Barreirinhas – Lençois Maranhenses

Mirage brésilien… 

Dates du séjour : du 11 au 13 septembre 2014

Imaginez un immense désert de dunes parsemées de lagons turquoises… Un mirage me direz-vous !

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En mai 2014, lors d’une escale en France entre mon périple asiatique et celui de l’Amérique du Sud, je suis tombée sur le magazine National Geographic dont la couverture titrait « Spécial Brésil ». Plongeant dans les lagons qui se trouvaient sur la couverture du magazine, je me suis faite happer par une dizaine de pages présentant les incroyables « draps de Maranhenses », nom brésilien donné à cet écosystème unique au monde où un immense désert de dunes se voit chaque année arroser par des litres de pluie, offrant un paysage extraordinaire et unique au monde. J’ai refermé le magazine et souri : je venais de décider sur le champ que je m’y rendrai.  Cela n’avait pas l’air simple d’accès mais tudo é possível, surtout lorsqu’on a la chance d’avoir quatre mois devant soi.

Quatre mois plus tard, je me retrouvais donc à l’aéroport de São Luis, le plus proche du parc naturel de Lençois Maranhenses. Je n’ai fait qu’une courte escale dans cette ville coloniale, capitale de l’état du Maranhão… et des adeptes du reggae ! São Luis est par ailleurs la seule capitale d’État du Brésil qui n’a pas été fondée par les Portugais et dont le nom est d’origine française (« Saint-Louis de Maragnan »). Je garde le souvenir de beaux azulejos, de jolies ruelles pavées, de quartiers dans lesquels il ne fallait pas s’aventurer seule (comme dans pas mal de grandes villes brésiliennes), de restaurants en plein air animés par des groupes de musique tonitruants, et aussi de l’agence de voyage Terra Nordeste, créée par un français.

J’ai fait appel à cette agence pour organiser mon circuit dans les Lençois Maranhenses. Je m’y suis initialement rendue pour prendre des renseignements mais le professionnalisme, l’accueil et le tarif attractif proposé par l’un des agents m’ont convaincue de me laisser entièrement guider. J’avoue que j’appréhendais l’expérience : cela faisait désormais sept mois que je voyageais de manière totalement indépendante et je redoutais de me retrouver dans des groupes de touristes comme cela l’avait été dans le triangle d’or… L’agent m’a promis que je serai dans de petits groupes, des pousadas accueillantes et confortables et mon programme incluait même une sortie en tête à tête avec un guide en fin de journée au coucher de soleil. Je n’ai pas été déçue et ai même apprécié de ne pas avoir à réfléchir à l’endroit où j’allais dormir, aux horaires de navettes et bus, aux transferts entre les sites, aux options touristiques qui s’offraient à moi. Je me suis donc laisser porter et me suis glissée dans de bien beaux draps…

Barreirinhas est la principale porte d’entrée du parc national brésilien Lençois Maranhenses. Il faut compter environ 4 heures 30 de trajet en bus pour faire São Luis – Barreirinhas.

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Découverte de Barreirinhas… première dune !

J’ai découvert le parc et l’étendue de ses dunes somptueuses lors d’une première excursion en 4×4. Le trajet était assez chaotique avec parfois des traversées avec l’aide de « bacs » pour passer des cours d’eau.

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Les jeeps nous ont laissés au pied d’une pente particulièrement raide, avec une montée qui me rappelait celle de la dune du Pyla… Le chemin était cependant entouré d’arbustes et ce n’est qu’une fois arrivée en haut que j’ai pu me rendre compte du paysage somptueux qui nous surplombait.

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Pour le reste du récit, je vous laisse m’accompagner à travers ces photos et imaginer fouler un sable infiniment doux, tiède, aux reflets ivoires et mordorés, changeant selon l’humeur du soleil, puis vous prélasser dans des lagunes transparentes, n’entendant que le souffle du vent et les conversations de quelques touristes qui vous accompagnent… des draps qui vous transportent dans un rêve fabuleux et pourtant bien réel ! P1300618 P1300620 P1300626 P1300629 P1300633 P1300634 P1300650 P1300654 P1300656 P1300657 P1300662 P1300669 P1300670 P1300673 P1300675 P1300678 P1300679 P1300682 P1300683 P1300685 P1300689 P1300692 P1300694 P1300698 P1300699 P1300705 P1300706 P1300707 P1300709 P1300727 P1300729 P1300733 P1300737 P1300738 P1300742 P1300744 P1300746 P1300747 P1300748 P1300750b

Rentrée à Barreirinhas, j’ai fini cette incroyable journée dans un restaurant au bord de la rivière avec des enfants qui répétaient un spectacle et m’ont offert un mini carnaval de Rio !P1300756 P1300758

Le rêve ne s’est pourtant pas arrêté là… le lendemain je partais en bateau pour le village de pêcheurs d’Atins, beaucoup moins touristique, un lieu qui restera l’un de mes plus beaux moments de détente dans cette incroyable découverte du Brésil… Etes-vous prêts à replonger dans les draps de Maranhenses et à faire de beaux rêves éveillés ? A suivre dans le prochain article de Pics and Trips !

 

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Ilha Grande, une île écrin

Lagons, éco-système préservé (mata atlantica), plages sublimes

Dates du séjour : du 28 au 30 août 2015

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La magnifique forêt tropicale humide d’Ilha Grande : la mata atlantica

Ilha Grande fait partie des très belles surprises de mon voyage. Tout comme Bonito, je ne connaissais pas Ilha Grande avant d’être arrivée au Brésil et c’est sur les recommandations de locaux et d’autres voyageurs que son nom a attiré mon attention. Ilha Grande est la plus grande île de l’Etat de Rio de Janeiro et la troisième plus grande île du Brésil. Elle mesure 29 km de long pour 11,8 km de large et se trouve à 150 km de Rio, soit environ quatre heures de trajet (route et bateau). L’île bénéficie de très belles plages, dont celle de Lopes Mendes, ainsi que de cascades et lagons. S’agissant du dernier bastion de forêt tropicale humide (mata atlantica) de l’État de Rio, l’île entière est une zone protégée : la plupart de son territoire est inclus dans le Parc national d’Ilha Grande et le reste soumis à des restrictions de développement rigoureuses. L’île est dépourvue de distributeur d’argent (prévoir des espèces avant de débarquer) mais aussi dépourvue de routes et inaccessible pour les voitures : c’est un véritable havre de paix qui propose plus de 150 kilomètres de sentiers de randonnée reliant la poignée de villages et hameaux côtiers.

C’est un endroit magique pour décompresser : calme, nature luxuriante, magnifiques plages au sable si fin qu’il crisse sous les pieds, forêts tropicales offrant de beaux sentiers de marche, village à taille humaine offrant des bars et restaurants agréables en bord de plage si l’on veut socialiser, éco-lodges confortables où il fait bon se reposer. Ilha Grande fait partie des endroits dans lesquels je ne suis pas restée assez longtemps et dans lequel j’ai très envie de revenir. J’y suis allée dans une période relativement calme. Or il paraît que cela devient assez festif lors des périodes touristiques.

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Le sable de Lopes Mendes est si fin qu’il fait crisser les pieds et façonne des motifs éphémères emportés par les vagues…

Guillaume et Laura, rencontrés à l’auberge Bonita d’Ipanema, m’ont recommandé une société de transport qui s’occupe des transferts entre Rio et Ilha Grande : EasyTransferBrazil offre un service porte à porte entre votre hôtel et le village principal d’Ilha Grande, d’abord dans un minivan confortable puis via bateau. Le trajet dure environ quatre heures avec des départs tôt le matin pour pouvoir arriver à l’heure du déjeuner sur l’île.

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Je suis partie avec eux jeudi 28 août de bon matin et le trajet s’est très bien déroulé, c’était vraiment pratique et le prix correct. Nous avons eu sur la route pas mal de pluie mais les prévisions météo étaient encore pires à Rio.

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Une fois débarquée dans le village principal, je me suis rendue à la pousada dans laquelle j’avais fait une réservation la veille : la Pousada D’Pillel. J’ai été très agréablement surprise par la chambre que j’avais réservée et par la pousada dans son ensemble, bien placée, au centre du village d’Abraão (environ 3000 habitants) à 10 minutes de la plage, pour un prix très raisonnable. Ma chambre, qui comprenait une petite salle de bain privée, était très confortable, avec un petit balcon en bois qui comprenait une table, chaise et hamac avec vue sur le jardin dans lequel étaient servis les petits déjeuners copieux. Le personnel était accueillant et m’a expliqué les principales options que j’avais dans mon temps très limité sur l’île ainsi que des conseils de restos pas trop touristiques.

Je passais seulement 2 nuits sur l’île avec un départ prévu dès le surlendemain matin de bonne heure. J’ai fait principalement deux balades, l’une facile très proche du village et une autre le lendemain, avec deux bonnes heures de marche (aller – retour en bateau) qui emmenait à Lopes Mendes, considérée comme l’une des plus belles plages du monde. J’ai rejoint Laura et Guillaume pour cette seconde balade.

