Si tu vas à Rio, ne rate pas le métro…

Corcovado, Centro, Ipanema, Copacabana, Lapa et quelques airs de Samba

Dates du séjour: 1er et 2 septembre 2014

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Je repars d’Ilha Grande avec un pincement au coeur, tant cette île a été une belle surprise. Elle fait partie des endroits dans lesquels j’espère revenir un jour. J’ai repris les services de la navette EasyTransferBrazil, aussi pratique et confortable qu’à l’aller : après le voyage en bateau depuis Ilha Grande, un minivan nous récupère et nous emmène dans Rio à l’hôtel que l’on a indiqué, le tout en 4 heures de voyage environ.

J’ai décidé cette fois d’éviter les acariens de mon auberge d’Ipanema et de me rendre dans le quartier populaire et agréable de Laranjeiras (metro Largo do Machago) au Refugio Hostel qui m’avait été conseillé entretemps par Anne-Marie, une compagne de route québécoise rencontrée à Florianopolis.

Je suis en effet rassurée quand je vois que les lits du dortoir sont propres et confortables, avec des matelas récents recouverts d’un épais caoutchouc et évidemment de housses et draps propres.

Je retrouve Anne-Marie un peu plus tard et nous allons marcher sur la plage de Flamengo, beaucoup moins glamour que celle de Copabana ou d’Ipanema, et encore sous la grisaille ce jour-là, mais néanmoins remplie de nombreux sportifs qui courent ou jouent au volley sur la plage.

Le lendemain matin, je me rends à Ipanema en métro (c’est rapide, seulement quelques stations). Je me rends compte que je me balade en tongs comme la plupart des cariocas. C’est assez rare d’être aussi décontracté dans une grande ville, y compris dans le métro et je trouve cela plutôt sympa !

Chaque dimanche matin a lieu le marché hippie d’Ipanema. Ce marché ne me paraît en fait pas du tout hippie mais très bobo… Je suis tentée par plein de stands et craque pour un bracelet. J’ai en effet décidé de m’acheter un bracelet dans chaque pays visité lors de mon tour du monde. Certains optent pour des écussons qui décorent leur sac à dos, moi c’est plutôt l’arbre de Noël autour du poignet…

Je me rends ensuite sur la plage d’Ipanema et suis impressionnée. Bien qu’ayant déjà vu des films ou photos, découvrir de ses propres yeux cette plage sublime en plein cœur d’une ville ne peut pas laisser indifférent. D’autant plus que le beau temps est enfin revenu et je découvre donc pour la première fois Rio sous un soleil radieux.

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Le temps file et je dois me dépêcher de retourner à station de métro pour être à l’heure pour une excursion que j’ai réservée avec l’auberge. C’est là que je réalise que je me suis trompée de lieu pour la station et que celle-ci est beaucoup plus loin que je ne l’avais anticipé. J’appelle alors l’auberge pour les prévenir de mon retard, a priori 5 à 10 minutes. La jeune femme de l’accueil me rassure et me dit qu’il n’y a pas de problème. Quand j’arrive à l’auberge avec 5 minutes de retard, elle est dans ses petits souliers (ou plutôt dans ses petites havaianas…) : le tour operateur est arrivé avec 15 minutes d’avance et n’a pas voulu m’attendre !

Je suis énervée et m’en veux d’avoir raté l’excursion à 5 minutes près parce que j’ai mal géré mon temps. Comme la première étape de l’excursion est le Corcovado qui est à 20 minutes à pied de l’auberge, je m’arrange avec le tour operateur pour retrouver le groupe directement sur place. En fait, j’ai poireauté 2 bonnes heures là-bas pour rien : je n’ai jamais réussi à voir le groupe. Quiproquo sur le lieu de rendez-vous ou mauvaise foi du guide ? Je ne le saurai jamais. J’ai donc pris toute seule mes billets pour le Corcovado et ai fait la connaissance en faisant la queue de Thomas, un allemand qui était en voyage d’affaires.

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Il y avait beaucoup d’attente, beaucoup de monde (c’est super touristique) mais le lieu est à couper le souffle, la statue du Chris rédempteur impressionnante et j’avais une vue superbe et dégagée avec ce beau soleil. Ayant perdu une bonne partie de la journée, je n’ai pas pu aller au pain de sucre mais mon acolyte allemand me rassure en me disant que la vue est plus belle depuis le Corcovado. Après une pause à mon auberge, je retrouve le soir Thomas pour un bon dîner dans un resto chic de Copacabana.

