Florianópolis

« Floripa » et ses splendides plages brésiliennes

Date du séjour : 15 et 16 août 2014

Je ne connaissais pas Florianópolis avant que mon amie Ana, de Porto Alegre, ne m’en parle et me recommande cette destination pour ma découverte du Brésil. C’est un lieu prisé pour ses magnifiques plages et son environnement naturel, fort animé paraît-il en pleine saison touristique.

Je ne regrette pas d’y être aller. Ce que je regrette c’est de ne pas y être restée assez longtemps. J’y suis restée seulement deux jours pleins dont un jour de déluge. J’aimerais y retourner un jour pour mieux explorer cette baie car le peu que j’ai vu m’a beaucoup plu.

Avant de vous raconter quelques anecdotes, je vous invite à faire comme moi à l’instant où je vous écris et à lancer cette savoureuse play list brésilienne qui me replonge dans l’ambiance :

Les lecteurs avisés auront peut-être noté que j’écris cet article 6 mois après mon séjour, quasiment jour pour jour. On m’a demandé récemment comment je faisais pour écrire si longtemps après. La première raison c’est que j’ai plaisir à « revivre » cette fabuleuse aventure réalisée en 2014 et que malgré mon très grand retard dû à un retour parisien assez brutal, je suis quelqu’un d’opiniâtre et compte relater la fin de mes aventures (Brésil et Argentine) même si cela me prendra du temps. C’est aussi parce que j’ai eu un véritable coup de coeur pour ces deux pays et souhaite vous les faire découvrir. Il serait quand même dommage de passer à côté de mes plus beaux moments de « nature », que ce soit entourée de papillons et de coatis à Iguaçu, d’oiseaux multicolores et de caïmans dans le Pantanal, ou de baleines, pingouins et dauphins en Patagonie. Bref, je n’ai pas dit mon dernier mot. J’ai pris quelques notes durant ces voyages, mais honnêtement très peu, et écris « de mémoire ». Il n’est pas si difficile que ça de se remémorer ces beaux moments non seulement parce qu’ils sont ancrés en moi mais également parce que j’ai pris énormément de photos et qu’il me suffit souvent de les revoir pour me « télétransporter ».

Ana, qui connaît bien Floripa, le surnom donné à cette ville balnéaire, m’a conseillée de loger dans le lagon de Conceição, l’un des quartiers les plus animés et les plus beaux de l’île de Santa Catarina. Elle savait que ce serait la basse saison, avec des températures encore frisquettes et qu’il serait plus agréable pour moi d’être dans un endroit pas trop isolé. Elle m’a aidée à repérer des auberges de jeunesse et j’ai réservé au Submarino :

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J’ai eu beaucoup de chance car il y a eu des annulations dans le dortoir de 4 lits que j’avais réservé et je me suis retrouvée seule dans la chambre avec deux petits balcons agréables, alors que toutes les autres chambres étaient pleines à craquer. L’auberge était par ailleurs fort sympathique et animée, avec du personnel accueillant, la possibilité de se faire à manger (ou de se faire livrer de délicieux hamburgers… les meilleurs de mes 8 mois de séjour ex aequo avec ceux d’un resto à Buenos Aires !), la possibilité également de louer des vélos et de faire un BBQ sous un préau, ce qui allait se révéler utile bien que je ne m’en doutais pas encore.

Comme j’étais arrivée de bonne heure via un bus de nuit (environ 8 heures de trajet depuis Porto Alegre) et que mon lit n’était pas disponible, je suis allée faire un repérage des lieux et me suis rendue jusqu’au port, à moins de 10 minutes à pied de l’auberge. L’une de mes premières rencontres fut un pingouin (!) qui s’était visiblement égaré et semblait aussi éberlué que moi lorsque nos regards se sont croisés, puis un héron nonchalant et des poissons frétillants. J’étais seule, j’étais bien, je savourais ces petits moments simples où la nature côtoie de près les citadins.

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Je suis revenue à l’auberge, me suis renseignée sur les lieux à visiter, notamment les plages, puis ai loué un vélo. J’ai fait un faux mouvement en voulant détacher le vélo qui était cadenassé avec d’autres et me suis retrouvée quasiment les quatre pattes en l’air après un dérapage non contrôlé. Je ne suis pas complètement tombée mais me suis heurtée fortement contre le portail en perdant mon équilibre. Cela a fait un tel boucan que tous les clients et le staff de l’auberge m’ont repérée à ce moment là ! Si je voulais être discrète, c’était raté ! C’est mon épaule qui a amorti ma chute et je me suis fait un bon bleu que j’ai ressenti durant quelques jours, mais heureusement rien de cassé.

La balade en vélo a duré une bonne heure, plus longtemps que je le croyais, mais il faut dire que mon vélo était vraiment dans un état catastrophique, sans aucune vitesse et avec des freins assez moyens. En d’autres termes, je peinais. Mais je n’étais pas pressée et contente de retrouver ce qui restera mon véhicule préféré durant tout mon périple (avec mes pieds). Ma première halte fut la découverte des dunes de Praia da Joaquina, l’une des plus belles plages de la région, particulièrement appréciée des surfeurs.

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P1100742On peut louer des planches de surf et dévaler les pentes de sable comme à Huacachina au Pérou mais j’ai préféré grimper les dunes nus pieds et admirer la vue sur la mer au loin.

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Après cette petite halte j’ai ré-enfourché mon véhicule de fortune et me suis rendue sur la plage.

