La Vallée Sacrée et les environs de Cuzco

Pisac, Andahuaylillas, Chinchero, les (magnifiques) Salinas de Maras, Moray et Ollantaytambo

Dates du séjour : 26 et 27 juin 2014

Pour mon « reportage » complet sur le Pérou, veuillez lire cet article

En compagnie de Gonzalo qui était venu depuis Lima passer le week-end avec nous, nous avons visité le village de Pisac et son célèbre marché, qui m’a en fait un peu déçue. Les paysages alentours étaient cependant magnifiques.

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Le lendemain, Catherine et Luis m’ont convaincue d’aller en bus local à Andahuaylillas, un village qui cache un trésor peu connu : une église exceptionnelle du XVIe siècle surnommé « la Chapelle Sixtine de l’Amériqque Latine ». Le trajet, d’une heure environ depuis Cuzco, n’était pas trop ardu malgré la chaleur du bus et le fait que l’on a failli rater l’arrêt… Heureusement que ma voisine me l’a signalé ! L’église est l’une des plus belles que j’ai vues à ce jour, avec des fresques peintes en excellent état, un autel baroque entièrement doré à la feuille d’or et bien d’autres trésors. Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur, donc en voici seulement quelques-unes du village et de la façade de l’église.

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Nous avons également visité tous les trois la vallée sacrée, en louant les services d’un chauffeur à la journée. Il m’a déposée à Ollantaytambo où j’ai passé la nuit pour être récupérée le lendemain matin (avec une heure et demi de retard, bienvenido en America del Sur !) afin de faire le « jungle trek » direction Machu Picchu.

Nous nous sommes d’abord arrêtés dans le village de Chinchero dans un centre artisanal de teinturerie, très touristique mais néanmoins intéressant. On nous a montré à partir de quels produits naturels sont réalisées les teintures, le plus surprenant étant la cochenille enfouie dans les cactus dont le sang colore de rouge les laines mais également les produits de beauté comme le rouge à lèvres. Nous étions également impressionnés par l’efficacité d’une racine locale qui sert de détergent et fait passer en quelques secondes des filaments de laine grisâtres à un blanc étincelant ! Tout comme le sourire de la dame qui nous faisait toutes les démonstrations ! Nous en aurions bien ramené dans notre malle de souvenirs mais comme il s’agit d’une plante, c’est interdit à l’exportation… J’ai craqué pour un pull un alpaga initialement repéré par Catherine et j’ai failli craquer pour les splendides chemins de table mais les prix étaient très élevés. A défaut je les ai pris en photo…

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Nous avons ensuite rejoint les Salines de Maras et la surpise a été grandiose… Un véritable patchwork ocre, marron et blanc à flanc de montagne, sur plusieurs centaines de mètres. C’était vraiment époustouflant. Catherine et Luis m’ont dit que cela leur rappelait les teintureries de Fès au Maroc, sans l’odeur nauséabonde. Après avoir fait un arrêt photo en face des Salinas, nous nous sommes rendus directement sur le lieu. On pouvait marcher sur les bords des salines et cela m’a fait penser à ma matinée dans les rizières du Yunnan, que j’avais tant appréciée.

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Après une pause-repas, nous sommes partis en direction du site inca de Moray. La route était très belle, avec des champs de blé qui dansaient devant les montagnes.

Moray est un ancien centre de recherche agricole inca situé dans la Vallée sacrée des Andes, à 3 500 m au-dessus du niveau de la mer, 50 km au nord-ouest de Cuzco et environ 7 km des salines de Maras.

A première vue, le site se présente comme un amphithéâtre principal et de deux secondaires, plus petits à proximité. Ils sont constitués de plusieurs terrasses disposées en cercle concentriques. En fait il s’agissait d’un laboratoire d’agronomie inca où étaient pratiquées des expériences de culture.

