Arequipa

Ville Blanche, Clinique, Monastère de Santa Catalina

Dates du séjour : du 11 au 18  juin 2014

Pour mon « reportage » complet sur le Pérou, veuillez lire cet article

Arequipa m’a accueillie plus longtemps que prévu. En effet, outre mon expédition au Colca Canyon, j’ai également visité le magnifique monastère de Santa Catalina mais aussi l’une des cliniques de la ville. Une amibe probablement ingurgitée via une salade contaminée a décidé de voyager avec moi et m’a clouée au lit une bonne semaine, dont la moitié sous intraveineuses. Côté faune locale, j’ai préféré les vicuñas (vigognes), lamas, alpagas et condors que j’ai pu admirer dans le canyon de Colca…

Arequipa est surnommée « la ville blanche » non pas en raison de ses maisons et murs blancs qui étaient peints à l’époque des conquistadors, mais en raison de ses habitants qui étaient majoritairement « blancs ». C’est du moins ce que j’ai appris lors des « tours gratuits » offerts par des guides touristiques de la ville.

La ville d’Arequipa est entourée de volcans majestueux et comprend de jolies ruelles et bâtiments religieux :

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Petit déjeuner sur la terrasse ensoleillée de l’auberge en compagnie de mes compagnons de Peru Hop (avant que je ne mange une salade contaminée !!) :

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Le monastère de Santa Catalina est une « ville dans la ville ». Les couleurs et les ruelles m’ont fait penser un peu à la Crète. Un régal pour prendre des photos…

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Im-plaque-able

Et de deux. (Urticaire le retour)

Jeudi 20 mars 2014

Je reconnais maintenant ces petites plaques blanches qui manifestent immédiatement leur présence par une démangeaison qui crie « Coucou je suis là ! Je suis là pour te démanger ! Tralalalala !  » Calamity Mary s’enduit de Calamine, la lotion remise par le médecin en Birmanie, tout en en renversant sur son pantalon. Ce n’est pas grave, je comptais justement faire une grosse lessive demain… Je regarde au passage sur internet ce qu’est la Calamine mais la wifi s’est couchée et dort à poings fermés. A moins qu’elle n’ait fait le mur et s’éclate en boîte malgré le couvre-feu gouvernemental (minuit au Laos…). En tout cas, une chose est sûre, elle n’est pas dans la chambre 1 de la Syri Guesthouse 1 de Vientiane. A défaut de wifi et de moutons, il ne me reste plus qu’à compter les vaches et buffalos, nombreux, qui ont croisé mes routes ces derniers jours.

Ce que je reconnais moins au réveil, ce sont mes yeux. J’entraperçois depuis leur fente de 2 mm que mes paupières ont quintuplé de volume. Je me sens à ce moment là proche parente d’Elephant Man. Et ceci n’a bien sûr rien à voir avec mon trek sur le sympathique pachiderme de Luang Prabang. N’insistez pas, je ne partagerai pas cette fois-ci de photo. Bon, au moins cette fois je ne suis pas au fin fond de nulle part, sur un matelas dans une cabane en bambou dans un village sans eau courante ni électricité. Le seul hic c’est que je n’ai pas d’antihistaminique. Bien que ma trousse à pharmacie représente un bon cinquième du poids de mon sac à dos, j’ai « zappé » ces medocs dans ma liste longue comme le bras. J’appelle mon assurance santé (la MAIF que je recommande pour la qualité de leur suivi) et leur demande les meilleures endroits pour consulter un médecin à Vientiane : centre médical de Ambassade de France ou hôpital international de Mahosot en alternative. Bonne nouvelle, les deux sont accessibles à pied depuis mon hostel. J’appelle le centre médical qui me dit de venir à 13h30, heure d’ouverture, sans rendez-vous, et je me rends au Banneton, le café/boulangerie français que j’avais déjà testé à Luang Prabang car mon estomac commence à crier famine avec toutes ces émotions. J’ai testé la veille au soir un plat typiquement laotien, l’áw lám, une soupe de boeuf et d’herbes, mais je me demande si mon allergie ne vient pas d’un ingrédient asiatique et avoue avoir plaisir à retrouver une quiche saumon épinards après 50 jours de nouilles et de riz (bon ok, à part les boulangeries de Luang Prabang et le Burger King de l’aéroport de Bangkok). Il y a plusieurs speci-men séduisants dans ce café (je ne parle pas des croissants) et au moment où je me dis ça, je réalise que j’ai ôté mes lunettes de soleil. Donc non seulement j’ai les yeux complètement bouffis, mais en plus un petit souvenir de ma quiche, comme je le constate quelques minutes après en me souriant bêtement devant le miroir des toilettes. La Juliette en herbe (vous noterez mon jeu de mot) s’éclipse alors le plus discrètement possible devant ces Romeos qui n’ont cure (dent) de ma présence…