C’était superbe, immense, sauvage, avec très peu de monde : passé quelques immeubles touristiques et restaurants, on est face à des blocs de rochers sculptés patiemment par les vagues vigoureuses, quelques pins majestueux qui semblent faire le guet et une immense plage qui s’étend avec fierté. Seuls dénotent quelques parasols orange et tables en plastiques vides qui rappellent qu’il s’agit d’un lieu hautement touristique en haute saison.

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Comme c’était jour de fête (Sainte Marie) et que mon estomac commençait à se manifester, j’ai décidé de célébrer ce moment et me suis attablée dans l’un des restaurants panoramiques de la plage. Le serveur a bien voulu me servir un menu qui se commande normalement à deux en réduisant de moitié le prix et les quantités. Malgré cela, c’était gargantuesque. Il est arrivé avec une énorme assiette remplie de crevettes, calamars et crabes, un délice que j’ai eu du mal à finir. J’ai failli tomber de ma chaise quand j’ai vu revenir le serveur 10 minutes plus tard avec une autre assiette remplie de poissons, riz et légumes. On n’a qu’une vie. J’ai englouti la moitié de l’assiette de poisson alors que j’étais déjà totalement repue. Les mouettes en ont aussi beaucoup profité car le serveur leur a jeté des restes. Au vu des cris de joie fort stridents qu’elles émettaient, ce n’était pas que la Sainte Marie ce jour-là mais aussi la fête à la mouette, pouet pouet.

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IMG_7497 IMG_7499 IMG_7498J’ai « digéré » sur la plage en m’allongeant près d’une dune un peu abritée du vent et me suis plongée dans un livre culte qui m’a été offert par Catherine lors de nos retrouvailles à Cusco : Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne, une petite merveille qui met de bonne humeur, surtout quand on le lit en plein « tour du monde » sur une plage magnifique et quasiment seule avec les mouettes. Bien qu’ayant un rythme de visites soutenu durant mon voyage, j’étais heureuse de profiter davantage des sites que ne l’ont fait Phileas Fogg et Jean Passepartout.

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Comme il est encore temps de souhaiter des voeux en France, et malgré les événements accablants qui ont touché le pays de la liberté-égalité-fraternité ces derniers jours, j’en profite pour vous souhaiter une année pleine :

  • d’audace,
  • de courtoisie,
  • d’amour,
  • d’humour,
  • de poésie,
  • de courage,
  • de flegme,
  • d’intrépidité,
  • d’imprévus,
  • de belles découvertes,
  • de vigueur, bonne santé,
  • et de succès.

(inspirés par les ingrédients de ce roman, la recette s’étant révélée prometteuse et le met final délectable).

Une fois rentrée à l’auberge après ce bel après-midi, j’ai fait la connaissance de plusieurs hôtes sympathiques, dont deux frères brésiliens qui m’ont invitée à se joindre à eux le lendemain midi pour un BBQ qu’ils comptaient préparer eux-même, les prévisions météo s’annonçant capricieuses. Entraînée par la bonne humeur de la bande qui prenait l’apéritif et refaisait le monde ce soir là, je me suis ralliée aux nombreux compères qui sortaient et ai fini de célébrer la Sainte Marie en boîte de nuit. Ce n’était pas trop mon style de musique (house) mais bien agréable de socialiser après une journée en tête à tête avec moi-même et aussi de retrouver des pistes de danse.

Le lendemain, il a plu effectivement toute la journée et l’atelier BBQ lancé par Luis et Ricardo s’est avéré être une excellente idée !

J’ai également fait la connaissance d’Anne-Marie, une québécoise fort sympathique qui n’avait pas la langue dans sa poche et d’un couple australien.

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J’avais envie de prolonger mon séjour et de découvrir les autres plages magnifiques du secteur mais j’avais déjà réservé mon billet de bus avec difficulté, les places étant limitées et la réservation laborieuse. J’ai donc quitté avec une pointe de regret Floripa pour rejoindre un site mythique : les chutes d’Iguaçu.

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Mendoza – hola Argentina !

Vinos & Amigos

Dates du séjour : du 5 au 8 août 2014

De retour de l’Ile de Pâques, j’ai passé quelques jours supplémentaires à Santiago avec mes amis de Casa Mosaico, une auberge de jeunesse dans laquelle j’ai beaucoup apprécié l’accueil. J’ai réfléchi à la meilleure manière d’aller au Brésil. Soit je prenais un pass aérien brésilien (à acheter avant d’arriver au Brésil) soit je m’y rendais en bus en passant par l’Argentine et l’Uruguay, sachant que je voulais rendre visite à une amie qui habite Porte Alegre. La première option avait l’avantage de faire des économies sur les billets d’avion, ce qui est non négligeable vu la taille du Brésil, mais cela me contraignait à planifier entièrement mon séjour au pays de la samba en choisissant les sites que je voulais visiter et en déterminant des dates.

Or, je n’avais honnêtement pas d’idées précises sur les sites que j’allais visiter et encore moins sur le temps qu’il fallait que je passe dans chaque site. Je trouvais l’exercice d’autant plus contraignant que cela faisait désormais 6 mois que je voyageais au fur et à mesure en achetant mes billets de bus ou d’avion quelques jours en avance seulement (à l’exception de la Chine où j »ai davantage planifié mes billets d’avion et de train). Ayant reçu entretemps la confirmation que je pouvais me rendre à Porte Alegre facilement en bus depuis Montevideo, j’ai décidé d’opter pour la seconde option et de continuer à me laisser porter par les recommandations des voyageurs, mon rythme et mon humeur du jour.

