Atins – Lençois Maranhenses II

3 jours entourée de sable, lagons, singes malicieux, ibis rouges, libellules et guaravira

Dates du séjour : du 13 au 16 septembre 2014

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Après une première découverte des dunes de Maranhanses près de Barreininhas, une nouvelle escapade m’attendait dans une partie plus sauvage du parc naturel : direction plein Nord à Atins !

Pour arriver à Atins, j’ai fait une balade en « bateau volant » appelé vooadeiras sur le Rio Preguiças, « fleuve paresse »… Le circuit, qui débute de bon matin jusqu’en fin d’après-midi, nous fait traverser la zone protégée des Petits Lençois, bordée de mangrove et de bancs de sable. Nous avons fait un premier arrêt à Vassouras où des singes capucins rivalisent de facéties pour chaparder de quoi manger auprès des nombreux touristes :

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Nous avons poursuivi la navigation vers le Farol/phare de Preguiças qui offre un beau point de vue du haut de ses 160 marches :

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Puis nous nous sommes arrêtés déjeuner à Caburé, une langue de sable coincée entre le fleuve et l’océan Atlantique où les quads détonnent un peu au sein de ce magnifique paysage sauvage :

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En remontant sur le bateau qui nous a amenés à Atins, nous n’étions plus qu’une poignée de visiteurs, laissant derrière nous des centaines de touristes qui avaient fait la balade allez-retour sur le Rio Preguiças depuis Barreirinhas. Je n’étais pas mécontente de retrouver plus de calme et d’authenticité. Je ne m’attendais toutefois pas à ce que tout le village soit entièrement construit sur du sable.  Trois jours à marcher non stop dans du sable, rien de tel pour muscler les mollets ! J’ai été très agréablement surprise par la pousada que l’agence de voyage de Saõ Luis m’avait réservée ; la pousada Irmaõ était bien située, spacieuse et joliment décorée avec de grands bungalows individuels qui comprenaient une ravissante salle de bain en galets et coquillages, un hamac individuel, ainsi que de grand espaces communs pour les repas. J’ai donc savouré ce soir-là la quiétude du lieu en bouquinant et contemplant une jolie libellule rouge depuis mon hamac… Il semble que l’observation des libellules me détende beaucoup depuis ma découverte de cette activité au Vietnam ! 😉

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Le lendemain j’ai eu droit à un moment extrêmement privilégié : la visite privée du parc naturel avec un guide, en fin d’après-midi avec coucher de soleil à la clé puis dîner dans l’un des meilleurs restaurants de crevettes de la région. Je vous laisse « m’accompagner »… quel luxe de vivre un moment pareil entourée de lagons qui scintillent et de dunes qui semblent être vivantes tant le vent les façonne… Cette video vous donnera une meilleure idée de ce que j’ai pu ressentir…

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Le lendemain , outre une pause massage fort agréable dans le village, je suis partie avec un pêcheur à la rencontre des ibis rouges qui semblent aller tous se coucher à la même heure dans une mangrove caressée par les rayons du soleil couchant…

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Je m’étais bien habituée à ces moments privilégiés de quasi solitude mais un invité surprise a fait son entrée… alors que le pêcheur me ramenait tranquillement à Atins, j’ai senti soudain un truc bizarre dans mon dos… il s’agissait d’un grand et long poisson luisant, aux dents acérées, complètement paniqué, qui ressemblait à une anguille… et venait bêtement de sauter dans notre bateau ! Il paraît que ce poisson, le guaravira, n’est pas mauvais du tout… Le pêcheur a donc fait d’une pierre deux coups ce soir là : une balade en bateau avec une touriste et une pêche fortuite !

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Ce séjour à Atins marquait ma dernière visite au Brésil, pays qui m’a enchantée et dans lequel j’espère revenir. Je suis repartie ensuite via divers véhicules (bateau, mini bus, navette) direction Barreirinhas puis Saõ Luis où un vol nocturne m’attendait pour retrouver un pays dans lequel j’étais passée rapidement et que je comptais bien explorer au maximum durant mes trois dernières semaines du périple sud-américain : l’Argentine !

