Si tu vas à Rio, ne rate pas le métro…

Corcovado, Centro, Ipanema, Copacabana, Lapa et quelques airs de Samba

Dates du séjour: 1er et 2 septembre 2014

P1290274

Je repars d’Ilha Grande avec un pincement au coeur, tant cette île a été une belle surprise. Elle fait partie des endroits dans lesquels j’espère revenir un jour. J’ai repris les services de la navette EasyTransferBrazil, aussi pratique et confortable qu’à l’aller : après le voyage en bateau depuis Ilha Grande, un minivan nous récupère et nous emmène dans Rio à l’hôtel que l’on a indiqué, le tout en 4 heures de voyage environ.

J’ai décidé cette fois d’éviter les acariens de mon auberge d’Ipanema et de me rendre dans le quartier populaire et agréable de Laranjeiras (metro Largo do Machago) au Refugio Hostel qui m’avait été conseillé entretemps par Anne-Marie, une compagne de route québécoise rencontrée à Florianopolis.

Je suis en effet rassurée quand je vois que les lits du dortoir sont propres et confortables, avec des matelas récents recouverts d’un épais caoutchouc et évidemment de housses et draps propres.

Je retrouve Anne-Marie un peu plus tard et nous allons marcher sur la plage de Flamengo, beaucoup moins glamour que celle de Copabana ou d’Ipanema, et encore sous la grisaille ce jour-là, mais néanmoins remplie de nombreux sportifs qui courent ou jouent au volley sur la plage.

Le lendemain matin, je me rends à Ipanema en métro (c’est rapide, seulement quelques stations). Je me rends compte que je me balade en tongs comme la plupart des cariocas. C’est assez rare d’être aussi décontracté dans une grande ville, y compris dans le métro et je trouve cela plutôt sympa !

Chaque dimanche matin a lieu le marché hippie d’Ipanema. Ce marché ne me paraît en fait pas du tout hippie mais très bobo… Je suis tentée par plein de stands et craque pour un bracelet. J’ai en effet décidé de m’acheter un bracelet dans chaque pays visité lors de mon tour du monde. Certains optent pour des écussons qui décorent leur sac à dos, moi c’est plutôt l’arbre de Noël autour du poignet…

Je me rends ensuite sur la plage d’Ipanema et suis impressionnée. Bien qu’ayant déjà vu des films ou photos, découvrir de ses propres yeux cette plage sublime en plein cœur d’une ville ne peut pas laisser indifférent. D’autant plus que le beau temps est enfin revenu et je découvre donc pour la première fois Rio sous un soleil radieux.

P1100746IMG_7890

IMG_7983 IMG_7985

Le temps file et je dois me dépêcher de retourner à station de métro pour être à l’heure pour une excursion que j’ai réservée avec l’auberge. C’est là que je réalise que je me suis trompée de lieu pour la station et que celle-ci est beaucoup plus loin que je ne l’avais anticipé. J’appelle alors l’auberge pour les prévenir de mon retard, a priori 5 à 10 minutes. La jeune femme de l’accueil me rassure et me dit qu’il n’y a pas de problème. Quand j’arrive à l’auberge avec 5 minutes de retard, elle est dans ses petits souliers (ou plutôt dans ses petites havaianas…) : le tour operateur est arrivé avec 15 minutes d’avance et n’a pas voulu m’attendre !

Je suis énervée et m’en veux d’avoir raté l’excursion à 5 minutes près parce que j’ai mal géré mon temps. Comme la première étape de l’excursion est le Corcovado qui est à 20 minutes à pied de l’auberge, je m’arrange avec le tour operateur pour retrouver le groupe directement sur place. En fait, j’ai poireauté 2 bonnes heures là-bas pour rien : je n’ai jamais réussi à voir le groupe. Quiproquo sur le lieu de rendez-vous ou mauvaise foi du guide ? Je ne le saurai jamais. J’ai donc pris toute seule mes billets pour le Corcovado et ai fait la connaissance en faisant la queue de Thomas, un allemand qui était en voyage d’affaires.