J’ai donc prévu de quitter Santiago pour Mendoza, d’y passer 3 jours, puis de me rendre à Buenos Aires pour une journée et enfin de prendre le ferry pour aller à Colonia puis Montevideo en Uruguay. J’étais finalement assez soulagée de cette décision, de ne pas avoir à passer des heures à éplucher le guide de voyage et à planifier en détails tout mon séjour au Brésil. Les personnes qui me connaissent bien savent combien ce choix démontre à quel point j’ai évolué depuis le départ de mon grand périple, moi qui planifiait tout six mois à l’avance, même les sorties entre amis…

La route entre  Santiago et Mendoza est superbe, elle traverse la cordillère des Andes et on peut même apercevoir le plus haut sommet d’Amérique Latine, le mont Aconcagua.

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J’étais d’autant plus heureuse d’avoir choisi l’option « laisse toi porter » que j’ai appris l’avant-veille de mon départ que mon amie Julia, que j’avais rencontrée à Isla del Sol et avec qui j’avais passé de merveilleux moments à Uyuni et San Pedro de Atacama, arrivait à Mendoza le même jour que moi ! C’était le hasard total, nous ne nous étions pas consultées. Décidemment, qu’il est bon parfois de ne pas planifier et de laisser le hasard opérer, comme je le relatais dans mon précédent billet. Nous avons convenu de nous retrouver dans la même auberge et de partager une chambre.

Quand je suis arrivée dans la chambre, Julia m’avait laissé un gentil petit mot d’accueil accompagné d’Alfarojes, de délicieux et fameux biscuits argentins au Dulche de Leche, une sorte de caramel crémeux qu’ils mangent du matin au soir.

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J’ai retrouvé Julia peu de temps après mon arrivée. C’est un beau moment de retrouver une personne familière dans un long voyage solo. Nous somme parties dîner en invitant un autre hôte de l’auberge de jeunesse, Corey, un américain de Seattle qui venait également d’arriver.

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Photo courtesy of Julia – http://klisch.net/julia/

Le lendemain le petit groupe s’est agrandi avec la présence de Jonas, un allemand dont nous avons célébré le vingtième anniversaire le soir même dans un très bon restaurant italien, ainsi que deux hollandais et une anglaise. Nous avons découvert ce soir là, un excellent Malbec qui s’appelait… Santa Julia (cela ne s’invente pas).

Nous avons décidé d’aller tous ensemble faire une dégustation de vins tout en parcourant les vignobles en vélo, pratique très répandue à Mendoza.

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Photo courtesy of Julia – http://klisch.net/julia/

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A Mendoza, boire ou conduire… pas besoin de choisir ! Si vous êtes en vélo, la police locale vous raccompagnera en longeant la voie réservée aux cyclistes. C’était assez incroyable et rassurant !

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J’ai finalement passé mes 3 journées à Mendoza à déguster des vins, découvrir les fameux steaks argentins et passer de bons moments festifs avec Julia, Corey, Jonas et nos autres compagnons de route. Des premiers pas en Argentine bien agréables ! Salud y hasta luego !

Ile de Pâques – 2ème partie

La magie de Rapa Nui

Dates du séjour : du 28 juillet au 2 août 2014

Maintenant que j’ai dévoilé certains mystères de l’île, vous comprenez sûrement mieux pourquoi ce lieu est l’un des points culminants de mes 8 mois de voyage, un peu comme le summum de mes rêves d’aventure.

Je savais que j’aurai peu d’occasions dans ma vie d’aller à Rapa Nui et que mon séjour à Santiago, d’où décollent les avions Lan, quasiment les seuls à faire le trajet (avec des départs également de Tahiti), allait me faciliter la tâche. Le témoignage d’Elisabeth, qui m’a raconté avant mon départ ses 17 mois d’aventures autour du monde en tant que « voyageuse solo », m’a motivée encore davantage, surtout lorsqu’elle m’a confié que les Pascuans ont un sacré sens de la fête ! J’étais quasiment conquise avant même d’atterrir sur l’île… Mes espoirs étaient donc très grands et à trop sacraliser un lieu, on peut parfois être bien déçu.

Le vol aller a été éprouvant car il y avait beaucoup de vent qui secouait l’avion violemment. Je me suis passée en boucle Marc Anthony  (« Vivir mi vida » « Valio la pena») pour chasser de mon esprit les sinistres pensées qui le traversaient à chaque trou d’air… Je suis évidemment arrivée en chair et en os, dans un avion entier.

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L’Ile de Pâques est l’endroit habité le plus isolé de la planète : à 3680 km des côtes chiliennes et à 4050 km de Tahiti.

J’étais émue dès mon arrivée car j’avais vraiment le sentiment d’accomplir quelque chose de spécial, un moment qui allait me marquer à vie.

L’aéroport international, construit par l’armée américaine en 1967, est minuscule et charmant, avec des reproductions de statues Rapa Nui sur le tarmac dès la sortie de l’avion.

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Il faisait doux, chaud même car j’ai dû enlever mon pull, le soleil brillait et le vent soufflait très fort. Après avoir acheté le billet d’entrée pour le parc national et récupéré mon sac à dos, une jolie jeune femme, travaillant pour la chambre d’hôte que j’avais réservée, m’attendait avec une pancarte sur laquelle était inscrit mon nom. Elle s’est excusée de ne pas avoir de collier de fleurs à m’offrir, comme il est apparemment coutume de le faire sur l’île, d’influence polynésienne. Un jeune homme charmant nous a rejoints deux minutes après, me déchargeant de mon sac et m’offrant un collier de coquillages. C’était son « novio » et ils habitaient sur place, gérant la chambre d’hôte pour la propriétaire qui vit au Canada. Je leur ai dit que j’étais ravie d’être là, que c’était un rêve d’enfance.