En dernière anecdocte, je vous confierai que le Brésil m’a ravie jusqu’à mes toutes dernières minutes avec une belle rencontre dans la navette m’emmenant à l’aéroport : celle d’un jeune pilote d’avion brésilien qui venait de finir sa saison dans les Lençois Marenhenses. Son job consistait à faire voler les touristes au-dessus des dunes… Nous avons passé quelques heures ensemble à l’aéroport à papoter et partager des photos. Les vues ariennes qu’il m’a montrées étaient sublimes. Ces « draps » de dunes et lagons sont encore plus beaux vus du ciel. Muito legal jusqu’à la fin !

 

 

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Recife & Olinda

Pluie, hibernation, artistes et ouistitis

Dates du séjour : du 7 au 10 septembre 2014

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Après un très beau séjour « nature » dans la Chapada Diamentina, j’ai pris une navette de nuit pour arriver aux aurores à l’aéroport de Salvador et enchaîner avec un vol direction Recife. J’avais réservé trois nuits dans la très pittoresque et carnavalesque Pousada Alto Astral située dans la charmante ville d’Olinda, proche voisine de Recife.

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Je n’ai en fait quasiment rien vu de Recife à part les panneaux le long de la plage qui incitaient vivement les téméraires à éviter toute baignade :

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J’ai passé mes trois jours à Olinda… quasiment en hibernation ! J’ai en effet eu droit à quasiment trois jours de pluie non stop et en ai profité pour me consacrer à un projet de video que je voulais réaliser pour la fête d’anniversaire de deux amies à laquelle je ne pouvais pas assister, afin de leur dire que je pensais à elles malgré la distance.

J’ai tout de même pu me balader dans les ruelles colorées d’Olinda, tout en me faisant happer régulièrement par les averses :

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Ah, tiens, un petit rayon de soleil :

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Rayon furtif…

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En arrière plan, on aperçoit les gratte-ciels de Recife :

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Au bout de 48 heures, ne tenant plus en place, j’ai décidé de faire une sortie culturelle et d’aller voir le musée de Francisco Brennand. J’ignorais tout de cet artiste avant que les habitants locaux ne m’en parlent et ne me recommandent cette visite. Francisco Brennand est considéré comme le plus grand sculpteur et céramiste brésilien contemporain. Les oeuvres étaient exposées à la fois en plein air dans un beau parc et en intérieur dans une ancienne usine de céramique.

On m’avait dit que je pourrais m’y rendre en une heure de trajet en transports en commun. Il m’a en fait fallu 2h30 pour me rendre dans ce site isolé situé dans les alentours de Recife, en souffrant de la chaleur, des bouchons et de la pollution, dans des bus bondés qui avançaient à vitesse d’escargot. Je suis arrivée 30 minutes avant la fermeture du musée, me faisant arnaquer en clou final sur les derniers kilomètres du trajet par un chauffeur de taxi, qui m’a fait faire un détour évident pour rallonger la course et le tarif.

A mon humeur froissée par ce trajet stressant, s’est ajoutée ma déception : je n’ai pas vraiment été emballée par le site et les oeuvres dont on m’avait tant parlé… Je n’y étais pas indifférente et certaines me faisaient penser à Gaudi ou Botero que j’apprécie beaucoup, mais j’estimais que cela ne valait pas 2h30 de trajet ! J’ai négocié mon retour avec un autre chauffeur, recommandé cette fois par le personnel du musée qui était sympathique. C’était une sage décision car la nuit tombait et le trafic était toujours dense mais j’ai pu rentrer à la pousada en une heure.

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Malgré cette sortie décevante, je garde deux beaux souvenirs de mon séjour pluvieux à Olinda.

Le premier, ce sont ces singes minuscules et ébouriffés qui se joignaient aux hôtes de la pousada lors du petit déjeuner et venaient déguster des bouts de banane offertes par la maîtresse de maison. Je vous invite à regarder la fin de la video pour vous rendre compte de leur toute petite taille.