P1290291

Il y avait beaucoup d’attente, beaucoup de monde (c’est super touristique) mais le lieu est à couper le souffle, la statue du Chris rédempteur impressionnante et j’avais une vue superbe et dégagée avec ce beau soleil. Ayant perdu une bonne partie de la journée, je n’ai pas pu aller au pain de sucre mais mon acolyte allemand me rassure en me disant que la vue est plus belle depuis le Corcovado. Après une pause à mon auberge, je retrouve le soir Thomas pour un bon dîner dans un resto chic de Copacabana.

P1290213 P1290229 P1290232 P1290236 P1290241 P1290245 P1290246 P1290247 P1290248 P1290249 P1290252 P1290257 P1290261 P1290266 P1290269 P1290287 P1290294 P1290298 P1290299 P1290305

IMG_7980 IMG_7981 IMG_7982 IMG_7984 P1290322 P1290331

Le lendemain, j’attaque la journée par un « free walking tour » qui part du Centro (station Carioca). Nous commençons la balade matinale de 3 heures par un arrêt café et pâtisserie dans le superbe salon de thé Colombo puis déambulons dans le quartier qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable à l’exception de la cathédrale contemporaine (Catedral Metropolitana), une pyramide en béton gris de 86m de hauteur, 96m de diamètre interne et pouvant accueillir 20 000 personnes. Je trouve personnellement l’extérieur de l’église hideux mais suis déstabilisée lorsque je pénètre à l’intérieur. L’architecture, les 4 immenses fenêtres de vitraux multicolores et les jeux de lumière sont assez fascinants. L’intérieur me plaît plus que l’extérieur.

P1290341 P1290345 P1290346 P1290349 P1290360

Nous poursuivons notre promenade dans le quartier de Lapa, réputé pour ses arches blanches (Arcos da Lapa – l’ancien aqueduc de Carioca) et son escalier couvert de céramique (Escadaria Selaron). L’escalier est l’œuvre d’un artiste actuel qui a utilisé des centaines de céramiques venus des quatre coins du monde.  Il parait que l’artiste demande à ses visiteurs de lui envoyer des céramiques afin de poursuivre son œuvre et ainsi d’y participer.

P1290364 P1290367 P1290369 P1290370 P1290371 P1290372 P1290374 P1290375 P1290378 P1290384 P1290385 P1290386 P1290391 P1290392

IMG_7979 IMG_7977

J’aurais pu rester une heure de plus à admirer ces céramiques et à faire des photos mais la foule n’est pas agréable et nous devons de toutes manières reprendre la route pour terminer le tour dans un quartier de ruelles animées.

P1290393 P1290405 P1290406 P1290408 P1290410

Tout comme à La Paz, Santiago, Val Paraiso et Buenos Aires, j’ai beaucoup apprécié cette balade organisée par des locaux souvent drôles et pleins d’énergie, qui permet de découvrir des quartiers de la ville tout en rencontrant d’autres voyageurs. C’est vraiment une formule que je recommande à tous les baroudeurs débarquant dans des grandes villes. C’est un excellent moyen de prendre ses marques, de repérer des endroits sympas où l’on peut revenir après en se sentant davantage en sécurité et de rencontrer d’autres voyageurs, le tout pour un budget minime, basé sur des pourboires. J’ai acheté au passage des Havaianas qui complètent la paire déjà gentiment offerte il y a 3 ans par mes collègues de São Paulo.

IMG_7974

IMG_7975

Le soleil étant radieux, je décide de passer l’après-midi à Copacabana puis de me poser sur la plage d’Ipanema où je découvre le mythique coucher de soleil.

P1290443 P1290467 P1290463 P1290430 P1290440 P1290441 P1290468 P1290473 IMG_7970 IMG_7971 IMG_7976

Il ne me reste plus que quelques heures à Rio et j’ai très envie d’avoir un aperçu de l’incroyable atmosphère musicale de cette ville unique, d’autant plus que ce soir-là se retrouvent des joueurs de samba dans un quartier de la ville. Je réussis à convaincre Anne-Marie et un autre compagnon brésilien du Refugio et nous commandons un taxi pour nous rendre à Lapa, un ancien quartier colonial réhabilité il y a une quinzaine d’années et facilement identifiable par les arches de son ancien aqueduc.