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Le lendemain, j’attaque la journée par un « free walking tour » qui part du Centro (station Carioca). Nous commençons la balade matinale de 3 heures par un arrêt café et pâtisserie dans le superbe salon de thé Colombo puis déambulons dans le quartier qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable à l’exception de la cathédrale contemporaine (Catedral Metropolitana), une pyramide en béton gris de 86m de hauteur, 96m de diamètre interne et pouvant accueillir 20 000 personnes. Je trouve personnellement l’extérieur de l’église hideux mais suis déstabilisée lorsque je pénètre à l’intérieur. L’architecture, les 4 immenses fenêtres de vitraux multicolores et les jeux de lumière sont assez fascinants. L’intérieur me plaît plus que l’extérieur.

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Nous poursuivons notre promenade dans le quartier de Lapa, réputé pour ses arches blanches (Arcos da Lapa – l’ancien aqueduc de Carioca) et son escalier couvert de céramique (Escadaria Selaron). L’escalier est l’œuvre d’un artiste actuel qui a utilisé des centaines de céramiques venus des quatre coins du monde.  Il parait que l’artiste demande à ses visiteurs de lui envoyer des céramiques afin de poursuivre son œuvre et ainsi d’y participer.

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J’aurais pu rester une heure de plus à admirer ces céramiques et à faire des photos mais la foule n’est pas agréable et nous devons de toutes manières reprendre la route pour terminer le tour dans un quartier de ruelles animées.

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Tout comme à La Paz, Santiago, Val Paraiso et Buenos Aires, j’ai beaucoup apprécié cette balade organisée par des locaux souvent drôles et pleins d’énergie, qui permet de découvrir des quartiers de la ville tout en rencontrant d’autres voyageurs. C’est vraiment une formule que je recommande à tous les baroudeurs débarquant dans des grandes villes. C’est un excellent moyen de prendre ses marques, de repérer des endroits sympas où l’on peut revenir après en se sentant davantage en sécurité et de rencontrer d’autres voyageurs, le tout pour un budget minime, basé sur des pourboires. J’ai acheté au passage des Havaianas qui complètent la paire déjà gentiment offerte il y a 3 ans par mes collègues de São Paulo.

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Le soleil étant radieux, je décide de passer l’après-midi à Copacabana puis de me poser sur la plage d’Ipanema où je découvre le mythique coucher de soleil.

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Il ne me reste plus que quelques heures à Rio et j’ai très envie d’avoir un aperçu de l’incroyable atmosphère musicale de cette ville unique, d’autant plus que ce soir-là se retrouvent des joueurs de samba dans un quartier de la ville. Je réussis à convaincre Anne-Marie et un autre compagnon brésilien du Refugio et nous commandons un taxi pour nous rendre à Lapa, un ancien quartier colonial réhabilité il y a une quinzaine d’années et facilement identifiable par les arches de son ancien aqueduc.

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C’est le quartier samba de Rio en opposition à Ipanema, plutôt lié à la Bossa Nova. Les rues débordent d’un flot permanent de Cariocas qui se rassemblent dans les bars, restos, clubs de samba mais dansent aussi parfois dans la rue.

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Je vous invite maintenant à découvrir ces rythmes entraînants avec le son et les gestes vifs et agiles des percussionnistes… c’est la première fois que j’importe des videos de mon périple sur ce blog ! J’ai hâte de vous montrer aussi les baleines de Patagonie…) :

Cette première escapade dans les vibrations brésiliennes nocturnes m’a bien plu. Je ne savais pas encore que c’était un avant-goût des meilleurs sons de rue brésiliens qui m’attendaient à Salvador de Bahia dès le lendemain soir…

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Santiago & Co

Caldillo de congrio, cementerio, Casa Mosaïco, vin chilien & vélo, balade en raquettes à Maipo, frayeur dans le métro…

Dates du séjour : du 19 au 23 juillet, 26 et 27 juillet, et du 2 au 5 août 2014

Santiago raisonne singulièrement en moi car cette ville représente ma toute première venue sur le sol sud-américain, il y a quelques années lors d’un déplacement professionnel. J’étais heureuse de pouvoir « découvrir » ce continent qui m’intriguait, m’attirait et que je connaissais finalement si peu. Je n’avais pas été particulièrement impressionnée par la ville sachant que j’avais eu très peu de temps de libre pour vraiment la parcourir et donc une vision limitée. J’avais en revanche apprécié l’accueil chaleureux des Chiliens et eu plaisir à rencontrer de nouveaux amis, Miguel et Maca (grâce à Marion que je remercie !), qui m’avaient fait découvrir le pisco sour. Depuis que j’ai goûté le pisco sour péruvien en juin dernier, notamment le maracuja pisco sour, je dois avouer que j’ai une petite préférence pour le péruvien… (cf envie n°20). C’est une déclaration très sérieuse que je fais là car les deux pays revendiquent chacun le pisco sour comme étant leur cocktail national et ils ont même porté l’affaire en justice, à la Cour Internationale de La Hague. Le verdict est récent, il date de 2013 : c’est le Pérou est l’heureux « gagnant » (cf nombreux articles tels que celui-là)…