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Le second souvenir est un moment à la fois simple et marquant de mon périple en Amérique Latine. Je déambulais un soir dans le village en quête d’un dîner et mon regard est tombé sur un atelier d’artiste dans lequel une pancarte indiquait que des plats du jour pouvaient être servis sur demande. Je suis rentrée et j’ai été accueillie par un petit Monsieur moustachu au regard espiègle qui m’a invitée à m’asseoir sur une grande table, la seule table présente dans la galerie. Il était discret et souriant. J’ai choisi mon plat parmi les 2-3 choix proposés sans que nous échangions beaucoup de paroles mais je me sentais bien, j’aimais l’atmosphère qui se dégageait de cette galerie et avais l’impression d’être dans une maison d’hôte davantage que dans un restaurant. J’étais la seule cliente, entourée de tableaux.

Un de ses amis est arrivé. Il avait une face joviale et une moustache digne d’Astérix. Il m’a demandé s’il pouvait également s’asseoir, vu qu’il n’y avait qu’une seule table, et j’ai bien entendu accepté. Il a commandé une bière. Il était plus volubile que son comparse, que j’ai découvert plus tard être son associé. Le fait que je voyage seule avec un accent étranger déclenchait souvent des questions de la part des personnes que j’ai pu croiser sur ma route. Et c’est ainsi tout naturellement que nous avons commencé la conversation.

Nous avons parlé cependant plus d’une heure je crois, en espagnol. « Astérix » était un ancien ingénieur chimique uruguayien venu s’installer à Olinda au Brésil pour rejoindre son ami qui tenait une galerie de peinture et changer complètement de vie. Certaines rencontres restent ancrées en nous. On peut oublier le fond de la conversation mais retenir toute l’humanité et la bienveillance de l’échange. J’ai senti que c’était un moment unique et leur ai demandé si je pouvais les prendre en photo pour « fixer » ce moment, comme j’aime souvent le faire. J’aime beaucoup cette photo car j’y entraperçois la complicité furtive qui s’était établie entre nous trois, malgré nos âges, nos vies, nos cultures, nos aspirations différentes.

Je n’ai finalement pas vu grand chose de la région de Recife mais n’oublierai pas cette belle rencontre. C’est sûrement cela la magie du voyage. Ce que l’on trouve sur notre chemin, en accueillant ce que nous offre le destin, des moments parfois simples et profonds. Celui-ci a en tout cas fait scintiller Olinda malgré la grisaille.

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Bamboo Train et Bat Big Band !

Battambang – Cambodge

Dates du séjour : 2-3 Avril 2014 (soit avant le Vietnam… cet article devait en fait être antérieur au billet publié précédemment « Good Morning Vietnam« )

Suivant les conseils de voyageurs et ceux du Lonely Planet, j’ai décidé d’aller de Siem Reap à Battambang en bateau. Je n’avais en effet pas vraiment navigué sur le Mékong jusqu’à présent à part ma virée en kayak aux 4000 îles et j’avais envie de vivre cette expérience. La traversée a duré plus de 7 heures, ce qui était un peu long avec la chaleur et le confort sommaire, mais cela m’a permis de découvrir de très jolis villages de pêcheurs. Je ne me suis pas lassée des cris heureux des enfants qui attendaient avec impatience les vagues que laissaient notre passage dans la rivière. Une sorte d’Aqualand éphémère ! J’ai pu aussi voir ces immenses filets dans chaque village et la manière dont les pêcheurs les faisaient remonter des eaux. C’est une vie tellement différente de la mienne… Si j’étais née ici, quelle aurait été ma vie ?… C’est une question qui me traverse régulièrement l’esprit lorsque je voyage.

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On trouve d »immenses filets de pêche aux alentours de chaque village flottant.

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Malheureusement encore beaucoup d’éducation environnementale à mener…

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Les enfants s’amusent dans les vagues laissées par le bateau.

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A Battambang j’ai retrouvé Séverine et Anthony, mes compères d’Angkor.  Nous avons négocié avec un chauffeur de tuk tuk une journée de visite pour voir les sites intéressants de la ville le lendemain. Le soir je suis allée voir un spectacle de cirque organisé par une compagnie locale qui aide les enfants défavorisés. Le spectacle était beau, drôle et émouvant. Il paraît que l’un des jeunes artistes vient d’être sélectionné pour rejoindre la célèbre école de cirque de Montréal, une belle leçon d’espoir pour ces jeunes et les personnes qui les encadrent.