J’ai adoré l’ambiance paisible et sauvage de l’île combinée à celle d’un petit village « animé » et agréable, la beauté de la nature et des sentiers, dans une végétation qui était nouvelle pour moi, avec des arbres de toute beauté qui côtoyaient des plages et ruisseaux également superbes. Je regrette juste de ne pas être restée plus longtemps : j’avais déjà réservé mon billet d’avion pour Salvador de Bahia et voulais voir Rio avant de remonter vers le nord du Brésil. Le temps s’est dégagé la deuxième journée, offrant une très belle journée. Je compte revenir un jour pour faire les autres randonnées qui permettent de découvrir cascades et lagons !

Premier jour : balade près du village dans l’après-midi et retrouvailles le soir avec Laura et Guillaume pour un verre sur la plage

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Le petit chaperon rouge… en fait j’ai très peu porté ce poncho de pluie durant mes 8 mois de voyages !

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La pousada m’avait aussi prêté un parapluie !

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Deuxième jour : le soleil est au rendez-vous et cela change tout !

Superbe randonnée, accompagnés d’un petit chien qui nous a suivis tout le long et que nous avons prénommé « Lopes Mendes », le nom d’une des plus belles plages de l’île !

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Nous avons ramené « Lopes Mendes » à bon port  avec nous sur le bateau. J’ai eu à la fois un petit pincement au coeur et un sentiment de soulagement quand il a sauté dans les bras de sa maîtresse en arrivant au village. Apparemment ce chiot aime accompagner les randonneurs et fait cela régulièrement, il était connu de plusieurs habitants du village. Il a en tout cas contribué à faire de cette journée un moment inoubliable.

Je devais déjà repartir de bonne heure le lendemain pour donner une nouvelle « chance » à la ville mythique de Rio, cette fois dans une auberge (dépourvue d’acariens) conseillée par une québécoise rencontrée quelques jours plus tôt à Florianopolis et que j’allais donc retrouver. Après des premières impressions pas terribles, la ville des Cariocas allait-elle finalement me conquérir ?

Florianópolis

« Floripa » et ses splendides plages brésiliennes

Date du séjour : 15 et 16 août 2014

Je ne connaissais pas Florianópolis avant que mon amie Ana, de Porto Alegre, ne m’en parle et me recommande cette destination pour ma découverte du Brésil. C’est un lieu prisé pour ses magnifiques plages et son environnement naturel, fort animé paraît-il en pleine saison touristique.

Je ne regrette pas d’y être aller. Ce que je regrette c’est de ne pas y être restée assez longtemps. J’y suis restée seulement deux jours pleins dont un jour de déluge. J’aimerais y retourner un jour pour mieux explorer cette baie car le peu que j’ai vu m’a beaucoup plu.

Avant de vous raconter quelques anecdotes, je vous invite à faire comme moi à l’instant où je vous écris et à lancer cette savoureuse play list brésilienne qui me replonge dans l’ambiance :

Les lecteurs avisés auront peut-être noté que j’écris cet article 6 mois après mon séjour, quasiment jour pour jour. On m’a demandé récemment comment je faisais pour écrire si longtemps après. La première raison c’est que j’ai plaisir à « revivre » cette fabuleuse aventure réalisée en 2014 et que malgré mon très grand retard dû à un retour parisien assez brutal, je suis quelqu’un d’opiniâtre et compte relater la fin de mes aventures (Brésil et Argentine) même si cela me prendra du temps. C’est aussi parce que j’ai eu un véritable coup de coeur pour ces deux pays et souhaite vous les faire découvrir. Il serait quand même dommage de passer à côté de mes plus beaux moments de « nature », que ce soit entourée de papillons et de coatis à Iguaçu, d’oiseaux multicolores et de caïmans dans le Pantanal, ou de baleines, pingouins et dauphins en Patagonie. Bref, je n’ai pas dit mon dernier mot. J’ai pris quelques notes durant ces voyages, mais honnêtement très peu, et écris « de mémoire ». Il n’est pas si difficile que ça de se remémorer ces beaux moments non seulement parce qu’ils sont ancrés en moi mais également parce que j’ai pris énormément de photos et qu’il me suffit souvent de les revoir pour me « télétransporter ».

Ana, qui connaît bien Floripa, le surnom donné à cette ville balnéaire, m’a conseillée de loger dans le lagon de Conceição, l’un des quartiers les plus animés et les plus beaux de l’île de Santa Catarina. Elle savait que ce serait la basse saison, avec des températures encore frisquettes et qu’il serait plus agréable pour moi d’être dans un endroit pas trop isolé. Elle m’a aidée à repérer des auberges de jeunesse et j’ai réservé au Submarino :

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J’ai eu beaucoup de chance car il y a eu des annulations dans le dortoir de 4 lits que j’avais réservé et je me suis retrouvée seule dans la chambre avec deux petits balcons agréables, alors que toutes les autres chambres étaient pleines à craquer. L’auberge était par ailleurs fort sympathique et animée, avec du personnel accueillant, la possibilité de se faire à manger (ou de se faire livrer de délicieux hamburgers… les meilleurs de mes 8 mois de séjour ex aequo avec ceux d’un resto à Buenos Aires !), la possibilité également de louer des vélos et de faire un BBQ sous un préau, ce qui allait se révéler utile bien que je ne m’en doutais pas encore.

Comme j’étais arrivée de bonne heure via un bus de nuit (environ 8 heures de trajet depuis Porto Alegre) et que mon lit n’était pas disponible, je suis allée faire un repérage des lieux et me suis rendue jusqu’au port, à moins de 10 minutes à pied de l’auberge. L’une de mes premières rencontres fut un pingouin (!) qui s’était visiblement égaré et semblait aussi éberlué que moi lorsque nos regards se sont croisés, puis un héron nonchalant et des poissons frétillants. J’étais seule, j’étais bien, je savourais ces petits moments simples où la nature côtoie de près les citadins.

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Je suis revenue à l’auberge, me suis renseignée sur les lieux à visiter, notamment les plages, puis ai loué un vélo. J’ai fait un faux mouvement en voulant détacher le vélo qui était cadenassé avec d’autres et me suis retrouvée quasiment les quatre pattes en l’air après un dérapage non contrôlé. Je ne suis pas complètement tombée mais me suis heurtée fortement contre le portail en perdant mon équilibre. Cela a fait un tel boucan que tous les clients et le staff de l’auberge m’ont repérée à ce moment là ! Si je voulais être discrète, c’était raté ! C’est mon épaule qui a amorti ma chute et je me suis fait un bon bleu que j’ai ressenti durant quelques jours, mais heureusement rien de cassé.

La balade en vélo a duré une bonne heure, plus longtemps que je le croyais, mais il faut dire que mon vélo était vraiment dans un état catastrophique, sans aucune vitesse et avec des freins assez moyens. En d’autres termes, je peinais. Mais je n’étais pas pressée et contente de retrouver ce qui restera mon véhicule préféré durant tout mon périple (avec mes pieds). Ma première halte fut la découverte des dunes de Praia da Joaquina, l’une des plus belles plages de la région, particulièrement appréciée des surfeurs.

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P1100742On peut louer des planches de surf et dévaler les pentes de sable comme à Huacachina au Pérou mais j’ai préféré grimper les dunes nus pieds et admirer la vue sur la mer au loin.

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Après cette petite halte j’ai ré-enfourché mon véhicule de fortune et me suis rendue sur la plage.

C’était superbe, immense, sauvage, avec très peu de monde : passé quelques immeubles touristiques et restaurants, on est face à des blocs de rochers sculptés patiemment par les vagues vigoureuses, quelques pins majestueux qui semblent faire le guet et une immense plage qui s’étend avec fierté. Seuls dénotent quelques parasols orange et tables en plastiques vides qui rappellent qu’il s’agit d’un lieu hautement touristique en haute saison.

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Comme c’était jour de fête (Sainte Marie) et que mon estomac commençait à se manifester, j’ai décidé de célébrer ce moment et me suis attablée dans l’un des restaurants panoramiques de la plage. Le serveur a bien voulu me servir un menu qui se commande normalement à deux en réduisant de moitié le prix et les quantités. Malgré cela, c’était gargantuesque. Il est arrivé avec une énorme assiette remplie de crevettes, calamars et crabes, un délice que j’ai eu du mal à finir. J’ai failli tomber de ma chaise quand j’ai vu revenir le serveur 10 minutes plus tard avec une autre assiette remplie de poissons, riz et légumes. On n’a qu’une vie. J’ai englouti la moitié de l’assiette de poisson alors que j’étais déjà totalement repue. Les mouettes en ont aussi beaucoup profité car le serveur leur a jeté des restes. Au vu des cris de joie fort stridents qu’elles émettaient, ce n’était pas que la Sainte Marie ce jour-là mais aussi la fête à la mouette, pouet pouet.