C’est en fait initialement pour sa position stratégique que j’ai décidé d’aller à Santiago à l’occasion de mes pérégrinations en Amérique Latine, car c’était le point de départ pour l’Ile de Pâques, séjour que j’ai effectué du 28 juillet au 2 août (à découvrir prochainement dans picsandtrips !).

Ce séjour dans la capitale chilienne m’a tout de même réservé plusieurs surprises sympathiques. Tout d’abord j’ai pu revoir Miguel et Macarena et faire la connaissance de leur adorable petite fille. Nous avons même passé un après-midi ensemble dans un parc huppé de la ville, dans lequel on peut observer des flamands roses, des canards atypiques et beaucoup de chiens, de poussettes et de ballons multicolores. C’était assez amusant de passer ce moment « familial » en plein tour du monde : je fréquente ces derniers temps davantage les auberges de jeunesse et les treks sauvages que les parcs dédiés aux promenades dominicales !

Lors de mon arrivée, comme le temps était gris et froid, j’ai décidé d’aller visiter deux musées : le musée d’art précolombien et celui des beaux Arts. Je n’ai pas regretté, en particulier le Museo Chileno de Arte Precolombino qui a une très belle collection et est bien mis en scène.

Musée d'art précolombien

Museo Chileno de Arte Precolombinio

Museo de Bellas Artes

Museo de Bellas Artes

Afin de découvrir davantage la ville, j’ai décidé de tenter de nouveau l’expérience des Free Walking Tours (testés avec plaisir à La Paz), d’autant plus que j’avais eu des échos positifs d’autres voyageurs concernant celui de Santiago. Il y en a en fait plusieurs. J’ai beaucoup apprécié celui du matin dont le point de rendez-vous était devant le musée des beaux arts, juste à côté de l’auberge dans laquelle je logeais. Le tour nous faisait passer dans le Mercado Central et Mercado Vega. La guide, Lisette, pleine d’énergie et parlant parfaitement anglais car elle était américaine de parents chiliens, nous a même conseillé quelques spécialités locales si l’on désirait venir déjeuner au Mercado Central. Elle a particulièrement insisté sur le caldillo de congrio de Tio Willy, un resto « bonne franquette » à l’entrée du marché. Du coup j’ai suivi ses conseils alors qu’initialement je n’étais pas du tout attirée par la soupe de congres, surtout après avoir vu ces spécimens assez immondes sur les étals du marché… Et bien, c’était l’un des plats les plus succulents (et copieux…) de tout mon séjour en Amérique Latine, un vrai régal !

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Caldillo de congrio

Caldillo de congrio

J’ai aussi bien aimé la visite du Mercado Vega, un marché populaire de fruits et légumes, très animé durant la semaine. J’ai toujours autant de plaisir à prendre en photos les marchés. C’est l’un de mes thèmes photographiques favoris, le marché plus incroyable étant celui que j’ai vu dans le Yunnan, au sud de la Chine. Lors de la visite du marché Vega, nous avons pu savourer, gratuitement, une sorte de pain-beignet au potiron, recouvert d’une sauce assez épicée. Là encore, c’était délicieux. La consistance m’a même rappelé les bougnettes catalanes, ma madeleine de Proust…

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Mais le plus surprenant lors de ce walking tour, ce fut la découverte du cimetière général de Santiago. L’endroit est incroyable et vaut vraiment le détour. Il est facilement accessible depuis le métro. Lorsqu’on arrive, on se trouve face à des écrans de télévision qui indiquent les horaires et lieux exacts des crémations, tellement le cimetière est immense. Il est aussi grand que 170 terrains de football et deux millions de personnes y sont enterrées (le Chili est un pays de 17,2 millions d’habitants)…

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Il comprend parfois des immeubles de plusieurs étages avec des ascenseurs intégrés. C’est le cas notamment de cet édifice dédié à la communauté italienne, immigrée dans les années 40, et qui aurait importé les concepts des malls… Il y aurait 2000 tombes dans cet « immeuble »…

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En fait, c’est presque une ville dans la ville, avec des rues, des étages, des arbres, et des styles architecturaux des plus variés : du temple grec au palace indien tout en passant par le style égyptien, inca, Art Nouveau ou épuré. C’est une visite pour le moins déroutante., avec tout le respect que l’on doit à ce lieu de recueil et de mémoire.