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Le lendemain, j’ai retrouvé Séverine, Anthony et une jeune québécoise pour notre virée dans les environs de Battambang. Le clou de la matinée a consisté à rouler en train de bambou : une sorte de planche en bambou (« Norry ») posée sur quatre roues et actionnées par un moteur géré par un conducteur. On se pose en tailleur sur la planche sur des coussins et c’est parti pour une aventure à 20 km/h environ ! C’est assez drôle, surtout lorsque l’on croise d’autres « passagers » en sens inverse… Car il n’y a qu’un seul rail et les « trains » circulent dans les 2 sens ! Le train qui a le moins de passagers doit se retirer de la voie pour laisser passer l’autre. Rien de plus simple : le chauffeur freine et arrête la « planche », les passagers descendent à côté de la voie, le chauffeur retire la planche puis les roues et essieux avec l’aide de l’autre conducteur. Il paraît que ce train va bientôt disparaître complètement, même en tant qu’attraction touristique, en raison de normes de sécurité pas tout à fait optimales… Bon, en tout cas tout s’est bien passé pour nous et c’était plus drôle que je ne l’imaginais.

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Je ne voyage qu’en VIP…

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Nous avons également fait une dégustation de vins locaux. J’étais tout aussi peu séduite par leur goût que ceux goûtés en Birmanie mais c’était davantage pour les découvrir que pour boire des grands crus ! Je sais que mon palais se « rattrapera » en Amérique Latine… Nous avons ensuite visité une jolie maison coloniale en bois, avec l’accueil chaleureux de la famille qui vit là depuis plusieurs générations. A midi nous avons déjeuné dans un resto au bord de la rivière après avoir passé un pont suspendu, le genre de ponts que j’affectionne très peu ! Heureusement celui-ci ne bougeait presque pas… Le plat était à peine mangeable. Nous pensions ne pas risquer grand chose en commandant du « chicken fried rice ». En fait nous avons eu du riz avec des abats et du cartilage de poulet. Un avant goût de la Chine mais je ne le savais pas encore… (NDLR : Soit un bon mois plus tard ! J’écris en effet certains articles sur le vif, d’autres avec plusieurs jours de recul, selon mes humeurs et mon temps « libre »).

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Je souris car je n’ai pas encore goûté le fried rice aux abats et cartilage de poulet…

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Pas vraiment séduite par les crus locaux mais toujours curieuse de goûter les vins des différents pays… vivement le Malbec et le Carmenere 🙂

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Comment séparer les grains de riz de leur enveloppe ou transformer le riz complet en riz blanc

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L’après-midi nous avons grimpé une colline et admiré de beaux temples avec de belles vues plongeantes sur la vallée. La visite d’une grotte remplie d’ossements, dans laquelle Pol Pot et ses potes despotes jetaient des individus depuis un trou béant, nous a pas mal glacés et a fait resurgir la triste histoire, pas si lointaine que ça, de milliers d’individus qui ont péri sous la torture.
Avant le coucher du soleil nous avons ensuite rejoint la « Bat cave », impressionnante non pour son intérieur que je n’ai pas vu mais pour la sortie nocturne de ses habitants que je n’aurais pas vraiment aimé rencontrer dans leur demeure : plusieurs millions, j’écris bien millions, de chauve-souris qui s’échappent durant près de 45 minutes de l’antre de la terre. C’est phénoménal, il faut le voir pour le croire. Cela ne rend rien en photo, c’est un peu mieux en vidéo (cf celle-ci que j’ai trouvée sur Youtube: ), avec le son de leurs cris et battements d’ailes et les kilomètres de nuées qui sortent tous les soirs au crépuscule. On a l’impression que toutes les chauve-souris de la terre habitent là et se retrouvent pour une rave géante. Le big bang de la bat big band de Battambang !

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Les singes « culs-rouges » sont tout aussi chapardeurs que les macaques… notre compagne québécoise l’a appris à ses dépens… ils ont dérobé son soda en un éclair !

