jours et une nuit à Valparaiso, logeant dans une accueillante chambre d’hôte familiale qui s’appelle La Nona. J’ai de nouveau expérimenté un Free Walking Tour, avec le même organisme que le tour de Santiago. La guide locale était un spectacle à elle toute seule, déployant une tonne d’énergie et beaucoup d’humour, tout en nous dévoilant pas mal d’anecdotes historiques sur la ville. Elle avait beaucoup de mérite car nous étions un groupe de 25 personnes et elle est parvenue à nous tenir en haleine pendant trois heures d’affilée.

J’ai également visité la maison de Pablo Neruda, « La Sebastiana », que j’ai adorée, tant pour son architecture que pour la décoration intérieure, pleine d’objets qui racontent une histoire.

La Sebastiana

La Sebastiana

J’ai aussi lu quelques poèmes que j’ai trouvés très beau et je vais d’ailleurs en partager un avec vous, dans sa langue d’origine, avant de partager mes photos.

AMO, Valparaíso, cuanto encierras,
y cuanto irradias, novia del océano,
hasta más lejos de tu nimbo sordo.
Amo la luz violeta con que acudes
al marinero en la noche del mar,
y entonces eres -rosa de azahares-
luminosa y desnuda, fuego y niebla.
Que nadie venga con un martillo turbio
a golpear lo que amo, a defenderte:
nadie sino mi ser por tus secretos:
nadie sino mi voz por tus abiertas
hileras de rocío, por tus escalones
en donde la maternidad salobre
del mar te besa, nadie sino mis labios
en tu corona fría de sirena,
elevada en el aire de la altura,
oceánico amor, Valparaíso,
reina de todas las costas del mundo,
verdadera central de olas y barcos,
eres en mí como la luna o como
la dirección del aire en la arboleda.
Amo tus criminales callejones,
tu luna de puñal sobre los cerros,
y entre tus plazas la marinería
revistiendo de azul la primavera.

Que se entienda, te pido, puerto mío,
que yo tengo derecho
a escribirte lo bueno y lo malvado
y soy como las lámparas amargas
cuando iluminan las botellas rotas.

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Santiago & Co

Caldillo de congrio, cementerio, Casa Mosaïco, vin chilien & vélo, balade en raquettes à Maipo, frayeur dans le métro…

Dates du séjour : du 19 au 23 juillet, 26 et 27 juillet, et du 2 au 5 août 2014

Santiago raisonne singulièrement en moi car cette ville représente ma toute première venue sur le sol sud-américain, il y a quelques années lors d’un déplacement professionnel. J’étais heureuse de pouvoir « découvrir » ce continent qui m’intriguait, m’attirait et que je connaissais finalement si peu. Je n’avais pas été particulièrement impressionnée par la ville sachant que j’avais eu très peu de temps de libre pour vraiment la parcourir et donc une vision limitée. J’avais en revanche apprécié l’accueil chaleureux des Chiliens et eu plaisir à rencontrer de nouveaux amis, Miguel et Maca (grâce à Marion que je remercie !), qui m’avaient fait découvrir le pisco sour. Depuis que j’ai goûté le pisco sour péruvien en juin dernier, notamment le maracuja pisco sour, je dois avouer que j’ai une petite préférence pour le péruvien… (cf envie n°20). C’est une déclaration très sérieuse que je fais là car les deux pays revendiquent chacun le pisco sour comme étant leur cocktail national et ils ont même porté l’affaire en justice, à la Cour Internationale de La Hague. Le verdict est récent, il date de 2013 : c’est le Pérou est l’heureux « gagnant » (cf nombreux articles tels que celui-là)…

C’est en fait initialement pour sa position stratégique que j’ai décidé d’aller à Santiago à l’occasion de mes pérégrinations en Amérique Latine, car c’était le point de départ pour l’Ile de Pâques, séjour que j’ai effectué du 28 juillet au 2 août (à découvrir prochainement dans picsandtrips !).

Ce séjour dans la capitale chilienne m’a tout de même réservé plusieurs surprises sympathiques. Tout d’abord j’ai pu revoir Miguel et Macarena et faire la connaissance de leur adorable petite fille. Nous avons même passé un après-midi ensemble dans un parc huppé de la ville, dans lequel on peut observer des flamands roses, des canards atypiques et beaucoup de chiens, de poussettes et de ballons multicolores. C’était assez amusant de passer ce moment « familial » en plein tour du monde : je fréquente ces derniers temps davantage les auberges de jeunesse et les treks sauvages que les parcs dédiés aux promenades dominicales !