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IMG_7497 IMG_7499 IMG_7498J’ai « digéré » sur la plage en m’allongeant près d’une dune un peu abritée du vent et me suis plongée dans un livre culte qui m’a été offert par Catherine lors de nos retrouvailles à Cusco : Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne, une petite merveille qui met de bonne humeur, surtout quand on le lit en plein « tour du monde » sur une plage magnifique et quasiment seule avec les mouettes. Bien qu’ayant un rythme de visites soutenu durant mon voyage, j’étais heureuse de profiter davantage des sites que ne l’ont fait Phileas Fogg et Jean Passepartout.

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Comme il est encore temps de souhaiter des voeux en France, et malgré les événements accablants qui ont touché le pays de la liberté-égalité-fraternité ces derniers jours, j’en profite pour vous souhaiter une année pleine :

  • d’audace,
  • de courtoisie,
  • d’amour,
  • d’humour,
  • de poésie,
  • de courage,
  • de flegme,
  • d’intrépidité,
  • d’imprévus,
  • de belles découvertes,
  • de vigueur, bonne santé,
  • et de succès.

(inspirés par les ingrédients de ce roman, la recette s’étant révélée prometteuse et le met final délectable).

Une fois rentrée à l’auberge après ce bel après-midi, j’ai fait la connaissance de plusieurs hôtes sympathiques, dont deux frères brésiliens qui m’ont invitée à se joindre à eux le lendemain midi pour un BBQ qu’ils comptaient préparer eux-même, les prévisions météo s’annonçant capricieuses. Entraînée par la bonne humeur de la bande qui prenait l’apéritif et refaisait le monde ce soir là, je me suis ralliée aux nombreux compères qui sortaient et ai fini de célébrer la Sainte Marie en boîte de nuit. Ce n’était pas trop mon style de musique (house) mais bien agréable de socialiser après une journée en tête à tête avec moi-même et aussi de retrouver des pistes de danse.

Le lendemain, il a plu effectivement toute la journée et l’atelier BBQ lancé par Luis et Ricardo s’est avéré être une excellente idée !

J’ai également fait la connaissance d’Anne-Marie, une québécoise fort sympathique qui n’avait pas la langue dans sa poche et d’un couple australien.

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J’avais envie de prolonger mon séjour et de découvrir les autres plages magnifiques du secteur mais j’avais déjà réservé mon billet de bus avec difficulté, les places étant limitées et la réservation laborieuse. J’ai donc quitté avec une pointe de regret Floripa pour rejoindre un site mythique : les chutes d’Iguaçu.

Porto Alegre

Bem-vindos ao Brasil!

Dates du séjour : 12 au 14 août 2014

Après deux escales express en Uruguay à Colonia et Montevideo, j’ai pris un bus de nuit qui m’a emmenée sur le sol brésilien à Porto Alegre. Quel joli nom de ville ! Le port de l’allégresse… et peut-être aussi une belle promesse de félicité avec cette découverte du 5ème plus grand pays du monde, après la Russie, le Canada, la Chine et les États-Unis. Avec une population d’environ 200 millions d’habitants et une superficie de 8 514 876 km2 (dixit Wikipedia), il couvre la moitié du territoire de l’Amérique du Sud et est plus grand que l’Australie dont la taille m’avait déjà fortement impressionnée. J’avoue que je n’avais pas réalisé à quel point le pays était immense avant d’attaquer mes visites qui m’ont emmenée dans de nombreux territoires, du Sud à l’Est jusqu’au Nord, découvrant mille merveilles et mille constrastes.

J’étais en tout cas dès mon arrivée pleine d’entrain, avec des a priori positifs : une première découverte via un déplacement professionnel de trois jours à São Paulo qui m’avait déjà donné un avant-goût accueillant du pays, des échanges « virtuels » facebookiens touchants avec Ana, l’amie brésilienne d’une amie française, et puis la culture brésilienne véhiculée en France à travers les notes de Bossa Nova, Samba et Forro, rythmes qui me transportent souvent vers le bien-être et les ambiances gaies et chaleureuses (tout comme les bikinis, les tongs colorées et les bracelets brésiliens qui évoquent les grandes plages de sable blanc !).

C’est la mise en relation avec Ana qui m’a incitée à faire une étape à Porto Alegre, la ville n’étant pas considérée comme un site touristique incontournable du pays. Mais le contact initié avec cette jeune femme neuf mois auparavant via Facebook m’a touchée au point d’envisager rapidement de lui rendre visite et de faire sa connaissance en chair et en os. C’est aussi l’une des raisons qui m’a fait opter pour une arrivée en bus depuis l’Argentine et l’Uruguay car je serais peut-être aller directement en avion de Santiago du Chili à Rio si je n’avais pas décidé d’inclure Porto Alegre dans mes étapes brésiliennes.

Bien plus que la ville, c’était donc la rencontre d’une personne qui m’a menée à Porte Alegre. Et bien m’en a pris. Car c’est une femme extraordinaire que j’ai découverte (grâce à une autre amie du même calibre !).

Le passage aux frontières entre l’Uruguay et le Brésil a été l’un des plus faciles de tous les passages aux frontières des 13 pays que j’ai traversés en 8 mois de voyage. J’ai plutôt bien dormi dans le bus qui était direct et confortable et ne me souviens même plus que l’on m’ait demandé mon passeport à la frontière, seulement à l’enregistrement au terminal. En d’autres termes, je suis partie de la capitale uruguayenne et me suis réveillée au Brésil en toute quiétude après 12 heures de trajet.

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Le bus qui m’a emmenée de Montevideo à Porto Alegre

J’ai néanmoins eu droit à une petite complication à mon arrivée au terminal de bus de Porto Alegre : impossible de retirer de l’argent dans les deux distributeurs automatiques que j’ai testés (les seuls du terminal) ! Ma carte semblait ne pas fonctionner. Or je savais que je n’avais pas de souci d’approvisionnement sur mon compte et les Visa semblaient être acceptées par les deux distributeurs que j’ai essayés. En tout cas le label figurait sur la machine. Se retrouver dans un nouveau pays sans moyen de paiement n’est pas la meilleure manière d’aborder la suite… Je l’avais déjà expérimenté lors d’un voyage professionnel en Malaisie dans lequel ma banque avait bloqué mon compte car j’étais dans un pays « à risque » (vive les excès de zèle de certaines banques qui vous mettent en danger plus qu’elles ne vous protègent…) alors que je leur avais pourtant signalé que j’avais de nombreux voyages professionnels dans toutes les parties du globe. J’ai failli ce jour-là ne pas pouvoir aller à l’hôtel. Heureusement que j’avais un peu d’espèces sur moi en euros que j’ai pu changer. J’ai retenu la leçon pour mon tour du monde en ouvrant un compte dans une banque en ligne en plus de ma banque habituelle et en prenant une nouvelle carte de crédit en cas de problème. Cela m’a été utile deux–trois fois notamment au Brésil où j’ai eu plusieurs fois des problèmes de retrait comme ce tout premier jour à Porto Alegre. La Visa ne passe en fait pas partout et dans certains cas j’ai dû utiliser mon autre carte de paiement, une Mastercard (carte de « dépannage » durant mon périple car mes frais de retrait étaient beaucoup plus importants que sur celle obtenue via ma banque en ligne, Boursorama).

Bref, pour en revenir au premier couac de Porto Alegre, j’ai du coup changé les quelques billets argentins qui me restaient, soit très peu de sous, mais heureusement suffisamment pour prendre un taxi et me rendre à l’auberge de jeunesse que m’avait réservée Ana dans un des quartiers les plus chics et sécurisés de la ville. Il est vrai que la faune qui traînait au terminal de bus ne m’inspirait pas trop, même si nous étions en début de journée et non la nuit. La pauvreté semblait beaucoup plus apparente qu’à Montevideo ou à Buenos Aires. Les contrastes extrêmes entre la pauvreté et la richesse ne sont pas un mythe en Amérique Latine et c’est particulièrement flagrant au Brésil, le summum de mon expérience étant à Rio lorsque j’allais découvrir quelques jours plus tard combien les favelas côtoyaient de très près les quartiers les plus chics. Je me demande parfois comment peuvent perdurer sans explosion le côtoiement de populations avec de telles inégalités.

Après ce petit contretemps de retrait d’argent, j’ai eu la bonne surprise de pouvoir rencontrer Ana dès que je suis arrivée à l’auberge. Je ne savais pas qu’elle allait m’accueillir pour me faire une bise et vérifier que je sois bien installée. Dès les premiers instants de notre première accolade amicale, j’avais l’impression que je la connaissais depuis des années, comme une amie chère à qui l’on peut se confier et sur qui l’on peut compter. On ressent parfois ces choses-là immédiatement, même si c’est peu fréquent, et je me suis rarement trompée sur ce type de « pré » sentiment.

L’auberge (Obah Hostel) était charmante, à la déco très design et colorée.