La position des terrasses crée toute une série de microclimats : la température est plus élevée au centre mais diminue ensuite en fonction de la distance de chaque terrasse. Cela permet de simuler une vingtaine de microclimats différents. Chaque terrasse représente  environ mille mètres d’altitude et sa température est directement liée à sa profondeur et à l’épaisseur de ses murs (qui emmagasine la chaleur de la journée pour la rediffuser pendant la nuit). Entre la plus profonde et la plus haute, on distingue un écart de 5 °, mais chaque zone doit à l’ingénieuse construction d’éviter les variations de température en son sein. On pense que Moray a notamment servi à prévoir les rendements agricoles, non seulement dans la Vallée sacrée mais aussi dans d’autres partie de l’Empire Inca. Il semble aussi que les incas y « importaient » des plantes « exotiques » et tentaient de les acclimater aux conditions locales.

Les terrasses sont constituées de murs de soutènement, de terre fertile et d’un système d’irrigation complexe permettant de cultiver plus de 250 espèces de plantes.

Source: Wikipedia

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Nous avons également traversé un village rural dans lequel avait lieu une sorte de corrida…

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Enfin, nous sommes arrivés à Ollantaytambo où j’ai visité avec Catherine et Luis la magnifique forteresse inca. Ce village est aujourd’hui l’un des plus fidèles à l’architecture inca d’origine. J’ai ensuite fait une grosse bise d’au-revoir à mes deux amis qui repartaient pour Cuzco. C’était un peu bizarre et triste de les voir partir après ces belles journées passées ensemble. Mais le Machu Picchu m’attendait…

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Le Pérou, un pays qui secoue !

Lima, Paracas, Huacachina, Arequipa, Colca Canyon, Cusco, Machu Picchu, Puno/Lac Titicaca

Dates du séjour : du 4 juin au 2 juillet 2014

Le Machu Picchu me semblait absolument incontournable dans ma découverte de l’Amérique Latine et une amie qui connaissait bien le continent m’avait concocté un itinéraire qui partait de Lima (merci Stéphanie M !). Le pays m’a secouée beaucoup plus que je ne l’imaginais et à plusieurs titres.

1. Première secousse, au sens propre : sismique !

Le matin de mon départ de Paris j’ai reçu un texto d’une de mes soeurs qui m’annonçait qu’il y avait eu un tremblement de terre à Lima : 5,5 sur l’échelle de Richter et pas de victimes mais je n’étais pas trop rassurée. J’ai appris depuis qu’il y a plus de 300 tremblements de terre par an au Pérou dont beaucoup ne sont pas « ressentis » par la population. Dans mon trajet de Lima à Cusco, avec la compagnie de bus Peru Hop que je recommande pour sa convivialité et sa flexibilité, je suis passée dans l’une des zones sismiques les plus importantes de la planète, la réserve naturelle de Paracas où se trouvent deux plaques tectoniques majeures qui se taquinent régulièrement. Le site était sublime, avec un côté quasi apocalyptique : étendue grandiose désertique, contraste des couleurs du sol aride et de l’océan resplendissant dans un ciel bleu lumineux, falaises aux allures de cathédrales, vent violent, tourbillons de sable qui fouette le visage et menacent les objectifs des appareils photos, ossements de lions de mer qui se fracassent régulièrement sur les rochers… Il paraît que le temps change constamment, parfois plusieurs fois dans la journée. Le mot « paracas » vient de la langue quechua et veut dire « pluie de sable ». Ce site qui se trouve dans la région de Pisco m’a pas mal fascinée même si nous n’y avons fait qu’un court arrêt.