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J’ai également fait un second Free Walking Tour, organisé dans un autre quartier de la ville. Il n’était pas à la hauteur du premier mais il m’a permis d’en apprendre un peu plus sur l’histoire du Chili et de rencontrer une jeune enseignante américaine qui vit au Vénézuela  et avec qui j’ai pu « escalader » le Cerro San Cristobal qui offre une très belle vue sur la ville. On se rend alors davantage compte de la démesure de Santiago.

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Ce qui a également particulièrement marqué mon séjour à Santiago, au-delà des visites, c’est l’accueil formidable que m’a réservé le personnel de l’auberge de jeunesse dans laquelle je suis restée : Casa Mosaico. Chaque personne du staff était patiente, attentionnée, souriante, souvent drôle. Au bout de quelques jours, j’avais l’impression d’être dans un appartement avec des amis en colocation. Ils m’ont même invitée à un barbecue du personnel qu’ils organisaient à l’occasion du départ de l’un d’eux. Du coup, malgré la grisaille de Santiago à ce moment là, j’ai beaucoup apprécié l’atmosphère qui y régnait et en garde un excellent souvenir.

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A mon retour de l’Ile de Pâques, j’ai eu envie de découvrir les environs de Santiago.

J’ai pu visiter le village de Pomaire, réputé pour ses céramiques et sa gastronomie, grâce à Pablo, que j’avais rencontré à Rapa Nui et qui vit à Santiago. Pomaire était peu animé ce jour là (un lundi) mais les alentours, avec la Cordillère des Andes en toile de fond, étaient superbes. Le soleil embrasait la capitale lors de notre retour et l’on apercevait nettement la magnifique chaîne de montagnes habituellement cachée par le brouillard et/ou la pollution.

Ce qui était vraiment triste et décevant en revanche, c’était de voir les amoncellements de détritus dans chaque virage alors que nous montions sur une très belle route de montagne. J’étais vraiment surprise de voir tous ces détritus car le Chili me semble être un pays évolué et éduqué, influencé par la culture américaine. Les centres commerciaux sont notamment des copies conformes des malls américains. En tout cas, je ne m’attendais pas à voir un tel mauvais sort environnemental en pleine nature, comme si les individus n’avaient jamais été éduqués sur le fait que l’on doit ramasser ses détritus, a fortiori en pleine nature. Cela m’avait déjà beaucoup choquée dans la baie d’Halong. Quel dommage de détériorer des sites aussi exceptionnels, et la nature en général, alors que c’est à la portée de tous de faire un petit effort… Je ne suis pourtant pas une écologiste extrémiste mais force est de constater qu’il y a encore bien du chemin à faire dans l’éducation et la protection environnementale de notre planète.P1260410 P1260411 P1260417 P1260423

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Je me suis également inscrite à un tour « Bike &Wine » organisé par la Bicliceta Verde au sein du domaine vinicole de Cousiño Macul, accessible en métro depuis le centre de Santiago. J’ai eu une mauvaise surprise cette fois. Lorsque je suis montée dans le train, il y avait énormément de bruit, beaucoup de cris de jeunes excités. Je pensais initialement (et naïvement) que c’était, comme dans le métro parisien, probablement dû à un match de foot, mais trouvais curieux qu’il y ait autant de chahut à 10 heures du matin. Et puis j’ai vu que mes voisins de wagon semblaient très inquiets, faisant même des mouvements pour se protéger. Là j’ai vu débarquer toute une bande de délinquants dont un qui tendait un couteau assez imposant devant lui tout en avançant à vive allure. Il y avait une très jeune femme en face de moi en train d’allaiter son bébé. Le couteau est passé à quelques centimètres de nous. Les passagers étaient effrayés, moi aussi. je suis sortie à la prochaine station. J’ai vu que le train suivant contenait également des « gangs » qui se provoquaient mutuellement et suis restée sur le quai, peu rassurée, jusqu’à ce qu’un train a priori calme daigne arriver.