IMG_7992

C’est le quartier samba de Rio en opposition à Ipanema, plutôt lié à la Bossa Nova. Les rues débordent d’un flot permanent de Cariocas qui se rassemblent dans les bars, restos, clubs de samba mais dansent aussi parfois dans la rue.

IMG_7998 IMG_8001 IMG_8004 IMG_8007

Je vous invite maintenant à découvrir ces rythmes entraînants avec le son et les gestes vifs et agiles des percussionnistes… c’est la première fois que j’importe des videos de mon périple sur ce blog ! J’ai hâte de vous montrer aussi les baleines de Patagonie…) :

Cette première escapade dans les vibrations brésiliennes nocturnes m’a bien plu. Je ne savais pas encore que c’était un avant-goût des meilleurs sons de rue brésiliens qui m’attendaient à Salvador de Bahia dès le lendemain soir…

Publicités

Ilha Grande, une île écrin

Lagons, éco-système préservé (mata atlantica), plages sublimes

Dates du séjour : du 28 au 30 août 2015

P1290155

La magnifique forêt tropicale humide d’Ilha Grande : la mata atlantica

Ilha Grande fait partie des très belles surprises de mon voyage. Tout comme Bonito, je ne connaissais pas Ilha Grande avant d’être arrivée au Brésil et c’est sur les recommandations de locaux et d’autres voyageurs que son nom a attiré mon attention. Ilha Grande est la plus grande île de l’Etat de Rio de Janeiro et la troisième plus grande île du Brésil. Elle mesure 29 km de long pour 11,8 km de large et se trouve à 150 km de Rio, soit environ quatre heures de trajet (route et bateau). L’île bénéficie de très belles plages, dont celle de Lopes Mendes, ainsi que de cascades et lagons. S’agissant du dernier bastion de forêt tropicale humide (mata atlantica) de l’État de Rio, l’île entière est une zone protégée : la plupart de son territoire est inclus dans le Parc national d’Ilha Grande et le reste soumis à des restrictions de développement rigoureuses. L’île est dépourvue de distributeur d’argent (prévoir des espèces avant de débarquer) mais aussi dépourvue de routes et inaccessible pour les voitures : c’est un véritable havre de paix qui propose plus de 150 kilomètres de sentiers de randonnée reliant la poignée de villages et hameaux côtiers.

C’est un endroit magique pour décompresser : calme, nature luxuriante, magnifiques plages au sable si fin qu’il crisse sous les pieds, forêts tropicales offrant de beaux sentiers de marche, village à taille humaine offrant des bars et restaurants agréables en bord de plage si l’on veut socialiser, éco-lodges confortables où il fait bon se reposer. Ilha Grande fait partie des endroits dans lesquels je ne suis pas restée assez longtemps et dans lequel j’ai très envie de revenir. J’y suis allée dans une période relativement calme. Or il paraît que cela devient assez festif lors des périodes touristiques.

P1290090

Le sable de Lopes Mendes est si fin qu’il fait crisser les pieds et façonne des motifs éphémères emportés par les vagues…

Guillaume et Laura, rencontrés à l’auberge Bonita d’Ipanema, m’ont recommandé une société de transport qui s’occupe des transferts entre Rio et Ilha Grande : EasyTransferBrazil offre un service porte à porte entre votre hôtel et le village principal d’Ilha Grande, d’abord dans un minivan confortable puis via bateau. Le trajet dure environ quatre heures avec des départs tôt le matin pour pouvoir arriver à l’heure du déjeuner sur l’île.

IMG_7836

Je suis partie avec eux jeudi 28 août de bon matin et le trajet s’est très bien déroulé, c’était vraiment pratique et le prix correct. Nous avons eu sur la route pas mal de pluie mais les prévisions météo étaient encore pires à Rio.