2. Secousse thermique

Avec des températures fort agréables en journée qui chutent d’environ 15 à 30 degrés le soir selon les régions, le mois de juin est l’un des plus froids de l’année. Or beaucoup d’hospedajes ne sont pas chauffées et il faut se contenter des couvertures du lit et de son pull pour se réchauffer durant la nuit. Je savais qu’il allait faire froid mais ignorais l’absence de chauffage… De nature frileuse, j’en ai parfois souffert ! C’était en revanche une bonne excuse pour m’acheter pull, bonnet, écharpe et gants en laine d’alpaga…

3. Secousses visuelles

Le Pérou offre pléthore de paysages extraordinaires et variés (et pourtant je n’ai visité que le Sud du pays !) :

  • La ville de Lima : franchement pas la plus belle capitale que j’ai pu voir mais on y mange très bien, notamment de délicieux ceviche

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  • Réserve naturelle de Paracas (cf section «  »sismique » ci-dessus)

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  • Observation d’oiseaux et loups de mer aux Islas Ballestas, le « petit Galapagos » du Pérou, et également du « chandelier », un signe gigantesque mystérieux creusé dans une colline dont on ignore toujours l’origine et la signification

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  • Désert incroyable à Huacachina avec secousses dans les dunes, en buggie «roller coster » et sensations garanties pour les aficionados du surf des sables (j’ai passé mon tour…) !

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  • La belle ville blanche d’Arequipa et ses impressionnantes montagnes qui semblent veiller sur la ville

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L’Amazone prend sa source dans les montagnes de cette région, à côté du majestueux volcan Misti qui surplombe la ville d’Arequipa. J’ai beaucoup aimé la visite du monastère de Santa Catalina, qui me faisait un peu penser aux îles grecques avec ses murs en chaux blanche, ocre rouge, bleu franc et ses pots de géraniums, portes et allées pittoresques.

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  • Le canyon de Colca, 4160 m de dénivelé, ce qui en fait le 3ème plus profond du monde après un canyon en Chine (4400 m) et au Népal (4300 m), dépassant le Grand Canyon en profondeur

Les 5 heures de route depuis Arequipa jusqu’au canyon m’ont permis d’apprécier les troupeaux de vigognes sauvages qui traversaient la route au galop ainsi que des paysages somptueux. Le clou du spectacle fut d’admirer les condors majestueux qui planaient parfois à seulement trois mètres au-dessus de nous. Les condors sont les oiseaux les plus lourds du monde (12 kg). Ils peuvent atteindre 3,2 m d’envergure et s’élever jusqu’à 7000 m… Un très beau souvenir d’autant plus qu’ils étaient nombreux et que l’on avait l’impression d’assister à un show naturel exceptionnel. Je ne disposais malheureusement pas à ce moment-là d’un bon équipement photographique, ayant bêtement oublié mon chargeur en France. J’ai heureusement pu le récupérer quelques jours après à Cusco où j’ai retrouvé des amis qui me l’ont gentiment rapporté (muchas gracias Catherine !).

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  • La magnifique ville coloniale de Cusco, pour laquelle j’ai eu un vrai coup de coeur, avec ses ruelles pavées que l’on monte essoufflé (3400 m d’altitude), la Plaza de Armas et son imposante cathédrale, le quartier bohème de San Blas avec sa vue imprenable, ses bons petits restos, ses bars caliente (super soirée avec musique live au « km 0 »), ses murs et sites incas aux pierres impressionnantes, et ses festivals gais et colorés qu’il s’agisse des processions religieuses chatoyantes pour le Corpus Christi ou de la célèbre fête inca du soleil, l’Inti Raymi

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  • La vallée sacrée avec les salines de Maras qui tapisse la montagne du plus beau des mantas et le site inca d’expérimentation agricole de Moray

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  • Les églises incroyablement pittoresques en particulier celle d’Andayhuahyllas aux superbes fresques peintes et autel baroque somptueux (photos interdites à l’intérieur pour préserver les fresques)
  • La ville inca d‘Ollantaytambo avec son imposante forteresse et sa charmante place centrale

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  • Le lac Titicaca avec ses eaux azur, ses montagnes arides, la Cordillère des Andes en toile de fond, ses îles flottantes (sans les oeufs en neige) mais aussi les très beaux tombeaux de Sillustani

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  • Last but not the least, le Machu Picchu : on a beau l’avoir vu sous tous les angles en photo, le site est à couper le souffle, aussi bien pour la prouesse de ces constructions mystérieuses au sommet d’une montagne à pic, que pour l’écrin dans lequel il se trouve

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J’illustrerai cette section avec de nombreuses autres photos dans de prochains articles.