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En attendant les copines de Bat Man… qui vont surgir par millions de ce trou béant dans une colline…

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Les nuées de chauve-souris… sur des kilomètres de long !

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J’ai aussi profité de mon passage à Battambang pour me rendre au consulat vietnamien et obtenir mon visa. Cela s’est passé comme sur des roulettes (cf celles du train en bambou…) : 5 min au guichet à remplir un formulaire et j’ai récupéré le visa le lendemain matin en payant un peu plus pour l’avoir en express.

A noter également : la rencontre d’une jeune cambodgienne charmante, qui parlait très bien anglais, dans mon bus retour pour Siem Reap. Je suis arrivée dans le bus totalement excédée : une heure de retard par rapport à l’heure que l’on m’avait annoncé, un bus local pourri alors que j’avais payé pour un « VIP » avec clim (ce n’est pas du luxe, il fait plus de 40 degrés…), et surtout aucune place assise disponible ! Le chauffeur voulait que je m’assois à côté d’une maman et de ses 3 enfants alors qu’il n’y avait que deux sièges et qu’ils étaient déjà entassés les uns sur les autres. J’ai clairement fait part de mon mécontentement et ai finalement réussi à obtenir une place assise, à côté d’une jeune femme, le chauffeur ayant fait déplacer un passager sur un strapontin à l’avant du bus…

Avec Kim

Avec Kim

J’étais énervée, pour ne pas dire « sur les nerfs », et la jeune femme a commencé à me parler gentiment en anglais en me demandant de quel pays je venais et qu’elle me comprenait. Elle s’appelait Kim et m’a expliqué que le bus avait plus d’une heure trente de retard, que beaucoup de passagers s’étaient également plaints et qu’elle même craignait d’être en retard pour un entretien d’embauche… cela m’a fait réaliser que de mon côté je n’avais pas de véritable contrainte de temps mais étais excédée par les mensonges réguliers lors de l’achat des billets de transport (type de bus, confort, horaires, etc.). On se sent finalement assez démunis et d’une certaine façon exploitée car il n’y a pas de moyen de vérifier ce que l’on nous dit, ce que l’on nous vend, même en posant des questions au préalable et en lisant les avertissements dans les guides de voyages. Je comprenais maintenant que ce type d’arnaques s’appliquaient même aux locaux et je me sentais un peu ridicule en comparant ma situation à celle de Kim qui avait beaucoup plus de raisons que moi de déplorer le retard et les mauvaises conditions du transport. J’ai parlé avec elle pendant une heure, jusqu’à ce qu’elle arrive à sa destination, heureusement pas trop en retard pour son entretien. Son frère habite dans le sud de la France mais elle n’a actuellement pas suffisamment de moyens pour lui rendre visite. Ils sont orphelins, comme beaucoup d’enfants cambodgiens qui ont souffert de la triste histoire de leur pays. J’espère qu’un jour elle pourra aller le voir et pourquoi pas me rendre visite si je suis à Paris. Nous nous sommes connectées sur Facebook et continuons d’échanger de temps en temps. Cette rencontre, bien que furtive, m’a touchée. Je suis toujours surprise de voir combien les individus peuvent être différents dans un même pays : du mafieux qui n’a aucun scrupule à arnaquer les touristes à cette jeune femme courageuse pleine de bienveillance et d’ouverture. C’est l’image que je garderais de ma trop courte semaine passée au Cambodge. Je dois faire des choix, je ne peux pas tout voir, et je regrette de ne pas avoir eu le temps de passer à Phnom Penh pour voir le bouleversant musée M 21. Ce sera peut être pour une prochaine fois. Anthony et Séverine ont pour leur part poursuivi leurs aventures dans le sud pour profiter des plages. J’ai passé une belle semaine, bien remplie, en leur compagnie.

Krabi : un peu, beaucoup…

… A la folie !

Et oui, c’est une déclaration d’amour pour la baie d’Andaman… Même si Krabi c’est fini… depuis bien belle lurette ! Je suis en effet déjà arrivée au Myanmar depuis hier et me dis depuis quelques temps qu’il serait bien que je relate dans mon blog mes trois dernières semaines en Thaïlande, sinon je vais complètement « décrocher »… C’est un exercice difficile tant il y a eu de bons moments et de découvertes, je vais tenter de les résumer.