IMG_7840 IMG_7841

Une fois débarquée dans le village principal, je me suis rendue à la pousada dans laquelle j’avais fait une réservation la veille : la Pousada D’Pillel. J’ai été très agréablement surprise par la chambre que j’avais réservée et par la pousada dans son ensemble, bien placée, au centre du village d’Abraão (environ 3000 habitants) à 10 minutes de la plage, pour un prix très raisonnable. Ma chambre, qui comprenait une petite salle de bain privée, était très confortable, avec un petit balcon en bois qui comprenait une table, chaise et hamac avec vue sur le jardin dans lequel étaient servis les petits déjeuners copieux. Le personnel était accueillant et m’a expliqué les principales options que j’avais dans mon temps très limité sur l’île ainsi que des conseils de restos pas trop touristiques.

Je passais seulement 2 nuits sur l’île avec un départ prévu dès le surlendemain matin de bonne heure. J’ai fait principalement deux balades, l’une facile très proche du village et une autre le lendemain, avec deux bonnes heures de marche (aller – retour en bateau) qui emmenait à Lopes Mendes, considérée comme l’une des plus belles plages du monde. J’ai rejoint Laura et Guillaume pour cette seconde balade.

J’ai adoré l’ambiance paisible et sauvage de l’île combinée à celle d’un petit village « animé » et agréable, la beauté de la nature et des sentiers, dans une végétation qui était nouvelle pour moi, avec des arbres de toute beauté qui côtoyaient des plages et ruisseaux également superbes. Je regrette juste de ne pas être restée plus longtemps : j’avais déjà réservé mon billet d’avion pour Salvador de Bahia et voulais voir Rio avant de remonter vers le nord du Brésil. Le temps s’est dégagé la deuxième journée, offrant une très belle journée. Je compte revenir un jour pour faire les autres randonnées qui permettent de découvrir cascades et lagons !

Premier jour : balade près du village dans l’après-midi et retrouvailles le soir avec Laura et Guillaume pour un verre sur la plage

P1280820

Le petit chaperon rouge… en fait j’ai très peu porté ce poncho de pluie durant mes 8 mois de voyages !

P1280841

La pousada m’avait aussi prêté un parapluie !

P1280805 P1280807 P1280810 P1280814 P1280830 P1280843 P1280857 IMG_7852

Deuxième jour : le soleil est au rendez-vous et cela change tout !

Superbe randonnée, accompagnés d’un petit chien qui nous a suivis tout le long et que nous avons prénommé « Lopes Mendes », le nom d’une des plus belles plages de l’île !

P1280863 P1280864 P1280870 P1280873 P1280874 P1280878 P1280880 P1280886 P1280891 P1280895 P1280903 P1280907 P1280909 P1280910 P1280915 P1280922 P1280939 P1280941 P1280943 P1280952 P1280955 P1280960 IMG_7881 IMG_7882 P1280973 P1290055 IMG_7883 IMG_7884 P1290012 P1290028 P1290039 P1290049 P1290060 P1290069 P1290071 P1290086 P1290091 P1290106 P1290115 P1290135 P1290141 P1290144 P1290148 P1290151 P1290153 P1290160 P1290178 P1290181 P1290187 P1290188 P1290190 P1290198 P1290200 P1290201 P1290207 P1290208 P1290210

Nous avons ramené « Lopes Mendes » à bon port  avec nous sur le bateau. J’ai eu à la fois un petit pincement au coeur et un sentiment de soulagement quand il a sauté dans les bras de sa maîtresse en arrivant au village. Apparemment ce chiot aime accompagner les randonneurs et fait cela régulièrement, il était connu de plusieurs habitants du village. Il a en tout cas contribué à faire de cette journée un moment inoubliable.

Je devais déjà repartir de bonne heure le lendemain pour donner une nouvelle « chance » à la ville mythique de Rio, cette fois dans une auberge (dépourvue d’acariens) conseillée par une québécoise rencontrée quelques jours plus tôt à Florianopolis et que j’allais donc retrouver. Après des premières impressions pas terribles, la ville des Cariocas allait-elle finalement me conquérir ?

Premier saut à Rio… quasi fiasco !