Ils m’ont fait faire un petit tour du village en me donnant des points de repères avant que l’on ne rejoigne la chambre d’hôtes, Te’Ora Rapa Nui, une ravissante maison face à l’océan, à 20 mètres à peine des vagues.

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La maison d'hôte à quelques mètres de l'océan

La maison d’hôte à quelques mètres de l’océan

Ravie de fouler le sol de l'île de mes rêves d'enfant et de découvrir ma chambre d'hôte face à l'océan !

Ravie de fouler le sol de l’île de mes rêves d’enfant et de découvrir ma chambre d’hôte face à l’océan !

Ma chambre et la salle de bain étaient également une bien agréable surprise, joliment décorées avec un lit vraiment douillet. Je devais passer 4 nuits dans cette chambre et la dernière dans la « suite royale » (c’est moi qui l’appelle ainsi), qui occupait tout l’étage supérieur de la maison. Il n’y avait en effet pas 5 nuits d’affilée de disponibles dans la chambre simple et les gérants m’ont offert la « suite » au tarif de la chambre simple pour la dernière nuit. C’est clairement le plus bel endroit que j’ai loué en 5 mois de voyage. Le rêve était déjà en train de commencer et je l’ai senti dès que j’ai posé le pied sur le sol Rapa Nui.

"La suite royale" - Photo qui provient de l'établissement

« La suite royale » – Photo qui provient de l’établissement

"On entend les vagues..." - Photo qui provient de l'établissement

« On entend les vagues… » – Photo qui provient de l’établissement

Lever de soleil depuis mon lit - la preuve en image !

Lever de soleil depuis mon lit – la preuve en image !

Lever du soleil depuis mon lit...

Lever du soleil depuis mon lit…

Parfois il faut se pincer pour y croire !

Parfois il faut se pincer pour y croire !

Après m’être un peu reposée pour me remettre des secousses de l’avion et des 5h30 de trajet, j’ai fait un petit tour dans le village, quelques commissions (le petit déjeuner n’est pas inclus mais il y a une cuisine), loué un vélo pour mes cinq jours sur l’île et me suis rendue sur le site de Tahai, juste à côté du village et célèbre pour ses couchers de soleil. J’ai découvert également un joli cimetière face à l’océan, marqué par les traditions locales.

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Au-delà des émotions ressenties face aux mystérieuses statues moai, ce que j’ai en fait préféré c’est la beauté sauvage de l’île et l’atmosphère unique qui y règne. Je vous cite un extrait de cet excellent article du Monde que je vous invite à lire entièrement :

« Quelque chose comme le sud-ouest de l’Irlande et ses murets de pierre, ou bien les Açores, avec en son centre, les volcans d’Auvergne. Si nue que depuis sa côte on discerne la courbure de la Terre. À l’horizon, l’absence de navire dit la solitude. Et puis il y a ces silences de pierre : les moaïs. Des centaines de statues naguère dressées sur la lande avec leurs longs nez épatés, leurs orbites saillantes, leur verticalité mutique, leurs regards aveugles. La plupart git aujourd’hui à terre, renversée, omniprésente au milieu de bandes de chevaux à demi sauvages qui s’égaient dans le vent fou. »

J’ai effectivement pensé à l’Auvergne, ma si belle région natale, quand j’ai découvert les volcans de l’île qui ressemblaient étrangement à mes puys si familiers, comme si j’étais connectée à cette île par d’autres biais.

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J’ai adoré le côté sauvage de l’île, ne rencontrant que quelques chevaux et trois pèlerins une fois que j’eus quitté les excursions touristiques pour enfourcher un vélo.

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La magie a opéré tout au long de mon séjour. Je vais vous donner quatre exemples. Ils sont liés à des rencontres finalement simples mais singulières, parfois juste pour quelques instants mais qui à chaque fois correspondaient à un moment spécial, comme si je les avais souhaitées au fond de moi et qu’elles se matérialisaient avec une baguette magique.

Trempée jusqu'aux os...

Trempée jusqu’aux os…

Voici le premier exemple. Après deux jours d’excursions organisées où j’ai appris pas mal de choses sur les moai, les ahu, les pukao et l’histoire mouvementée de l’île, découvrant en même temps les principaux sites, j’ai décidé de partir seule à l’aventure en enfourchant un vélo. Quarante minutes après être partie, je me suis retrouvée trempée jusqu’aux os, surprise par une averse interminable. J’avais heureusement pris avec moi mon poncho de pluie, que je n’ai en fait quasiment jamais utilisé depuis mon grand départ en février, ce qui  montre à quel point j’ai eu de la chance point de vue météo durant mes 8 mois de voyage. Je suis restée sous un arbre maigrichon, l’un des rares sur mon chemin, pendant environ 30 minutes, puis j’ai décidé de rebrousser chemin et d’affronter la pluie qui s’était un peu calmée. J’étais déjà complètement trempée, des pieds à la tête, malgré mon imperméable visiblement peu habitué à ce type d’averses. La température était plutôt douce, du coup ce n’était pas la mer à boire… La pluie a cependant repris de la vigueur et il m’était difficile d’avancer. J’ai repéré sur le côté de la route une maison avec un large préau qui abritait quelques personnes. Je leur ai demandé si je pouvais m’arrêter quelques instants pour me reposer « au sec » et ils m’ont fait signe de la main de venir. Il s’agissait d’une famille locale qui travaillait dans l’industrie du bois. Le père m’a présenté son fils et son neveu (en me précisant qu’ils  étaient célibataires…) et m’a proposé une tasse de café que j’ai acceptée. J’ai quand même eu un instant de méfiance en me disant qu’ils pouvaient me faire boire n’importe quoi mais mon instinct sentait de bonnes ondes et j’ai donc bu le café. Il était bien trop sucré à mon goût mais j’étais vraiment touchée par leur accueil. J’ai parlé un petit moment avec le padre, caressé le chien en ayant une pensée affectueuse pour les deux labradors de ma famille qui vivent en Dordogne, puis suis repartie sur mon vélo requinquée et heureuse d’avoir vécu ce petit moment de partage simple et inattendu.