Le médecin ne peut se prononcer sur la cause des crises urticaires tant ce type de diagnostic est compliqué et mériterait une batterie de tests. Cela peut être une allergie alimentaire ou déclenché par les acariens ou l’air ou la chaleur ou un ver que j’aurais pu récupérer dans les aliments. Et la Malarone peut aussi m’avoir fragilisée. Je vais d’ailleurs l’arrêter et la conserver uniquement en mode curatif sur les conseils du médecin. Je repars avec une belle facture ainsi que des antihistaminiques, de la cortisone en cas de crise sévère durant mon voyage, une pommade pour soulager les démangeaisons (a priori plus efficace que la Calamine que l’on donne apparemment aux bébés) et autre un médoc pour éliminer tout ver potentiel. Je précise que je n’ai jamais eu d’allergie auparavant, il fallait que cela se déclenche pendant mon tour du monde… La bonne nouvelle, c’est que la balance du docteur affiche moins deux kilos au compteur. Je pense que l’élimination fromages, pain, vin doit y être pour quelque chose. Pour fêter cela, et parce que j’ai marché 7 heures d’affilée dans l’après-midi, je m’offre un nouveau met bien européen : une pizza « charcutière » saucisse, salami, coppa, chorizo, mozzarella, tomates confites. Succulente, au feu de bois, pâte et garniture parfaites et relevées juste comme il faut avec de l’origan et du basilic. J’ai longuement lorgné sur la crème caramel mais je n’avais vraiment plus faim. Peut-être vais-je revenir demain…

Quand l’appétit va, tout va, allergie ou pas.

A défaut des photos d’Elephant Woman, en voici quelques unes de Vang Vieng et de Vientiane.

Vang Vieng

J’ai passé une belle journée de balade à vélo (malgré les chemins rocailleux qui secouaient mon vélo de ville et le fait que je sois partie en plein cagnard…), en croisant au passage un groupe de sympathiques étudiants en médecine espagnols. Nous sommes allés ensemble au Lagon Bleu nous rafraîchir dans cette belle piscine naturelle puis j’ai dîné avec eux et leurs autres compagnons de route, car ils étaient 11 au total, dont 7 à être restés à l’hostel pour cause de gastro. Le lendemain matin, je les ai rejoints pour l’incontournable sortie de « tubing », légendaire à Vang Vieng. On descend la rivière dans des chambres à air. C’était drôle et bien agréable avec la chaleur qu’il faisait. Des bars longent la rivière et la plupart des « tubers » font en fait la tournée des bars, d’où certains accidents malheureux, notamment à la saison sèche lorsque la rivière est très basse et les rochers bien pointus. J’ai dû à regrets abandonner la clique pour attraper le bus de Vientiane du début d’après-midi. Tant pis pour la tournée des bars… En parlant de bars, j’ai évité autant que possible ceux où l’on apercevait divers zombies qui « fixaient » la série Friends, en train de planer avec je ne sais trop quelle substance. Quel dommage de rester plantés comme des légumes dans un endroit aussi idyllique…

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos - Lagon Bleu

Vang Vieng – Laos – Lagon Bleu

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Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos - Car wash !

Vang Vieng – Laos – Car wash !

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

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Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

Vang Vieng - Laos

Vang Vieng – Laos

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Le Tubing – l’activité phare de Vang Vieng

Vientiane 

Je n’ai pas vraiment visité Vientiane, seulement marché dans la ville et profité d’être dans la capitale pour aller voir le médecin, poster un colis, recharger les batteries et me goinfrer (cf ci-dessus).

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Vientiane - Laos

Vientiane – Laos

Tectonique des plaques

Pata-trac

Je ne parle ni du séisme d’il y a quelques années qui a secoué le pays ni du typhon qui a ravagé, entre autres, les maisons de bambous de Dala près de Yangon où j’ai vu les plus beaux sourires d’enfants.