Allergie, Mosquitos & Amigos

Dates du séjour : du 26 au 27 août 201

Il n’est pas toujours évident de trouver un endroit où dormir dans les grandes villes que l’on ne connaît pas, surtout quand elles ont la réputation d’avoir des quartiers mal famés et que les tarifs sont élevés. J’ai donc demandé des conseils à d’autres voyageurs et amis brésiliens et ai choisi la Pousada Bonita Ipanema, Ipanema me semblant le quartier le plus adapté pour profiter de Rio et me sentir en sécurité (mais certainement pas le plus adapté pour les budgets serrés !).

A mon arrivée à l’aéroport, j’ai opté pour la compagnie de taxi « officielle », 30% plus chère que d’autres compagnies. Je préférais en effet ne pas lésiner sur le budget dès que cela concernait ma sécurité, d’autant plus que j’arrivais tard la nuit. On m’a relaté que plusieurs « faux taxis » emmènent parfois leurs passagers dans des favelas pour les détrousser. Ce n’était pas vraiment le type d’expérience que je recherchais… Mon trajet s’est bien déroulé. Ma première surprise a été de voir que la pousada se trouvait dans une rue en pleine construction, avec des travaux à quelques mètres de l’entrée. L’hostel était à première vue classe et design, avec une jolie piscine dans un patio intérieur en teck, des transats avec des coussins colorés… bref, une belle première impression !

IMG_7813

J’ai quelque peu déchanté quand je suis arrivée dans le dortoir après avoir traversé un escalier étroit et raide. L’état des matelas laissait à désirer et ne m’inspirait pas. Il faisait chaud dans la chambre et il y avait deux autres occupants qui étaient déjà installés et prêts à s’endormir, du coup je me suis faufilée dans le lit après un discret « hello and good night » en essayant de faire le moins de bruit possible. Ils avaient laissé la fenêtre ouverte. Je n’ai pas osé la fermer et mettre la clim malgré la chaleur, d’autant plus que je suis moi-même peu adepte de l’air conditionné durant la nuit.  Très rapidement, j’ai commencé à me faire attaquer par des moustiques. J’avais beau m’être recouverte au maximum avec le drap et avoir mis une lotion, les « mosquitos » de Rio étaient déchaînés : ils avaient visiblement décidé de faire de mon visage un lieu de carnaval pour me souhaiter la bienvenue !

Au bout de quelques temps, j’ai commencé à avoir du mal à respirer et à me sentir gonfler. Je ne sais pas si c’était dû au stress ou aux moustiques mais je reconnaissais en tout cas des symptômes déjà ressentis lors de mes séjours en Birmanie et au Cambodge dans lesquels j’avais eu mes premières crises d’allergie… Je me suis extraite de mon lit et ai récupéré dans ma trousse de secours des anti-histaminiques que j’ai avalés illico presto. J’étais mal en point, avec du mal à respirer, et ai décidé de prendre l’air dans le patio. Il m’a fallu pas mal de temps pour récupérer et retrouver un souffle normal. J’ai en fait passé une nuit quasi blanche. Heureusement qu’une amie française était en chat avec moi à l’autre bout du globe pour me changer les idées !

IMG_7815

Cette pousada avait pourtant l’air sympa ! Les chambres au-dessus de la piscine étaient sûrement plus agréables que le dortoir plein d’acariens…

Le lendemain matin, j’ai croisé mes « colocs » de dortoir et ai découvert après avoir commencé à leur parler en anglais, qu’il s’agissait en fait d’un couple de Français ! Guillaume et Laura étaient en vacances au Brésil pour 3 semaines. J’ai partagé avec eux mes désagréments nocturnes et ai appris que Laura avait eu également des difficultés à respirer. Sachant qu’elle était allergique aux acariens, cela m’a donné une piste pour identifier la nature de ma propre allergie… Le temps était vraiment maussade et la météo des prochains jours peu encourageante avec du temps gris et des averses annoncées. Pour moi, Rio était synonyme de plages magnifiques et d’une baie ensoleillée à perte de vue… j’avais oublié que la météo peut nous jouer des tours et que certaines villes perdent énormément de leur attrait dans ces conditions. Cela m’a aussi fait réaliser de nouveau à quel point j’avais eu de la chance jusque-là côté météo depuis le début de mon périple 7 mois plus tôt !