4. Secousses gastriques

Elles accompagnent régulièrement mes voyages mais celles-ci ont été particulièrement musclées, m’envoyant à la clinique seulement une semaine après être arrivée au Pérou… Je précise cependant que j’ai globalement très bien mangé au Pérou : ceviche, viande d’alpaga, guacamole à gogo (ça tombe bien, j’en raffole !), truite grillée, soupes de quinoa, etc. Il faut cependant faire attention, la plupart des rivières étant contaminées et les laitues et crudités souvent insuffisamment purifiées (il faut en principe les laver à l’eau de javel…). Maux de tête, nausées et grelottements se sont manifestés lors de mon excursion au canyon de Colca. Je n’imaginais pas que ma découverte de la faune locale inclurait également une amibe qui m’a clouée au lit une bonne semaine. Comme je l’ai dit à un ami, j’aurais préféré rencontrer un nabab qu’une amibe ! Nous avons passé un col à 4900 m, le plus haut endroit de mi vida et j’ai commencé à avoir des maux de tête et des vertiges. J’étais persuadée que c’était dû au mal des montagnes et savais qu’il fallait se reposer, redescendre en altitude, manger des fibres, boire de l’eau et éventuellement soulager ces symptômes avec des feuilles de coca ou du Diamox, un médicament que j’avais emporté avec moi. Arrivée au village de Colchay le soir, mes maux de tête ont empiré et j’étais frigorifiée. J’ai loué un radiateur électrique dans ma chambre et me suis couchée à 20h sans manger en avalant un Diamox.

Le lendemain les maux de tête et nausées se sont amplifiés au long de la journée et les 5 h de bus pour rentrer à Arequipa m’ont paru interminables. Arrivée à l’hôtel, je me suis écroulée sur le lit. Je pensais toujours que c’était le mal des montagnes mais grelottant sous deux énormes couvertures de laine, atteignant les 40 degrés de fièvre et étant si faible que je ne pouvais pas descendre à la réception voire même décrocher le téléphone, j’ai compris qu’il était désormais urgent de faire appeler un médecin. Le personnel de l’hôtel (Los Andes – Arequipa) a été adorable et m’a beaucoup aidée, y compris lors de mes trois jours de convalescence post clinique. Le médecin m’a en effet immédiatement envoyée à la clinique avec pour priorité de faire descendre la fièvre et me réhydrater, d’autres symptômes « touristiques » étant apparus depuis que j’étais arrivée à l’hôtel. J’étais si affaiblie que je pouvais à peine marcher jusqu’à la voiture du médecin. Je n’ai été vraiment rassurée que quand j’ai su que mon assurance prendrait bien en charge les frais. Je recommande d’ailleurs de nouveau la MAIF qui m’a toujours épaulée efficacement dans les moments difficiles. Si cela n’avait pas été le cas, j’aurais dû débourser plus de 2000 dollars américains pour mes 3 jours passés en clinique…