Lors de mon arrivée, comme le temps était gris et froid, j’ai décidé d’aller visiter deux musées : le musée d’art précolombien et celui des beaux Arts. Je n’ai pas regretté, en particulier le Museo Chileno de Arte Precolombino qui a une très belle collection et est bien mis en scène.

Musée d'art précolombien

Museo Chileno de Arte Precolombinio

Museo de Bellas Artes

Museo de Bellas Artes

Afin de découvrir davantage la ville, j’ai décidé de tenter de nouveau l’expérience des Free Walking Tours (testés avec plaisir à La Paz), d’autant plus que j’avais eu des échos positifs d’autres voyageurs concernant celui de Santiago. Il y en a en fait plusieurs. J’ai beaucoup apprécié celui du matin dont le point de rendez-vous était devant le musée des beaux arts, juste à côté de l’auberge dans laquelle je logeais. Le tour nous faisait passer dans le Mercado Central et Mercado Vega. La guide, Lisette, pleine d’énergie et parlant parfaitement anglais car elle était américaine de parents chiliens, nous a même conseillé quelques spécialités locales si l’on désirait venir déjeuner au Mercado Central. Elle a particulièrement insisté sur le caldillo de congrio de Tio Willy, un resto « bonne franquette » à l’entrée du marché. Du coup j’ai suivi ses conseils alors qu’initialement je n’étais pas du tout attirée par la soupe de congres, surtout après avoir vu ces spécimens assez immondes sur les étals du marché… Et bien, c’était l’un des plats les plus succulents (et copieux…) de tout mon séjour en Amérique Latine, un vrai régal !

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Caldillo de congrio

Caldillo de congrio

J’ai aussi bien aimé la visite du Mercado Vega, un marché populaire de fruits et légumes, très animé durant la semaine. J’ai toujours autant de plaisir à prendre en photos les marchés. C’est l’un de mes thèmes photographiques favoris, le marché plus incroyable étant celui que j’ai vu dans le Yunnan, au sud de la Chine. Lors de la visite du marché Vega, nous avons pu savourer, gratuitement, une sorte de pain-beignet au potiron, recouvert d’une sauce assez épicée. Là encore, c’était délicieux. La consistance m’a même rappelé les bougnettes catalanes, ma madeleine de Proust…

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Mais le plus surprenant lors de ce walking tour, ce fut la découverte du cimetière général de Santiago. L’endroit est incroyable et vaut vraiment le détour. Il est facilement accessible depuis le métro. Lorsqu’on arrive, on se trouve face à des écrans de télévision qui indiquent les horaires et lieux exacts des crémations, tellement le cimetière est immense. Il est aussi grand que 170 terrains de football et deux millions de personnes y sont enterrées (le Chili est un pays de 17,2 millions d’habitants)…

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Il comprend parfois des immeubles de plusieurs étages avec des ascenseurs intégrés. C’est le cas notamment de cet édifice dédié à la communauté italienne, immigrée dans les années 40, et qui aurait importé les concepts des malls… Il y aurait 2000 tombes dans cet « immeuble »…

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En fait, c’est presque une ville dans la ville, avec des rues, des étages, des arbres, et des styles architecturaux des plus variés : du temple grec au palace indien tout en passant par le style égyptien, inca, Art Nouveau ou épuré. C’est une visite pour le moins déroutante., avec tout le respect que l’on doit à ce lieu de recueil et de mémoire.

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J’ai également fait un second Free Walking Tour, organisé dans un autre quartier de la ville. Il n’était pas à la hauteur du premier mais il m’a permis d’en apprendre un peu plus sur l’histoire du Chili et de rencontrer une jeune enseignante américaine qui vit au Vénézuela  et avec qui j’ai pu « escalader » le Cerro San Cristobal qui offre une très belle vue sur la ville. On se rend alors davantage compte de la démesure de Santiago.

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Ce qui a également particulièrement marqué mon séjour à Santiago, au-delà des visites, c’est l’accueil formidable que m’a réservé le personnel de l’auberge de jeunesse dans laquelle je suis restée : Casa Mosaico. Chaque personne du staff était patiente, attentionnée, souriante, souvent drôle. Au bout de quelques jours, j’avais l’impression d’être dans un appartement avec des amis en colocation. Ils m’ont même invitée à un barbecue du personnel qu’ils organisaient à l’occasion du départ de l’un d’eux. Du coup, malgré la grisaille de Santiago à ce moment là, j’ai beaucoup apprécié l’atmosphère qui y régnait et en garde un excellent souvenir.

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A mon retour de l’Ile de Pâques, j’ai eu envie de découvrir les environs de Santiago.