Il paraît que ce type d’incidents reste rare à Santiago et que le métro est normalement un moyen de transport sûr. C’était tout de même impressionnant, même si je sais que cela peut arriver n’importe où. Plus de peur que de mal, mais j’étais pas mal secouée et non mécontente de monter sur un vélo dans les vignobles pour prendre l’air… et de retrouver Lisette qui était également la guide de ce tour ! La dégustation de vin m’a aidée à me détendre un peu plus. Nous n’avions en fait qu’une petite demi-heure de vélo, avec un verre de vin blanc dégusté au milieu des vignes, puis deux autres verres dans une salle, après avoir laissé nos vélos. C’était tranquille, agréable et magnifique avec la Cordillère des Andes qui se détachait derrière les pieds de vignes, même si ceux-ci n’étaient pas pourvus de raisins en cette période de l’année. Nous sommes en effet en plein hiver au Chili.

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D’ailleurs comme c’est l’hiver, Santiago offre de belles occasions d’escapades dans la neige. J’ai préféré aux stations de ski une balade en raquettes dans le Cajon del Maipon. Cela faisait du bien de me retrouver dans la nature, de faire un peu d’exercice et de sortir de la ville. La balade m’a plu. Elle était physique mais tout à fait accessible. Il ne faisait pas trop froid et nous avons même vu un bel aiglon peu farouche. La route était également très belle, on passait à côté des stations de ski.

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J’ai également profité de mon étape à Santiago pour visiter de nouveau Valparaiso que j’avais découvert il y a 3 ans et dont la lumière et les graffitis m’avaient éblouie. Ce sera l’objet de mon prochain billet.

Yunnan – Premières impressions chinoises

De sublimes rizières en terrasses… qui se méritent !

Dates su séjour : du 16 au 19 avril 2014

Dès mes premiers pas en Chine, j’ai senti que mon périple prenait un sacré tournant et que le choc culturel allait être grand. Après une première soirée mémorable à Hékou, à 3 km seulement  du Vietnam, j’étais fin prête pour rejoindre les mythiques rizières de Yuanyang à environ trois heures de route. Déjà séduite par celles de Sapa, j’étais curieuse de savoir si elles allaient être comparables ou non. Quelques handicaps de départ néanmoins : absolument personne ne parlait anglais à part la charmante guide touristique rencontrée la veille dans le hall de l’hôtel et j’avais des infos très floues sur les horaires du bus censé m’emmener à Duoyishu où j’avais réservé ma guesthouse. Aucune indication dans le Lonely Planet ou sur internet. Un guide de Hanoi m’avait indiqué que le bus partait à 7h, celui de Sapa m’avait dit 9h et je ne savais toujours pas où se trouvait la station de bus malgré mes tentatives de renseignements auprès des locaux. La guide touristique de la veille m’avait donné rendez-vous dans le hall à 8h et avait dit qu’elle m’aiderait. J’étais soulagée quand je l’ai vue arriver pile à l’heure. Elle a hêlé un taxi et m’a déposée près de quelques individus qui stationnaient à côté de 2 mini vans.

La plupart des hommes avaient relevé leur t-shirt ou chemise au niveau de leur poitrine laissant ressortir leurs bidons grassouillets. Ils crachaient fréquemment et se mouchaient, sans mouchoir, en éjectant leur morve sur le trottoir. J’avais entendu parler des crachats mais pas de la manière de se « moucher »… c’était perturbant pour ne pas dire écoeurant. J’ai appris plus tard qu’il ne faut pas garder les impuretés en soi dans la culture chinoise, d’où cette pratique. Il parait qu’ils trouvent dégoûtant de leur côté que l’on souffle dans des mouchoirs. Je sais que cela choque aussi les Japonais, qui eux font preuve d’une discrétion absolue en se cachant dès qu’ils doivent se moucher, y compris au niveau sonore. Bref, de sacrées différences culturelles !