Commençons par ma première semaine à Krabi qui s’est poursuivie, après mon inoubliable escapade à Koh Phi Phi, par une nouvelle journée à Railay, le paradis de l’escalade, et Ao Nang, cette fois en compagnie d’Adri, puis par une excursion d’une journée intitulée « 4 islands » qui nous a emmenés, avec un nouveau compère allemand et pas mal d’autres touristes, dans de nouvelles îles paradisiaques, notamment « Tup Island » qui se trouve juste à côté de « Chicken Island », nommé ainsi en raison de la forme de son rocher qui fait effectivement penser à un poulet !

Railay Beach - Thailande

Railay Beach – Thailande

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Railay Beach - Thailande

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Railay Beach - Thailande

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Ao Nang - Thailande

Ao Nang – Thailande

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Ao Nang – Thailande

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Outre le banc de sable blanc de Tup island qui relie plusieurs petites îles, l’endroit est un véritable aquarium. Pas même besoin de mettre masque et tuba tellement l’eau est claire et les poissons multicolores peu farouches. Jugez-en par vous-même d’après l’une des  photos ci-après…

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Tup Island - Thailande

Tup Island – Thailande

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Tup Island – Thailande

Tup Island - Thailande

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Tup Island – Thailande

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Tup Island – Thailande

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Pour ma dernière journée à Krabi, j’ai de nouveau fait une excursion organisée, afin de visiter facilement plusieurs sites recommandés de cette région, côté continent cette fois.

L’excursion a débuté aux Hot Water Springs qui m’ont un peu déçues : beaucoup de touristes et un site pas franchement impressionnant, des petites cascades avec de l’eau de source chaude dans lesquelles s’agglutinaient des dizaines de touristes qui avaient pour consigne de revenir vers leur bus 20 minutes après. J’ai été davantage impressionnée par la faune locale notamment les beaux papillons et les scolopendres. Heureusement que celui–ci était déjà écrasé, il faisait la taille de ma main… j’en ai vu en revanche un autre bien vivant se faufiler près des toilettes…

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Mais le reste de la journée m’a réservé de belles surprises. D’abord l’Emerald Pool et la Blue Pool, de magnifiques piscines naturelles situées dans un parc national préservé, avec de beaux arbres, des oiseaux aux cris stridents impressionnants, et pas mal de moustiques aussi.

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Krabi - Thailande - Blue Pool

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Ensuite le site ‘Tiger Cave’ où j’ai pris mon courage à deux mains, ou plutôt à deux pieds, pour gravir les 1237 marches qui menaient à un temple bouddhiste perché en haut d’un mont. Non seulement l’exercice était très physique – environ 40 minutes de montée avec des marches hautes et étroites – mais il a fallu en plus que je surmonte ma peur du vide étant donné la raideur des marches et la hauteur du site.

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Je suis assez fière d’y être arrivée même si mes jambes flageolaient fortement lors de la descente. Le jeu en valait la chandelle : la vue en haut était magnifique et l’endroit plein de sérénité.

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J’ai failli être ralentie dans ma descente par un singe chapardeur qui s’est accroché à mon cou. Je n’avais pourtant pas de nourriture ni de bouteille d’eau visible mais je crois qu’il voulait saisir mes lunettes de soleil ou mon appareil photo. Il paraît qu’ils sont tellement (mal) habitués aux touristes qu’ils font cela pour ensuite échanger le bien précieux contre de la nourriture ! Je n’en menais pas large car il ne voulait pas descendre et je craignais qu’il me morde. Une personne m’a finalement aidée et le singe s’est heureusement volatilisé sans rien me soustraire…

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La fin de la journée s’est poursuivie par une petite balade en éléphants pour ceux qui avaient pris cette option, ce qui n’était pas mon cas, mais j’ai eu le plaisir d’assister à la séance de bain d’un des éléphants et c’était un véritable spectacle… des pieds à la tête en passant par le postérieur !

