Atins – Lençois Maranhenses II

3 jours entourée de sable, lagons, singes malicieux, ibis rouges, libellules et guaravira

Dates du séjour : du 13 au 16 septembre 2014

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Après une première découverte des dunes de Maranhanses près de Barreininhas, une nouvelle escapade m’attendait dans une partie plus sauvage du parc naturel : direction plein Nord à Atins !

Pour arriver à Atins, j’ai fait une balade en « bateau volant » appelé vooadeiras sur le Rio Preguiças, « fleuve paresse »… Le circuit, qui débute de bon matin jusqu’en fin d’après-midi, nous fait traverser la zone protégée des Petits Lençois, bordée de mangrove et de bancs de sable. Nous avons fait un premier arrêt à Vassouras où des singes capucins rivalisent de facéties pour chaparder de quoi manger auprès des nombreux touristes :

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Nous avons poursuivi la navigation vers le Farol/phare de Preguiças qui offre un beau point de vue du haut de ses 160 marches :

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Puis nous nous sommes arrêtés déjeuner à Caburé, une langue de sable coincée entre le fleuve et l’océan Atlantique où les quads détonnent un peu au sein de ce magnifique paysage sauvage :

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En remontant sur le bateau qui nous a amenés à Atins, nous n’étions plus qu’une poignée de visiteurs, laissant derrière nous des centaines de touristes qui avaient fait la balade allez-retour sur le Rio Preguiças depuis Barreirinhas. Je n’étais pas mécontente de retrouver plus de calme et d’authenticité. Je ne m’attendais toutefois pas à ce que tout le village soit entièrement construit sur du sable.  Trois jours à marcher non stop dans du sable, rien de tel pour muscler les mollets ! J’ai été très agréablement surprise par la pousada que l’agence de voyage de Saõ Luis m’avait réservée ; la pousada Irmaõ était bien située, spacieuse et joliment décorée avec de grands bungalows individuels qui comprenaient une ravissante salle de bain en galets et coquillages, un hamac individuel, ainsi que de grand espaces communs pour les repas. J’ai donc savouré ce soir-là la quiétude du lieu en bouquinant et contemplant une jolie libellule rouge depuis mon hamac… Il semble que l’observation des libellules me détende beaucoup depuis ma découverte de cette activité au Vietnam ! 😉

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Le lendemain j’ai eu droit à un moment extrêmement privilégié : la visite privée du parc naturel avec un guide, en fin d’après-midi avec coucher de soleil à la clé puis dîner dans l’un des meilleurs restaurants de crevettes de la région. Je vous laisse « m’accompagner »… quel luxe de vivre un moment pareil entourée de lagons qui scintillent et de dunes qui semblent être vivantes tant le vent les façonne… Cette video vous donnera une meilleure idée de ce que j’ai pu ressentir…

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Le lendemain , outre une pause massage fort agréable dans le village, je suis partie avec un pêcheur à la rencontre des ibis rouges qui semblent aller tous se coucher à la même heure dans une mangrove caressée par les rayons du soleil couchant…

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Je m’étais bien habituée à ces moments privilégiés de quasi solitude mais un invité surprise a fait son entrée… alors que le pêcheur me ramenait tranquillement à Atins, j’ai senti soudain un truc bizarre dans mon dos… il s’agissait d’un grand et long poisson luisant, aux dents acérées, complètement paniqué, qui ressemblait à une anguille… et venait bêtement de sauter dans notre bateau ! Il paraît que ce poisson, le guaravira, n’est pas mauvais du tout… Le pêcheur a donc fait d’une pierre deux coups ce soir là : une balade en bateau avec une touriste et une pêche fortuite !

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Ce séjour à Atins marquait ma dernière visite au Brésil, pays qui m’a enchantée et dans lequel j’espère revenir. Je suis repartie ensuite via divers véhicules (bateau, mini bus, navette) direction Barreirinhas puis Saõ Luis où un vol nocturne m’attendait pour retrouver un pays dans lequel j’étais passée rapidement et que je comptais bien explorer au maximum durant mes trois dernières semaines du périple sud-américain : l’Argentine !

En dernière anecdocte, je vous confierai que le Brésil m’a ravie jusqu’à mes toutes dernières minutes avec une belle rencontre dans la navette m’emmenant à l’aéroport : celle d’un jeune pilote d’avion brésilien qui venait de finir sa saison dans les Lençois Marenhenses. Son job consistait à faire voler les touristes au-dessus des dunes… Nous avons passé quelques heures ensemble à l’aéroport à papoter et partager des photos. Les vues ariennes qu’il m’a montrées étaient sublimes. Ces « draps » de dunes et lagons sont encore plus beaux vus du ciel. Muito legal jusqu’à la fin !

 

 

Bonito… un lieu qui porte bien son nom !

Un véritable lagon au centre du Brésil

Dates du séjour : du 23 au 25 août 2014

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Je n’avais jamais entendu parler de Bonito avant que mon amie brésilienne Ana, de Porto Alegre, ne me recommande de faire un crochet si j’en avais la possibilité, pour découvrir cet endroit prisé par les touristes brésiliens mais encore très préservé et peu connu de la clientèle internationale… Bref, une aubaine que je ne pouvais pas rater ! Ce lieu fait désormais partie des plus belles surprises de mon « tour du monde »…

Qu’y a-t-il donc de magique à Bonito ?