Avec mes hôtes menuisiers qui m'ont offert un café !

Avec mes hôtes menuisiers qui m’ont offert un café !

Le soir même je suis allée voir un spectacle de danse local. Si vous allez à Rapa Nui, ne ratez cela sous aucun prétexte. Vous en prendrez plein les mirettes, aussi bien pour la beauté et la sensualité des danses et des danseurs que pour la musique locale entraînante. Après ce spectacle rythmé, j’étais très motivée pour découvrir le fameux sens de la fête pascuan dont m’avait parlé Elisabeth. Or je n’avais plus que deux jours sur l’île et malheureusement pas fait de rencontres m’incitant à sortir danser. Je ne comptais pas non plus sortir seule dans un bar ou un club. C’est sur ces pensées, un peu frustrée, que je me suis rendue aux toilettes. Et là, la baguette magique a de nouveau opéré. Il y avait une autre française, Julie, avec qui j’ai échangé rapidement quelques mots, lui disant combien j’étais emballée par le spectacle et que cela me donnait envie de danser. Et là, abracadabra, elle m’a invitée à se joindre à elle et deux autres amis locaux car ils devaient justement sortir danser. C’était inespéré. J’ai bien entendu immédiatement accepté l’invitation et passé une très bonne soirée en compagnie de Julie. Je confirme que les Pascuans ont le sens de la fête et un sacré déhanché, mamamia !! Pablo, un chilien que j’ai retrouvé par la suite à Santiago et Bariloche, ne se défendait pas mal non plus côté déhanché et pourtant le niveau était élevé avec les Pascuans !

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Le matin suivant, le soleil est revenu et j’ai repris mon vélo. C’était mon dernier jour sur l’île. Je repartais le lendemain à midi. J’ai décidé de longer la côte pour profiter du ciel bleu et de l’océan. C’était magnifique. J’ai roulé pendant environ deux heures m’arrêtant de temps en temps pour découvrir de nouveaux moai que je n’avais pas vus pendant les tours organisés. J’étais souvent seule ou avec seulement une ou deux autres personnes qui avaient loué des voitures et circulaient dans l’île. Je commençais aussi à sentir la fatigue car la route était beaucoup plus ardue que je ne l’imaginais, avec pas mal de côtes et de faux plats. Je calculais également le temps qu’il me restait et réalisais que je ne pourrais pas faire tout ce que j’avais envisagé. C’était trop loin et trop fatigant. J’avais presque envie de rater mon avion le lendemain tant l’île me plaisait mais les billets sont très chers et ce n’était évidemment pas la solution la plus raisonable…

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Alors que je me trouvais sur l’un des « derniers » ahu de ma visite, j’ai croisé un autre touriste et lui ai demandé s’il pouvait me prendre en photo devant le moai (je fais aussi beaucoup de photos « de touristes » et pas seulement pour les envoyer à ma famille, j’assume complètement mon côté «mitraillage japonais » !). Nous étions seulement tous les deux sur le site, pas un chat à l’horizon, seulement quelques chevaux sauvages. Nous avons commencé à parler et j’ai découvert qu’il était français. Décidemment, beaucoup de compatriotes même à l’autre bout du monde !

Il m’a dit qu’il avait lui-même fait deux jours de vélos la veille et l’avant-veille et m’a conseillé quelques sites. Cela avait l’air très tentant mais malheureusement j’étais coincée par le temps et la fatigue. Nous nous sommes dits au-revoir en nous souhaitant mutuellement bon voyage. Je suis repartie dans l’autre sens en prenant mon courage (et le guidon) à deux mains pour les deux autres heures de vélo qui m’attendaient. Au bout de dix minutes, j’ai entendu un klaxon. C’était Frédéric, le français, qui me dépassait dans sa voiture de location. Je lui ai fait un signe de la main et ai attaqué une nouvelle côte bien raide avec difficultés. Puis j’ai vu le véhicule s’arrêter. Frédéric, voyant que je peinais, m’a proposé de mettre le vélo dans son coffre et de me rapprocher du village ou même de l’un des beaux sites dont il m’avait parlé. Il faut croire qu’il n’y a pas que des moai sur l’Ile de Pâques, il y a aussi des ange-gardiens !! J’ai accepté de bon cœur d’autant plus que cela m’a permis de faire en effet une autre très belle balade et de découvrir une nouvelle partie de l’île.