IMG_7431C’était une toute nouvelle auberge ouverte deux mois auparavant à l’occasion des J.O., Porto Alegre étant une ville dans laquelle se jouaient certains matchs, dont d’ailleurs l’un des matchs français. En dehors de cette récente manne sportive, la ville n’était pas vraiment habituée à accueillir les touristes, j’allais d’ailleurs vite m’en apercevoir. Premier signe : sur deux nuits passées dans l’auberge dans une chambre de 4 personnes, j’ai passé une nuit seule et l’autre nuit avec une autre cliente, étudiante que j’ai à peine entraperçue car elle repartait dès son réveil. Nous étions très peu nombreux. Il m’est arrivé quelquefois fois durant mon périple d’être seule dans un dortoir et c’est assez agréable, avec la tranquillité habituellement procurée par une chambre individuelle bien plus onéreuse.

Après m’être reposée un peu et avant de retrouver Ana qui m’avait donné rendez-vous en milieu d’après-midi, j’ai voulu faire une lessive, tâche qui devenait urgente étant donné le rythme que j’avais eu ces derniers jours, sans possibilité de laver quoi que ce soit : mon stock de vêtements et de sous-vêtements propres s’amenuisait très fortement… Or nous étions encore en hiver et les températures n’étaient pas encore suffisamment clémentes  dans cette partie du Brésil où les saisons sont bien marquées, pour les laver à la main et les faire sécher rapidement.

J’ai donc demandé au manager de l’auberge où je pouvais faire une lessive ou au moins trouver un sèche-linge et j’ai eu là l’une de mes premières surprises culturelles : il m’a expliqué qu’ils n’étaient pas équipés dans l’auberge, que les lessives en général coûtaient très cher au Brésil et m’a proposé pour me dépanner de m’emmener à un pressing.

J’ai accepté mais quand j’ai réalisé qu’il s’agissait d’un véritable pressing et qu’il faudrait payer le tout à la pièce pour un prix effectivement exorbitant, j’ai laissé tomber. Voulant sincèrement m’aider, le manager a alors appelé le service de lingerie de l’auberge, me proposant de passer par eux, et m’indiquant un prix plus raisonnable (bien que trois à quatre fois plus cher que tous les pays d’Amérique Latine où j’étais passée auparavant) et me garantissant que je récupérerai ma lessive le lendemain soir au plus tard. J’ai accepté en le remerciant vivement et ai bien précisé en donnant mon paquet de lessive que je voulais une lessive normale, pas de nettoyage à sec.

Quand j’ai récupéré la lessive le lendemain soir, la note était carabinée, trois fois plus élevée que le prix annoncé. J’ai alors vu qu’ils avaient fait un nettoyage à sec d’une robe en polyester que j’ai achetée il y a des lustres, trimballée et lavée dans tous mes voyages en machine sans aucun problème, ainsi que d’un pull en alpaga que j’avais effectivement demandé de laver si possible à part à l’eau froide. Cette lessive me revenait plus chère qu’une nuit à l’auberge… j’étais soufflée d’autant plus que ce n’est pas du tout ce qui m’avait été annoncé. Le manager était ennuyé mais se sentait coincé car le service de nettoyage ne voulait rien entendre. J’ai finalement réussi à obtenir une ristourne sur le prix de ma chambre qui compensait le prix du nettoyage à sec… Le manager était plein de bonne volonté et ennuyé par mon mécontentement mais visiblement dépassé par les événements. J’ai apprécié cependant son geste et toute la bonne volonté qu’il a mis à vouloir m’aider. J’ai vu qu’il avait par ailleurs plusieurs soucis d’organisation et de management, avec par exemple du personnel malade non remplacé. La salle de bain commune pourtant nickel le jour de mon arrivée laissait à désirer quand je suis partie deux jours et demi après car personne n’était passé entretemps la nettoyer et ce n’est qu’après avoir signalé cela au manager que j’ai appris que la femme de ménage n’avait pas pu venir ni être remplacée. J’’espère qu’il a réussi depuis à mettre les choses en place et à trouver des solutions adéquates car l’auberge mérite d’avoir du succès par son accueil et son cadre chaleureux.

Outre l’épisode de la lessive, j’ai  essayé à plusieurs reprises de retirer de l’argent dans des distributeurs mais n’y parvenais pas. Ce n’est qu’au bout d’un énième essai que j’y suis parvenue, en repérant le nom de la banque qui acceptait enfin ma visa ! On se rend vite compte avec ce type de détails de l’habitude ou non du pays d’avoir une clientèle de touristes internationaux. J’allais constater par la suite que je rencontrerai finalement très peu de  « backpackers » et essentiellement des personnes en vacances, pour minimum deux semaines et souvent trois ou quatre. Le Brésil est l’un des pays les plus beaux que j’ai visités mais aussi l’un des plus chers. Il faut un minimum de budget pour le parcourir et y loger, et je comprends qu’il ne soit pas toujours inclus dans les parcours des « tourdumondistes » même si c’est dommage tant ce pays est accueillant et recèle de trésors naturels.

Autre signe qui montre que le pays n’est pas encore tout à fait habitué aux touristes : impossible de trouver des shampooings en format de voyage. J’ai parcouru plusieurs magasins, supérettes, pharmacies dans plusieurs villes du pays et n’ai trouvé que des formats standards ou de très grande taille. Enfin, j’ai aussi découvert rapidement qu’il était très compliqué d’acheter une carte SIM locale ou un billet d’avion par internet si l’on ne disposait pas d’une carte nationale d’identité brésilienne, exactement comme cela m’était arrivé en Chine !

Je suis restée au total 6 semaines au Brésil en parcourant une grande partie du pays et j’ai vite réalisé que les bus n’étaient pas le moyen idéal de se déplacer étant donné les distances, leurs fréquents arrêts et les risques de vol élevés. J’ai pris pour ma part le bus entre Porto Alegre et Florianopolis puis entre Florianopolis et Iguaçu mais ensuite j’ai renoncé à faire plus de 20 heures de bus d’affilée et poursuivi tous mes trajets en avion par des vols intérieurs. Je ne vous cache pas que mon budget a complétement explosé (en vol…) mais c’était le prix à payer pour voir toutes les merveilles que je voulais découvrir du Sud au Nord en passant par l’Est, le tout dans un temps limité et tout en préservant au minimum mon sommeil mis à mal dans les bus brésiliens. Car avec 10 arrêts dans un bus de nuit d’au moins 15 heures de route, je ne parvenais pas à dormir et il me fallait souvent une bonne demi-journée de récupération pour pouvoir profiter de l’endroit où j’étais. L’idéal pour mieux gérer son budget est d’acheter un pass aérien brésilien avant de pénétrer dans le pays. Il faut cependant alors planifié les villes où l’on veut aller, les dates et durées des séjours. J’avais considéré cette option alors que j’étais encore à Santiago mais avais finalement opté pour la liberté maximale. Et la liberté a un prix…

Une autre anecdote a marqué mon arrivée brésilienne. Après avoir passé une très belle soirée et dîné avec Ana en faisant plus amplement connaissance, elle m’a dit qu’elle était libre le lendemain pour me faire visiter la ville et qu’elle viendrait me chercher le lendemain matin en voiture.

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Premier apéro et dîner avec Ana

15 minutes à peine après notre départ, nous nous sommes faîtes arrêter par la police pour un contrôle de routine, ce qui est apparemment très fréquent. Je ne parle pas portugais mais j’ai vite compris qu’il y avait un souci. Souci qui s’est confirmé quand on nous a fait descendre du véhicule et qu’on a embarqué devant nous la voiture pour qu’elle soit mise en fourrière.

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Mise en fourrière de la voiture d’Ana devant nos yeux ahuris !

Ana était contrariée et il y avait de quoi : elle devait comme tous les automobilistes renouveler une sorte de vignette/taxe annuelle, vignette qu’elle n’avait pas encore reçue par courrier mais elle disposait d’un reçu prouvant qu’elle avait bien fait le paiement auprès de sa banque et que le document était en voie d’acheminement. Or il manquait apparemment un très faible montant que sa banque avait omis de lui signaler et le gendarme n’a rien voulu entendre. J’ai compris alors que comme en France, il semble y avoir une très forte bureaucratie au Brésil à laquelle on peut difficilement échapper. Cela me fait penser à cette scène incroyable au début du film Frantic avec Harrison Ford qui joue un américain éberlué et excédé devant l’entêtement sévère de policiers français, parfois à la limite du ridicule.

Ana et moi nous sommes donc retrouvées en plein boulevard un peu désemparées. J’ai cependant beaucoup admiré la constance et l’attitude positive d’Anita qui relativisait en disant que ce n’était pas grave même si elle était contrariée vis-à-vis de moi et du programme de visites qu’elle avait prévu. Je lui ai dit que l’essentiel pour moi était vraiment de la voir et de la rencontrer et qu’il n’y avait effectivement rien de dramatique. Ne parvenant pas à trouver à taxi, nous avons finalement marché et pris le bus, ce qui m’a bien plu car j’ai découvert le centre-ville et les moyens de transport locaux, ce que je trouve toujours agréable pour mieux découvrir un endroit, surtout si l’on sait que l’on est en sécurité et accompagné d’un ami local qui vous guide.