Imaginez un lagon tropical en pleines « terres » (à 1000 km de l’océan !) au sud du Pantanal, des grottes magnifiques dans un décor de jungle et des rivières d’une transparence exceptionnelle remplies de poissons multicolores…

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Bonito est à 4 heures de route environ de Campo Grande, l’une des principales villes d’accès pour la partie sud du Pantanal. J’avais réservé trois nuits au Bonito Ecological Hostel qui fait partie de la chaîne Hostelling International (HI). Lors de mon arrivée dans la pousada de Santa Clara au coeur du Pantanal, j’avais sympathisé avec un brésilien prénommé Sidney (le champion de la pêche aux piranhas) et avais découvert après quelques minutes de conversation que c’était en fait lui qui avait fait ma réservation au HI de Bonito dans lequel je me rendrais quelques jours après ! Il travaillait là-bas et avait pris un long week-end pour profiter du Pantanal. Il a terminé son séjour à la ferme de Santa Clara un jour avant moi. Je l’ai retrouvé le lendemain soir à l’accueil de l’auberge de Bonito avec la même bonne humeur et gentillesse que durant ses quelques jours de congés.

Le lendemain soir de mon arrivée, j’ai moi-même retrouvé mes autres compères de Santa Clara qui avaient décidé de me rejoindre à Bonito : Francesca et Ursula, les deux amies suisses, et un peu plus tard Tom, le Néerlandais et Toshiyuki, le Japonais.

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Nous trinquons au bar le « Taboa » avec Sidney, Ursula et Francesca pour fêter nos retrouvailles ! Beaucoup de locaux se lèvent pour danser le forro (danse nationale brésilienne) autour des tables. Décidément, j’aime beaucoup l’ambiance et l’atmosphère toujours très chaleureuse et musicale de ce pays. Le village de Bonito est agréable, traversé par une grande rue bordé de restaurants, bars et magasins.

Rio Da Prata

Parmi la trentaine d’excursions « éco-touristiques » disponibles autour de Bonito, je décide de réserver l’une des plus belles d’après les échos des voyageurs : Rio Da Prata. Il s’agit de descendre une rivière sur 4 km en masque et tuba, en petits groupes avec un accompagnateur, afin de préserver cet endroit remarquable. Il est interdit de poser les pieds au sol durant la majorité du parcours ou de mettre une crème solaire, afin de protéger au maximum la qualité de l’eau, de la faune et de la flore. Il est agréable de voir que le site n’est pas soumis au tourisme de masse et que tout est fait pour respecter la nature. Les eaux sont cristallines en raison d’une réaction chimique naturelle liée au calcaire qui dissout le dépôt de particules au fond de la rivière. On peut donc se laisser porter par le courant (globalement doux sauf à un moment avec quelques rapides), avec un masque et un tuba, comme on le ferait dans un lagon tropical.

Les photos ci-dessous, de qualité médiocre (appareil waterproof loué à Bonito), sont peu représentatives de la magie du lieu et des sensations de bien-être et de « flottement » que j’ai pu ressentir durant ces deux heures de parcours nautique. Cette expérience de lâcher-prise fait partie d’un des plus beaux souvenirs de mon voyage. J’étais honnêtement peu rassurée quand j’ai enfilé la combinaison, le masque et le tuba car je ne suis pas très à l’aise sous l’eau et parce que l’on m’avait dit qu’il était possible de croiser, toutefois de manière exceptionnelle, des caïmans ou des anacondas… Mais la bienveillance et l’humour de notre guide et du groupe qui m’accompagnaient et le fait que cela soit très peu profond m’ont permis de me laisser « transp-eau-rtée » par la magie de cet aquarium naturel.

C’est peu profond et cela me va bien !

Les eaux sont d’une transparence exceptionnelle ! Sur la photo ce n’est pas moi mais Ana, une brésilienne rencontrée à l’auberge de Bonito qui m’a gentiment conduit dans ce lieu magique alors que tous les transports des agences étaient complets.

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La fine équipe !

Cette fois-ci, c’est bien moi…

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En plus de cette expérience que je ne suis pas prête d’oublier, le site est magnifique et nous avons pu observer un fourmilier, beaucoup plus gros que je ne l’imaginais, un pivert décoiffé par le vent et un coucher de soleil que je vous laisse admirer…

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Gruta Do Lago Azul

Les deux jours suivants, Tom m’a accompagnée pour visiter la « Gruta Do Lago Azul », une grotte située dans une faille de 80 m de profondeur au fond de laquelle on découvre un petit lac qui prend, par réfraction des rayons solaires venus de la surface, une eau bleu azur…

Le casque de chantier m’a rappelé mon « expédition » au barrage d’Itaipu

Gruta do lago azul – un dénivelé de 80 m pour accéder au lagon !

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Balneario Municipal

Nous avons également loué un vélo pour nous rendre au Rio Formoso, à 7 km de Bonito, dans lequel se trouve le « Balneario Municipal », une piscine naturelle où l’on peut également nager au milieu des poissons.

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Si vous comptez visiter le Pantanal, n’hésitez pas à inclure Bonito dans votre parcours… J’espère vous avoir convaincus avec ce nouvel épisode des aventures Pics and Trips !

Ma prochaine destination sera l’une des villes les plus mythiques de notre planète : Rio de Janeiro !
Et pourtant mes premières impressions n’ont pas été les meilleures, je vous expliquerai pourquoi…