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J’ai aussi appris que Frédéric voyageait beaucoup dans le monde entier pour/grâce à son travail. Il est en effet meilleur ouvrier de France primeur, champion artistique d’Europe et de France sur fruits et légumes, invité régulièrement dans pas mal de pays en tant que consultant designer de fruits et légumes et ami de nombreux grands chefs cuisiniers tels que Guy Martin dont je rêve de découvrir le restaurant étoilé « Le Grand Véfour » . Il est même intervenu dans l’une des émissions culinaires bien connues du grand public, Top Chef je crois. Bref, une star internationale dans son domaine ! Cette rencontre est un bel exemple de la diversité des personnes que j’ai pu croisées durant mes 8 mois de périple : des gens de tous pays, de tous âges et de tous métiers, notre point commun étant la passion des voyages. J’estime que c’est une grande chance de pouvoir être exposée à une telle variété de profils. Je trouve en effet très intéressant de voir les parcours des gens et pourquoi ils sont là au moment où je les rencontre. Cela ouvre l’esprit, cela montre qu’il y a plein de façons de vivre, de penser, de se remettre en question et prendre un autre chemin ou au contraire d’être (ré)conforté dans ses choix.

Pour remercier Frédéric de sa gentillesse, je lui ai offert le soir son premier Pisco Sour. Il ne connaissait pas ce cocktail et l’a apprécié. C’est presque un honneur de faire découvrir un cocktail à un spécialiste du sujet… J’ai en effet découvert sur son site qu’il a publié des livres de recettes de cocktails…

La magie m’a envoûtée jusqu’à la fin. J’étais en train de finir de ranger mes affaires dans mon sac à dos pour aller à l’aéroport. J’ai entendu une très belle musique très rythmée dans la chambre du dessous. Je pensais que c’était un CD de mes hôtes. En fait, le monsieur qui m’emmenait à l’aéroport jouait de la guitare en m’attendant. J’étais surprise et bluffée tant il jouait bien et tant la musique était belle. Et d’un coup, j’ai été submergée par l’émotion. Je n’avais pas envie de partir, j’étais tombée sous le charme de cette île dont j’avais toujours rêvée et je venais de réaliser mon rêve. J’étais bouleversée. Je me suis retenue car je crois que j’aurais pu pleurer à chaudes larmes si je m’étais laissée aller complètement. Je souhaite sincèrement à tout le monde de vivre ça, de ressentir ces moments qui nous donnent la chair de poule et nous bouleversent. Ils sont rares et précieux.

Je voulais partager avec vous toutes ces petites anecdotes car elles ont été pour moi porteuses d’une belle leçon. Ne pas tout planifier, se laisser aller (cf envie n° 24) et exprimer ses souhaits (même intérieurement) offre parfois, souvent, de magnifiques moments, où « le hasard fait bien les choses » et où tout semble aller dans le bon sens, comme par magie. C’est ce que j’ai ressenti sur cette île si spéciale que je n’oublierais pas et sur laquelle j’espère retourner un jour. J’ai aussi appris que « tatoo » (tatouage) est un mot polynésien qui veut dire « marquage de vie ». Je ne me suis pas faite tatouer à Rapa Nui mais ma vie a été à jamais marquée par cette île qui me semblait si mystérieuse et inaccessible. Je garderai en moi un tatouage invisible et indélébile, emprunt de magie.

Je vous laisse maintenant découvrir de nombreuses autres photos de ce « nombril du monde »…

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Le seul moai agenouillé… un autre mystère…

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On voit très bien les bras et les mains sur ce moai

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marie couché soleil

Photo courtesy of Frédéric

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Guilin et Yangshuo

Les rizières en terrasses de l’échine du Dragon et les splendides formations karstiques de Yangshuo

Dates du séjour : du 21 au 23 avril 2014 – Chine

Toujours pas lassée par l’exploration des rizières, j’ai choisi d’aller voir la région de Guilin, bien plus connue que Yuanyang pour ses rizières en terrasses, et bien plus touristique également.  La région est également renommée pour les superbes paysages de montagnes karstiques et rivières sinueuses qui entourent la ville de Yangshuo, à une heure de Guilin. La ville de Guilin m’a déçue, mais il faut dire que je n’ suis pas restée bien longtemps. Je me suis inscrite dès mon arrivée à l’auberge de jeunesse pour une excursion dans les « rizières en terrasses de l’échine du Dragon » à 2h30 de route de Guilin. Je suis partie tôt le lendemain matin avec quelques autres backpackers sous des trompes d’eau. Il a plu des cordes durant tout le trajet en mini-bus. Nous avons eu beaucoup de chance car cela s’est bien calmé à notre arrivée.  Le nom des sentiers était aussi poétique que celui des rizières : « Music from Paradise » et « Thousand layers to the heaven »… La grande différence avec les rizières de Sapa au Vietnam et celles du Yunnan était l’architecture des villages avec un style qui n’était pas sans rappeler celui de nos stations alpines. P1160004 P1160005 P1160011 P1160015 P1160016 P1160018 P1160024 P1160026 P1160027 P1160034 P1160038 P1160039 P1160043 P1160045 P1160054bis P1160070 P1160071 P1160073 P1160081 P1160088 P1160097 P1160101 P1160120 P1160121 La ville de Guilin : P1160129 P1160131 P1160135 P1160136Dès mon arrivée près de la ville de Yangshuo, où je me suis rendue le lendemain, j’ai été impressionnée par le paysage étrange et magnifique : des pics karstiques qui entouraient les routes verdoyantes. Pas étonnant que la rivière Li et ses formations karstiques aient été choisies pour illustrer le billet de banque de 20 yuans comme un symbole de fierté de la Chine. Arrivée en fin d’après-midi, j’ai pris un billet pour un spectacle en plein air supposé grandiose réalisé par Sanjie Liu qui avait chorégraphié les J.O. de Pékin. Le spectacle se nomme « Impression » et se passe en plein air sur la rivière avec les montagnes en toile de fond. Cela vaut le coup rien que pour le cade mais le spectacle en lui-même est également très réussi, avec d‘impressionnants effets de sons et lumières. Il pleuvait au moment où j’y suis allée ce qui n’a pas empêché la programmation et même donné au spectacle un côté un peu mystique avec les brumes naturelles. Chaque spectateur s’est vu remettre un poncho de pluie transparent, c’était assez drôle à voir.