Après des altercations entre deux chauffeurs qui me revendiquaient chacun comme future cliente, du moins c’est ce que j’ai supposé, la guide m’a indiqué lequel des deux rejoindre et le tarif à régler, qui était peu élevé. Elle m’a ensuite dit au revoir car elle devait rejoindre son travail. Je l’ai remerciée chaleureusement pour toute son aide. Je ne sais pas trop où j’aurais passé la nuit sans elle… Il était environ 8h15. Le chauffeur m’a dit de monter à l’avant du véhicule, ce que j’ai fait. Mais de son côté, il restait debout à l’extérieur en arpentant le trottoir avec 3-4 autres personnes autour de lui. En bonne citadine impatiente, je regardais ma montre toutes les 5 minutes sans comprendre pourquoi on ne démarrait pas. Au bout de 15 min je suis ressortie du véhicule. J’ai essayé de demander au chauffeur et autres individus qui semblaient attendre comme moi, à quelle heure on partait en leur montrant ma montre, mais je ne comprenais rien à ce qu’ils me répondaient… Du chinois au sens propre et figuré ! Au bout d’environ une heure d’attente, j’ai enfin compris qu’on attendait que le minivan se remplisse pour démarrer… J’ai attendu 45 minutes de plus avant qu’on ne le fasse, en réalisant combien ce type d’expérience mettait à mal (à moins que ce ne soit à bien ?) mon impatience. C’est un sentiment curieux surtout lorsqu’on ne comprend absolument rien autour de soi. Nous avons roulé une heure sur une belle autoroute. J’étais surprise de la qualité de la route surtout en comparaison avec les routes défoncées du Laos, Cambodge et Birmanie.

Arrivés dans un village, le minivan s’est arrêté et tous les passagers sont descendus. Cette fois il ne m’a fallu que deux minutes pour comprendre que c’était reparti pour un long tour de poireautage à attendre d’autres passagers. J’ai également réalisé à ce moment là que le trajet allait être beaucoup plus long que les 3 heures auxquelles je m’attendais… Du coup j’ai sorti mon PC pour trier mes photos, ce qui m’occupe bien en général, étant donné la quantité phénoménale de mes clichés. J’avais à peine trié 100 photos que le chauffeur m’a criée dessus tout en sortant mon sac à dos du coffre et en pointant du doigt un bus local en piètre état qui venait de s’arrêter. J’ai refusé de changer de véhicule en lui disant que j’avais payé pour le minivan et non pour le bus mais il a jeté mon sac dans le couloir du bus sur un amoncellement d’autres bagages, ne me laissant pas d’autre choix que de sauter et de me frayer un chemin pour trouver une place assise entre la mamie et les poules qu’elle essayait de calmer sous son siège et pas mal de gars qui fumaient tous comme des pompiers, le bide à l’air. Et voilà, c’était donc ça… l’aventure routarde à son comble, narrée par moult voyageurs !

Le trajet en bus a duré jusqu’à 4h de l’après-midi. On s’arrêtait dans tous les villages sans que je sache où l’on était ni combien de temps on s’arrêtait. Je n’osais pas sortir de peur que le bus ne reparte avec mon sac et me laisse en plan. C’est l’un des inconvénients lorsqu’on voyage seul : personne ne peut vous garder votre sac. Je me suis quand même ruée aux toilettes lorsque le chauffeur a fait le plein d’essence, en expérimentant des WC qui restent dans le top 3 des pires de mon voyage : pas de porte individuelle, une tranchée en béton avec une fosse d’un mètre jamais nettoyée, une odeur forcément abominable et évidemment ni papier ni savon ni robinet. J’ai vite réalisé qu’en Chine, à part dans les hébergements où les toilettes étaient en général correctes, il faut TOUJOURS avoir sur soi un rouleau de papier et du gel antibactérien. Même dans des musées de renommée internationale comme celui de l’armée de Terracotta à Xian, les toilettes étaient nauséabondes… Expérience de transport totalement inoubliable et éreintante à laquelle s’ajoutait le stress de ne pas savoir où j’étais ni quand j’allais arriver et un estomac qui était ronchon car le petit paquet de chips acheté lors d’un court arrêt ne lui suffisait pas, sans compter la saturation de graisse avec le fast food miracle de la veille.

Je suis finalement arrivée à Xinjie vers 16h, ai négocié un transport direct avec un taxi privé pour les 45 dernières minutes. La route avait complètement changé : rien à voir avec l’autoroute du matin. Nous étions sur une petite route de montagne surplombant une majestueuse vallée où j’apercevais déjà de belles rizières. J’étais fatiguée mais émue, émue d’être dans ce drôle de pays qui éveillait ma curiosité depuis quelques années et dans lequel je n’étais jamais allée auparavant, à part à Hong Kong, qui est à des années lumières de ce paysage du Yunnan… J’avais fortement insisté auprès du chauffeur pour qu’il me laisse juste devant la guesthouse que j’avais réservée dans le Lonely : Jacky’s Guesthouse. Or il insistait pour que je descende sur un parking. Alors que je râlais, un couple de Français est passé devant nous en confirmant que le chauffeur ne pouvait pas descendre plus bas dans le village et qu’eux mêmes cherchaient Jacky’s guesthouse. Du coup, j’ai extrait mon sac du coffre et les ai rejoints.