En discutant avec Laura et Guillaume, j’ai appris qu’ils partaient le lendemain pour Ilha Grande, une île située à 4 heures environ de Rio, et que l’on m’avait recommandée. Voyant que les prévisions météo étaient plus clémentes pour Ilha Grande que pour Rio, et ayant quelques jours de flexibilité avant mon avion pour Salvador de Bahia déjà réservé, j’ai décidé de changer mes plans et de les suivre à Ilha Grande, d’autant plus qu’ils étaient bien sympas. Je n’avais de toutes façons pas envie de rester à Rio dans ces conditions.

J’ai passé la journée à me reposer (ce qui est rare si vous suivez mon blog et le rythme de mon voyage !) et à organiser mon court séjour à Ilha Grande en réservant la navette qui pouvait m’y conduire et deux nuits sur l’île, prévoyant de revenir le dimanche et le lundi à Rio pour donner une nouvelle chance à cette ville mythique… J’ai quand même eu un souvenir très agréable de ce premier « sAut à Rio » en retrouvant à dîner Sergio, un ami brésilien que j’avais rencontré à Paris quelques années auparavant et qui habite Rio ainsi que Laura et John, un couple d’anglais rencontrés au nord du Chili à San Pedro de Atacama et qui étaient à Rio en même temps que moi.

IMG_7820

 

 

La liste de mes envies

Titre “clin d’oeil” en hommage à l’excellent livre de Grégoire Delacourt que je vous recommande (il se dévore en quelques heures)

  1. photo 3 (2)Créer un blog pour partager mon aventure et mes photos (c’est bien parti…)
  2. Succomber aux odeurs, couleurs et saveurs de tous les marchés possibles (andins, exotiques, flottants, en plein air, couverts, aux puces…) et étoffer mon album Flickr WorldFlavors
  3. Progresser en espagnol¡ Voy a hablar muy bien español despues mi viaje en Latina America, qué bueno !
  4. Vagabonder dans les ruines d’Angkor et admirer l’aube et/ou le coucher de soleil
  5. Apprendre à trinquer dans toutes les langues (j’ai déjà de bonnes bases…)
  6. Déambuler dans Bagan en vélo (Myanmar)
  7. Faire la fête lors de la Full Moon Party (Thailande) après au moins une semaine complète de farniente
  8. Voir si j’ai le vertige sur la muraille de Chine
  9. Méditer dans la baie d’Halong
  10. Affronter le climat patagonien pour le Perito Moreno et le Parc Torres del Paine (Argentine et Chili)
  11. Comparer les (paraît-il) excellents services offerts dans les trains-couchettes de Thailande et les bus argentins « cama« 
  12. Me faire happer par l’énergie de Shanghai
  13. Admirer les magnifiques vêtements des tribus Sapa (Vietnam)
  14. Découvrir la mystérieuse Ile de Pâques et ses fascinantes statues
  15. Faire des photos extraordinaires sur le mythique Salar de Uyuni (Bolivie)
  16. Revoir des baleines (l’un de mes plus beaux et plus émouvants souvenirs de voyage)
  17. Prendre des cours de Tango à Buenos Aires
  18. Me déhancher sur des airs de Samba au Brésil
  19. Admirer la vue plongeante sur Rio depuis le pic de Cordo Vado
  20. Comparer le Pisco Sour du Chili et celui du Pérou : il existe une grosse compétition entre les 2 pays qui revendiquent chacun la nationalité de ce délicieux cocktail – je me porte volontaire pour les départager…
  21. Comparer également les vins chiliens et argentins en traversant les vallées du vin (je sais, je me lance des défis vraiment difficiles…)
  22. Déguster au passage un bon steak argentin (voire même un grand nombre de steaks d’après les échos des voyageurs)
  23. Que les chutes d’Iguaçu me fassent presque oublier les chutes du Niagara que j’ai vues 5 fois
  24. Me laisser porter, prendre du recul, savourer ma liberté
  25. Le meilleur pour la fin ?… Faire plein de belles rencontres (j’en suis persuadée car elles ont déjà commencé en préparant ce voyage…)