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Pêcheur aux cormorans

Pêcheur aux cormorans

Bataille d'eau entre étudiants

Bataille d’eau entre étudiants

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Une Falang* au royaume de la détente

Luang Prabang, première escale au Laos.

* Les Falang au Laos sont les occidentaux, les étrangers.

Tout ici invite à la détente, à être bien.

Le cadre : plaisir des yeux…

Une jolie ville, paisible, avec de belles maisons coloniales, des temples aux mosaïques et peintures colorées, au pied des montagnes et bordée par les rivières Mekong et Nam Khan. Un petit havre de paix,  site protégé de l’Unesco, où il fort agréable de circuler à pied et encore davantage à vélo.

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 La cuisine : plaisir des papilles…

Cuisine laotienne bien sûr. Ne ratez pas le BBQ « à cuire soi-même », au Lao Lao Garden, au milieu des lianes, de la verdure et des lanternes. C’est encore mieux quand on peut partager la portion extra large. Et aussi succulent que divertissant : le serveur apporte un feu de bois qui crépite dans un grand bol en pierre, il met une sorte de grille en demi sphère par dessus, puis verse le bouillon tout autour du récipient. Les tendres lamelles de poulet et de buffle cuisent sur la sphère à la manière d’une pierrade et l’on ajoute les légumes et un oeuf dans le bouillon (technique de l’oeuf divertissante également !). L’un des meilleurs repas depuis le début de mon périple… Le petit verre de vin rouge se défendait pas mal aussi.
Durant un trek j’ai découvert et apprécié un déjeuner typique où l’on mange directement avec ses mains en faisant des boulettes avec du riz gluant, présenté dans des petits paniers en bambou, tout en mélangeant avec divers plats plus ou moins épicés.
J’ai aussi pu combler mon manque de fromage et de pain avec des toasts croustillants de Vientianiou, un fromage de chèvre doux et crémeux…
La ville offre par ailleurs des boulangeries (avec de délicieux croissants et du bon café !) , des restaurants français, indiens et de super bagels au JoMa café.
Enfin dîner au ‘budget’ imbattable au marché de nuit avec des buffets à 10.000 Kip (1 euro).

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Les activités : plaisir de tous les sens…

Visiter les temples, se promener à vélo dans et autour de LP, se relaxer avec des massages aromatiques à 7 euros de l’heure, admirer à l’aube la procession des moines aux robes saffrans qui se voient offrir leur repas par les habitants, faire un cours de yoga de bon matin en surplombant le Nam Khan, siroter un cocktail à l’Utopia, le bar ‘zen by day, groovy by night’, craquer sur les magnifiques étoles en soie, ombrelles, thés, bijoux en argent et autres tentations du marché de nuit et des boutiques artisanales, visiter les villages Hmong et Khmu lors d’une rando, prendre de la hauteur à dos d’éléphant, se rafraîchir dans les magnifiques chutes de Kuang Si… Le plus beau moment : se faire inviter par un jeune moine de 20 ans à participer à la séance de prière du soir dans le temple de Manorom, en présence de 50 autres moines. Sentiment de plénitude et de privilège, je me faisais toute petite au fond de la salle, en veillant à ne pas tourner mes pieds vers Bouddha. J’ai repéré un ou deux moines du dernier rang qui s’amusaient avec leur téléphone pendant la séance… il y a des polissons comme dans toutes les salles de classe ! Mais il faut dire que les monastères comprennent des enfants de tout âge, les plus jeunes semblant avoir 6-7 ans.  Avec mes 4 journées bien remplies, je n’ai pas eu le temps de visiter les caves de Pak Ou, prendre des cours de cuisine, de massage, de tissage, donner bénévolement des cours d’anglais, visiter le palais royal, le musée ethnique…

Je reviendrai !!

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Luang Prabang en images, c’est aussi :

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Photo de l’affiche pour les cours de yoga à l’Utopia

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Oh my Buddha! Une histoire de karmas…

Vélo, tarot, bobo

Me balader en vélo dans Bagan faisait partie de mes rêves. Il s’est depuis concrétisé et c’était une très belle journée, la première de ma vie je crois où j’ai assisté à la fois au lever et coucher du soleil, enfin je veux dire ceux de la catégorie « carte postale », pas ceux des « metro, boulot, dodo » (pensée émue pour mes amis parisiens).

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« Oh my Buddha »… On compte des milliers de bouddhas parmi les 3000 temples de la plaine de Bagan… Mais c’est aussi ce que nous a dit avec humour un gardien de temple pour contre-balancer le « oh my god » des touristes qu’il entend régulièrement. Et l’on a vraiment envie de crier « oh my buddha! » quand on découvre ce lieu unique !