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Ana ne pouvait récupérer sa voiture que le lendemain car il lui fallait passer dans trois sites administratifs différents et obtenir différents papiers et preuves de paiement d’amende, avant de pouvoir récupérer son véhicule qui se trouvait dans une fourrière à l’autre bout de la ville.

Nous avons pu faire ensemble la première des trois étapes et récupérer un premier reçu avant d’aller déjeuner. Elle m’a emmenée dans l’une de ses adresses préférées, un restaurant français nommé Suzanne Marie du nom de la grand-mère française qui avait ouvert ce restaurant il y a déjà pas mal d’années. J’ai pu rencontrer les nouvelles propriétaires et « chefs », les deux sœurs petites filles de Suzanne Marie, qui m’ont fait un accueil formidable. Je me suis de plus vraiment régalée. Je ne cherchais pas particulièrement à aller dans des restos français lors de mon voyage et plutôt à tester la cuisine locale mais quand on vous emmène dans un endroit aussi délicieux où vous retrouvez la cuisine de votre pays, c’est un véritable plaisir.

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On se régale chez « Suzanne Marie », un délicieux restaurant français.

Le coût était par ailleurs fort raisonnable avec un système que j’allais découvrir fréquemment au Brésil : un paiement au poids à partir de mets que l’on choisit dans un buffet. On prend ce que l’on veut, à volonté. A chaque passage on fait peser son assiette, et on paye à la fin la note finale en fonction du poids additionné de ses différents passages. C’est assez surprenant pour nous Français mais c’est un système que j’ai finalement souvent apprécié et qui permettait de bien manger pour une somme souvent plus abordable qu’un restaurant classique.

J’ai passé toute la journée avec Ana, y compris le soir chez elle où j’ai eu également le plaisir de faire la connaissance de sa fille de 16 ans et de son mari, tout aussi charmants et accueillants qu’elle. Sa fille était pourtant à la veille d’épreuves équivalentes à notre baccalauréat, en pleine pression ! Cela m’a fait penser à mon petit frère qui a brillamment eu son bac, avec mention, cette année. Le soir Ana m’a de nouveau emmenée dîner, cette fois dans un très bon restaurant italien.

P1260723Il y a pas mal d’immigrés italiens et allemands à Porto Alegre et j’allais découvrir dans quasiment toutes les villes que j’ai visitées que la population brésilienne est l’une de plus « mixée » que j’ai pu voir dans tous les pays que j’ai traversés : tous types de faciès, couleurs de peaux et de cheveux, yeux clairs ou foncés. Un vrai melting pot, ce qui n’était pas pour me déplaire, étant sensible à l’interculturalité !

J’ai beaucoup parlé avec Ana durant ces deux jours passés ensemble, des conversations touchantes, sur nos vies, nos parcours, nos envies et nos espoirs, nos visions du monde et de son pays. Je dois dire que j’ai eu peu de conversations aussi profondes et intimes durant mes 8 mois de voyage car il n’est pas toujours évident de se lier « profondément » avec des personnes que l’on ne croise que quelques jours, quelques heures parfois. Il faut sentir une véritable connexion, une confiance et une envie réciproque d’écoute et / ou de partage. Cela m’est arrivé mais peu souvent et je peux compter ces personnes là sur les doigts d’une main. Ana fait partie de ces personnes qui rayonnent dès qu’on les voit : généreuse, ouverte, aussi belle physiquement que spirituellement. Je le sentais déjà dans nos premiers échanges sur Facebook. J’espère sincèrement pouvoir croiser de nouveau son chemin un jour, au Brésil, en France ou dans un autre pays. Elle m’a par ailleurs donné plein de contacts et de conseils pour la suite de mon séjour au Brésil et m’a orienté pour choisir une auberge à Florianópolis en me conseillant l’un des quartiers les plus agréables, surtout en basse-saison : la lagoa da Conceição.

Anita a fortement marqué mes tous premiers jours au Brésil et je n’ai cessé par la suite d’aimer ce pays, son pays, m’offrant un accueil généreux et chaleureux. J’y suis même restée plus longtemps que prévu tellement cela m’a plu. Et je vous inviterai bientôt à découvrir ma seconde étape brésilienne : Florianópolis surnommée « Floripa ».

 

 

 

 

 

 

Buenos Aires – premiers pas

Premiers pas… Palermo, Retiro, Recoleta

Dates du séjour : du 9 au 10 août 2014

Ayant décidé quelques jours plus tôt que je rejoindrai le Brésil par voie terrestre via l’Argentine, j’ai quitté Mendoza après trois journées agréables et festives entre retrouvailles amicales et dégustations de Malbec, en prenant un bus de nuit direction Buenos Aires. J’ai pu très vite me rendre compte que les bus argentins sont vraiment parmi les meilleurs du monde en terme de confort et de service (cf Liste de mes envies N°11) : bus direct avec quasiment pas d’arrêt (ce qui permet de dormir plus tranquillement et d’arriver plus vite à destination), fauteuil en cuir inclinable à 180 degrés (service « cama »), oreiller et couverture fournis, steward à bord qui sert repas et boissons (y compris apéritif et digestif pour les plus aventureux qui n’auraient pas eu suffisamment leur dose dans les vignobles de Mendoza !), films, rideau individuel permettant de créer une séparation avec son voisin… bref, un service et confort dignes d’une classe business en avion !

J’ai réservé une auberge à Palermo, quartier sûr et agréable qui m’a été recommandé par plusieurs amis qui connaissent bien la capitale argentine. J’ai tout de suite aimé ce quartier à l’ambiance bohème et branchée, qui n’était pas sans me rappeler le quartier bobo des Batignolles à Paris que j’affectionne particulièrement.

Ayant décidé de tracer rapidement vers le Brésil, je ne suis restée que 24h à Buenos Aires mais je savais que j’allais revenir plus longtemps, d’autant que mon billet retour pour la France partait de Buenos Aires le 9 octobre.

J’avais cependant envie de découvrir la ville malgré mon escale vraiment express. J’ai donc englouti un petit déjeuner à l’auberge (j’avais en effet besoin d’un grand café après ma nuit dans le bus certes tout confort mais avec une arrivée à l’aube dans la capitale…), laissé mon gros sac à dos dans une salle réservée à cet effet — la chambre n’étant disponible qu’à partir de 14h — puis je me suis rendue au point de rendez-vous d’un « free walking tour« . Je suis en effet devenue adepte de ce concept découvert à La Paz. Le point de départ était près du Teatro Colón avec ensuite une visite du quartier Retiro jusqu’au cimetière de Ricoleta, pour une balade totale de 2h30 environ. J’ai de nouveau apprécié le concept qui m’a permis de rencontrer des gens de tous pays bien sympathiques, une guide locale pleine d’énergie, des lieux phares de la ville ainsi que des informations historiques sur le pays et sur les porteños, les fiers habitants de Buenos Aires.

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Parmi les sites intéressants se trouve l’immeuble Kavanagh, le premier gratte-ciel du pays. Il a été commandé par Corina Kavanagh, une héritière de 39 ans qui a eu le rêve de construire une tour luxueuse de 120 mètres de haut. La construction est contemporaine du Rockefeller Center à New York. C’était à l’époque une véritable audace architecturale à la fois par sa taille et sa structure en béton armé. La légende raconte qu’il y avait une rivalité entre Corina Kavanagh et Mercedes Castellanos Anchorena, propriétaire de Anchorena Palace (Palacio San Martín actuellement), également situé en face de la Plaza San Martin. Mercedes se serait farouchement opposée au mariage de son fils avec Corina. Par vengeance, Corina aurait dressé le gratte-ciel pour empêcher Mercedes de voir la Basilique qu’elle pouvait auparavant admirer depuis son majestueux palais. J’ai cependant lu sur internet que cette version serait fausse parce que Mercedes est morte en 1920, 14 ans avant le début des travaux…

L'immeuble Kavanagh, premier gratte-ciel en Amérique Latine

L’immeuble Kavanagh, premier gratte-ciel en Amérique Latine

La Basilique juste derrière l'immeuble Kavanagh

La Basilique juste derrière l’immeuble Kavanagh

Quelques découvertes lors de la balade du « free walking tour » :

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Avez-vous remarqué quelque chose de spécial?.... les fenêtres sont en fait un trompe l'oeil !

Avez-vous remarqué quelque chose de spécial?…. les fenêtres sont en fait un trompe l’oeil !

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Ce lieu est un mémorial pour l’ancienne ambassade d’Israël en Argentine : le 17 mars 1992, une bombe a explosé à l’ambassade, faisant 29 morts et 242 blessés.