J’ai pu visiter le village de Pomaire, réputé pour ses céramiques et sa gastronomie, grâce à Pablo, que j’avais rencontré à Rapa Nui et qui vit à Santiago. Pomaire était peu animé ce jour là (un lundi) mais les alentours, avec la Cordillère des Andes en toile de fond, étaient superbes. Le soleil embrasait la capitale lors de notre retour et l’on apercevait nettement la magnifique chaîne de montagnes habituellement cachée par le brouillard et/ou la pollution.

Ce qui était vraiment triste et décevant en revanche, c’était de voir les amoncellements de détritus dans chaque virage alors que nous montions sur une très belle route de montagne. J’étais vraiment surprise de voir tous ces détritus car le Chili me semble être un pays évolué et éduqué, influencé par la culture américaine. Les centres commerciaux sont notamment des copies conformes des malls américains. En tout cas, je ne m’attendais pas à voir un tel mauvais sort environnemental en pleine nature, comme si les individus n’avaient jamais été éduqués sur le fait que l’on doit ramasser ses détritus, a fortiori en pleine nature. Cela m’avait déjà beaucoup choquée dans la baie d’Halong. Quel dommage de détériorer des sites aussi exceptionnels, et la nature en général, alors que c’est à la portée de tous de faire un petit effort… Je ne suis pourtant pas une écologiste extrémiste mais force est de constater qu’il y a encore bien du chemin à faire dans l’éducation et la protection environnementale de notre planète.P1260410 P1260411 P1260417 P1260423

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Je me suis également inscrite à un tour « Bike &Wine » organisé par la Bicliceta Verde au sein du domaine vinicole de Cousiño Macul, accessible en métro depuis le centre de Santiago. J’ai eu une mauvaise surprise cette fois. Lorsque je suis montée dans le train, il y avait énormément de bruit, beaucoup de cris de jeunes excités. Je pensais initialement (et naïvement) que c’était, comme dans le métro parisien, probablement dû à un match de foot, mais trouvais curieux qu’il y ait autant de chahut à 10 heures du matin. Et puis j’ai vu que mes voisins de wagon semblaient très inquiets, faisant même des mouvements pour se protéger. Là j’ai vu débarquer toute une bande de délinquants dont un qui tendait un couteau assez imposant devant lui tout en avançant à vive allure. Il y avait une très jeune femme en face de moi en train d’allaiter son bébé. Le couteau est passé à quelques centimètres de nous. Les passagers étaient effrayés, moi aussi. je suis sortie à la prochaine station. J’ai vu que le train suivant contenait également des « gangs » qui se provoquaient mutuellement et suis restée sur le quai, peu rassurée, jusqu’à ce qu’un train a priori calme daigne arriver.

Il paraît que ce type d’incidents reste rare à Santiago et que le métro est normalement un moyen de transport sûr. C’était tout de même impressionnant, même si je sais que cela peut arriver n’importe où. Plus de peur que de mal, mais j’étais pas mal secouée et non mécontente de monter sur un vélo dans les vignobles pour prendre l’air… et de retrouver Lisette qui était également la guide de ce tour ! La dégustation de vin m’a aidée à me détendre un peu plus. Nous n’avions en fait qu’une petite demi-heure de vélo, avec un verre de vin blanc dégusté au milieu des vignes, puis deux autres verres dans une salle, après avoir laissé nos vélos. C’était tranquille, agréable et magnifique avec la Cordillère des Andes qui se détachait derrière les pieds de vignes, même si ceux-ci n’étaient pas pourvus de raisins en cette période de l’année. Nous sommes en effet en plein hiver au Chili.

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D’ailleurs comme c’est l’hiver, Santiago offre de belles occasions d’escapades dans la neige. J’ai préféré aux stations de ski une balade en raquettes dans le Cajon del Maipon. Cela faisait du bien de me retrouver dans la nature, de faire un peu d’exercice et de sortir de la ville. La balade m’a plu. Elle était physique mais tout à fait accessible. Il ne faisait pas trop froid et nous avons même vu un bel aiglon peu farouche. La route était également très belle, on passait à côté des stations de ski.

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J’ai également profité de mon étape à Santiago pour visiter de nouveau Valparaiso que j’avais découvert il y a 3 ans et dont la lumière et les graffitis m’avaient éblouie. Ce sera l’objet de mon prochain billet.