Mais de MES plaques. J’en ai eu sur tout le corps pendant 48 heures avec des démangeaisons à me faire sauter au plafond, sans savoir d’où cela venait, et ce, au fin fond de la Birmanie, « chez l’habitant » dans un village sans électricité ni eau courante. Trek chaudement recommandé par tous les guides de voyages. 2 jours / 1 nuit « chez l’habitant ». L’éruption a commencé environ 10 minutes après que tout le monde se soit endormi, alors que je me demandais ce que je faisais sur ce matelas sans drap, à même le sol, après une journée de trek dans la poussière et la sueur. Et, eau-rreur, sans même pouvoir se laver. Ah si, dans un réservoir d’eau stagnante situé dans une autre partie du village « chez les voisins » de pilotis et dans lequel les vaches buvaient au son des poules qui coquetaient, des coqs qui chantaient à tue tête (et à toute heure) et des enfants de 3 ans qui taillaient des ustensiles avec des couteaux aussi gros qu’eux. Le réservoir est à gauche de la vache sur la photo ci-dessous. C’est le bac bleu-grisâtre.

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Première vision dans notre maison d’accueil : ce petit garçon de 3 ans à peine qui taillait un bout de bois avec un énorme couteau devant un feu à l’intérieur de la maison !

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Nuit blanche. J’étais la seule à me gratter frénétiquement. Je me suis badigeonnée de tout mon tube de crème anti-démangeaisons que j’utilisais jusqu’à présent pour mes boutons de moustiques. Cela a calmé les démangeaisons mais j’étais inquiète, je ne savais pas ce que j’avais et j’ai pensé aux tant redoutées puces de lit dont tous les voyageurs m’ont parlé. Il n’en était rien. Le lendemain, mes trois voisines « de chambre » se  portaient comme un charme. Il faut dire que Valérie, Aurélie et notre guide locale étaient beaucoup moins chochottes que moi. Mes plaques avaient miraculeusement disparu au réveil… Et sont reparties de plus belles dès que l’on a attaqué la rando du matin. Après une heure de trek, j’ai dû stopper l’équipée le temps de me déchausser et de mettre le fond du fond de pommade sous et sur mes pieds tellement cela me piquait. La guide du trek m’a alors proposé de prendre un taxi moto afin d’éviter les trois-quatre dernières heures de trek en plein cagnard. Quand j’ai su que je pouvais aussi prendre un bateau privé pour rejoindre ma guesthouse au lac Inle, j’ai accepté l’offre.

Le médecin que j’ai vu quelques heures après pense que c’était une allergie alimentaire. Je crois plutôt que c’était dû au cocktail poussière + chaleur + sueur  (+ no shower) + une grosse lichette de stress… Heureusement tout est rentré dans l’ordre 48 heures après, peut-être grâce aux médocs anti-allergie, peut-être grâce au fait d’avoir retrouvé la civilisation, tout simplement. Douche avec pression et wifi presque correcte. Le bonheur.

D’ailleurs mes derniers jours au lac Inle n’ont été que du bonheur (voir les photos dans l’article « Mingalaba Burma ! »). Le genre d’endroit où le temps s’arrête. Où les incroyables pêcheurs équilibristes naviguent en offrant des ballets de mollets musclés. Où ces mêmes pêcheurs danseurs se transforment parfois en musiciens « batteurs » pour effrayer les poissons et les attirer dans les filets. Où les travailleurs acharnés, à la machette aiguisée, vous offrent la canne à sucre qu’ils ont en train de couper.

Où les employés de la distillerie vous offrent du thé et de la mélasse fumante qui sort du bidon. Où les tomates se cueillent sur les jardins flottants. Où les ados vous conduisent en canoés dans leur village de pêcheurs et vous invitent à déjeuner dans leur maison (en bambou, sur pilotis également). Où les canaux bordés de mangrove, aux écluses en bambou, débouchent sur un lac immense, fascinant, bordés de montagnes et de pagodes. Où les rizières offrent leur plus beau vert (surprenant dans cette saison sèche où tout n’est que poussière et terre battue dans une grande partie du pays). Et où d’autres rencontres sympathiques agrémentent d’autant plus le séjour (Gaël, Jennifer, Simon et ce japonais qui sillonne les pays à la recherche d’insectes comestibles, pour son travail…).

Et puis ce trek n’était pas si mal que ça, et même très beau, si ces plaques ne m’avaient pas donné un tel coup de trac… D’ailleurs, voici les photos (anti-chronologiques) du trek, pas des plaques…

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Vive le taxi-moto ! C’est le cuisinier du trek qui m’a emmenée en urgence au lac Inle le second jour du trek…

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Nos charmants hôtes chez qui nous avons passé la nuit

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Que tient la petite fille dans son dos ? Un bébé !…

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Myanmar - Kalaw > Inle trek

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Myanmar - Marché de Kalaw

Myanmar – Marché de Kalaw