C’est l’une des régions les plus sèches de la Birmanie, on avale de la poussière du matin au soir, en tout cas au mois de mars qui marque justement la fin de la saison sèche. Mais cette poussière ajoutée à la brume du matin donne un côté presque mystique au lever de soleil (sauf si des touristes bruyants sont dans les parages). De véritables paysages d’aquarelles…

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Au delà de ces paysages magnifiques presque surréalistes, ce sont les rencontres que j’ai faites â Bagan qui m’ont également tant fait apprécier le site.

Tout d’abord la rencontre de trois françaises en vadrouille, avec des parcours de baroudeuses plus ou moins longs, qui m’ont gentiment invitée à passer la journée avec elle, sachant que nous partagions l’envie de louer des vélos et de partir avant l’aube.

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P1060900 - CopieAprès avoir admiré le lever du soleil, nous avons repris nos vélos et c’est seulement à ce moment là que j’ai réalisé que la raison pour laquelle le trajet aller m’avait paru si laborieux était parce que je roulais avec un vélo à plat. Je ne m’étais pas rendu compte que mon pneu arrière était crevé… la veille au soir tout semblait ok ! J’avais en effet loué le vélo dès la veille pour assister au coucher de soleil et n’avais eu aucun souci. Mes compagnes de voyage se sont montrées particulièrement compréhensives et sympathiques en attendant avec moi pendant une bonne heure que le ‘garage’ de fortune trouvé sur la route répare mon pneu. Elles ont aussi eu la bonne idée de sortir un jeu de tarot, qu’elles trimballent apparemment constamment avec elle. Moi qui suis en général plus proche de la chèvre côté karma, j’avais un jeu très prometteur et j’ai eu ces cartes-là en retournant le chien : le roi de coeur, le roi de carreau, le 21, l’Excuse et deux cartes sans importance.  C’est ce qu’on appelle avoir du chien !! Il faut croire que mon karma avait changé à 8 heure du matin le 4 mars 2014 🙂

Nos estomacs criant famine après cet incident de vélo imprévu, nous avons pris un petit déjeuner royal dans un charmant  restaurant de Bagan, The Moon. Pancakes banane, macchiato et yaourt maison au miel qui valait bien ceux goûtés en Crète que je trouvais délicieux.

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Nous avons poursuivi la journée par la découverte de plusieurs temples phares et fait une belle pause déjeuner aux heures chaudes (40 degrés à l’ombre…) dans un bon resto végétarien, sans oublier la désormais traditionnelle partie de tarot.

P1050636Le sens du vent a dû changer entretemps car lors de nouvelles visites de temples l’après-midi, j’ai marché sur une petite branche avec des épines et ai récupéré une écharde sous la plante du pied. Il faut en effet être pieds nus pour respecter les temples bouddhistes (soit pratiquement un quart de mon séjour en Birmanie !) et couvrir épaules et genoux. Le sol est en général à peu près correct mais parfois franchement sale, recouvert de poussière ou de crottes d’oiseaux. Et parfois aussi, très rarement, d’épines…
J’ai donc eu droit à une session un peu douloureuse le lendemain matin afin que l’une des mes compagnes de voyage m’ôte l’écharde qui me faisait mal. J’ai enfin compris pourquoi il était utile d’avoir un briquet en voyage… Stériliser l’aiguille !

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J’aurais pu également appeler le sous-titre de cet article « Vélo, tarot, dodo » car j’ai sombré immédiatement après une telle journée. Nous avons fait une course contre la montre en fin de journée à la recherche d’une pagode recommandée pour ses belles vues « coucher de soleil », et quand nous l’avons finalement trouvée après avoir traversé des terrains sableux et caillouteux, le site était bondé de touristes et le coucher de soleil se terminait. Nous étions en nage mais la situation était tellement comique que nous avons éclaté de rire. Le retour à la guesthouse a été également quelque peu épique avec 40 minutes de routes quasiment pas éclairées, la lumière de mon vélo minable (la frontale mise sur mon cou à l’arrière pour que l’on puisse me voir…), parfois des bancs de sable sur les chemins qui menaçaient régulièrement de nous faire déraper à côté des calèches et des bus de touristes… Sans oublier une ronce qui s’est insérée dans ma roue avant cette fois ! Mais heureusement elle a tenu le coup et moi aussi…

Dans la série bon karma (nouveau changement du sens du vent ?), Bagan m’a également permis de retrouver un ami australien que je n’avais pas vu depuis 6 ans. Je savais qu’il voyageait en Asie du Sud Est en travaillant pour un tour operator, mais nous n’avions pas planifié de nous retrouver dans un endroit particulier sachant que son trajet est très précis, qu’il traverse plusieurs pays avec ses clients, et que j’avais aussi quelques contraintes de trajets. Le bon karma a fait que nous nous sommes retrouvés à Bagan au même moment ! Nous avons passé une belle journée « chill out » en testant au passage les minuscules e-bikes de Bagan. Vu le gabarit de Mick et le mien, nous ne passions pas vraiment inaperçus…

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Bagan restera pour moi un endroit remarquable plein de bons souvenirs et de rires. Un endroit où j’ai également réussi à lâcher prise un peu plus car je suis partie pour Kalaw sans même réserver de nuit d’hôtel, une grande première pour la grande ‘planificatrice’ que je suis !!

Je retiens aussi que les petits déboires et imprévus sont parfois porteurs de très bons moments quand on sait relativiser et prendre les choses du bon côté… Merci à Emilie, Hélène et Isa pour cette belle leçon de décontraction !