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

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Krabi - Thailande

Krabi – Thailande

Première escale : Krabi et la baie d’Andaman

Eblouissement immédiat !

Voilà que vient de s’achever ma première semaine de « tour du monde » et j’ai encore du mal à réaliser ce que je viens de vivre et les paysages majestueux que j’ai découverts.

Je pensais qu’il me faudrait plusieurs jours d’adaptation et « d’atterrissage » après 4 mois de préparatifs intensifs qui m’avaient mis à plat. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais décidé de me rendre directement dans les îles Thailandaises, avec l’idée de me reposer et de recharger les batteries (suivant le conseil fort avisé d’une sympathique collègue !).

Après un voyage sans encombre malgré la grève des contrôleurs aériens à Roissy, la magie a en fait opéré dès le premier soir de mon arrivée, avec une atmosphère de détente dans la petite ville de Krabi, où les températures étaient idéales, ma guesthouse fort agréable et le night market à seulement 5 minutes à pied. J’y suis d’ailleurs allée quasiment tous les soirs pour savourer les mets tous frais et pleins de saveurs préparés sous nos yeux.

Night Market - Krabi Town

J’ai fait beaucoup sourire mes voisins le second soir en croquant à pleines dents par inadvertance dans un piment… il m’a fallu plus de vingt minutes pour m’en remettre ! J’ai d’ailleurs remis cela hier soir en étant persuadée de manger un haricot vert… Je me demande si mon palais s’habituera à ces nouvelles expériences détonantes !

Beware of the hot chili pepper!

Coconut pancakesEn tous cas, les mets thailandais sont délicieux, pleins de saveurs. Outre les fameux pad thai, soupes et curry, je me suis régalée avec les mini pancakes à la noix de coco et tous les plats aux fruits de mer.Krabi est un endroit très pratique pour rayonner dans la baie d’Andaman et je ne m’en suis pas privée…

Laissez moi vous faire découvrir quelques endroits fantastiques, sachant qu’il m’a été très difficile de choisir des photos tellement j’ai mitraillé dès cette première semaine. Je vais commencer dans ce billet par vous présenter l’île de Railay et vous présenterai d’autres îles de la baie ultérieurement.

L’ïle de Railay est accessible en Long Tail Boat en 45 minutes depuis Krabi pour 3 euros l’aller (150 bahts)… Naviguer sur un Long Tail est déjà une expérience en soi et on repère vite au bout d’un ou deux trajets les meilleures places : assis de dos à l’avant du bateau pour éviter le bruit du moteur et de se faire arroser par les vagues (gare à l’appareil photo !).

Long Tail BoatRailay Beach

Je suis allée à Railay 3 fois, ce qui m’a permis de voir des différences notables à marée basse et à marée haute, avec plus ou moins de monde aussi. J’ai préféré à marée basse car la plage est plus grande et l’on peut accéder à certaines criques facilement à pied, permettant d’avoir des points de vue de la mer sous des grottes, ce qui offre un ‘cadre’ naturel magnifique. Toute la baie présente des paysages spectaculaires parsemés de formations karstiques qui resplendissent dans les eaux turquoises et les plages de sable blanc de la mer d’Andaman.

Railay Beach - Thailande

Railay West Beach

Railay East Beach

Railay beach

L’île de Railay est connue pour être le paradis de l’escalade. Ce n’est personnellement pas une activité qui m’attire mais c’était très impressionnant de voir tous ces acrobates à l’œuvre !

Railay, Paradise for climbers

Une autre attraction de l’île est d’observer les singes déambuler d’une plage à l’autre. Attention cependant à vos effets personnels et aux boissons ou aliments que vous pouvez transporter : les singes sont particulièrement gourmands et chapardeurs, ayant été mal habitués par les touristes, comme je l’avais déjà constaté dans la Monkey Forest d’Ubud à Bali. Ils sont en revanche très photogéniques et j’ai partRailay beachiculièrement apprécié l’heure de la tétée en fin de journée, plein de tendresse !P1000447

Railay Beach - Thailande

Railay Beach - Thailande

Railay Beach - Thailande