Nous avons traversé le village en long, en large et en travers pendant 20 bonnes minutes avant de trouver la guesthouse. J’étais soulagée d’être tombée sur ces deux compatriotes d’autant plus qu’ils avaient l’air sympas et beaucoup plus détendus que moi… 9 heures de transport au lieu de 3, cela m’avait pas mal secoué ! Ma fatigue s’est presque envolée quand je suis arrivée sur la terrasse de la guesthouse, avec une vue époustouflante sur les rizières dans lequel le village était niché. Les deux morceaux de saucisson offerts par une famille de Français et le bon repas du soir ont fini de me revigorer.  Quelle récompense après cette laborieuse journée de transport ! Et ce n’était que le début. Le lendemain m’attendait l’une des plus belles surprises de mon périple : l’un des plus beaux levers de soleil de ma vie, un marché local extra-ordinnaire (quasiment aucun touriste, communautés ethniques revêtant leurs plus beaux habits et marchandant poulets, bidasse, légumes et tofu), et une rando fabuleuse à longer villages et vallées avec rizières en terrasses multicolores, le tout avec Anne et Foucault dont j’ai grandement apprécié la bonne humeur constante et leur sens de l’orientation bien plus développé que le mien ! L’une des plus belles journées de mon périple ainsi que la suivante où nous nous sommes cette fois aventurés SUR les rizières. Et j’ai quitté le village avec l’aide d’un autre français fort aimable, Benjamin, qui parlait chinois et a négocié pour moi un taxi jusqu’à  Xinjie, ville où j’allais prendre un bus de nuit « couchette » pour Kunming.

Lever de soleil depuis Jacky’s guesthouse :

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Le marché local dans un village voisin de Duoyishu :

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Randonnée 1er jour dans les villages autour des rizières :

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Une poule qui fait l’autruche…

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Randonnée 2ème jour SUR les rizières qui entourent Jacky’s Guesthouse (et nouveau lever de soleil mémorable !) :

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Punaise !

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Thaïlande, suite et fin… (février 2014)

Chiang Mai et Bangkok

Totalement happée par mon voyage et mes journées pleines de découvertes et de rencontres, je suis affreusement en retard pour mon blog. Ce n’est pas bien grave, me direz-vous, c’est même très bon signe.

Je vais vous présenter mes dernières semaines en Thaïlande de manière express (c’est-à-dire pas comme le chaotique train de banlieue que j’ai pris à Bangkok) pour reprendre un peu le fil de l’aventure.

Mes sandales et la siesta du chatAprès Koh Phangan, j’ai passé quelques jours à Chiang Mai, dont les deux premiers accompagné d’Indrit, un compère de voyage Italien d’origine albanienne, rencontré en excursion dans l’île de la Full Moon Party. Nous avons visité plusieurs temples et arpenté de long en large le marché de nuit où j’ai pu m’acheter des sandales pas trop moches et confortables, à mi-chemin entre les tongs et les nus-pieds, très pratiques pour voyager (à gauche du chat qui fait sa siesta pendant que l’on visite un temple chinois !). J’ai même pu rentrer au Sky Bar de Bangkok grâce à ces chaussures, c’est dire ! Pas sûre que mes chaussures de randonnée, ma pair de tong usée ou mes baskets flashy auraient fait l’affaire du physio…

Chiang Mai avec Indrit :

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Ces moines sont en fait en cire ! A s’y méprendre…

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Mes derniers jours à Chiang Mai étaient un peu moins drôles sans la présence du fanfaron italien. Il y avait tellement d’excursions que finalement j’ai choisi peut-être la pire : une journée au Triangle d’Or près de Chiang Rai, à quatre heures de route aller de Chiang Mai. Beaucoup trop touristique à mon goût, surtout lorsqu’on s’arrêtait dans des « pièges à touristes » où la seule activité, au-delà de la pause pipi, consistait à ouvrir son porte-monnaie… ou le maintenir bien fermé. Je peux quand même me targuer d’avoir été au point le plus au Nord de la Thailande, aperçu la Birmanie à quelques mètres de moi derrière les barbelés de la frontière terrestre de Mae Sai et même fait un saut au Laos, dans une zone franche « détaxée ». Une belle jambe… On ne peut pas toujours choisir les meilleurs plans et c’est ce type d’expérience qui fait d’autant plus apprécier de voyager de manière indépendante.

Chiang Mai « all by myself » :

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Mangue et riz gluant (sticky rice)… miam miam !