La visite s’est achevée devant le cimetière de Recoleta, l’un des sites incontournables de la ville, dans le quartier du même nom. Ce cimetière a été inauguré en 1822 et accueille plusieurs personnages emblématiques de l’Histoire Argentine, en particulier Eva Perón, seconde épouse du président Juan Pero, adulée par une grande partie du peuple argentin pour son engagement aux côtés des plus déshérités.

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Tout comme le cimetière général de Santiago qui vaut le détour bien que beaucoup moins célèbre que le Père Lachaise parisien, il se dégage une atmosphère particulière de ces visites, bien plus fascinantes que morbides, et l’on peut difficilement rester insensible à la beauté et à la particularité des mausolées qui forment un véritable labyrinthe. Les caveaux sont parfois magnifiquement sculptés et « chargés » d’histoire. Certains sont laissés à l’abandon et accueillent poussière et toiles d’araignée, une ambiance qui ne déplairait pas à Tim Burton.

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Le caveau qui m’a le plus marqué est celui de Rufina Cambaceres, une jeune femme née en 1883 qui a été enterrée avant ses 19 printemps. Un gardien a découvert quelques jours après la cérémonie que le cercueil était abîmé par de nombreuses marques. La jeune fille souffrait en fait de catalepsie et avait été enterrée vivante, grattant son cercueil de toutes ses forces et mourant ensuite d’asphyxie. La sculpture de cette jeune femme « sortant » du caveau est d’une remarquable beauté, nous laissant pantois et songeurs lorsque l’on apprend cette histoire tragique.

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Après avoir déjeuné et déambulé dans le centre, j’ai rejoint mon auberge, fait mon « check-in » puis j’ai rencontré Alexandra, une charmante colombienne qui vit à Buenos Aires. Alex m’a été présentée via Facebook quelques mois auparavant par mon amie Marion, qui avait sympathisé avec plusieurs étudiants lors de son séjour ERASMUS en Argentine il y a quelques années. J’ai exploré avec Alexandra le quartier animé de Palermo, découvert grâce à elle une place et un bar sympa, puis nous sommes allées dîner dans un restaurant italien délicieux fréquenté par des locaux… aucun touriste à la ronde, tout à fait le genre d’adresse que j’affectionne ! Ensuite nous nous sommes rendues dans un bar alternatif-lieu culturel appelé La Boussole qui avait été ouvert quelques mois auparavant par Dan, l’ancien prof « innovation » d’Alexandra et de Marion. L’endroit et l’accueil étaient fort sympathiques mais la fatigue a eu raison de moi et je me suis rapidement éclipsée pour rejoindre Morphée.

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Le lendemain matin j’ai de nouveau englouti un petit déjeuner, fait mon « check-out », repris toutes mes affaires puis me suis dirigée vers le port à l’autre bout de la ville pour embarquer sur un ferry Buquebus. Après un contrôle d’immigration comparable à un enregistrement d’avion, le ferry m’a emmenée à Colonia de Sacramento en Uruguay après une traversée agréable de 2h15.

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Malgré le peu de temps passé à Buenos Aires, mes premiers pas ont été vraiment concluants : j’ai eu un véritable coup de coeur pour cette ville à l’ambiance très européenne, voire parisienne dans certains quartiers, le tout avec la décontraction et la chaleur latines propres aux habitants d’Amérique du Sud. J’étais au fond de moi très contente d’avoir pris mon billet retour depuis Buenos Aires et savais que j’allais faire de nouvelles découvertes au sein de la capitale argentine d’ici quelques semaines. On ne peut tout de même pas venir à Buenos Aires sans faire quelques pas… de tango et découvrir une Milonga ! C’était mon pacte semi-secret avec la capitale argentine pour ma future visite. En attendant, c’est un nouveau pays qui m’attendait, avec une nouvelle escale express en Uruguay, avant un grand saut au pays de la samba et du forro !

Santiago & Co

Caldillo de congrio, cementerio, Casa Mosaïco, vin chilien & vélo, balade en raquettes à Maipo, frayeur dans le métro…

Dates du séjour : du 19 au 23 juillet, 26 et 27 juillet, et du 2 au 5 août 2014

Santiago raisonne singulièrement en moi car cette ville représente ma toute première venue sur le sol sud-américain, il y a quelques années lors d’un déplacement professionnel. J’étais heureuse de pouvoir « découvrir » ce continent qui m’intriguait, m’attirait et que je connaissais finalement si peu. Je n’avais pas été particulièrement impressionnée par la ville sachant que j’avais eu très peu de temps de libre pour vraiment la parcourir et donc une vision limitée. J’avais en revanche apprécié l’accueil chaleureux des Chiliens et eu plaisir à rencontrer de nouveaux amis, Miguel et Maca (grâce à Marion que je remercie !), qui m’avaient fait découvrir le pisco sour. Depuis que j’ai goûté le pisco sour péruvien en juin dernier, notamment le maracuja pisco sour, je dois avouer que j’ai une petite préférence pour le péruvien… (cf envie n°20). C’est une déclaration très sérieuse que je fais là car les deux pays revendiquent chacun le pisco sour comme étant leur cocktail national et ils ont même porté l’affaire en justice, à la Cour Internationale de La Hague. Le verdict est récent, il date de 2013 : c’est le Pérou est l’heureux « gagnant » (cf nombreux articles tels que celui-là)…

C’est en fait initialement pour sa position stratégique que j’ai décidé d’aller à Santiago à l’occasion de mes pérégrinations en Amérique Latine, car c’était le point de départ pour l’Ile de Pâques, séjour que j’ai effectué du 28 juillet au 2 août (à découvrir prochainement dans picsandtrips !).

Ce séjour dans la capitale chilienne m’a tout de même réservé plusieurs surprises sympathiques. Tout d’abord j’ai pu revoir Miguel et Macarena et faire la connaissance de leur adorable petite fille. Nous avons même passé un après-midi ensemble dans un parc huppé de la ville, dans lequel on peut observer des flamands roses, des canards atypiques et beaucoup de chiens, de poussettes et de ballons multicolores. C’était assez amusant de passer ce moment « familial » en plein tour du monde : je fréquente ces derniers temps davantage les auberges de jeunesse et les treks sauvages que les parcs dédiés aux promenades dominicales !

Lors de mon arrivée, comme le temps était gris et froid, j’ai décidé d’aller visiter deux musées : le musée d’art précolombien et celui des beaux Arts. Je n’ai pas regretté, en particulier le Museo Chileno de Arte Precolombino qui a une très belle collection et est bien mis en scène.

Musée d'art précolombien

Museo Chileno de Arte Precolombinio

Museo de Bellas Artes

Museo de Bellas Artes

Afin de découvrir davantage la ville, j’ai décidé de tenter de nouveau l’expérience des Free Walking Tours (testés avec plaisir à La Paz), d’autant plus que j’avais eu des échos positifs d’autres voyageurs concernant celui de Santiago. Il y en a en fait plusieurs. J’ai beaucoup apprécié celui du matin dont le point de rendez-vous était devant le musée des beaux arts, juste à côté de l’auberge dans laquelle je logeais. Le tour nous faisait passer dans le Mercado Central et Mercado Vega. La guide, Lisette, pleine d’énergie et parlant parfaitement anglais car elle était américaine de parents chiliens, nous a même conseillé quelques spécialités locales si l’on désirait venir déjeuner au Mercado Central. Elle a particulièrement insisté sur le caldillo de congrio de Tio Willy, un resto « bonne franquette » à l’entrée du marché. Du coup j’ai suivi ses conseils alors qu’initialement je n’étais pas du tout attirée par la soupe de congres, surtout après avoir vu ces spécimens assez immondes sur les étals du marché… Et bien, c’était l’un des plats les plus succulents (et copieux…) de tout mon séjour en Amérique Latine, un vrai régal !

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Caldillo de congrio

Caldillo de congrio

J’ai aussi bien aimé la visite du Mercado Vega, un marché populaire de fruits et légumes, très animé durant la semaine. J’ai toujours autant de plaisir à prendre en photos les marchés. C’est l’un de mes thèmes photographiques favoris, le marché plus incroyable étant celui que j’ai vu dans le Yunnan, au sud de la Chine. Lors de la visite du marché Vega, nous avons pu savourer, gratuitement, une sorte de pain-beignet au potiron, recouvert d’une sauce assez épicée. Là encore, c’était délicieux. La consistance m’a même rappelé les bougnettes catalanes, ma madeleine de Proust…

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Mais le plus surprenant lors de ce walking tour, ce fut la découverte du cimetière général de Santiago. L’endroit est incroyable et vaut vraiment le détour. Il est facilement accessible depuis le métro. Lorsqu’on arrive, on se trouve face à des écrans de télévision qui indiquent les horaires et lieux exacts des crémations, tellement le cimetière est immense. Il est aussi grand que 170 terrains de football et deux millions de personnes y sont enterrées (le Chili est un pays de 17,2 millions d’habitants)…

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Il comprend parfois des immeubles de plusieurs étages avec des ascenseurs intégrés. C’est le cas notamment de cet édifice dédié à la communauté italienne, immigrée dans les années 40, et qui aurait importé les concepts des malls… Il y aurait 2000 tombes dans cet « immeuble »…

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En fait, c’est presque une ville dans la ville, avec des rues, des étages, des arbres, et des styles architecturaux des plus variés : du temple grec au palace indien tout en passant par le style égyptien, inca, Art Nouveau ou épuré. C’est une visite pour le moins déroutante., avec tout le respect que l’on doit à ce lieu de recueil et de mémoire.