Les analyses du lendemain ont dévoilé que c’était une amibe qui était la cause de mes symptômes, contractée vraisemblablement à cause d’une salade mangée 48h avant. Les 2 premiers jours à la clinique se sont plutôt bien passés avec la fièvre qui est redescendue, une réhydratation et un traitement antibios par intraveineuses. Le docteur et l’infirmière de nuit étaient gentils et rassurants. La dernière nuit  a été beaucoup plus difficile. Une nouvelle infirmière, jeune et zélée, m’a triturée les intraveineuses de 23h à 3h du matin, essayant en vain de faire passer les medocs qui ne s’écoulaient plus, l’aiguille s’étant déplacée et mon sang ayant coagulé. Je l’ai suppliée de me laisser dormir tellement j’étais éreintée par ses manipulations. L’infirmière du matin m’a changée d’intraveineuse en un tour de main et tout est rentrée dans l’ordre. J’ai obtenu le feu vert pour sortir de la clinique au moment où le match de foot de la Coupe du Monde France-Honduras commençait. J’ai même pu regarder une bonne partie du match, le taxi tardant à arriver. Il m’a fallu trois jours de plus pour retrouver un peu d’énergie et pouvoir sortir quelques heures en dehors de l’hôtel puis pouvoir prendre un bus jusqu’à Cusco (10 heures de trajet que je redoutais étant donné qu’il s’agissait de routes de montagne, bien sinueuses). Heureusement que la compagnie Cruz del Sur offrait un confort digne d’une première classe, rien à voir avec les faux bus VIP de l’Asie !

5. Secousses humaines

Au-delà des paysages, ce sont également les gens qui vous secoue : gentillesse et amabilité des péruviens ; personnel des auberges et restos très souvent aux petits soins, vêtements et tissus qui éclatent de couleurs entre ponchos, chapeaux ethniques, bonnets, couvertures ; ambiance survoltée dans les bars avec pisco sour (l’un de mes cocktails préférés) et musiciens déchaînés ; costumes colorés pour les festivités du mois de juin ; et encore plus peut-être qu’en Asie une facilité à rencontrer d’autres voyageurs, les circuits étant plus souvent similaires… Beaucoup de belles rencontres : Gonzalo, Katelijne, Thomas, Rogier, Hanne, Kim, Amber, Jordi, Sarah, Heather, Amy, Andrei, Anna et bien d’autres…

6. Secousses vertigineuses

Je suis restée au final un mois dans ce pays, beaucoup plus longtemps que je ne l’avais prévu. Certes j’ai prolongé mon séjour à cause de mes soucis de santé et de la possibilité de pouvoir passer 5 jours avec mes amis, Catherine et Luis, qui se rendaient au Pérou une semaine après moi, et leur ami péruvien Gonzalo, mais je me suis aussi peu à peu et de plus en plus attachée au pays. Et ce, malgré mes sensations de vertige qui m’ont parfois totalement saisie de peur… A ce propos, je conseille aux voyageurs qui souffrent comme moi de vertige, d’éviter le « jungle trek » pour le Machu Picchu et de prendre directement un train jusqu’à Agua Calientes ou Hydroelectrica. Je recommande également les bus de nuit pour éviter de voir les vertigineuses routes de montagne, en choisissant évidemment les compagnies les plus recommandables pour assurer le maximum de sécurité. Le Machu Picchu en lui-même peut être grimpé à pied par un sentier de marches ardu et très raide (comptez une bonne heure pour l’ascension) mais celui-ci étant entouré de végétation, je n’ai pas eu la sensation de vertige. Il faut cependant éviter l’ascension du Wayna Picchu et de la montagne Machu Picchu qui sont très difficiles pour les personnes souffrant de la hauteur. On peut toutefois prendre le sentier qui mène au Sun Gate en 40 minutes environ (Intipuku) qui est relativement facile et suffisamment large pour les poules mouillées de la hauteur ! La vue depuis la porte du Soleil est magnifique. Ce sentier est par ailleurs gratuit et ne nécessite aucune réservation, ce qui n’est pas le cas du Wayna Picchu et de la Machu Picchu Mountain.

Bref, même si le Pérou n’est pas facile pour les personnes souffrant de vertige, cela vaut vraiment le coup de combattre ses angoisses pour découvrir ce fantastique pays… Pas étonnant que l’on utilise l’expression « C’est le Pérou ! » quand on s’extasie. Bon, en fait, il paraît que c’est une référence directe aux mines d’argent de Potosi, le gisement le plus fabuleux de tous les temps, qui, à l’époque, appartenait à la vice-royauté du Pérou (source : Guide du Routard).