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J’ai ensuite passé quelques jours à Bangkok où j’ai eu le plaisir de revoir mon amie Thai, Beam, toujours aussi adorable, qui m’a emmenée dîner et voir un spectacle de quartier d’autant plus fascinant que j’étais la seule touriste.

Toujours de beaux moments avec Beam qui me fait découvrir ses bonnes adresses de restos et un spectacle traditionnel :

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Je consultais tout de même Twitter tous les jours pour voir les zones d’émeutes à éviter car même si ces rassemblements pouvaient paraître pacifistes au premier abord, la situation pouvait « exploser » à tout moment. Il y a eu encore plusieurs morts et blessés au moment où j’y étais.

Au Sky Bar nous nous sommes faites « chaperonnées » par un gentleman flamand qui faisait quelques escales asiatiques avant de rejoindre son meilleur ami qui se mariait aux Philippines.

Le Sky Bar, THE bar hype du moment, celui où a été tourné Hangover II (Very Bad Trip II en français) :

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Last but not the least, j’ai pu obtenir mon visa pour la Birmanie en une seule journée, après avoir passé le week-end au marché chinois et au surprenant marché de Mahachai qui se situe sur des rails et l’encore plus surprenant marché de  Maeklong où les étals disparaissent (comme par magie sur des roulettes !) pour laisser passer un train deux fois par jours.  J’avais prévu de voir plein de marchés (envie n°2), mais je ne savais même pas qu’il en existait sur des rails avec des trains en circulation…

Week-end à Bangkok :

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Le marché de Mahachai :

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Vous reprendrez bien un peu de sauterelles ou de larves ?

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Un héron qui se prend pour Brice de Nice

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Le marché de Maeklong :

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Une petite pensée pour ce chiot infirme qui nous a fendu le coeur. J’espère qu’il a pu être soigné.

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La liste de mes envies

Titre “clin d’oeil” en hommage à l’excellent livre de Grégoire Delacourt que je vous recommande (il se dévore en quelques heures)

  1. photo 3 (2)Créer un blog pour partager mon aventure et mes photos (c’est bien parti…)
  2. Succomber aux odeurs, couleurs et saveurs de tous les marchés possibles (andins, exotiques, flottants, en plein air, couverts, aux puces…) et étoffer mon album Flickr WorldFlavors
  3. Progresser en espagnol¡ Voy a hablar muy bien español despues mi viaje en Latina America, qué bueno !
  4. Vagabonder dans les ruines d’Angkor et admirer l’aube et/ou le coucher de soleil
  5. Apprendre à trinquer dans toutes les langues (j’ai déjà de bonnes bases…)
  6. Déambuler dans Bagan en vélo (Myanmar)
  7. Faire la fête lors de la Full Moon Party (Thailande) après au moins une semaine complète de farniente
  8. Voir si j’ai le vertige sur la muraille de Chine
  9. Méditer dans la baie d’Halong
  10. Affronter le climat patagonien pour le Perito Moreno et le Parc Torres del Paine (Argentine et Chili)
  11. Comparer les (paraît-il) excellents services offerts dans les trains-couchettes de Thailande et les bus argentins « cama« 
  12. Me faire happer par l’énergie de Shanghai
  13. Admirer les magnifiques vêtements des tribus Sapa (Vietnam)
  14. Découvrir la mystérieuse Ile de Pâques et ses fascinantes statues
  15. Faire des photos extraordinaires sur le mythique Salar de Uyuni (Bolivie)
  16. Revoir des baleines (l’un de mes plus beaux et plus émouvants souvenirs de voyage)
  17. Prendre des cours de Tango à Buenos Aires
  18. Me déhancher sur des airs de Samba au Brésil
  19. Admirer la vue plongeante sur Rio depuis le pic de Cordo Vado
  20. Comparer le Pisco Sour du Chili et celui du Pérou : il existe une grosse compétition entre les 2 pays qui revendiquent chacun la nationalité de ce délicieux cocktail – je me porte volontaire pour les départager…
  21. Comparer également les vins chiliens et argentins en traversant les vallées du vin (je sais, je me lance des défis vraiment difficiles…)
  22. Déguster au passage un bon steak argentin (voire même un grand nombre de steaks d’après les échos des voyageurs)
  23. Que les chutes d’Iguaçu me fassent presque oublier les chutes du Niagara que j’ai vues 5 fois
  24. Me laisser porter, prendre du recul, savourer ma liberté
  25. Le meilleur pour la fin ?… Faire plein de belles rencontres (j’en suis persuadée car elles ont déjà commencé en préparant ce voyage…)