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J’ai également fait un second Free Walking Tour, organisé dans un autre quartier de la ville. Il n’était pas à la hauteur du premier mais il m’a permis d’en apprendre un peu plus sur l’histoire du Chili et de rencontrer une jeune enseignante américaine qui vit au Vénézuela  et avec qui j’ai pu « escalader » le Cerro San Cristobal qui offre une très belle vue sur la ville. On se rend alors davantage compte de la démesure de Santiago.

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Ce qui a également particulièrement marqué mon séjour à Santiago, au-delà des visites, c’est l’accueil formidable que m’a réservé le personnel de l’auberge de jeunesse dans laquelle je suis restée : Casa Mosaico. Chaque personne du staff était patiente, attentionnée, souriante, souvent drôle. Au bout de quelques jours, j’avais l’impression d’être dans un appartement avec des amis en colocation. Ils m’ont même invitée à un barbecue du personnel qu’ils organisaient à l’occasion du départ de l’un d’eux. Du coup, malgré la grisaille de Santiago à ce moment là, j’ai beaucoup apprécié l’atmosphère qui y régnait et en garde un excellent souvenir.

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A mon retour de l’Ile de Pâques, j’ai eu envie de découvrir les environs de Santiago.

J’ai pu visiter le village de Pomaire, réputé pour ses céramiques et sa gastronomie, grâce à Pablo, que j’avais rencontré à Rapa Nui et qui vit à Santiago. Pomaire était peu animé ce jour là (un lundi) mais les alentours, avec la Cordillère des Andes en toile de fond, étaient superbes. Le soleil embrasait la capitale lors de notre retour et l’on apercevait nettement la magnifique chaîne de montagnes habituellement cachée par le brouillard et/ou la pollution.

Ce qui était vraiment triste et décevant en revanche, c’était de voir les amoncellements de détritus dans chaque virage alors que nous montions sur une très belle route de montagne. J’étais vraiment surprise de voir tous ces détritus car le Chili me semble être un pays évolué et éduqué, influencé par la culture américaine. Les centres commerciaux sont notamment des copies conformes des malls américains. En tout cas, je ne m’attendais pas à voir un tel mauvais sort environnemental en pleine nature, comme si les individus n’avaient jamais été éduqués sur le fait que l’on doit ramasser ses détritus, a fortiori en pleine nature. Cela m’avait déjà beaucoup choquée dans la baie d’Halong. Quel dommage de détériorer des sites aussi exceptionnels, et la nature en général, alors que c’est à la portée de tous de faire un petit effort… Je ne suis pourtant pas une écologiste extrémiste mais force est de constater qu’il y a encore bien du chemin à faire dans l’éducation et la protection environnementale de notre planète.P1260410 P1260411 P1260417 P1260423

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Je me suis également inscrite à un tour « Bike &Wine » organisé par la Bicliceta Verde au sein du domaine vinicole de Cousiño Macul, accessible en métro depuis le centre de Santiago. J’ai eu une mauvaise surprise cette fois. Lorsque je suis montée dans le train, il y avait énormément de bruit, beaucoup de cris de jeunes excités. Je pensais initialement (et naïvement) que c’était, comme dans le métro parisien, probablement dû à un match de foot, mais trouvais curieux qu’il y ait autant de chahut à 10 heures du matin. Et puis j’ai vu que mes voisins de wagon semblaient très inquiets, faisant même des mouvements pour se protéger. Là j’ai vu débarquer toute une bande de délinquants dont un qui tendait un couteau assez imposant devant lui tout en avançant à vive allure. Il y avait une très jeune femme en face de moi en train d’allaiter son bébé. Le couteau est passé à quelques centimètres de nous. Les passagers étaient effrayés, moi aussi. je suis sortie à la prochaine station. J’ai vu que le train suivant contenait également des « gangs » qui se provoquaient mutuellement et suis restée sur le quai, peu rassurée, jusqu’à ce qu’un train a priori calme daigne arriver.

Il paraît que ce type d’incidents reste rare à Santiago et que le métro est normalement un moyen de transport sûr. C’était tout de même impressionnant, même si je sais que cela peut arriver n’importe où. Plus de peur que de mal, mais j’étais pas mal secouée et non mécontente de monter sur un vélo dans les vignobles pour prendre l’air… et de retrouver Lisette qui était également la guide de ce tour ! La dégustation de vin m’a aidée à me détendre un peu plus. Nous n’avions en fait qu’une petite demi-heure de vélo, avec un verre de vin blanc dégusté au milieu des vignes, puis deux autres verres dans une salle, après avoir laissé nos vélos. C’était tranquille, agréable et magnifique avec la Cordillère des Andes qui se détachait derrière les pieds de vignes, même si ceux-ci n’étaient pas pourvus de raisins en cette période de l’année. Nous sommes en effet en plein hiver au Chili.

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D’ailleurs comme c’est l’hiver, Santiago offre de belles occasions d’escapades dans la neige. J’ai préféré aux stations de ski une balade en raquettes dans le Cajon del Maipon. Cela faisait du bien de me retrouver dans la nature, de faire un peu d’exercice et de sortir de la ville. La balade m’a plu. Elle était physique mais tout à fait accessible. Il ne faisait pas trop froid et nous avons même vu un bel aiglon peu farouche. La route était également très belle, on passait à côté des stations de ski.

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J’ai également profité de mon étape à Santiago pour visiter de nouveau Valparaiso que j’avais découvert il y a 3 ans et dont la lumière et les graffitis m’avaient éblouie. Ce sera l’objet de mon prochain billet.

Uyuni : 3 jours inouïs

Trek légendaire en Bolivie

Dates du séjour : du 9 au 11 juillet 2014

Pour tout vous avouer, j’ai failli ne pas aller au Salar d’Uyuni. J’étais tellement angoissée sur les routes de montagne du jungle trek Machu Picchu, que j’ai envisagé ne pas aller en Bolivie, craignant de nouvelles routes de montagnes et autres ravins vertigineux. L’expérience du Machu Picchu m’ayant in fine subjuguée et ayant « survécu » entretemps au dénivelé de La Paz, je me suis dit que ce serait quand même idiot de ne pas faire ce que quasiment tous les « tourdumondistes » considèrent comme l’un des summums de leur voyage.

Un autre élément me tracassait pas mal : les voyageurs que j’avais rencontrés à Cusco, PunoCopacabana ou Isla del Sol qui revenaient récemment du Salar, m’avaient indiqué qu’il faisait parfois jusqu’à moins vingt degrés à cette période de l’année et que les logements durant le trek étaient rudimentaires et sans chauffage. Bref, un sacré dilemme : y aller ou pas ?

Mais je ne pouvais pas rater ça. Il fallait toutefois que je me prépare psychologiquement… Du coup, j’ai interrogé pas mal de voyageurs et j’ai fait des recherches sur internet pour choisir l’agence qui m’offrirait le meilleur confort possible pour ce trek. J’ai vite réalisé que je ne pourrai pas m’offrir le luxe de privatiser une jeep ni un hôtel avec du chauffage étant donné les prix exorbitants et le fait que les canalisations gèlent de toutes façons à cette période de l’année et que l’on dispose au mieux de deux heures de chauffage. En revanche, à force de discuter et de lire des blogs, j’ai repéré un tour opérateur qui sortait du lot : Red Planet recevait d’excellents retours des voyageurs.

A La Paz, j’ai fait quelques recherches complémentaires directement auprès des agences en comparant les offres et les tarifs. J’ai trouvé une agence qui offrait le trek Red Planet pour un tarif correct et ai proposé à Thomas, mon compagnon de route français rencontré lors de ma première semaine péruvienne, de réserver ce circuit avec moi. Thomas avait eu la gentillesse de « m’attendre » à La Paz pour faire le Salar d’Uyuni avec moi. Cela me faisait très plaisir, surtout après ma longue trêve seule à l’hosto à Arequipa, et cela me rassurait pas mal aussi d’être en bonne compagnie étant donné toutes les appréhensions décrites ci-dessus !