La Paz

Une capitale vraiment à part

Dates du séjour : du 4 au 8 juillet

Si Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie, La Paz est sa capitale administrative et le siège du gouvernement. La Paz peut se targuer d’une situation topographique vraiment à part : la ville est située à une altitude de 3 660 mètres, soit la plus haute capitale du monde, et s’étale depuis la vallée jusqu’aux cimes des collines sans qu’il semble y avoir un seul mètre carré de libre. La densité de la ville est impressionnante. Avec une arrivée de nuit, ce qui était mon cas, cela l’est encore plus. On a le sentiment de pénétrer dans une forêt d’étoiles, des pieds à la tête, il y a des lumières partout. La ville est dominée par le sommet du Nevado Illimani qui culmine à plus de 6 000 mètres. Il y a parfois plus de 10 degrés d’écart entre le centre de la ville, au bas de la vallée et les hauteurs sur les collines tant le dénivelé est important : plus de 1 000 mètres séparent les quartiers aisés de la zone sud et le haut plateau d’El Alto (4 000 m), qui abrite les classes défavorisées.

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Afin de mieux connaître la ville et le pays, je me suis rendue à un « Free Walking Tour », un tour de 3 heures offert par deux guides locaux que l’on rémunère à la fin par des pourboires. Le tour était bien mieux que je ne l’imaginais. Les deux guides étaient plein d’humour et d’énergie et ils ont partagé avec la vingtaine de touristes qui m’accompagnaient de nombreux faits historiques, politiques et anecdotes amusantes sur la ville, tout en nous guidant dans différents quartiers phares de la ville.

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Parmi les faits les plus surprenants, on peut noter la fameuse prison de San Pedro qui était devenue une véritable attraction touristique jusqu’à il y a quelques années. Il est désormais strictement interdit de « visiter » le pénitencier mais il n’est apparemment pas si rare de voir « tomber du mur » un paquet de cocaïne avec un larron qui l’embarque. Ce serait même arrivé une fois durant l’un des « Free Walking Tours » et le groupe de touristes était bien penaud quand ils ont vus tomber ce paquet à leurs pieds ! Il paraît que la police est venue le récupérer… Je vous invite à lire cet article de Courrier International qui témoigne des récentes activités touristiques de la prison de San Pedro. Ce reportage correspond tout à fait à ce que nous ont expliqué les deux guides locaux. C’est assez incroyable pour ne pas dire effroyable…

Autre fait incroyable et effroyable : on peut encore aujourd’hui acheter des foetus de lamas dans le quartier du marché des sorcières. Ces foetus sont enterrés sous les maisons, par superstition, comme des totems de protection. Il paraît que c’est encore pratiqué de nos jours. Et accrochez-vous bien pour la suite… Il existe des moeurs encore plus curieux pour ne pas dire pires ! Dans certains villages, ce sont des êtres humains qui seraient enterrés sous les maisons ou les constructions telles que des ponts ou bâtiments importants… Mais il s’agirait « seulement » de clochards que l’on assassinerait discrètement, on éviterait soigneusement les touristes, nous ont narré en riant les deux guides ! Cela semble être une légende urbaine pour divertir les touristes mais j’ai en fait entendu cette histoire plusieurs fois durant mon voyage… mythe ou réalité ?! En tout cas cela vous donne une idée de l’ambiance qui peut régner dans la ville…

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Autre curiosité, beaucoup plus drôle cette fois : chaque dimanche a lieu à El Alto un combat de lutte de cholitas, les « mamas » boliviennes avec leurs grands jupons et leurs nattes noires corbeau. J’ai décidé de prendre un billet pour voir de quoi il s’agissait et je me suis bien amusée. Il y avait également des combats d’hommes. C’était moins impressionnant que la boxe thai mais tout de même divertissant.

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J’ai également fait à La Paz deux visites qui m’ont beaucoup plu. La première est celle du musée de l’ethnographie et du folklore, avec notamment une salle consacrée aux costumes et coiffes en plumes et une autre aux masques, qui m’ont totalement subjuguée.

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La seconde visite était celle de l’église San Francisco, avec des explications uniquement en espagnol, un excellent entraînement pour voir si j’avais progressé (et la réponse est oui, ce qui me ravit – cf envie n°3) et la possibilité de monter sur les toits et d’avoir une belle vue sur la place principale et la ville en général.

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Malgré tous ces côtés singuliers, ou peut-être à cause de tous ces côtés singuliers, je recommande vraiment la visite de cette ville.

Elle a été pour moi par ailleurs un lieu de retrouvailles agréables. Thomas, un compagnon de route français avec qui j’avais bien sympathisé durant mon périple en bus « Peru Hop » lors de ma première semaine au Pérou, m’a attendue à la Paz pour que l’on puisse faire ensemble le trekking du Salar d’Uyuni. Et ce sont trois jours magiques qui nous attendaient malgré le froid glacial que l’on nous avait annoncé…