Nous avons choisi le trek 3 jours/2 nuits, l’un des plus vendus, et qui permet de faire le cimetière de trains près de la ville d’Uyuni, le désert de sel, l’île au poisson (en fait une ancienne île désormais sans mer et recouverte d’une forêt de cactus), le désert de Chiguana et ses volcans, les lagons andins (dont le Lagon Rouge et et le Lagon Vert) et leurs photogéniques flamands roses, le désert de Siloli et l’arbre de pierre, le cratère du volcan Sol de Mañana à 5000 m d’altitude avec ses geysers et le désert de Dali. Je n’avais entendu parler pour ma part que du désert de sel d’Uyuni, le plus grand du monde, et l’un des endroits les plus divertissants pour faire des photos surréalistes. Quelques données : superficie de plus de 10 000 km2, un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète,  dimensions de 150 kilomètres sur 100. Sa formation remonte à 10 000 ans, quand l’étendue d’eau salée était une partie du Lago Minchin, un lac préhistorique géant. En s’asséchant, il a laissé derrière lui le gigantesque salar d’Uyuni.

J’ai beaucoup aimé le désert de sel où nous avons passé de bons moments à imaginer des scènes comiques et joué avec nos appareils photos. Mais j’ai en fait davantage préféré les deux derniers jours dans les volcans et les lagons, avec des paysages lunaires extraordinaires et des lagons aux couleurs incroyables. Ce qui est fantastique dans ce trek c’est que l’on voit une multitude de paysages plus admirables les uns que les autres, et ce, dans une même région. A chaque nouvelle visite, j’étais éblouie et cela semblait ne jamais s’arrêter, comme si l’on nous offrait de très belles surprises toutes les deux heures pendant 3 jours !

Je vais vous laisser découvrir tout cela en images mais auparavant, laissez moi vous narrer l’autre surprise de cette expédition, ce qui a rendu ce trek encore plus agréable.

Sur le bateau qui me ramenait d’Isla del Sol à Copacabana, j’ai rencontré une Allemande qui semblait bien dans ses baskets et voyageait également seule. Ayant appris lors de notre conversation qu’elle comptait également se rendre dans le Salar, je lui ai demandé si cela lui disait de faire éventuellement le trek avec moi depuis La Paz. Elle m’a répondu qu’elle préférait ne rien planifier et ne savait pas quand elle partirait pour Uyuni. Je comprenais très bien et étais même admirative de ce lâcher prise total.

Or, une fois montée dans le bus La Paz-Uyuni, devinez qui se trouvait sur le siège juste à côté du mien ? La voyageuse Allemande évidemment ! J’ai présenté Julia (son nom) à Thomas et lui ai proposé de se joindre à nous si elle n’avait pas encore réservé son trek, ce qu’elle a accepté cette fois sans hésiter.

J’ai tout de suite bien accroché avec Julia. Elle était volubile, pétillante et drôle. Thomas s’est également très bien entendu avec elle. Dès le lendemain nous étions comme trois larrons en foire, et ce, pendant toute la durée du trek.

Le trajet La Paz-Uyuni était cependant l’un des pires de mon voyage : 14 heures de bus dont environ 10 heures sur une route qui n’était plus une route mais une sorte de piste défoncée et gelée. Les fenêtres étaient gelées également. Cela sautait tellement que l’on avait l’impression que l’on allait être éjecté à chaque instant. Ah oui, j’ai oublié de préciser que j’étais la seule passagère dont la ceinture de sécurité était cassée… j’ai dû faire un noeud de fortune pour ne pas me retrouver à faire un vol plané dans le couloir (comme le paquet de chips de ma voisine de derrière qui s’est totalement éventré durant la nuit, laissant un parterre… des plus croustillants). A côté de ce trajet, le bus thai de Chiang Mai qui m’avait donné des sueurs froides était de la gnognotte ! Nous avons quasiment tous passé une nuit blanche…

L’une de mes premières missions à Uyuni, en plus de trouver une triple dose de café, fut de trouver une paire de lunettes de soleil, ayant oublié les miennes à La Paz, le comble quand on s’apprête à explorer l’un des endroits offrant les pires réverbérations du monde, quelques mois après s’être fait opérer des yeux ! J’ai essayé de trouver des lunettes avec le label « CE » (communauté européenne) comme me l’avait conseillé mon excellent ophtalmo, mais je pense que toutes les paires de lunettes d’Uyuni étaient « made in China », même la paire avec le label CE que j’ai achetée après de nombreux essayages. Je n’avais cependant pas trop le choix… et me suis dit que j’achèterai prochainement une nouvelle paire de meilleure qualité.

Après une nuit blanche, un petit déjeuner réparateur et de nouvelles lunettes à deux balles, le karma uyunien s’est modifié de façon très favorable :

  • Nous avons eu la jeep la plus confortable, avec sièges en cuirs et même deux places de libre les deux derniers jours car une famille tombée malade en cours de route a déclaré forfait après la première nuit.
  • Luis, notre guide Red Planet était top : il parlait bien anglais, donnait beaucoup d’explications dans chaque lieu, nous a « coachés » pour la séance photos du désert de sel, et il nous a même permis de jouer aux DJ et de faire nos propres sets musicaux dans la jeep tout en rechargeant nos portables ! Et surtout : il a accepté de danser la salsa avec moi dans le second refuge ! Je lui avais dit en effet être très déçue par le fait que finalement peu de latinos que j’avais rencontrés au Pérou et en Bolivie dansaient la salsa… il est vrai que Luis était d’origine colombienne et que la salsa est bien plus populaire en Amérique Centrale qu’en Amérique du Sud comme je l’ai découvert au cours de mon voyage…
  • Nous avons même pu voir des OVNIs !! des nuages aux formes sidérantes… Même le guide et le chauffeur de la jeep ont pris des photos…

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Le plus beau souvenir fut sans doute le bain de nuit dans les « hot springs » à 35 degrés, après le dîner du deuxième soir. Je ne voulais initialement pas y aller : il fallait se déshabiller et enfiler son maillot de bain alors qu’il faisait un froid glacial dans le refuge, puis sortir dehors et marcher 100 m dans un froid encore plus glacial avec sa frontale avant d’atteindre les sources d’eau chaude. Je me suis finalement laissée convaincre par mes compagnons et je dois dire que c’était une expérience inoubliable et exceptionnelle.

Nous avions le bassin pour notre seul groupe aussi longtemps qu’on le souhaitait. Ce n’est pas le cas des autres groupes qui y vont soit avant le dîner soit au moment du petit déjeuner le lendemain matin pendant 30 minutes max. Du coup nous avions l’impression d’être les VIP des hot springs ! En tout cas d’être sacrément privilégiés… Le ciel scintillait de milliers d’étoiles et la quasi pleine lune nous laissait apercevoir le lagon et les volcans juste à côté. Nos cheveux étaient gelés, il faisait environ moins dix degrés à l’extérieur mais on ne s’en rendait pas vraiment compte une fois dans l’eau. L’eau était divinement bonne. Et l’on pouvait siroter un verre de vin dans le bassin ! C’était magique. J’y suis restée deux bonnes heures (soit pas mal de vin…).

Je terminerai cet article en vous livrant ma recette pour survivre face au froid et passer la nuit dans un refuge non chauffé quand on est frileuse :

  • Deux duvets (le mien + celui que j’avais loué)
  • Plusieurs couvertures
  • Une bouillotte
  • Dormir emmitouflé des pieds à la tête
  • Boire du thé
  • Boire du vin bolivien (très efficace, cf supra !)

NB. Ne PAS courir pour se réchauffer car à plus de 4000 m d’altitude, mieux vaut économiser son souffle !

Bref, j’ai survécu et le trek valait vraiment la peine malgré le froid glacial. Cela fait même partie aujourd’hui de l’un de mes plus beaux souvenirs de voyage.

Mais assez de blabla, je vous laisse désormais découvrir cet endroit incroyable…

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1.Le cimetière de trains… décor surréaliste !

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Le Salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde et l’endroit idéal pour faire des photos délirantes (cf envie n°15) – on s’en est d’ailleurs donné à coeur joie…

J’ai inséré ici et là deux-trois photos prises par Julia et Thomas. Je vous invite à regarder également le superbe blog de « Julia abroad« .

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L’île aux cactus (avec en guest stars le ciel bleu et la lune) :P1220774 P1220777 P1220779 P1220784 P1220787 P1220796 P1220798 P1220814 P1220831 P1220852 P1220861 P1220862 P1220863 P1220864 P1220869 P1220872 P1220874 P1220877

Le coucher de soleil le premier soir :

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Avec Luis, notre super guide de Red Planet

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Le désert de Siloli et  » l’arbre de pierre  » :

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Geysers et fumerolles qui atteignent plus de 100 degrés et se trouvent à plus de 5000 m d’altitude :P1230386 P1230389 P1230392

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Lever du soleil, encore un moment extraordinaire…

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Mais il fait très très froid et il y a beaucoup de vent…

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Puis pour finir ce trek, passage à la frontière bolivienne, en plein coeur du désert, où même les renards viennent faire tamponner leur passeport… pour aller voir le superbe site chilien de San Pedro de Atacama, à une heure de route. Découvrez prochainement sur picsandtrips pourquoi on danse clandestinement dans des fermes à San Pedro de Atacama…

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